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mieux dit'o, enlace avec la liane le nid, eoinposé de brins d’Iierbe sèche, de fibrilles de leuilles, de petiles racines foi t minces, tissues avec le plus grand art; c est. proprement un petit matelas roulé en boule, assez (ipais et assez bien tissu partout pour n etre point percé par la pluie ; et ce matelas roulé est attaché au bout du cordon flottant de la liane, et bercé au gré des vents, sans en recevoir d’atteinte.
Mais ce serait peu pour la prévoyance de cet oiseau de s’ètre mis à labii de l’injure des éléments, dans des lieux oii il a tant d’autres ennemis. Aussi semble-t-il employer une industrie réfléchie pour a;arantir sa famille de leurs attaques : son nid, au lieu d’eUre ouvert patrie haut ou dans le flanc, a son ouverture placée au plus bas; roiseaij,y entre en montant, et il n’y a précisément que ce qu’il lui faut de passage^pour parvenir à l’intérieur où est la nichée , qui est séparée de cette espece de corridor par une cloison qu’il faut surmonter pour descendre dans le domicile de la famille; il est rond et tapissé mollement d’une sorte de lichen qui croît sur les arbres, ou bien de la soie de l'herbe nommée par les Espagnols mort à cabaye.
Par cette disposition industrieuse, le rat, l’oiseau de proie ni la couleuvre ne peuvent avoir d accès dans le nid, et la couv'éc éclôt en sûreté. Aussi le père et la mère réussissent-ils assez communément à élever leurs petits jusqu’à ce qu’ils soient en état de prendre l’essor. Néanmoins c est à ce moment qu ils en voient périr plusieurs; les chats-marrons, les Iresayes, les rats leur déclarent une guerre cruelle, et détruisent un grand nombre de ces petits oiseaux, dont l’espece reste toujours peu nombreuse, et il en est do même de toutes celles qui sont douces et faibles, dans ces n'gions où les espèces malfaisantes dominent encore par le nombre.
La femelle du cou-jaune ne pond que trois ou quatre œufs, elle répète scs pontes plus d une fois par an, rnais on le sait pas au juste : on voit des petits au mois de jum, et l’on dit qu’il y en a dès le mois de mars; il pi paraît aussi à la fin d’août, et jusqu’en septembre; ils ne tardent pas a quitter leur mère, mais sans s’éloigner jamais beaucoup du lieu de leur naissance.