‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 80 sur 525 · QUI ONT RAI’UOUT AUX OUTARDES · texte numérisé non relu

QUI ONT RAI’UOUT AUX OUTARDES

LE LOIIONG, OU L’OUTAllDE HUPPÉE DABABIE. (l’outarde d’arabiiî.)

L’oiseau que les Arabes appellent lohong, et que M. Edwards a dessiné et décrit le premier, est à peu près de la grosseur de notre grande outarde; il a, comme elle, trois doigts à chaque pied, dirigés de même, seulement un peu plus courts, les pieds, le bec et le cou plus longs, et parait en général modelé sur des proportions plus légères.

Le plumage de la partie supérieure du corps est plus brun, et semblable à celui de la bécasse, c’est-à-dire fauve, rayé de brun foncé, avec des taches blanches en forme de croissant sur les ailes ; le dessous du corps blanc, ainsi que le contour de la partie supérieure de l’aile ; le sommet de la tète, la gorge et le devant du cou ont des raies transversales d’un brun obscur sur un fond

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centiré; le bas de la jambe, le bec et les pieds sont d'un brun clair et jaunâtre; la queue est londtantc, conune ctdle de la perdrix, et traversée par une bande noire : les grandes pennes de l'aile et la huppe sont de celte inênie couleur.

Cette huppe est un trait fort remarquable dans l’outarde d'Arabie; elle est pointue, dirigée en arriére, et fort inclinée à riiorizon; de sa base, elle jette en avant deux lignes noires, dont l'une plus longue passe sur l'œil et lui forme une espèce de sourcil; I autre , beaucoup plus courte, sc dirige comme pour citd)rass< r l'œil par dessous, mais n'arrive |)oint jusqu'à l’œilleqiiel est noir et placé au ndlieu d’un espace blanc.

Cn regardant celte huppe de profil et d'un peu loin, on croirait voir des oreilles un peu coin bées et qui se portent en arriére; et comme l'outarde d’Arabie a été sans doute plus connue des Grecs que la nôtre, il est vraisemblable qu'ils l onl nommée otis à cause de ces espèces d’oreilles, de même qu ils ont nommé le duc otus ou otos à cause de deux aigrettes semblables qui le distinguent des ebouettes.

Un individu de cette cs|)èce, (|ui venait de iMoca, dans l'Arabie heureuse, a vécu plusieurs années à Londres dans les volières de M. Hans Sloane; et M. Ldwards, (|ui nous en a donné la figure coloriée, ne nous a conservé aucun détail sur scs mœurs, ses habitudes, ni même sur sa façon de se nourrir; mais du moins il n’aurait pas dù la confondre avec les gallinacés, dont elle diffère par des traits si frappants, ainsi que je l’ai fait voir à l’article de l'outarde.

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