‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 487 sur 525 · L’ALOUETTE NOIRE A DOS FAUVE · texte numérisé non relu

L’ALOUETTE NOIRE A DOS FAUVE

Si celte alouette, qui a été rapportée de Buenos-Ayres pai' 1\1. Commerson, n’était pas ))oaucoup plus petite, et si elle n’était pas originaire d’un pays très-diiTércnt du nôtre, il serait difficile de ne pas la regarder comme une variété dans re.spèce de l’alouette, identique avec la variété précédente, tant la ressemblance du plumage est frappante. Elle a la tête, le bec, les pieds, la gorge, le devant du cou, toute la partie inférieure du corps, elles couvertures supéiieurcs de la queue d’un brun noirâtre; les pennes des ailes et de la queue d’une teinte un peu moins foncée; la plus extérieure de ces dernières, bordée de roux; le derrière du cou, le dos, les scapulaires, d’un fauve orangé; les petites et moyennes couvertures des ailes noirâtres, bordées du même fauve.

Longueur totale, un peu moins de cinq pouces; bec, .six à sept lignes, ayant les bords de la pièce supérieure un peu échancrés vers la pointe; tarse, neuf lignes; doigt postérieur, deux lignes et demie; son ongle, quatre lignes, légèrement recourbé; queue, dix-liuit lignes, un peu fourchue, composée de douze pennes; elle dépasse les ailes de sept à huit lignes. En y regardant de près, on reconnaît que ses dimensions relatives ne sont pas non plus les mêmes que dans la variété précédente.

LE CUJELIER.

(l’a LO ME T T F, LM LM.)

Genre aloucUe. (Civiek.)

.le crois cet oi.seau assez difféi'cnt de l’alouette commune pour en faire )me espèce particulière. En effet, il en diffère par le volume et par la lorrae totale, ayant le corps plus court et plus ramassé, étant beaucoup moins gros, et ne pesant au plus qu’une once : il en diffère par son plumage, dont les couleurs sont plus faibles, et où en général il y a moins de blanc, et par une espèce de couronne blanchâtre plus marquée dans cet oiseau que dans Taiouette ordinaire; il en diffère par les pennes de l’aile, dont la première et la plus extérieure est plus courte que les autres d’un demi-pouce; il en diffère par ses habitudes naturelles, puisqu’il sc perche sur les arbres, tandis qne l’alouette commune ne sc pose jamais qu’à terre : à la vérité, il se perche sur les plus gro.sses branches sur lesquelles il peut se tenir sans être obligé de les embrasser avec scs doigts; ce qui ne serait guère possible, vu la conformation de son doigt trop long, ou plutôt de son ongle postérieur et trop peu crochu pour saisir la branche; il en diffère en ce qu’il .sc plaît et niche dans les terres incultes qui avoisinent les taillis, ou à l’cntree dos jeunes taillis, d’où lui est venu, sans doute, le nom à' alouette de bois, quoiqu’il ne s’enfonce jamais dans les bois, au lieu que l’alouette ordinaire se tient dans les grandes plaines cultivées; il en diffère par son chant, qui ressemble beaucoup plus à celui du rossignol qu’à celui de Taiouette, et qu’il fait entendre non-seulement le jour, mais encore la nuit comme le rossignol, non-seulement en volant, mais aussi étant perché sur une branche. M. Hébert a remarqué que les fifres des Cent-Suisses de la garde imitent assez exactement le ramage du cujelior; d’où Ton peut conclure, ce me

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