‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 413 sur 525 · L’AGRIPENNE OU L’ORTOLAN DE RIZ · texte numérisé non relu

L’AGRIPENNE OU L’ORTOLAN DE RIZ

Gonie linoUe. (Cuviek.)

Cet oiseau est voyageur, et le motif de ses voyages est connu ; on en voit au mois de septembre des troupes nombreuses, ou plutôt on les

1)L BKI ANI’. oDo

entend passer pendant la nuit, venant do l'ile de Cuba, ou le riz comtnence à durcir, et se rendant à la Caroline, où cette graine est encore tendre. Ces troupes ne restent à la Caroline que trois semaines, et au bout de c('. temps elles continuent leur route du côte du nord, cherchant des graines moins dures; elles vont ainsi d(; stations en stations jusqu’au Canada et peut-être plus loin. Mais ce qui pourrait sui'prendrc, et qui n’est cependant pas sans exemple, c’est que ces volées ne sont composées que de femelles. On s’est assuré, dlt-on, par la dissection d’un grand nombre d’individus, qu’il n’arrixait au mois de septembre que les femelles, au lieu qu’au commencement du printemps les femelles et les mâles passent ensemble; et c’est en effet l’époque marquée par la nature pour le rapprochement des deux sexes.

Le plumage des femelles est roussâtre presque par tout lecoips; celui des mâles est plus varié. Ils ont la partie antérieure de la tète et du cou, la gorge, la poitrine, tout le dessous du corps, la partie supérieure du dos et les jambes noires, avec quelque mélange de roussâtre; le derrière de la tète et du cou roussâtre; la partie inférieure du dos et le croupion d’un cendré olivâtre; les grandes couvertures supérieures des ailes de mémo couleur, bordées de blanchâtre ; les petites couvertures supérieures des ailes et les couvertures supérieures de la queue d’un blanc sale ; les pennes de l’aile noires, terminées de brun et bordées, les grandes de jaune soufre, les moyennes de gris. Les pennes de la queue sont h peu près comme les grandes pennes des ailes; mais elles ont une singularité, c’est que toutes sont terminées en pointe. Enfin le bec est cendré et les pieds sont bruns. On a remarqué que cet ortolan était plus haut sur jambes que les autres.

Lonauenr totale, six pouces trois quarts; bec, six lignes et demie; vol, onze pouces; queue, deux pouces et demi, un peu fourchue ; elle dépasse les ailes de dix lignes.

Xuriélé de l’ajjripenne au orLolan de riz.

L’AGRIPENNE OL ORïOLxVN DE LA LOUISIANE.

Je ne puis m’eiupècher de rapporter cet oiseau à Ucspèce précédente, comme simple variété de climat; en effet, c’est la meme taille, le môme port, les memes proportions, la même forme jusque dans les pennes de la queue qui sont pointues : il n’y a de différence (jne dans les couleurs du plumage. L’ortolan de la J.ouisiane a la gorge et tout le dessous du coi'ps d’un jaune clair, et qui devient encoi'c plus clair sur le bas-ventre, le uessus de la tète et du corps, les petites couvertures supérieures des ailes d’un brun olivâtre; le croupion et les couvertures supérieures de la queue jaunes, rayés finement do Ijrun ; les pennes de la queue noirâtres, celles du milieu 'bordées de jaune, les latérales de blanc, les intermédiainis de nuances intermédiaires entre le jaune et le blanc; les grandes couvertures supérieures des ailes noires, bordées de blanc; les pennes de même, excepté les moyennes qui ont plus de blanc.

Les dimensions sont à peu près les memes que dans 1 ortolan de riz.

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