‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 90 sur 525 · DE LA PINTADE · texte numérisé non relu

DE LA PINTADE

bois, sur les brandies sèches, et lorsqu’on en fait tomber quelqu’un d'un coup d’arme à feu, les autres restent toujours percliés, et pas un seul ne s’envole. Selon Fernandès, leur chair, quoique bonne, est plus dure et moins agréable que celle des dindons domestiques ; mais ils sont deux fois plus gros : hucxolotl est le nom mexicain du mâle, et cihuaiotolin le nom de la femelle. Albin nous apprend qu’un grand nombre de seigneurs anglais se plaisent à élever des dindons sauvages, et que ces oiseaux réussissent assez bien partout où il y a de petits bois, des pares ou autres enclos.

Le dindon huppé n’est qu’une variété du dindon commun, semblable à celle du coq huppé dans l’espèce du coq ordinaire ; I t huppe est quelquefois noire et d'autres fois blanche, telle que celle du dindon décrit par Albin : il était de la grosseur des dindons ordinaires; il avait les pieds couleur de chair, la partie supérieure du corps d’un brun foncé; la poitrine, le ventre, les cuisses et la queue blancs , ainsi que les plumes qui formaient son aigrette : du reste, il ressemblait exactement à nos dindons communs et par la ehair spongieuse et glanduleuse qui recouvrait la tète et la partie supérieure du cou, et par le bouquet de crins durs naissant (en apparence) de la poitrine, et par les éperons courts qu’il avait à chaque pied, et par son antipathie singulière pour le rouge, etc.

Page 1