U COQ
Cl l'on ne ser.i point surpris que In mcinbrnne inléricure de cet estomac soit assez forte pour résister à la réaction de tant de corps durs sur lesiiuels elle agit sans relâche, si l’on fait attention que cette membrane est en elîet fort épaisse et d'une substance analogue à celle de la corne ; d'ailleurs, ne sait-on pas que les morceaux de bois et les cuirs dont on se sert pour frotter avec une poudre extrêmement dure les corps auxquels on veut donner le poli résistent fort longtemps? On peut encore supposer que cette membrane dure se répare de la meme manière que la peau calleuse des mains de ceux qui travaillent à des ouvrages de force.
^ Au reste, quoique les petites pierres puissent contribuer à la digestion, il n’est pas bien avéré que les oiseaux granivores aient une intention bien déeidéeen les avalant. Uedi ayant renfermé deux chapons avec de l’eau et de ces petites pierres pour toute nourriture, ils burent beaucoup d’eau et moururent, l’un au bout de vingt jours, l’autre au bout de vingt-quatre, et tous deux sans avoir avalé une seule pierre. M. Uedi en trouva bien quelquesunes dans leur gésier; mais c’était de celles qu’ils avaient avalées précédemment.
Les organes servant à la respiration consistent en un poumon semblable à celui des animaux terrestres, et en dix cellules aériennes, dont il y en a huit dans la poitrine, qui communiquent immédiatement avec le poumon, et deux plus grandes dans le bas-ventre, qui communiquent avec les huit précédentes. Lors(|ue dans l’inspiration le thorax est dilaté, l’air entre par le larynx dans le poumon, passe du poumon dans les huit cellules aériennes supérieures, qui attirent aussi, en se dilatant, celui des deux celbdes du bas-ventre, et celles-ci s'affaissent à proportion ; lorsqu’au contraire le poumon et les cellules supérieures, s’affaissant dans l’expiration, pressent l’air contenu dans leur cavité, cet air sort en partie par le larynx, et repasse en partie des huit cellules de la poitrine dans les deux cellules du bas-ventre, lesquelles se dilatent alors par une mécanique assez analogue à celle d’un sonflletà deux âmes. Mais ce n'est point ici le lieu de développer tous les ressorts de cette mécanique; il sullira de remarquer que dans les oiseaux qui ne volent point, comme l’autruche, Iccasoar, et, dans ceux qui volent pesamment, tels (]ue les gallinacés, la quatrième cellule de chaque côté est plus petite.
Toutes ces différences d’organisation en entrainent nécessairement beaucoup d’autres, sans parler des hanches membraneuses observées dans quelques oiseaux. M. Duverney a fait voir, sur un coq vivant, que la voix, dans ces oiseaux, ne se formait pas vers le larynx, comme dans les quadrupèdes, mais au bas de la trachée-artère, vers la bifurcation où M. Perrault a vu un larynx interne. Outre cela, M. Hérissant n observé, dans les principales bronches du poumon, des membranes semi-lunaires posées transversalement les unes au-dessus des autres, de façon qu’elles n’cccupent que la moitié de la cavité de ces bronches, laissant à l’air un libre cours par l’autre demicavité; et il a jugé avec raison que ces membranes devaient concourir à la formation de la voix des oiseaux, mais moins essentiellement encore que la membrane de l’os de la lunette, laquelle termine une cavité assez considérable qui se trouve au-dessus de la partie supérieure et interne de la poitrine, et qui a aussi quelque communication avec les cellules aériennes supérieures. Cet anatomiste dit s’èire assuré, par des expériences réitérées, que, lorsque cette membrane est percée, la voix se perd aussi , et que, pour la faire entendre de nouveau, il faut boucher exactement l’ouverture de la membrane et empêcher que l’air ne puisse sortir.
D’après de si grandes différences observées dans l’appareil des organes de
i92 HISTOIHE NATEHELLE
In voix, ne paraUra-l-il passingulier que les oiseaux, avec leur langue cartilagineuse et leurs lèvres de corne, aient plus de facilite à imiter nos chants et même notre parole, que ceux d’entre les quadrupèdes qui ressemblent le plus à riiornme? Tant il est difficile de juger de l’usage des parties par leur simple structure, et tant il est vrai que la modification de la voix et des sons dépend presque en entier de la sensibilité de l’ouïe!
Le tube intestinal est fort long dans les gallinacés et surpasse environ cinq fois la longueur de l’animal, prise <le l’extrémité du bec jusqu’à raïuis : on y trouve deux cæcum d’environ six pouces, qui prennent naissance à I endroit où le colon se joint à l’iléon ; le rectum s'élargit à son extrémité et forme un réceptacle commun, (|u'on a appelé cloaque, où se rendent séparément les excréments solides et liquides, et d’où ils sortent à la fois sans être néanmoins entièrement mêlés. Les parties caractéristiques des sexes s'y trouvent aussi, savoir, dans les poules, la vulve ou l’orifice de Yociductua, et dans les coqs, les deux verges, c’est-à-dire les n)amclons des deux vaisseaux spermatiques ! la vulve est placée, comme nous l'avons dit plus haut, au-dessus de I anus, et par conséquent tout au rebours de ce qu’elle est dans les quadrupèdt 8.
On savait, «lés le temps d’Aristote, que tout oiseau mâle avait dos testicules et qu’ils étaient cachés dans l’intérieur du corps; on attribuait même à cette situation la véhémence de l’appétit du mâle pour la femelle, qui a, disait-on, moins d'ardeur, parce que l’ovaire est plus prés du diaphragme, Cl par conséquent plus à portée d’être rai'raichi par l'air de la respiration : au reste, les testicules ne sont pas tellement propres au mâle, que l'on n’en trouve aussi dans la femelle de quelques espèces d’oiseaux, comme dans la canepetière et peut-être l’outarde. Quelquefois les mâles n’en ont qu’un, mais le plus souvent ils en ont deux; et il s’en faut beaucoup que la grosseur de ces espèces de glandes soit proportionnée à celle de l’oiseau ; l’aigle les a comme des pois, et un poulet de quatre mois les a déjà comme des olives. En général, leur grosseur varie non-seulement d’une espèce à l’autre, mais encore dans la même espèce, et n'est jamais plus remarquable que dans le temps des amours. Au reste, quelque peu considérable qu'en soit le volume, ils jouent un grand rôle dans l'économie animale, cl cela se voit clairement par les changements qui arrivent à la suite de leur extirpation. Cette opération SC fait communément aux poidels qui ont trois ou quatre mois : celui qui la subit prend désormais plus de chair; et sa chair, qui devient plus succulente et plus délicate, donne aux chimistes des protluits différents que ceux qu’elle eût donnés avant la castration : il n’est presque plus sujet à la mue, de même que le cerf qui est dans le même cas ne quitte plus son bois; il n'a plus le même chant; sa voix devient enrouée, et il ne la fait entendre que rarement; trailédurement par les coqs, avec dédain par les poules, privé (le tous les appétits qui ont rap|)ort à la reproduction, il est non-seulement exclu de la société de scs scmblabhis, il est encore, pour ainsi dire, séparé do son espèce; c’est un être isolé, hors d’œuvre, dont toutes les facultés se replient sur lui-méme et n’ont pour but que sa conservation individuelle; manger, dormir et s'engraisser, voilà désormais ses principales fonctions et tout ce qu'on peut lui demander. Cependant, avec un peu d’industrie, on peut tirer parti de sa faiblesse même cl de sa docilité qui en est la suite, en lui donnant des habitudes utiles, celle, par exemple, de conduire et d’élever les jeunes poulets : il ne faut pour cela que le tenir pendant quelques jours dans une prison obscure, ne l’en tirant qu'à des heures réglées pour lui donner à manger, et l’accouinmant peu à peu à la vue et à la compagnie de quelques poulets un peu forts ; il prendra bientôt ces poulets en amitié, et
les coiuliiirn avec autant d'aireelion et (rassidiiiié que le ferait leur mère; il en conduira même j>lus que la mère, parce tpi il en peut réchauffer sous ses ailes un plus grand nombre à la fois. La mère poule, débarrassée de ce soin, se remettra plus loi à pondre; et de celle manière les cha|)ons, (|uoique voués à la stérilité, contribueront encore indirectement à la conservation et à la multiplication de leur espèce.
Un si grand cbangement dans les mœurs du chapon, produit par une cause si petite cl si peu suffisante en apparence, est un fait d'autant plus remarquable, qu'il est condrme par un très-grand nombre d expériences que^ les hommes ont tentées sur d autres espèces, et qu'ils ont osé étendre justiue* sur leurs semblables.
On a lait sur les poulets un essai beaucoup moins cruel, et qui nest peut-être pas moins intéressant pour la physitpic : c'est, après leur avoir emporté la crête comme on fait ordinairement, d'y substituer un de leurs éperons naissants, qui ne sont encore que de petits boutons; ces éperons, ainsi entés, prennent peu à peu racine dans les chairs, en tirent de la nourriture, et croissent souvent plus qu'ils n'eussent fait dans le lieu de leur origine ; on en a vu (jui avaient deux pouces et demi de longueur et jilus de trois lignes et demie de diamètre fi la base ; quelquefois en croissant ils se recourbent comme les eornes des béliers; d'autres fois ils se renversent comme celles des boucs.
C'est une espèce de greffe animale dont le succès a dû parailre fort douteux la piaunièrc fois qti’on l’a tentée, et dont il est surprenant quon nait tiré, depuis qu elle a réussi, aucune connaissance prati(pie. Un général, les expériences destructives sont plus cultivées, suivies pins vivement que celles qui tendent à la conservation, parce que l'homme aime mieux jouir et consommer, que faire tlu bien et s’instruire.
Les poulets ne naissent point avec cette crête et ces membranes rougeâtres qui les distinguent des autres oiseaux; ce nest qu’un mois après leur naissance que ces parties commencent à se développer. A deux mois les jeunes mâles chantent déjà comme les coqs, cl se battent les uns contre les autres; ils sentent qu'ils doivent se ha'ir, quoique le fondement de leur haine n'existe pas encore : ce n’est guère qu’à cinq ou six mois ([u'ils commencent à rechercher les poules, et que celles-ci commencent à pondre. Dans les deux sc.xcs, le terme de l'accroissement complet est à un an ou quinze mois. Les jeunes poules pondent plus, à ce qu’on dit, mais les vieilles couvent mieux. Ce temps, nécessaire à leur accroissement, inditiuerait que la durée de leur vie naturelle ne devrait être que de sept ou huit ans, si dans lesoi- .scaux celle durée suivait la même proportion que dans les animaux quadru pèdes; mais nous avons vu qu elle est beauemq) |)lus longue : un coq peut vivre jusqu'à vingt ans dans l'état de domesticité, cl peut-être trente dans celui de liberté. Malheureusement pour eux, nous n'avons nul intérêt de les laisser vivre longtemps ; les poulets et les chapons, qui sont destinés à [tarailre sur nos tables, ne passent jamais l'année, cl la plupart ne vivent qu'une saison. Les coqs et les poules qu'on emploie à la multiplication de l’espèce sont épuisés assez promptement, et nous ne donnons le temps a aucun de parcourir la période entière de celui qui leur a clé assigné par la nature : en sorte que ce n’est que par des hasards singuliers que 1 on a vu des coqs mourir de vieillesse.
Les poules peuvent subsister partout avec la protection de 1 homme; aussi sont-elles répandues dans tout le monde habité. Les gens aisés en élèvent en Islande, où elles pondent comme ailleurs; et les pays chauds en sont pleins. Mais la Perse est le climat [trimilif des cotjs , selon le docteur
194 IIISTOlUli NATL'Ul'LIÆ
Thomas llyile: ccs oiseaux y soiil eu abondance et en grande considération, surtout parmi certains dcrvis qui les regardent comme des horloges vivantes; et I on sait qu’une horloge est l’àinc de toute communauté de dervis.
Dampier dit qu’il a vu et tué, dans les îles de Poulocondor, des coqs sauvages qui ne sur|)assaient pas nos corneilles en grosseur, et dont le chant, assez semblable à celui des coqs de nos basses-cours, était seulement plus aigu. Il ajoute ailleurs qu’il y en a dans l’ilc Timor et 5 San lago, l’une des îles du cap Vert. Gcmelli Carreri rap()ortc (ju'il en avait aperçu dans les ^iles Philippines; et Merolla prétend qu’il y a des poules sauvages au royaume de Congo, qui sont plus belles et de meilleur goût que les poules domestiques, mais que les Nègres estiment peu ccs sortes d’oiseaux.
De leur climat naturel, quel qu’il soit, ccs oiseaux se sont répandus l'a cilement dans le vieux continent, depuis la Chine jusqu’au cap Vert, et depuis l'Océan méridional jusqu’aux mers du Nord. Ces migrations sont fort anciennes, et remontent au delti de toute tradition historique; mais leur établissement dans le Nouveau-Monde parait être beaucoup plus récent. L historien des Incas assure <pi il n'y en avait [loint au Pérou avant la coti- (piète, et meme que les poules ont été plus de trente ans .sans pouvoir s’accoutumer à couver dans la vallée de Cusco. Coréal dit positivement que les poules ont été ap|)ortées au Brésil par les espagnols, cl que les Brésiliens les connaissaient si peu, qu'ils n’en mangeaient d'aucune sorte, et qu’ils regardaient leurs œufs comme une espèce de poison. Les habitants del ile de Saint- Domingue non avaient point non plus, selon le témoignage du P. Charlevoix ; et Oviedo donne comme un fait avéré qu’elles ont été transportées d Europe en Amérique. 11 est vrai qu’Acosta avance tout le contraire; il soutient que les poules existaient au Pérou avant l’arrivée des Espagnols : il en donne pour preuve qu’elles s’appellent dans la langue du pays gualpa, et leurs œufsponto; et de l'ancienneté du mot, il croit pouvoir conclure celle de la chose, comme s’il n’était pas fort simple de penser que des Sauvages, voyant pour la première fois un oiseau étranger, auront songéd’abord a le nommer, soit d’après sa ressemblance avec quelque oiseau de leur pays, soit d après quelque autre analogie. Mais ce qui doit, ce me semble, faire préférer absolument la première opinion, c’est qu’elle est conforme à la loi du climat : cette loi, quoiqu’elle ne puisse avoir lieu en général à l’égard des oiseaux, surtout à I egard de ceux qui ont lailc forte, cl à qui toutes les contrées sont ouvertes, est néanmoins suivie nécessairement par ceux qui, comme la poule, étant pesants et ennemis de l’eau, ne peuvent ni traverser les airs comme les oiseaux qui ont le vol élevé, ni passer les mers ou même les grands fleuves comme les quadrupèdes qui savent nager, et sont par consé(|ticnt exclus pour jamais de tout |)ays séparé du leur par de grands amas dcau, à moins que rhornme, (jui va partout, ne s’avise de les lrans|)orler avec lui. Ainsi le cü([ est encore un animal (jui a|)particnt en propre à I ancien continent, et qu’il faut ajouter à la liste ((ue j’ai tlonnée (le tous les animaux qui n’existaient pas dans le Nouveau-Monde lorsqu’on en a fait la découverte.
A mesure que les poules se sont éloignées de leur pays natal, (|u’cllcs se sont accoutumées à un autre climat, à d’autres aliments, elles ontdù éprouver (|ucl(|ue altération dans leur forme, ou plutôt dans celles de leurs parties qui en étaient le plus susceptibles : cl de là sans doute ces variétés qui constituent les différentes races dont je vais parler; variétés (|ui sc perpétuent constamment dans chaque climat, soit par l’action continuée des iiièmes causes qui les ont produites d abord, soit par l’attention (jiie l’on a d assortir les individus destinés à la propagation.
Il semit hoM tic dresser pour le co([, coniine je l’ai fait pour le cliicti, une espèce d’arbre généalogique de toutes ses races, dans lequel on verrait la souche primitive et ses differentes branches, qui représenteraient les divers ordres d’altération et de changements relatifs à scs différents états; mais il faudrait avoir pour cela des mémoires plus exacts, plus détaillés que ceux i|ue l’on trouve dans la plupart des relations. Ainsi je me contenterai de donner ici mon opinion sur la poule de notre climat, et de rechercher son origine après avoir fait le dénombrement des races étrangères qui ont été décrites par les naturalistes, ou seulement indiquées par les voyageurs,
1“ l.e coq commun, le coq de notre climat.
2° Le co^ huppé. Il ne diffère du coq comnuin que par une touffe de |)lumes qui s’élève sur sa tète; et il a ordinairement la crête plus petite, vraisemblablement parce que la nourriture, au lieu d'ètre portée toute à la crête, est en partie employée à raccroisscmcnt des plumes. Quelques voyageurs assurent que toutes les poules du Mexique sont Imppécs. Ucs poules, comme toutes les autres de l’Amérique, y ont été transportées par les bommes, et viennent originairement de l’ancien continent. Au reste, la race des poules buppées est celle que les curieux ont le plus cultivée ; et, comme il arrive à toutes les choses qu’on regarde de très-près, ils y ont remarqué un grand nombre de différences, surtout dans les couleurs du plumage, d’après lesquelles ils ont formé une multitude de races diverses, qu ils estiment d'autant plus que leurs couleurs sont plus belles ou plus rares, telles que les dorées et les argentées; la blanche .à huppe noire, et la noire à huppe blanche; les agates et les chamois ; les ardoisées ou périneties; celles à écailles de poisson et les herminées; la poule veuve, qui a de iictitcs larmes blanches semées sur un fond rembruni; la poule couleur de feu ; la poule picrréc. dont le plumage fond blanc est mar(|uelè de noir ou de chamois, ou d’ardoise ou de doré, etc., mais je doute fort que ces différences soient assez constantes et assez profondes pour constituer des espèces vraiment différentes, comme le prétendent quelques curieux, qui assurent que plusieurs des races ci-dessus ne propagent point ensemble.
3” Le coq sauvaç/e de VAsie. C’est sans doute celui qui approche le plus de la souche originaire des coqs de ce climat ; car n’ayant Jamais été gêné par l'homme, ni dans le choix de sa nourriture, ni dans sa manière de vivre, (|ircst-ce qui aurait pu altérer en lui la pureté de la première empreinte? Il n’est ni des plus grands ni des plus petits de l’espèce; mais sa taille est moyenne entre les différentes races. Il se trouve , comme nous l’avons dit ci-devant, en plusieurs contrées de l’.Asie, en Afrique, et dans les îles du cap V'ert. Nous n’en avons pas de description assez exacte pour pouvoir le comparer à notre coq. .le dois recommander ici aux voyageurs qui se trouveront à portée de voir ces eotjs et poules sauvages de tâcher de savoir si elles font des nids, et comment elles les font. M. Lottihgcr, médecin à Sarrebourg, qui a fait de nombreuses et très-bonnes observations sur les oiseaux, m’a assuré que nos poules, lorsqu elles sont en pleine liberté, lotit des nids, et qu’elles y mettent autant de soin que les perdrix.
i°Vacoho ou coq de Madagascar. Les poules de cette espèce sont trèspetites, et cependant leurs œufs sont encore plus petits a proportion, puis- (lu’elles en peuvent couver jusqu’à trente à la fois.
5“ Poule naine de Java, de la grosseur d un pigeon. Il y a quch|uc apparence que la petite poule anglaise pourrait bien être la même race ((uc celte poule de Java dont parlent les voyageurs ; car celte poule anglaise est encore plus petite que notre poule naine de France, n’étant en effet pas plus grosse qu’un pigeon de moyenne grosseur. On pourrait peut-être encore ajouter à
lor» msTouii-: natuiii'LLI!:
celle race la pclile poiiic du Pégu, que les voyageurs disent n être pas plus grosse qu une tourterelle, et avoir les pieds rogneux mais le plumage trèsbeau.
()“ Poule deltsthme de Uarien, plus petite que la poule commune, lille a un cercle de plumes autour des jambes, une queue fort épai.sse (|u'ellc porte droite, et le bout des ailes noir; elle chante avant le jour.
7" Poules de Camboge, transportées de ce royaume aux Pbilip[)incs patios lispagnols : elles ont les pieds si courts, tpic 'leurs ailes traînent à terre. Celte race ressemble beaucoup à ccMc de la poule naine de France, ou peutêtre à cette poule naine tpi on nourrit en Bretagne à cause de sa fécondité, et qui marclie toujours en sautant. Au reste, ces poules sont de la grosseur des poules ordinaires, et ne sont naines que par les jambes, qu’elles ont très-courtes.
8" Le cog de Ihtnlam a beaucoup de rap|iorlavec le coq paltu de France ; il a de même les |)ieds couverts de plumes, mais seulement en dehors; celles des jambes sont très-longues, et lui rorrnent des espèces de bottes, qui descendent beaucoup plus bas (|ue le talon ; il est courageux, et se bat hardiment contre des coqs beaucoup plus forts que lui ; il a l iris des yeux rouge. On ma assure, que la plupart des races patines n’ont point de huppe. Il y a une grosse race de poules paltucs qui vient d'Angleterre, et une plus petite que I on ap|)elle le coq nain d' Angleterre, (]ui est bien doré et à crête double.
Il y a encore une race naine, qui ne surpas.se pas le pigeon commun en grosseur, et dont le plumage est lanlùl blanc, tantôt blanc et doré. On comprend aussi dans les poules pallues la |)Oule de Siam, qui est blanche, et plus petite que nos poules communes.
9" l.cs Hollandais parlent d'une autre espèce de coq propre à l'îlc de .Java, où on ne les élève guère que pour la joute; ils l'appellent dend-youle d'fnde. Selon Willughby, il porte sa queue à peu près comme le dindon. O'est sans doute à celle race que l’on doit rapporter colle de ces poules singulières de Java, dont parle .Mandeslo, lesquelles tiennent de la poule ordinaire et de la poule d Inde, et qui sc battent entrcelles ù outrance, comme les coqs. Le sieur Fournier m’a assuré que cette espèce a été vivante à Paris : elle n'a, selon lui, ni crête ni cravate; la tète est unie comme celle du faisan. Celte poule est irès-bautc sur ses jambes; sa queue est longue et pointue, les plumes étant d'inégale longueur, et en général la couleur des plumes est rembrunie comme celle des plumes du vautour.
10° Le coq d' Angleterre ne surpasse pas le coq nain en grosseur, mais il est beaucoup plus liant monté (|ue notre coq commun, et c’est la principale chose qui l’cn distingue. On peut donc rapporter à cette race le xolo, espèce de coq des Philippines, qui a de très-longues jambes. Au’resle, le coq d'Angleterre est supérieur à celui de l'’rance pour le combat : il a plutôt une aigrette qu'une huppe; son cou et son bec sont jilus dégagés, et il a au dessus des narines deux tubercules de chair, rouges comme sa crête.
1 1" Le coq de Turquie n’est remarquable que par soti beau plumage.
12" Le coq de Hambourg, appelé aussi cu/ot/e de velours, parce qu'il a les cuisses et le ventre d’un noir velouté. Sa démarche est grave et majestueuse, son bec est très-pointu, l'iris de ses yeux jaune, cl .scs yeux mêmes sont entourés d'un cercle de plumes brunes, d'où part une louiïe de plumes noires qui couvrent les oreilles; il a des plumes à peu près semblables derrière la crête et au-dessous des barbes, cl des taches noires, rondes et larges sur la poitrine : les jambes et les pieds sont de couleur de plomb, excepté la plante des pieds qui est jaunâtre.
15“ Le COJ frisé, dont les|jlurnes se renversent en dehors ; on en trouve à Java, en Japon, et dans toute l’Asie méridionale. Sans doute que ce coq appartient plus particulièrement aux pays chauds; car les poussins de cette race sont extrêmement sensibles au froid, et n’y résistent guère dans notre climat. Le sieur Fournier m’a assuré que leur plumage prend toutes sortes de couleurs, et qu’on en voit de blancs, de noirs, d’argentés, de dorés, d’ardoisés, etc.
14" La poule à duvet du Japon. Ses plumes sont blanches, et les barbes des plumes sont détachées et ressend)lent assez à du [tnil ; ses pieds ont des plumes en dehors jusqu’à l’ongle du doigt extérieur. (Icllc l'ace se trouve au Japon, à la Chine, et dans quelques autres contrées de l’Asie. Pour la propager dans toute sa pureté, il faut que le père et la inérc soient tous deux à duvet.
15“ Le coq nèyre a la crête, les barbes, l’épiderme et le périoste absolument noirs; ses plumes le sont aussi le plus souvent, mais quelquel'ois elles sont blanches. On en trouve aux Philippines, à Java, à Delhi, à San-lago, rime des des ilu cap A’crt. lîecinan prélciul que la plupart des oiseaux de cette dernière ile ont les os aussi noirs que du jais, et la peau de la couleur de celle des îNègrcs. Si ce fait est vrai, ou ne peut guère attribuer celte teinture noire qu’aux aliments que les oiseaux trouvent dans cetie île. On eonnait les elïèts de la garance, des caille-lait, des gratorons, etc.; et l'on sait qu’en .Angleterre on rend blanche la chair des veaux en les nourrissant de farineux et autres aliments doux, mêlés avec une certaine terre ou craie que l’on trouve dans la province de Bedford. Il .serait donc curieux d’observer à San-lago, parmi les dilïércntes substances dont les oiseaux s’y nourrissent, quelle est celle qui teint leur périoste en noir. An reste, celle (loule nègre est connue en France cl pourrait s'y propager; mais, comme la idiair, lorsqu’elle est cuite, est noire et dégoûtante, il est probable qu’on ne cherchera pas à multiplier celle race : lorsqu’elle se mêle avec les autres, il en résulte des métis de dilTérenles couleurs, mais qui conservent ordinairement la crête et les cravates ou barbes noires, et qui ont même la membrane (pii forme l’oreillon teinte de bleu noirâtre à l’extérieur.
1()“ Le coq sans croupion ou coq de Perse de quehpies auteurs. La plupart des poulets Cl des coqs de \ irgiuic n’ont point de croupion, et cependant ils sont cerlainemenl de race anglaise. Les habitants de celte colonie assurent que, lorsqu'on y transporte de ces oiseaux, ils perdent bicnl(>l leur croupion. Si cela est ainsi, il faudrait les appeler coqs de Virijinie, et non île Perse; d’autant plus que les anciens ne les ont point connus, et ipie les naturalistes n’ont commencé à en parler qu’aprês la découverte de l’Amérique. Nous avons dit que les chiens d’Europe à oreilles pendantes perdent leur voix et prennent des oreilles droites lorsqu’on les transporte dans le climat du tropique : celle singulière aliération, produite par riidluence du climat, n’est cependant pas aussi grande que la perte du croupion et de la queue dans l’espécedu coq. .Mais ce qui nous parailèlre une bien plus grande singularité, c’est que dans le chien comme dans le coq, qui, de tous les animaux de deux ordres irès-diH’crcnls, sont le plus domestiipies, c'est-à-dire le plus dénaturés par l’homme, il se trouve également une race de chiens sans queue, comme une race de coqs sans croupion. On me montra, il y a plusieurs années, un de ces chiens né sans queue; je crus alors que ce n était qu'un individu vicié, un monstre, et c’est pour cela ijuc je n’en lis aucune mention dans riiisioirc du chien ; ce n’est que depuis ce icnqis que j’ai revu ces chiens sans queue, et que je me suis assuré qu’ils forment une race constante et particulière, comme celle des coqs sans croupion. Cette race de
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coqs a le bec et les pieils bleus, une crête simple ou double, et point de huppe; le plumage est de toutes couleurs'; et le sieur Fournier m'a assuré que lorsqu’elle se mêle avec la race ordinaire, il en provient des métis qui n’ont qu’un demi croupion, et six plumes à la queue au lieu de douze : cela peut être, mais j’ai de la peine à le croire.
17“ La poule à cinq doù/ls est, comme nous avons dit, une forte exception à la méthode dont les principaux caractères se prennent du nombre des doigts : celle-ci en a cinq à chaque pied, trois en avant et deux en arriére; Cl il y a même quelques individus dans celte race qui ont six doigts.
18° Les poîdes de Sansevarc. Ce sont celles qui donnent ces œufs qui se vendent, en Perse, trois ou quatre écus la pièce, et que les Persans s’amusent à choquer les uns contre les autres par manière de jeu. Dans le même pays, il y a des coqs beaucoup plus beaux et plus grands, et qui coûtent jusqu'à trois cents livres.
19° Le coq de Vaux ou de Padoue. Son attribut distinctif est la grosseur : il a souvent la crête double en forme de couronne, et une espèce de huppe (jui est plus marquée dans les poules ; leur voix est beaucoup plus forte, plus grave et plus rauque, et leur poids va jusqu’à huit et dix livres. On peut rapporter à celle belle race les grands coqs de Uhodes, de Perse, du Pégu, ces grosses poules de Bahia, qui ne commencent à se couvrir de plumes que lorsqu'elles ont atteint la ntoilié de leur grosseur : on sait que les poussins de Caux prennent leurs plumes plus lard que les poussins ordinaires.
Au reste, il faut remarquer qu'un grand nombre d’oiseaux, dont parlent les voyageurs sous le nom de coqs ou de poules, sont de tout autre espèce : telles sont les poules potoMrrfes ou palourdes qui se trouvent au Grand-Banc, et sont très-friandes de foie de morue; le coq et la poule noire de Moscovie, qui sont coqs et poules de bruyère, la poule rouge du Pérou, qui a beaucoup de rapport avec les faisans; cette giosse i)oule à huppe de la nouvelle Guinée, dont le plumage est bien céleste, qui a le bec de pigeon, les pieds de la poule commune, qui niche sur les arbres, et qui est probablement le faisan de Banda: la poule de Damiette, qui a le bec et les pieds rouges, une petite marque sur la tête de la même couleur, et le plumage d un bleu violet, ce qui pourrait se rapporter- à la grande poule d’eau ; la poule du Delta, dont Thévenot vante les belles couleurs, mais qui diffère des gallinacés non-setdement par la forme du bec et de la queue, mais encore par les habitudes naturelles, puisqu'elle se plaît dans les marécages; la poule de Pharaon, que le même Thévenot dit ne le point céder à la gelinotte; les poules de Corée, qui ont une queue de trois pieds de longueur, etc.
Dans ee grand nombre de races différentes que nous présente l'espèce du coq, comment pourron.s-nous démêler quelle en est la souche primitive? Tant de circonstances ont inllué sur ces variétés ! tant de hasards ont concouru pour les produire ! Les soins et même les caprices de l'homme les ont SI lort mulipliées, qu’il parait bien difficile de remo/iler à leur première origine, et de reconnaître dans nos basses-cours la poule de la nature, et même la poule de notre climat. Les coqs sauvages qui se trouvent dans les pays chauds de l’Asie pourront être regardés comme la lige primordiale do tous les coqs de ces contrées ; mais, comme il n’existe dans nos pays tempérés aucun oiseau sauvage qui ressemble parfaitement à nos poules domestiques, on ne sait à laquelle des races ou des variétés l’on doit donner la primauté; car, en siq)posant que le faisan, le coq de bruyère ou la gelinotte, qui sont les seuls oiseaux sauvages de ce pays qu’on puisse rapprocher de nos poules par la comparaison, en soient les races primitives; et en
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supposant encore que ces oiseaux peuvent produire avec nos poules des métis féconds, ce qui n’est pas bien avéré, ils seront alors de la uicmc espèce : mais les races se seront très-anciennement séparées et toujours maintenues par elles-mêmes, sans chercher à sc réunir avec les races domestiques (iont elles diffèrent par des caractères constants, tels que le défaut de crêtes, de membranes pendantes dans les deux sexes, et d’éperons dans les mâles; et par conséquent ces races sauvages ne sont représentées par aucune de nos races domestiques, qui, quoique très-variées et très-dilfércnies entre elles à beaucoup d’égards, ont toutes néamnoiiis ces crêtes, ces mcmbraties et ces éperons qui manquent aux faisans, à la gelinotte et au coq de bruyère: d où l’oti doit conclure qu'il faut regarder le faisan, le coq de bruyère et la gelinotte comme des espèces voisines et néanmoins tlilTércntes de celle de la poule, ju-qu’à ce (pi’on sc soit bien assuré, par des expériences réitérées, que ces oiseaux sauvages peuvent produire avec nos poules domestiques non-seulement des mulets stériles, mais des métis féconds ; car c'est à cet effet qu est attachée lidée de l’identité d'espèces. Les races singulières, telles que la poule naine, la poule frisée, la poule nègre, la poule sans croupion, viennent toutes origiuaitement des pays étrangers; et, quoiqu’elles se mêlent et produisent avec nos poules communes, elles ne sont ni de la même race, ni du même climat, lîn séparant donc notre poule commune de totues les espèces sauvages qui peuvent sc mêler avec elle, telles (pie la gelinotte, le coq de bruyère, le faisan, etc. ; en la séparant aussi de toutes les poules étrangères avec lesquelles elle se môle et produit des indiiidus féconds, nous diminuerons de beaucoup le nombre de scs variétés, et nous n'y trouverons plus que des différences assez légères : les unes pour la grandeur du corps; les poules de Caux sont presque doubles, pour la grosseur, de nos poules ordinaires ; les autres, pour la hauteur des jambes; le co(| d’Angleterre, quoi(|Uc parfaitement ressemblant à celui de France, a les jambes et les pieds bien plus longs : d’autres pour la longueur des plumes, comme le coci hup|)é, qui ne diffère du coq commun que par la bailleur des plumes dü sommet de la tète : d’autres par le nombre des doigts, telles que les poules et coqs à cinq doigts; d'autres enfin par la beauté et la singularité des couleurs, comme la poule de Turquie et celle de Hambourg. Or, de ces six variétés auxquelles nous pouvons réduire la race de nos poules communes, trois appartiennent, comme l’on voit, à l’influence du climat de Hambourg, de la 'rnrquie et de l’Angleterre, et peut-être encore la quatrième et la cinquième; car la poule de Faux vient vraisemblablement d’Italie, puisqu’on l’appelle aussi poule de Padoue; cl la poule à cinq doigts était connue en Italie dès le temps de Columellc : ainsi il ne nous restera que le coq commun et le coq huppé qu’on doive regarder comme les races naturelles de notre pays; mais, dans ces deux races, les poules et les coqs sont également de toutes couleurs. Le caractère constant de la huppe parait indiquer une espèce perfectionnée, c’est-à-dire plus soignée et mieux nourrie, et par conséquent la race commune du coq cl de la poule sans huppe doit être la vraie tige de nos poules : et si l’on veut cluTcher dans celte race commune quelle est la couleur qu’on peut attribuer à la race primitive, il paraît que c’est la poule blanche; car, en supposant les poules originairement blanches, elles auront varié (lu blanc au noir, et pris successivement toutes les couleurs intermédiaires. Un rapport trèséloigné, et que personne n’a saisi, vient directement à l'appui de cette supposition, et sendde indiiiuer que la poule blanche est en effet la première (le son espèce, et que c’est d'elle que toutes les autres races sont issues : ce rap|>ort consiste dans la lessemblance qui se trouve assez généralement entre
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la couleur des œufs cl celle du plumage. Les œufs du corbeau soin d’un vcrl brun taebe de noir; ceux de la crccerelle sonl rouges; ceux du casoar sont d’un vcrl noir; ceux de la corneille noire sonl d’un brun plus obscur encore que ceux du corbeau; ceux du pic varié sonl de môme variés et tachetés; la pie-griècbe grise a ses œufs tachés de gris, et la pie-grièche rouge les a tachés de rouge; le crapaud-volani les a marbrés de taches bleuàires et brunes, sur un fond nuageux blancliùlre; l’œuf du moineau est cendré, tout couvert de lâches brun marron, sur un fond gris; ceux du merle sont bleu noirâtre; ceux de la poule de bruyère sont blanchâtres, marquetés de jaune; ceux des pintades sont marqués, comme leurs plumes, de taches blanches et rondes, etc.; en sorte qu'il paraît y avoir un rapport assez constant entre la couleur du plumage des oiseaux et la couleur de leurs œufs; seulement, on voit que les teintes en sont beaucoup plus faibles sur les œufs, et que le blanc domine dans plusieurs, parce tjue dans le plumage de plusieurs oiseaux il y a aussi plus de blanc que de toute autre couleur, surtout dans les femelles, dont les couleurs sonl toujours moins fortes que celles du mâle. Or, nos poules blanches, noires, grises, fauves et decouleitrs mêlées, produisetit toutes des œufs parfailomctit blancs ; donc, si toutes ces poules étaietit demeurées dans leur étal de nature, elles seraient blanches ou du moins auraient dans leur plutnage beaucoup plus de blatte que de toute autre couleur; les influences de Ta domesticité, qui otil changé la couleur de leurs |)lumes, n’otit pas assez pétiéiré pour altérer celle de leurs œufs : ce cbatigcmcnt de la cotileur des plumes n’est qu’uti cHel superitciel et accidentel, qui tic SC trouve que dans les pigeotis, les poules cl les autres oiseaux de tios basses-cours; car tous ceux qui sont libres et dans l'état de nature cotiscrvetit leurs couleurs saits altération et sans autres variétés que cellesde hàge, du sexe ou du clitnat,qui sont toujours plus brusques, moins nuaticées, plus aisées à recotinaitre, cl beaucoup moins nombreuses (pie celles de la domesticité.