THÉOLOGIE DE PARIS
I. Ce sont les eaux de la tuer qui ont produit les montagnes, les vallées
de la terre ; ce sont les eaux du ciel qui, ramenant tout au niveau, ren-
dront un jour cette terre à la mer, qui s’en emparera successivement, en laissant à découvert de nouveaux continents semblables à ceux que nous habitons, Tome I, Théorie de la terre, paxje l'iO.
II. Ne pent-on pas s’imaginer... qu’une comète tombant sur la surface du soleil aura déplacé cet astre, et qu’elle en aura séparé quelques petites parties auxquelles elle aura communiqué un mouvement d’impulsion....; en sorte que les planètes auraient autrefois appartenu au corps du soleil, et quelles en auraient été détachées, etc. Tome [,paçje 125.
III. Voyons dans quel état elles (les planètes et surtout la terre) se sont trouvées après avoir été séparées de la masse du soleil. Tome I, parje 128.
IV. Le soleil s’éteindra probablement... faute de matière combustible
la terre, au sortir du soleil, était donc brûlante et dans un état de liquéfaction. Tome 1, page 131.
V’. Le mot de vérité ne fait naître qu'une idée vague cl la déllnition
elle-méme, prise dans un sens général et absolu, u’est qu’une abstraction qui n’existe qu’en vertu do quelque supposition. Tome I,pafje 87.
VI. 11 y a plusieurs espèces de vérités, et on a coutume de mettre dans le premier ordre les vérités nialbénialiqnes; ce ne sont cependant que des vérités de définition : ces définitions portent sur des sujipositions simples, mais abstraites, et toutes les vérités en ce genre ne sont que des conséquences eoinposces, mais toujours abstraites, de ces définitions. Tome I, pageST.
\TL La sigiiificalioii du ler0ic de vérité est vague et composée ; il n’était donc pas possible de la définir généralement; il fallait, comme nous venons de le faire, en distinguer les genres, afin de s'en former une idée nette. Tome I, page 88.
VIH. Je ne parlerai point des autres ordres de vérités; celles de la morale, par exemple, qui sont en partie réelles et en partie arbitraires... elles n’ont pour objet que des convenauees et des probabilités.. Tome l, page 88.
EXPJ.ICATIONS, ETC. 579
lA . L’évidence mathématique et la certitude physique sont donc les deux seuls points sous lesquels nous devons considérer la vérité; dès qu’elle s’éloignera de 1 un ou de l’autre, ce n’est plus que vraisemblance et probabilité. Tome I, par/e 88.
X. L’existence de notre àmc nous est démontrée, ou plutôt nous ne faisons qu un, cette existence et nous. Tome 111 , Histoire naturelle de l'homme. De la nature de l’homme.
XL L existence de notre corps et des autres objets extérieurs est douteuse pour quiconque raisonne sans préjugé; car cette étendue en longueur, largeur et profondeur, que nous appelons notre corps, et qui semble nous appartenir de si près, qu’est-elle autre chose sinon un rapport de nos sens? Ibidem.
XII. Nous pouvons croire qu’il y a quelque chose hors de nous, mais nous n en sommes pas sûrs, au lieu que nous sommes assurés de l’existence réelle de tout ce qui est en nous : celle de notre âme est donc certaine; et celle de notre corps parait douteuse dès qu’on vient à penser que la matière pourrait bien n’ètre qu’un mode de notre âme, une de ses façons de voir. Ibidem.
.XIII. Elle (notre âme) verra d'une manière bien plus différente encore après notre mort, et tout ce qui cause aujourd'hui ses sensations, la matière en général pourrait bien ne pas plus exister pour elle alors que notre propre corps, qui ne sera plus rien pour nous. Ibidem.