LE TUÉ OU GRAND MANAKIN
Onire des passereaux, famille des denlireslres, genre inaiiakiii. (Ccviek.)
Dette espece a été l)icn indiquée par Maregrave, car elle est en effet la plus grande de toutes. La longueur de l’oiseau est de quatre pouces et demi, et il est à peu près de la grosseur d’un moineau; le dessus do la tète est couvert de plumes d’un beau rouge, qui sont plus longues que les autres et que l’oiseau relè\e à volonté^ ce qui lui donne alors l’air d’avoir une huppe; le dos et les petites couvertures supérieures des ailes sont d’un beau bleu ; le re.ste du plumage est noir velouté; l'iris des yeux est d’une belle couleur de saphir; le bec est noir et les pieds sont rouges,
M. l’abbé Aubi'y, curé de Saint-Louis, a dans son cabinet, sous le nom de tijé-cjuocu de Cuba, un oiseau qui est une variété peut-être de sexe ou dage do celui-ci; car il n en dillère que par la couleur des grandes plumes du de.ssus de la tète, qui sont d’un rouge failde cl inènie un peu jaunâtres. Cette dénomination semblerait indiquer que l’espèce de tijê ou grand mmakin se lrou\ c dans l'île de Cuba, et peut-cti-e dans d’autres climats de l’Amérique, aussi bien que dans celui du Brésil; néanmoins il est fort rare à Cayenne, et comme ce n’est point un oiseau de long vol, il n’est guère probable (pi’il ait traversé la mer pour ai rivcr à nie de Cuba.
Le inanakin vert à huppe rouge, représenté dans nos planches enluminées, est le lijé jeune. Un a vu plusieurs manakins verts déjà mêlés de plumes bleues; et il faut observer qu’ils ne sont jamais, dans l’état de nature, d’un vert décidé comme il l’est dans la planche enluminée : leur vert est plus sombre. 11 faut que les tij(!s jeunes et adultes soient assez communs dans les climats chauds de 1 Amérique, puisqu’on les envoie souvent avec les autres oiseaux de ces mêmiîs climats.