DU CHAT-HUANT
ou ou ou, (|iii ressemble assez au liiirlement du lou|i, qui lui a fait donner par les Latins le nom d ulula, qui vient à’ululare, hurler ou erier comme le loup, et c’est par cette même analogie que les Allemands l’appellent hu hu ou plutôt hou hou.
La hulotte se lient pendant l'été dans les bois, toujours dans des arbres creux; quelquefois elle s’approche en hiver de nos habitations, lille chasse Pt prend les petits oiseaux, et plus encore les mulots et les campagnols ; elle les avale tout entiers, et en rend aussi par le bec les peaux roulées en pelotons. Lorsque la chasse de la campagne ne lui [troduit rien, elle vient dans les granges pour y chercher des souris et des rats : elle retourne au bois de grand matin à l'heure de la rentrée des lièvres, et elle se fourre dans les taillis les plus épais, ou sur les arbres les plus feuillés, et y passe tout le jour, sans changer de lieu : dans la mauvaise sai.son, elle demeure dans des arbres creux pendant le jour, et n’en sort qu’à la nuit. Ces habitudes lui sont communes avec le hibou ou moyen duc, aussi bien que celle de pondre leurs œufs dans <lcs nids étrangers, surtout dans ceux des buses, des crécerelles, des corneilles et des pies : elle fait ordinairement quatre œufs, d'un gris sale, de forme arrondie, et à peu près aussi gros que ceux d’une petite poule.
Llî CHAT-HUANT.