‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 5)Chapitre 29 sur 54 · ACIDES · texte numérisé non relu

ACIDES

Pes trois règnes.

Méplii tique ou air fixe

Vitriolique

Nitreux

1 Muriatique ou du sel marin

1 Af'sénical »

Boracin ou sel sédatif

Fluorique ou du spath fluor

Les sels formes de ces acides prennent les noms génériques de

Mephites.

Vitriols.

Ni très.

Mnriates.

llégaltos.

Arsénialcs.

Bora.\.

Fluors.

Végétal,

/ Apéteux nu Vinaigre. .

l Tartiircux ou du tartre.

' Oxalin ou de l’oseille. .

\ Sacchariii ou du sucre .

/ Cilin ou du citron . . .

( Lignique ou du bois . .

Aectes.

Tartre.s.

Oxalfes.

Sacchiirtcs.

Citrates.

Lignites.

/ Pliosplioriquc

\ Formicin ou des fourmis

Animai J Sébacé ou du suif ...

( Calaclique ou du lait. .

Phospliatcs.

Formialcs.

Sébates.

Galactes.

BASES OU SUBSTASCES

qui s'unisscat âux acides.

EXEMPLES

pour la classe des vitriols.

EXEMPLES

pris de diverses classes.

Plilngisliquc

Soufre vitriolique ou soufre

Soufre méphitique ou plombagine.

commun

Alumine ou terre de l’argile.

Vitriol alumineux ou alun.

Nitre alumineux.

Calcc ou terre calcaire. . . .

Vitriol calcaire ou sclénile.

Muriate calcaire.

Magnésie

Vitriol magiiésieu ou sel

Acète de magnésie.

Barotc ou terre du spatb pc-

d’Epsoiii

sant

Vitriol barolique ou spath

Tartre barotique.

pesant

Potasse ou alcali fixe végétal.

Vitriol de potasse ou tartre

vitriolé

Arséniate de potasse.

Soude ou alkali fixe minéral.

Vitriol de soude ou sel de

Glaubcr

Borax de soude ou borax coni mun.

Ammoniac ou alcali volatil. .

Vitriol ammoniacal

Fluor ammoniacal.

Or

Vitriol d’or

Régalte d’or.

Argent

V’itriol d’argent

Oxalte d’argent.

Platine

Vitriol de platine

Saccharlc (te platine.

Vitriol de mercure

Citrate de mercure.

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stance saline, qui, seule et sans secours, enlre dans les végétaux et les animaux, et qui attaque aussi |a plupart des matières calcaires vitrÜiables et métalliques; ce n’est que relativement à ce dernier effet ((u’on lui a donné le nom d’acide minéral-, et comme cette division en acides minéraux, végétaux et animaux a été universellement adoptée, je ne sais |)ourquoi l’on n’a pas ra(>pelé l’acide niti'cux à l’acide végétal et animal, puis(|u'il n’est produit que p;ir la putréfaction des corps organisés : cependant on le compte parmi les acides minéraux, parce qu’il est le plus puissant après l’acide vilriolique ; mais cette puissance même et ses autres propiâétés me semblent démontrer que c’est toujours le même acide, c’est-à-dire l'acide aérien, (jui a passé par les végétaux et par les animaux dans lesquels il s’est exalté avec la matière du leu, par la fermentation putride de leurs corps, et que c’est par ces combinaisons multipliées qu’il a pris tous les caractères particuliers qui le distinguent des autres acides.

Dans les végétaux , lorsque l’acide aérien se trouve mêlé d’huile douce ou cnveloi)pé de mucilage, la saveur est agréable et sucrée ? l’acide des fruils, du raisin, par exemple, ne prend de l’aigreur que par la fermentation, et néanmoins tous les sels tirés des végétaux contiennent de l’acide, et ils ne diffèrent entre eux que par les qualités qu’ils acquièrent en fermentant et quils emprunbmt de l’air eu se joignant g l’acide qu’il contient; et de même que tous les acides végétaux, aigres ou doux, acerbes ou sucrés, ne prennent ces saveurs différentes que

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