DES ARGILES ET DES GLAISES
fléconin f>o»s venons de l’avancer, doit son origine à la
*mniide' ' matières vitreuses qui, par l’impression des (déments
est dén** ^^•^***'*^ ^'*'**'^^*’ ‘'*'^enuées et réduites en terre. Cette vérité •es aiiti'Z" 1” Si l’on examine les cailloux les plus durs, et
fiue le vitreuses exposées depuis longtemps à l’air, on verra
s’est i"^* ‘^^"•^ace a blancbi, et que dans cette partie extérieure le caillou sa sécr''^"' ilécomposé, tandis que l’intérieur a conservé sa dureté, •’aclai i*^*^^*^*^ couleur. Si l’on recueille cette matière blanche en la maliè*-' ^ détrempe avec de l’eau, l’on verra que c’est une
■ IC qui a déjà jiris le caractère d’une terre spongieuse et ductile, et nos l’ai-gile. 2" Les laves des volcans et tous
ter--'.' *^*^ factices de quelque cjualitc qu’ils soient se convertissent en argileuse *. 5" Nous voyons les sables des granits et des grès, les
“ "loccc.nix f 1’’’“ ‘f® ) est conv(!rlie en argile ; il y a clos
® Voit encore encore lave , et l’.iiitrc ]iarlie est cliangée en argile... On y
“ '■‘•rlis eu ^'a forme de grenat , dont qnel(|nes-uns sont egalement con-
“ sulfureux (o^ ’ ' ^'® ®l*ongenieiU des matières vilreuses eu argile par rinteruièdede l’acide " plienoinèuc r".' '1'*' los a pénélrées, en (juelquc façon dissoutes, est sans doute un
sur la Sliiiéril ot trcs-inlércssaiit pour riiistoire Naturelle. nLctIres dcM. Ferter
‘■'‘"a'e, page 2:59.
.(Ote. W, Ferhcr
ojoutc qu une partie de cette argile est molle comme une terre , et que
HISTOIRE NATURELLE
paillettes du mica, et même les jaspes et les cailloux les plus durs, se ramollir, blanchir par l’impression de l’air, et prendre à leur surface, tous les caractères de celte terre; et l'argile pénétrée par les pluies, et mêlée avec le limon des rosées et avec les débris des végétaux, devient bientôt une terre féconde.
Tous les micas, toutes les cxfolialions du quartz, du jaspe, du fcld-spath et du schori, tous les détriments des porphyres, des granits et des grès, perdent peu .à peu leur sécheresse et leur dureté; ils s’atténuent et se ramollissent par riiumidité, et leurs molécules dc\iennent à la lin spongieuses et ductiles par la même impression des éléments humides. Cet effet qui se passe eu petit sous nos yeux, nous représente l’ancienne cl grande formation des argiles après la première chute des eaux sur la surface du globe : ce nouvel élément saisit alors toutes les poudres des verres primitifs; et c’est dans ce temps que se tit la combinaison, qui produisit l’acide universel par l’action du feu, dont la terre et l’eau étaient également pénétrées, puisque la terre était encore brûlante et l’eau plus que bouillante.
I,’acide se trouve en effet dans toutes les argiles, et ce premiei- produit de la combinaison du feu, de la terre et de l’eau, indique assez clairement le temps de la chute des eaux, et fixe l’époque de leur premier travail; car aucune des antiques matières vitreuses en grandes masses, telles que les quartz, les jaspes, ni même les granits, ne contiennenl l’acide : par conséquent aucune de ces matières antérieures aux ai'giles, n’a été touchée ni travaillée par l’eau, dont le seul contact eût produit l’acide par la combinaison nécessaire de cet élément avec le feu qui embrasait encore la terre *.
l'autre est dure , pierreuse et assez scinhlatile à une pierre à chaux Iitaucho; c’est vraiscnihluhlement celte fausse apparence qui a fait dire à ÎI. de Foiigeroux de Hondaroy ( Mémoires de l’Académie des Scioiiecs , aunée 1763), que les pierres de la Solfatare étaient calcaires. M. IJamilton a fait la même méprise; mais il parait certain, dit le savant traducteur des Lettres de Fcrhcr, que le plancher de la Solfatare et les collines qui l’environnent ne sont composés que do produits volcaniques convertis par les vapeurs du soufre en terre argileuse : a Je possède moi-mémo, ajoute .M. le haron de Diétrich, un de ces morceaux moitié lave et » moitié argile; et cette argile, étant travaillée, a soulfcrt les mêmes épreuves de l’argile ordi- (1 nairc... Ou trouve dans la montagne do Poligny, à deux lieues de Ucmics eu Bretagne, une O terre argileuse blanche ou colorée, qui ne diffère eu rien de celle de la Solfatare; on la <1 nomme mal à propos craie dans le pays... Aux cmiroits où les vapeurs sulfureuses sortent « encore, cette argile est aussi uiolle que de la farine; on peut y enfoncer un bâton sans O trouver de fond, et à mesure que l’on s’éloigne de l’endroit des va])enrs, la terre est pins « ralformie. n Note de M. h; baron de biélrich, page 237 des l.etlrc,s de M. Fcrhcr.
* Cette origine peut seule expliquer la triple aùinité de l’acide avec le feu, la terre et reiiii, et sa formation par la combinaison do ces trois éléments , l’can a’ayaal pu s'unir à la terre vitreuse, sans se joindre en même temps à la portion de feu dont celte terre était empreinte ; j’observerai de plus l’alliiiilé marquée ot subsistante eutie les matières vitrescibles et l’acide argileux ou vitriolique,qui de tous les acides est le seul qui ait quelque prise sur ces subs tances :
teviiDs*’-' donc par elle-inêiiic une terre trcs-piirc, si, pende eaux d^r*^*'** *'of'ination, elle n’eût été mêlée par le mouvement des ensuite débris des productions qu’elles tirent bientôt éclore;
déconveKn^* •’elraite des eaux, toutes les argiles dont la surface était pluies 11 le dépôt des poussières de l’air et du limon des
b'üuvn’e donc resté d’argiles pures que celles qui dès lors se
ces nuCnir, ' d’autres couclics, qui les ont défendues de
la seule' argiles est la blanche; c’est ■■ogèiics celte espèce qui ne soit pas mélangée de matières iiélé-
céfracl iir *^^***^ ®'uiplc détriment du sable quarizeux, qui est aussi ci’igitic L- i*^' quartz même duquel cette argile lire son
en fait les' hianebe de F.imoges, celle de Normandie dont
peu colorée fumer, cl quelques autres argiles pures, quoiqu’un cire ren-a-d^' ***^'^*^ creusets et pots de verrerie, doivent
•'èfracluirc argiles pures, et sont à ])cu i)rès également
de diverse* du feu ; toutes les autres argiles sont mélangées
Idés diffèrcnT'***f'*^^/*^' les rendent fusibles, et leur donnent des quagées aiivr.. ^ celles de l’argile pure; et ce sont ces argiles mélanl^a nature donner le nom de glaises.
Rue povir celh T'-'" formation des argiles les mêmes procédés
formés par la*^'*^ ® ^lus blancs se sont
Rue les «rès réunion des sables quartzeux sans mélange, tandis
uvec ces^'s- 1 composés de différentes matières mêlées
nième les .lu* quartzeux cl transportées ensemble par les eaux. 1)(! ultérieur ^danches et pures ne sont formées (pie des détriments très-attén du quartz, du grès et du mica, dont les molécules
de cette devenues spongieuses et ont pris la nature
sont coin ’ *'cu que les glaises, c’est-à-dire les argiles impures, et qu'ell plusieurs matières hétérogènes que l’eau y a mêlées,
Rui recoi^^- '^'^^ductéçs ensemble pour eu former les eouclies immenses servent presque partout la niasse inlc-rieiire du globe. Ces glaises
Pierres /’/***• fondement et de base aux couches horizonlales des en cm maires, ht de même qu’on ne trouve (pic peu de grès purs des ar ’r''?'”" ‘“^‘^ngés, on ne li-ouvc aussi que rarement
soni n‘onches et pures, au lieu que les glaises ou argiles impures
sonUmverscIlemeut répandues.
OUI reconnaître par mes yeux dans quel ordre se sont établis les
lae la j-ianj,, laoyen de ccl acide; mais celle analyse ne piniivera rien de pins
fut Universelle ùlaljlic entre le principe acide et la terre vitreseilde, dès le temps oii il
l’histoire iiatur\r'^* terre à la première chute des eaux. Ces grandes vues
force des aualo»ie^ ct^d"^*^'**'* admirablement les idées de l’illustre Stahl, qui, de la seule et prendre la foruie d ** ”°’®t>re des eombinaisousoù il avait vu l’acide vitriolique se travestir salin primitif, autres acides, avait déjà conclu qu’il était le priucine
Pa , Universel, Bemarque de M. l’abbé Bexon.
HISTOIRE NATURELIÆ
dépôts successifs et les différentes couches de ces glaises, j’ai fait faire une fouille* à cinquante pieds de profondeur dans le milieu d’un vallon, surmonté des deux côtés par des collines de même glaise, couronnées de rochers calcaires jusqu’à trois cent cinquante ou quatre cents
* La ville fie MoulbarJ est située au milieu d’un vallon, su i' une montagne isolée de toutes parts, et ce monticule forme, entre les deux chaînes do montagnes qui bordent ce vallon dans sa longueur, fieux espèces de gorges ; ce fut dans rune de ces gorges , qui est du côté du midi, fju’au mois d’août 1774, M. de BulTon lit faire une fouille de cinquante pieds de profondeur et de six pieds de large en carre. Le terrain où l’on creusa est inculte de temps iinmcmorial ; c’est un espace vague iiui sert de pâturage, cl quoique ce terrain paraisse à l’œil à peu près au niveau du vallon, il est cependant jilus élevé fine la rivière qui l’arrose d’environ trente pieds, et de huit pieds seulement plus qu’un petit étang qui n’est éloigne de cette fouille que de cinquante pas.
Après qu’on eut enlevé le gazon, on trouva une couche de terre brune d’un pied d’épaisseur, sous laquelle était une autre couche de terre grasse, ductile, d’un jaune foncé et rougeâtre, presque sans aucun gravier, qui était é]iai.sse d’environ trois pieds.
L’argile était stratifiée immédiatement sous ces couches limoneuses, et les premiers lits, qui n’avaient que deux ou trois pouces d’épaisseur, étaient formés d’une terre grasse d’un gris bleuâtre, mais marbré d’un jaune foncé, de la couleur de la eouebe supérieure j ces lits paraissaient exactement horizontaux, et étaient coupés, comme ceux des carrières, par des fentes perpendiculaires, qni étaient si près les unes dos autres, qu’il n’y avait pas entre les plus éloignées un demi pouce de distance : cette terre était très-humide cl molle; ou y trouva des hélemnites et une très-grande qnautilc de petits peignes ou coquilles de Saint-Jacques, qui n’avaient guère plus d’épaisseur qu’une feuille de papier, cl pas plus de quatre ou cinq lignes de diamètre; ecs coquilles clairnt cependant toutes très-entières et bien conservées, et la plus grande partie était adhérente â une m.itière leiTciise qni augmentait leur épaisseur d’environ une ligue; mais cette croûte terreuse, qui n’etait qu’à la partie convexe de la coquille, s’en séparait en se desséchant, cl on la dislingnail alors facilcmcTil de la vraie coquille : on y trouva encore de petits pétoncles de l’espèce de ceux qu’on nomme Dunei, et ecs coquilles étaient placées non pus dans les fentes horizoïilalcs des couches, mais entre leurs petites stratifications, et clics claieul toutes à plat et dans une situation parallèle aux eonches. Il y avait aussi dans ces mètnes couches des pyrites vitrioliipies ferrugineuses qui étaient aplaties et terminées irrcgiilièrcmcnl, etqui ii’étaicat point formées iutériem cincnt par des rayons tendant au centre comme elles le sont ordinairement; la coiq>e de ces terres s’étunt ensuite desséchée, les couches limoneuses se scjiarèrcnl par une grande gerçure des couches argileuses.
A huit pieds de profondeur, on s’aperçut d’une petite source d’eau qui avait son issue du côté de rélang dont on a parlé, mais qui disparut le lendemain ; on remarqua qu’à celte profondeur, les couches commciieaienl à avoir nue plus grande épaisseur, que leur couleur était l>liis brune, et qu’elles n’étaient plus marbrées de jaune intérieurement comme les premières : cette couleur ne paraissait plus qti’à la superficie, cl ne pénétrait dans les couches que de répaissciir de qucbpies lignes, et les fentes perpemlieulaircs claiciit plus éloignées les niios des autres; la superficie des couebe.s parut à celle profoiidciir loulc parsemée ilc paillettes brillantes, Iransparenles et scicnileusrs; ces paillettes, à la chaleur du soleil, dcvcnaicul presque à l’instant blanches et opaques : ecs couches eoutciiaiont les mêmes espèces de coquillages que les précédentes cl à peu piès dans la meme quantité, üii y trouva aussi un grand nonihre de racines d’arbres aplaties et pourries, dans lesquelles les fibres ligneuses étaient encore trèsapparentes, quoiqu’il n’y aitpoint actuellement d’arbres dans ce terrain, el jusque-là onu’aperçut dans ecs couches ni sable, ni gravier, ni aucune sorte de terre.
ÜES MINÉliALX. 77
jllCcls (le lî'îiif 1 •
de tenir de nos hoiis observateurs en ce genre,
l»o»té de IcT- présenterait. Il a eu la
par la note grande atleiition, comme on peut le \ oir
*11' d luen a remise, et qui suffira pour donner une idée de
plus épaisses et * ù douze, les couches d’argilesc trouvèrent encore un peu plus brunes, avait une grande '^"res; outre les coquilles des couches supérieures dont on a parlé, il y
noininenl fasciali ‘l® petits pétoncles à stries demi circulaires, que les naturalistes
faitcincnl couserv^' grands n’av'aient qu’un jiouce de diainctrc, et qui étaient par-
très-niiiicc, coupé j*^"**^** couches ; et à dix pieds de profondeur on trouva un lit de pierre à la plupart des ■**'**^ nombre de fentes perpendiculaires, et cette pierre, semblable
A la prorondeur **' ®^ail brune, dure, aigre cl d’un grain très-lin.
mais il y pieds jusqu’à seize, l’argile était à peu près de la même qualité;
petits grains un peu al| la® fentes horizontales , et la superficie était hérissée de
comme le gypjg . “"oa®’ Itrillants et lran.sparents,qui, dans un certain sens, s’exfoliaient de roche, mais doiitTc ' ^ •"* Paraissaient avoir six faces, comme les aiguilles de cristal
avoir lavé une certaine ^^*^'^**"'*'^* étaient coupées obliquement et dans le meme sens. Après modérée, elles devint' ” de ces concrétions et leur avoir fait éprouver une chaleur
promptement comme l‘’"®"ldaiichcs ; broyées et détrempées dans l'eau, elles se durcirent pierre spéculaire let. ^ reconnut cvidemineiit que cette matière était de véritable
les différentes matièr**^*^'”*' 1**"**^ ainsi dire, de la pierre à plâtre. Comme j’examinais un jouirait de la cainpa"ne T* **" *''' ®1^ de cette fouille, un troupeau de cochons que le pâtre raïucrtaux se jeter brus ^ *’*' î*^ 1^"* P'’” ®''‘’P’’‘® de voir tout à coup ces aiii-
mollc, et la dévorer ' I® l'erre de cette fouille la plus nouvollemcnl tirée cl la plus
Outre les coquiHa f ^ avidité; ce qui arriva encore en ma présence plusieurs fois de suite,
limas hérissés de p .f Pi’emièrcs couches, eellc-ci contenait dc.s limas de mer lisses, d’autres etquelqnes autres 1 l*il^*'''®rlcs, des Icllincs, des cornes d’Aiumou de la plus petite espèce,
toutes extrêmement “' aient environ quatre pouces de diamètre : elles étaient
«atcssc. Il J. ^ "'“mes et aplaties, et rependaut très-entières malgré leur extrême déligrandes avaient jus Scande quantité de bélemniles tontes coiioïdcs, dont les plus
® des extré.!?-'.'." P®‘"'®sde longueur; elles claiciit pointues comme un dard
aplatie en.« . “'la®! "t l’exlré " '
.rémité opposée à leur base était terminée irrégulièrement et
aplatie comme si elle "Pimsee a leur
d’une matière dispo^'*''•* ®'l®® liaient brunes au dehors et au dedans, et formées
nissaient à l’axe de lIT "" de stries transversales ou rayons qui se réucxtrémilé à l’autre “"'"‘l®- Ccl axe était dans toutes un peu excentrique, cl marqué d’une '^'""e certaine ^ros'"’''^ ‘'."P'"'“Pll‘''®; «* l<"sqne la béleranitc était
véoles en formelle reiifermait un petit cène plus ou moins long, composé d’al-
duquel se lermina*'it' '®® ‘'’i'‘''®® “omnie les nautiles, au sommet
d’une pellicule cr"'* *'*°'^* Idanehe : ce petit côue était revêtu dans toute sa longueur
®l le corps de la béh'^'^"^’ très-raincc, quoique formée de plusieurs petites couches,
mince que [g ‘*‘®P'’®®®" rayons qui recouvraient le tout, devenait d’autant plus
l'élemnitos que l’on”" ^ un pins grand diamètre. Telles étaient à peu près toutes les
®emmun à tontes en!i dans la terre que l’on avait tirée de la fouille, ce qui est
®»voir d” , ” ' “*1’®®®-
ou en délita plusieurs i ®*l’*®lloii ces bélemuites étaient placées dans les couches de la terre, el'ées à plat cl ®'®® P''®®auliou , et ou recouiiul qu’elles étaient toutes eou-
encorc été observe, c’esr'*'^'''^ '*‘*'^®®®"*'® l'l®> "'®‘® o® '1"' "o"® surprit, et ce qui n’a pas
"lies était toujours a'dhér" ”” “'“l’®''l'''l ®’“*® fiuc l’extrémité de la hase de toutes ces hélein- Btrrox, tom. lu. ““‘'‘® d’appendiec de couleur jaunâtre, d’uuc substance
78 llIStOIRË NATURELLE
la disposition des différents lits tic la glaise et de la nalnre des inatièics qui s’y trouvent mêlées, ainsi que des concrétions qui se forment entre les couches ou dans les fentes perpendiculaires qui en divisent la masse. On voit que je n'admets ici que deux sortes d’argiles, l’une pure et
semt)lablc à celle des coquilles , et qui avait la forme de la partie évasée d’un entonnoir qui aurait éléaplati, dont plusieurs avaient près de deux ponces de longueur, un pouce de largeur à la partie supérieure, et environ six lignes .à l’endroit où ils étaient adhérents à la hase de la bélrmnite; et en examinant de près ce prolongement teslacé ou crustacé qui est si fragile, qu’on ne peut picsque le loucher sans le roinpi c,jc remarquai que celle partiede la bélcmnite, qu’on n’a pas jusqu’ici connue, n’est autre cbose que la eonlinnation de la coquille mince ou du têt qui couvre le polit cône chambré dont j'ai parlé, en sorte qu’on peut dire que toutes les béleiuiiilesqui sonlaclucllcment dans les cabinets d’bistoire nalurcllcne sont pointentières, et que ce que l’on en connaît ii’csl en quelque façon que l’étui ou l’enveloppe d’une partie do la coquille ou du têt qui renfermait autrefois l’aninial.
.lusiiu’à présent les auteurs n'ont pu se concilier sur la nature des bélemnitcs; les uns, tels qucWoodward (Histoire nalurcllo de la Terre), les ont regardées comme une matière minérale, du genre des talcs; M. lîourguet (Lettres philosophiques) a prétendu qu’elles n’étaient autre chose que des dents de ces poissons qu’on nomme soufflt urs, et d’autres les ont prises pour des cornes d’animaux pétriliées: mais la vraie forme de la iMilcmnile mieux connue, et surtout celte partie crustacée qui est à sa base lorsqu’elle est entière, pourront pciit-ctro contribuer à fixer les doutes des naturalistes et à la faire mettre au rang des cruslacées ou des coquilles fossiles; ce qui me parait d’autant plus évident , qu’elle est calcinable dans toutes ses parties, comme le têt des oursins et les coquilles, et au même degré de feu.
Depuis seize pieds jusqu’à vingt, les lits d’argile avaient jusqu’à dix pouces d’épaisseur; ils étaient beaucoup plus durs que les précédents, d’une couleur encore plus brune et toujours coupés par des fentes perpendiculaires, mais plus éloignées les unes des autres que dans les lits supérieurs; leur superficie était d’un jaune couleur de rouille, qui ne pénétrait pas ordinairement dans l’intérieur des couches ; mais lorsque les stillations des eaux avaient pu y introduire cette terre jaune qui avait coloré leur superficie, ou trouvait souvent entre leurs stratifications des espèces de concrétions pyriteuses plates, rondes, d’un jaune brun d’environ un pouce ou un pouce et demi de diamètre, et qui n’avaient pas un quart de pouce d’épaisseur : CCS sortes de pyrites étaient placées dans les couches, sur la même ligne, à un pouce ou deux de distance, et se communiquaient par un cordon cylindrique de même matière, un peu aplati, et de deux à trois lignes d’épaisseur.
A celte profondeur, on continua de trouver entre les couches du gypse ou pierre spéculairc, dont les grains étaient plus gros, plus transparents et plus réguliers ; il s eu trouva même des morceaux de la longueur d'un écu, qui étaient formés par des rayons tendants au centre; on commença aussi à apercevoir entre cos couches et dans leurs fentes perpendiculaires, quelques concrétions de charbon de terre, ou plutôt de véritable jiiyet, sous la forme de petites lames minces, dures, cassantes, très-noires et très-luisantes; ces couches conteuaient encore à peu près les mêmes espèces de coquilles que les couches supérieures, et on trouva de plus dans celles-ci quantité de petites pinnes et de petits buccins ; à la profondeur de seize pieds, l’eau se répandit dans la fouille et elle paraissait sortir de toute sa circonférence, par de petites sources qui fournissaient dix à onze pouces d’eau pendant la nuit.
A vingt pieds, même quantité d’argile, dont les couches avaient augmenté encore en épaisseur et en dureté, cl dont la couleur était plus foncée ; elles conteuaient les mêmes espèces de coquilles et toujours des concrétions de plâtre.
.V vingt-quatre pieds, mêmes matières, sans aucun changement apparent; on trouva a cette
DES MINÉRAEX.
qu’on iir puiss spécialement le nom de çjhhe pour
distinguer les première; et de même qu’il faut
l’on ne doit ivk ®>"’Ples et pures, des glaises ou argiles mélangées, confondre, comme on l’a fait souvent, l’argile blanche
pPofoiitlc^jp^ Une
'lue aussi Oure què'l^ longueur; à vingt-huit pieds la terre était pres-
trouva cepeudantV'^"^''’ Pt'us'iue l>>us de gypse ou pierre spéeulairc ; ou
uue grande (piantité t’® longueur de la main ; ces cuielics contenaient
''"'U les plus grandes* ! fossiles, et surtout diiréicntes espèces de cornes d’Aiumon,
Ile ringi-luiit pieds**' pied de diamètre, trouva un lit de pic, .r"^' 'ualicpcs cl de racme qualité ; à cette profondeur ou
P'^nuclles on Cessa absoh **'^'**^"f** tics-bonnes cl delà couleur des couches terreuses, dans reines dans l'intérieur de*****"*^ ‘'percevoir du gypse ; il y en avait cc])ondant encore quelques P'orre spéeulairc; cette** " P'“' de la sélénite ou
®'o'' sépara même en la ca*"**"' "“ssi d’autres petites veines de charbon de terre ; il
<10 cai ré et (p u^ doi'>t d’é 'l'tol'iuea morceaux de la grandeur d’environ cinq ou six pouces ' ® l'ielquos filets d'un ia,r*T**-'*''’ ^ plusieurs qui étaient traversés
' «ouvrait toute la fnuill""** ‘1® P’®™ orait trois ou quatre pouces d’épaisseur;
Pcodiculairos; la terre n ®o«pé, comme les couches terreuses, par des fentes per-
““ pou moins brune qurc 11'**’* ‘'®*®°"*) ‘’o'ts l’espace de quelques pieds de profondeur, était jaunâtres ; on trouva cnJrt ^ 'ooches précédentes, et ou y apercevait quelques veines tiès-noirc, très-dure'*!** ‘’®P““ *1® P'®''*’®’ '®‘I'"'’f l’argHo
* '^ces coquilles étaient rev' ®®''ipl*o de coquilles comme les couches supérieures ; plusieurs ou filets brillants, cl les ^ ^ côte par uue incrustation lerreuse, disposée par rayons
«oquiiies elles-mêmes brillaient d’une belle couleur d’or, surtout les
bélenuiites métalli,
"'que, que les nat„ P'upai’t bronzées, particulicrcmenl d’un côté- Celte couleur l'oie des coquilles fossiT" nommée «mn/m-c, esl. produite à mou avis sur la super-
®'"n'gées,et l’acide vitr' T Pycitciix, dont les stillations des eaux se trouvent
> fixe la lei-re méta]Ii,,ue **'' '!"* ®°1™ toujours dans la composition des pyrites
ollache la matièi-e colora 'T 'Concrétions, comme l’alun dans les teintures
neuse comniunitme ‘c^olfcs, de sorte que la dissolution d’une pyrite ferrugi-
“nprégnées; une ny,.:, . 'l""''in'fi'ois de fer poli aux matières qui en sont
swrfacc de ces mêmes ** ®“ *® 'f'^'composant teint en jaune brillant et couleur d’or la
®®'‘se. matières, et la couleur des talcs dorés peut être attribuée à la même
On n'fipQinim- j
s® répandre;’ et IW '’®‘"‘ ®on‘">uait toujours à
fonde de treutc-six n'’ T ?“"! '^'«®®"^‘nué pendant Imil jours, la fouille étant alors protinuei* le t,.avni|^ ^ ^ •« hauteur de dix, et lorsqu'on l’eut épuisée pour eon-
P''n'lantla nuitàu en trouvaient le matin un pou plus d’un pied, qui tombait
A quarante pied.s de ^ de différentes petites sources,
®®n'’)à peu près delà cmiT‘ trouva une couche de terre d’environ un pied d’épais- ^n premier coup d’cejl n ®®'*®^’®® précédentes, mais beaucoup moins dure, sur laquelle
n g<mrc des capill.,je„ " oporcevoir une infinité d’impressions de feuilles de piaules
couleur moins bru„c nu’p*'"n'’”,'*‘**''‘"“' ®®^''® ‘®*’'® '"'® ®®P®®® ‘'® Inoderio d’une
'Cations porlaiein jg pgp -ii ** fond de la couche, dont toutes les feuilles ou petites stratiluais en cxaminaui avec . ’™P*®*®‘ons, eu quelque nombre de lames qu’oii les divisât:
' "bord [mur des bnpressil„rH '.7 77 '' "‘® fi"® ®® fi"® J® P''®«''is
ini n avait pas la régularité P>""tPS n’était qu’une sorte de végctatioii minérale,
c 'lue aisse l’impressioii des piaules sur les terres molles : cette
fil
HISTOIRE NATURELLE
avec- la marne qui en diffcrc essentiellement, en ce qu’elle est toujours plus ou moins mélangée de matière calcaire, ce qui la rend plus ou moins susceptible de calcination et d’effervescence avec les acides; au lieu que l’argile blanche résiste à leur action, et que loin de se calciner elle se durcit au feu. Au reste, il ne faut pas prendre dans un sens absolu la distinction que je Rus ici de Targile pure et de la glaise ou argile impure : car, dans la réalité il n’y a aucune argile qui soit absolument pure, c’est-à-dire parfaitement uniforme et bomogène dans toutes ses parties. L’argile la plus ductile et qui parait la plus simple est encore mêlée de particules quartzeuses, ou d’autres sables vitreux qui n ont pas subi toutes les altérations qu’ils doivent éprouver pour se convertir en argile. Ainsi la plus pure des argiles sera seulement celle qui contiendra le moins de ces sables; mais comme la substance de 1 argile et celle de ces sables vitreux est au fond la même, on doit distinguer, comme nous le faisons ici, ces argiles dont la substance est simple, de toutes les glaises qui toujours sont mêlées de matières étrangères. Ainsi toutes les fois qu’une argile ne sera mêlée que d’une petite quantité de particules de quartz, de jaspe, de feld-spath, de schoi-l et de mica, on peut la regarder comme pure, parce qu’elle ne contient que des matières qui sont de sa même essence ; et au contraire toutes les argiles mêlées de matières d’essence différente, telles que les substances calcaires, pyriteuscs et métalli(iues, seront des glaises ou argiles impures.
On trouve les argiles pures dans les lieux dont le fond du terrain est de sable vitreux, de quartz, de grès, etc. On trouve aussi de cette argile en petite quantité dans quelques glaises : mais l’origine des argiles blanches qui gisent en grandes masses ou en couches doit être attribuée à la décomposition immédiate des sables quartzeux; au lieu que les petites masses de cette argile qu’on trouve dans la glaise ne sont que des secrétions de ces mêmes sables décomposés qui étaient contenus et mêlés avec les autres matières dans cette glaise, et qui s’en sont séparés par la filtration des eaux.
Il n’y a point de coquilles ni d'autres productions marines dans les masses d’argile blanche, tandis que toutes les couches de glaises en
inalicrc s’enflammait dans le feu et exhalait une odeur hitumineuso trcs-pcuctrante; aussi la re‘^ar(lc-t-on ordinairement comme une annonce de famine de charbon de terre.
De quarante à cinquante pieds, on ne trouva plus de cette sorte de terre, mais une argile noire beaucoup plus dure encore que celle des lits supérieurs, qu’on ne pouvait arracher qu’à l’aide dos coins et de la masse, et qui se levait en très-grandes lames : cette terre contenait beaucoup moins de coquilles que les aiitros concbcs, et malgré sa grande dureté, elle s’amollissait assez promptement à l'air et s’exfoliait comme l'ardoise pourrie. En ayant mis un morceau dans le feu, elle y pétilla jusqu’à ce qn’ellc eût élé réduite en poussière, et elle exhala une odeur bitumineuse très-foi te; mais elle ne produisit cependant qu’une flamme trcs-faible ; a cette profondeur on cessa de creuser, et l’eau s'éleva peu à peu à la hauteur de trente pieds. Mémoire rédigé par àl. Nadault.
argUes'îeT^ 8'’antle quantilé ; ce qui nous démontre encore pour les •t- grès pui-rrr^ P'-océdés de formation (pie pour les grès. L’argile et par la décoin également été formés par la simple agrégation ou
Ips glaises quartzeux, tandis que les grès impurs
déposèps ‘^®’“POsés de matières mélangées, transportées et
Et ce c r
sence est encore que l’argile blanche est une terre dont l’es-
(l’essenccs dlfl".*^’ glaise est une terre mélangée de matières
éproiner au • ‘ine la première résiste à tous nos feux, sans
lieu que loutes'f et même sans prendre de la couleur, au
“lier feu et glaises deviennent rouges par l’impression d’un pre-
se trouvent fondre dans nos fourneaux; de plus, les glaises
'’ileeux, au lieu^”'^*^*^ *^^"*"* terrains calcaires et dans les terrains matières vitreuses^^'^ argiles pures ne se rencontrent qu’avec les autre inélani-e f 'i *^**^00 formées de leurs détriments sans
oaiix, niais prôdi 1* qu’elles n’ont pas été transportées par les
que toutes les place même où elles se trouvent, au lieu
port n’ont n„ subi les altérations que le mélange et le trans-
Dela„,èlllcT'^“"‘‘
avec l’argile blai^?**^**^ confondre la marne ni la craie
limoneuses, qu'-*^*^ P^® prendre pour des glaises les terres
•los (lualilés différ geasses et ductiles, ont une autre origine et
“‘•lit de la coucir-^'*^*^* terres limoneuses provien-
•'ésidiis ulléi-ieur^' ‘1® l‘‘ torre \ égétale qui s’est formée des
oonverlissent d’-*! et des végétaux; leurs détriments se
•"non aussi du rr**^ en terreau ou terre de jardin, et ensuite en soiitle au feu ^ I argile : mais cette tcri-e limoneuse se bour-
Iniie limoneuse T* l’argile s’y ressei-re; et de plus cette
iuipure. P'"® aisément que la glaise même la plus
Il est évident
lions marinpv nombre de coquillages et autres produc-
‘in* se trouvent dai
lions
li’ansporlées av^* T dans toutes les glaises, qu’elles ont été
déposées et * dépoudles des animaux marins, qu’elles ont été
Ions les lieux 1 ensemble par couches horizontales dans presque
quent aussi ’.n couleurs indi-
'•emenl de sont imprégnées de parties minérales et parliculiè-
Pl’ailleui-s 0^1 donner toutes les différentes couleurs.
Pyites marlialc^*^'^*^! *^'‘'**^‘1“® toujours entre les lits de glaises des de la couche de .* **”''^ parties constituantes ont été entraiiuies nies sous celt* f*^'**^ '''égétale par l’iuliltration des eaux, et se sont rthi- Le fer, en nm *^"*'*^ pyi’iles entre les lits de ces argiles impures, aux terrés (|u’ii* grande quantité, donne toutes les couleurs
qn’on a imp,x,nreme,V ,P'"* l""!*-'® *^8 argiles est celle
connaissent sous 1 / * ‘dq>clée creta nicjra fubritù, et (pie les ouvriers c nom de pierre noire; elle contient plus de parties
82 HISTOIRE NATURELLE
ferrugineuses qu’auctinc antre argile *, et la teinte rouge oii rougeâtre qu’elle prend, ainsi que toutes les glaises, à un certain degré deleu, achève de démontrer que le fer est le principe de leurs dillérenles couleurs.
Tonies les glaises se durcissent au feu, et peuvent même y acquérir une si grande dureté, qu’elles étincellent par le choc de l’air; dans cet état elles sont plus voisines de celui de la liquéfaction, car on peut les fondre et les vitritier d’autant plus aisément qu’elles sont plus recuites au feu. Leur densité augmente à mesure qu'elles éprouvent une chaleur plus grande, et lorsqu’on les a bien fait sécher au soleil, elles ne perdent ensuite que très-peu de leur j)oids spécifique, au feu même le plus violent. On a observé, en réduisant en poudi*e une masse d’argile cuite, que scs molécides avaient perdu leur qualité spongieuse, et qu’elles ne peuvent reprendre leur première ductilité.
Les hommes ont très-anciennement employé l’argile cuite en briques plates pour bâtir, et en vaisseaux creux pour contenir l’eau et les autres li([ueurs; et il parait, par la comparaison des édifices antiques, que l’usage de l’argile cuite a précédé celui des pierres calcaires ou des matières vitreuses, qui, demandant plus de temps et de travail pour être mises en œuvre, n’auront été emi)loyées que plus tard, et moins généralement que l’argile et la glaise, qui se trouvent partout, et qui se prêtent à tout ce qu’on veut en faire.
La glaise forme l’enveloppe de la masse entière du globe : les premiers lits se trouvent immédiatement sous la couche do terre végétale, comme sous les bancs calcaires auxquels elle sert de base : cest sur cette terre ferme et compacte <jue se rassemblent tous les filets deau qui descendent par les fentes des rochers, ou qui se fiilrenl à travers la terre végétale. Les couches de glaise comprimées i)ar le poids des couches supérieures, et étant elles-mêmes d’une grande épaisseur, deviennent impénétrables â l’eau qui ne peut qu’humecter leur première surface ■ toutes les eaux <|ui arrivent a celte couche tUgileuse ne [)ouvant la pénétrer, suivent la première pente qui se présente, et sortent en forme de sources entre le dernier banc des roebers et le premier lit de glaise. Toutes les fontaines proviennent des eaux pluviales infiltrées et rassemblées sur la glaise; et j’ai souvent observé que l’humidité retenue par cette terre est intiniment favorable à la végétation. Dans les
* « Lorsque la pierre noire a élo exposée pendant quelque temps à l’air , elle s’exfolie en O lames minces et se couvre d’une clllorcsrenee d’un jaune verdâtre, qui n’est autre chose que a du vitriol ferrugineux, et si on fait éprouver à cette argile ainsi couverte de cette matière la O chaleur d'un feu modéré , seulement pendant «[uchiucs instants , elle devient liieniôt ronge « extérieurement et bhmche à l’intérieur, parce que le \ ilriol s’en est séparé, et que les parties « les plus fixes de ce sel se sont ramassées sur la superficie et s’y sont converties en coleotar, « ce qui paraît prouver que cette argile aurait été hianclie. si elle n’eût été mêlée avec auenne « autre matière , et que la matière qui la colorait était le vitriol, a ^otc communiquée pai M. Nadault.
eUiiKViitT ‘-'‘■"i celle année 1778, les piaules agrcsles
l»renners ' avaicnl perdu presque loules leurs feuilles dès les
sont de sau”' septembre dans Imites les contrées dont les terrains ‘•aoslcs n* niatières mélangées, tandis que
leurs fenil? " glaise, ils ont conservé leur verdure et
sous la î ? pas même nécessaire que la glaise soit immédiatement dans m 'cgétalc pour qu’elle puisse produire ce bon effet; car profonde' l‘‘ lcrre végétale n’a que trois ou quatre pieds de
q«ante-?'*î Icouae posée sur un plateau de pierre calcaire de cinles arbres u'^*'*^*'* d épaisseur, les charmilles élevées de vingt |iieds, et deux ino'^ ‘l'^arante, étaient aussi verts queceux du vallon ajirès
s d”'^ ' ^^‘^l^cressc, parce que ces rochers de ciuquatre-quatrc lentes pci'*'**?*’ la glaise, en laissent passer par leurs
nuelleml'^'T émanations humides qui rafraichissenl coiili-
Ua o-iaî' . ' 'égétale où ces arbres sont plantés. eauxin/ilirV.'^?"*' constamment à sa superficie une partie des rochers e?? les terres supérieures ou tombées par les fentes des sources et i suiierllu de ces eaux que se forment les
•lue la .qa'-? qui sourdissent au pied des collines. Toute l’eau
peut di”scémU?T dans sa propre substance, toute celle ijui
petites fent'e ' " • supérieures aux couches inférieures, par les
contenueTe^n 'î-'î divisent perpendiculairement, sont l'elenues et lits de celte **' *^**^*^'^ sans mouvement entre les différents
sance aux ^’est dans cet état de repos que l’eau donne nais-
nous dpv-.,*'*^^ oclions hétérogènes qu’on trouve dans la glaise et que 1" Cmi Ici.
les eaux d”*' b *' ^ toutes les argiles transportées et déposées par
•PAmnion''] ‘''‘^‘S'Scand nombre de coipiilles, telles que cornes
cés et crust-'^^ plusieurs autres dépouilles des animaux tesla-
se chai-<re décompose et même les dissout peu à peu ; elle
petits iddes' 'Holécules dissoutes, les entraine et les dépose dans les de matière ^■‘'"“‘dre entre les lits d’argile : ce dépôt
oi’dinaireii>« *1 devient bientôt une pierre plus ou moins solide, de subsl-m " ' °’‘nne. Cette pierre, quoiijue formée
comnosér ne contient jamais de coquilles, parcequ’elle n’est
r^aitre 1 * ^ leurs détriments trop divisés, pour qu’on puisse recon-
liltrant T de leur forme. D’ailleurs les eaux pluviales, en .s’in-
glaises oi'? cochers calcaires et dans les terres qui surmontent les
terres-' ef sable de la môme nature que ces rochers ou ces
tornie 'sftiiv'n*? •-alcaire, en se mêlant avec l’argile délayée jiar l’eau,
nait ces nie •*? pmrres mi-parties de ces deux substances : on recon- Pi’une ou no'? o-cakaires a leur couleurqni est ordinairement bleue, •'Iles sont forment entre les lits de la glaise,
sont séparées Ier. " ^P‘’oo POuce ou deux d’épaisseur : elles ne
unes des autres que par de petites fentes verticales, et
84 HISTOIRE NATURELLE
elles forinenl mie coriehe mince et horizontale entre les lits de glaise. Ces pierres mixtes sont presque toujours plus dures que les pierres calcaires pures : elles se calcinent plus difficilement et résistent à l’action des acides, d’autant plus (lu’elles contiennent moins de matières calcaires.
2" L’on trouve aussi de iielites couches de plâtre entre les lits de "laise. Or le plâtre n’est qu’une matière calcaire pénétrée d’acides; et coinine il y a dans toutes les glaises, indépendamment des coquilles, une quantité plus ou moins grande de sable calcaire infiltrée par les eaux, et qu’en même temps on ne peut douter que l’acide n’y soit aussi trèsahoudamment répandu, puisqu’on trouve communément des pyrites martiales dans ces mêmes glaises, il parait clair que c’est par la réunion de la matière calcaire à l’acide que se produisent les premières molécules gypseuscs, (|ui, étant ensuite entraînées et déposées par la stillation des ciuix, forment ces petites couches de plâtre tpii se trouvent entre les lits des glaises.
5" Les pyrites qu’on trouve dans ces glaises, sont ordinairement en forme a|)latie, et toutes séparées les unes des autres, quoique disposées sur un même niveau entre les lits de glaise; et comme ces pyrites sont composées de la matièi-e du feu fixe, de terre ferrugineuse et d’acide, elles démontrent dans les glaises, non-seulement la présence de l’acide, mais encore celle du fer, et en effet les eaux en s inlilli-anf, entraînent les molécules de la terre limoneuse qui contient la matière du feu fixe, ainsi que celle du fer, et ces molécules saisies par l’acide ont produit des pyrites dont l’établissement s’est fait de la même manière que celui des petites couches de plâtre ou de picri-e calcaire entre les lits de glaise. La seule dilïérence est que ces dernières matières sont en petites couches continues et d’égale épaisseur; au lieu que les pyrites sont pelotonnées sur un centre ou aplaties en forme de galets, et quelles nont entre elles ni continuité, ni contiguilé, que par un petiUordon de matière pyriteuse, qui souvent communique d’une pyrite à l’autre.
4" L’on trouveaussi dans les glaises de petites masses de charbon de terre et de jayet, et de plus il me parait qu’elles conticnnentune matière grasse qui les rend imperméables â l’eau *. Or, ces matières huileuses et bitumineuses, ainsi que le jayet et le charbon de terre, ne proviennent que des détriments des animaux et des végétaux, et ne se trouvent dans la glaise, que parce (ju’originaircment lorsqu elle a été transportée et déposée par les eaux de la mer, ces eaux étaient mêlées de terres limoneuses, et déjà fortement imprégnées des huiles végétales et animales, produites par la pourriture et la décomposition des êtres organisés : aussi, plus on descend dans la glaise, plus les couches paraissent être bitumineuses; et
* Nota. C’est probablement par rafliiiité de son huile avec les autres huiles ou graisses, que la glaise peut s’en imbiber et les enlever sur les étoffes ; c’est cette huile qui la rend pélrissable et douce au toucher, et lorsque celte huile se trouve mêlée avec des sels , elle forme une terre savonneuse telle que la terre à loulou.
s couches inférieures de la glaise se sont formées en même temps que charbon de terre. Toutes ont été établies par le mouglaises sédiments des eaux qui ont transporté et mêlé les
go J débris des coquilles et les détriments des végétaux,
noir» cnt communément une couleur grise, bleue, brune ou
iiienl'*^*'^' ‘*‘^'''cnt d’autant plus foncée qu’on descend plus profondélor- ’ ‘-‘^**‘*lcnt en même temps une odeur bitumineuse; et,
vitU^T**” répandent au loin l’odeur de l’acide
fer ^ indices prouvent encore qu'elles doivent leur couleur supér/c*^^ les couches inférieures recevant les égouts des couches
plus leinture du fer y est plus forte et la quantité des acides
seul °**^'*'^*^ ' glaise des couches les plus basses est-elle non-
point Drune ou plus noire, mais encore plus compacte, au
pcend'^le^^' *^**” Presque aussi dure que la pierre. Dans cet état la glaise soient de setoe et d’ardofse; et quoique ces deux matières ne
la duct argiles durcies, comme elles en ont dépouillé
nous âv* semblent aussi avoir acquis de nouvelles qualités,
d'.nc r ‘l^^voir les séparer des argiles et des glaises, et en traiter
nausi article suivant.