A FAU^ ETTE DES ALPES. L’ACCENTEUR PÉGOT Oü DES ALPES
Cii iirc lji;c-iiii, sous-geiiie faiivellc. ,Ccvii:r.)
ün trouve sur les Alpes et sur les hautes montagnes du Dauphiné et de l’Auvergne cet oiseau qui est au moins de la taille du pr oyer, et qui par con.séquent surpasse de beaircoup toutes les fauvettes en gr-andeur, mais il .se rappr-ochc de leur genr'c par tant de caractères, que nous ne devons pas l’en séparer. 11 a la gorge fond blanc, tacheté de deux teintes différentes de brun : la poitrine est d’un gris cendré; tout le reste du des- .sous du corps est varié de gris plus ou moins blanchâtre et de roux; les couvertures inférieures delà queue sont marquées de noirâtre etde blanc; le dessus de la tête et du cou, gris cendré ; le dos est de la même couleur, mais varié de brun ; les couv ertures supérieures des ailes sont noirâtres, tachetées de blanc à la pointe; les pennes de l’aile sont brunes, bordées extérieurement, les grandes de blanchâtre, les moyennes de rous.sâtre; les couvertures supérieures de la queue sont d’un brun bordé de gris verdâtre, et vers le bout de rous.sâtre; toutes les pennes de la queue sont terminées en de.ssus par une tache roussâtre sur le côté intérieur; le bec a huit lignes de longueur; il est noirâtre dessus, jaune dessous à la base, et n’a point d’échancrure; les pieds sont jaunâtres ; le tarse est long d’un pouce; l’ongle postérieur est neaticoup plus épais que les autres. La queue est longue de deux pouces et demi; elle est un peu fourchue et dépasse les ailes de près d’un pouce. La longueur entière de l’oiseau est de sept pouces. La langue est fourchue;' l’œsophage a un pou plus de trois
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pouces ; il se dilale. eu iiue espèce de poche glanduleuse avant son iriser* tion dans le gésier cjui est très-gros, ayant un pouce de long sur huit lignes de large; il est musculeux, double d’une membrane sans adhérence; on V a trouvé des débris d’insectes, diverses petites gi’aines et de trèspetites pierres. Le lobe gauche du l'o e, qui recouvre le gésier, est plus petit au il n’est ordinairement dans les oiseaux, il n’y a point de vésicule du fiel, mais deux cæcum d’une ligne cl demie chacun. Le tube intestinal a dix à onze pouces de longueur.
Quoique cet oi.soau habite les montagnes des Alpes, voisines de France et d’Italie, et même celles dcrAuvci’gne et du Dauphiné, aucun auteur n’en a parlé, 31. le marquis de Piolenc a envoyé plusieurs individus à M. Gueneau de iMontbeillard, qui ont été tués clans son comté de 31ontbel, le 18 janvier 1778. Ces oiseaux ne s’éloianent des hautes montagnes que quand ils y sont foi’cés par l’abondance clés neiges; aussi ne les connaît-on guère dans les plaines : ils se tiennent communément à terre, où ils courent vite en filant comme la caille et la perdrix, et non en sautillant comme les autres fauvettes; ils se posent aussi sur les pierres, mais rarement sur les arbres : ils vont par petites ti’oupes, et ils ont pour s(‘ rappeler entre eux un cri semblable à celui de la lavandièrr;. Tant que le froid n’est pas bien fort, on les trouve dans les champs; et lorsqu’il devient plus rigounîux, ils se rassemblent dans les prairies humides où il y a de la mousse, et on les voit alors courir sur la glace : leurs dernières ressources ce sont les fontaines chaudes et les ruisseaux d’eau vive; on les y rencontre souvent en cherchant des bécas.sines. Ils ne sont pas bien farouches, et cependant ils sont difficiles à tuer, .surtout au vol.
LE PITCHOL.
(i,i; BEC-Fix rrrcHou. — i.a fai vctte pnciior.)
(ionre bi c-iiti, sous ;(piire Caiivelte. (Ci vihk.)
On nomme en Provence püchou un très-petit oiseau qui nous paraît plus voisin des fauvettes que d’aucun autre genre; il a cinq pouces un tiers de longueur totale, dans laquelle la queue est pour près de moi tic- ; on pourrait croire que le nom de pitchou lui vient de ce qu’il se cache .sous les choux : en ctret, il y cherche les petits papillons qui y naisseni, et le soir il se tapit et se loge entre les feuilles du chou poiir's’y mettre à l’abri de la chauve-souris son ennemie, qui rôde autour de ce ii oid domicile. Mais plusieurs personnes m’ont assuré que le nom püchou n’a nul rapport aux choux, et signifie simplement en provençal petit et menu, ce qui est conforme à l’étymologie ilalienne, et convient parfaitement à cet oiseau pre.sque aussi petit nmî le roitelet.
Le bec du pitchou e.st long relativement à sa petite taille; il a sept lignes; il est noirâtre à sa poiiite, blanchâtre à sa base; le demi-bec supérieur est éehancro vers son extrémité ; l’aile est fort courte et ne couvre que l’origine de la queue; le tarse a huit lignes; les ongles sont trèsminces, et le postérieur est le plus gros de toiis. Tout le dessus du corps, du front au bout de la queue, est cendré foncé; les pennes de la queue et les grandes des ailes sont bordées de cendré clair en dehors, et noirâtres a l’intérieur; la gorge et le des.sous du coi'ps, ondés de roux variide blanc; les pieds sont jaunâtres. Nous devons à M. Guys de Marseilh; la connaissance de cet oiseau.
OISKAUX ÉrUAiNGlLÜS
QUI OiNT UAl*POr.T AUX FAUVETTES.
I. La FAÜVEITE TACHETÉE DU CAP DE Boinne-Espérance. Celte fau~ \ elle, décrite par M. Brisson, est des plus grandes, puisqu’il la fait égale en grosseur au pinson d’Ardennes et lui donne sept pouces trois lignes de longueur. Le sommet de la tète est d’un roux varié de taches noirâtre^, tracées dans le milieu des plumes; celles du haut du cou, du dos et des épaules, sont nuées, excepté que leur bord est gris sale; vers le croupion, aux couvertures des ailes et du dessus de la queue, elles sont bordées de roux : tout le dessous et le devant du corps est blanc roussâtre, varié de quelques taches noirâtres sur les flancs; de chaque côté de la gorge^est une petite bande noire; les plumes de l’aile sont brunes, avec le bord extérieur roux; les quatre du milieu de la queue de même, les autres rousses; toutes sont étroites et pointues; le bec est de couleur de corne et a huit lignes de longueur; les pieds, longs de dix, sont gris brun.
IL La petite fauvette tachetée du cap de BoxxE-EspÉRAXCE..Cctte fauvette est une espèce nouvelle, représentée dans les planches enluminées, n" 752 de l’édit. in-i“, apportée du cap de Bonne-Espérance par M Sonnerai; elle est plus petite que la fauvette babillarde, et a la queue plus longue que le corps; tout le manteau est brun, et la poitrine est tachetée de noirâtre sur un fond blanc jaunâtre.
IIL La fauvette TAcupÉE DE LA LouisiA.xE. Elle est de la grandeur de 1 alouette des prés, et lui ressemble par la manière dont tout le dessous de son corps est tacheté de noirâtre sur un fond blanc jaunâtre : ces taches se trouvent jiEsqu’à l’cnfour des veux et aux côtés du cou ; une trace de blanc part de l’angle du bec pour aboutir à l’œil; tout le manteau depuis le sommet de la tète au bout de la queue, est mêlé de cendré et de brun foncé.
Nou.s n’eussions pas hésité de rapporter à cette e.spèce , comme variété d’âge ou de sexe, une autre fauvette qui nous a été envoyée également de la Louisiane, dont le plumage, d’un gris plus claii',' ne porte (|ue quelques ombres de taches nettement peintes sur le plumage de 1 autre; le dessus du corps est blanchâtre : un .soupçon de teinte jaunâtre paraît aux flancs et au croupion. D’ailleurs ces deux oiseaux .sont d(; la même grandeur; les pennes elles grandes couvertures de l’aile du dernier sont frangées de blanchâtre. Mais une différeniîe essentielle entre eux se trouve dans le bec : h; premier l’a aussi grand que la fauvette de roseaux; le .second à peine (igal à celui de la petite fauvette. Qittc diversité dans la partie principale parai,ssant spécifique, nous ferons de celte fauvette une .seconde espèce sous le nom de fauvette ombrée de la Louisiane.
IV. La fauvette a poitrine jaune de la Louisiane. Planche enluminée n" 709, n" 5, édit. in-4". Cette fauvette est une des plus jolies et la plus brillante en couleur de toute la famille des tauvettes : un demimasque noir lui couvre le front et les tempes jusqu’au delà de l’œil • ce masque est surmonté d’un bord blanc; tout le manteau est olivâtre - tout le dessous du corps jaune, avec une teinte orangée sur les flancs. Efle est
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d(! la grandcui' de la grisette, cl nous a etc apportée de la Louisiane pur M. Lcbeaii.
Une quatrième espèce est la faux etïe veruathe de la meme contrée : elle est de la grandeur de la fauvette tachetée dont nous venons de parler; son bec est aussi long cl plus fort; sa goi'ge est blanche; le dessous de son corps gris blanc; un trait blanc lui passe sur l'œil et au delà; le sommet de la tète est noirâtre; le dessous du cou cendré foncé; les côtes avec le dos sont \erdûtrcs sur un fond brun clair; le verdâtre plus pur borde les pennes de la queue et l’extérieur de celles fie l’aile dont le fond est noirâtre. Elle paraîl, a cause de sa calotte noirâtre, former le pendant de notre fauvette à tète noire, qu’elle égale en grandeur.
V. La kacvette ue Caveave a (jueue rousse. Sa longueur totale est de cinq pouces un quart : elle a la gorge blanche, entourée de roussâtre pointillé de brun; la poitrine d’un' brun clair; le reste du dessous du corps est blanc avec une teinte de rous.sâtrc aux couvertures inférieures de la queue; tout le mmitcau, du sommet delà tète à l’originede la queue, est brun, avec une teinte de roux sur le dos; les couvertures des ailes sont rousses; leurs pennes sont bordées extérieurement de roux, et la queue entière est de cette couleur.
VL La fauvette de Cavemne a gorge brune et ventre jaune. La gorge, le dessus de la tète et du corps de cette fauvette, sont d’un brun verdâtre; les pennes et les couvertures de Tailc, sur le même fond, sont bordées de roussâtre; celles de la queue de verdâtre; la poitrine et le ventre sont d’un jaune ombré de fauve. Cette fauvette, qui est une des plus petites, n’est guère plus grande que le pouillot; elle a le bec élargi et aplati à sa base, et par ce caractère elle paraît .se rapprocher des gobemouches, dont legenre est ellectivemcnttres-voisin dccclui des fauvettes, la nature ne les ayant séparés que par quelques traits légers de confoimation, et les ayant l•approchcs par un grand caractère, celui d’une commune manière de vivi’c.
VII. La fauvette bleuâtre de SAiNT-DOiViiNCUE. Celle jolie petite fauvette, qui n’a de longueur que quatre pouces et demi, a tout le dessus de la tète et du corps en entier cendré bleu ; les pennes de la queue sont bordées de la meme couleur sur un fond biTin ; on voit une tache blanche sur l’aile, dont les pennes sont brunes; la gorge est noire; le reste du dessous du corps blanc.
Nous ne sa\ons rien des mœurs de ces clilTérents oiseaux, et nous on avons du regret : la nature inspire à tous les êtres qu’elle anime un instinct, des facultés, des habitudes relatives aux divers climats, et variées comme eux; ces objets sont partout dignes d’ètre observés et presque partout mampient d’observateurs. Il cn''est peu d’aussi intelligents, d’aussi laborieux que celui auquel nous devons, dans un détail intéressant, l’iiistoire d’une autre petite fauvette de Saint-Domingue, nommée cm-jaune dans cette île.