‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 2)Chapitre 106 sur 150 · DU 00*109 DE TERRE · texte numérisé non relu

DU 00*109 DE TERRE

wm scorie pks on et que quand natte *Uure (comme disent les ouvriers) est interrompue par une faille s

qu'ils appellent caprice de pierre, la veine. que cet obstacle fait tourner au nord ou an midi reprend bientôt sa première direction) du levant au couchant. Cette direction»

commune au plus grand nombre des veines de charbon, est un effet particulier dépendant de l'effet général du mouvement qui a dirigé toutes lès matières transportées par les eaux de la mer, et qui a rendu les pentes de tous les terrains plus rapides du enté du couchant. Les charbons de terre ont donc, suivi la loi générale imprimée par le mou* veinent des eaux à toutes les matières qu'elles pouvoient transporter, et en même temps ils ont pris Findinaison de la pente du teraaûa sur lequel ils ont été déposés , et sur lequel ils sont disposés toujours paraUdensentàcetta pente ; en sorte que les veines de charbon, même les plus étendues, courent presque toutes du levant au couchant, et ont leur inclinaison au nord en même temps qu'elles sont plus ou moins inclinées dans chaque essdroit, suivant la pente du terrain sur lequel elles ont été déposées ; il y en a mémo qui approchent de la perpendiculaire : mais cette grande différence dans leur inclinai* son n'empêche pas qu'en général cette inclinaison n'approche, dans chaque veine , de plus en plus de la ligne horizontale, à mesure que 1 on descend plus profondément ; c'est alors l'endroit que les ouvriers appellent le plateur de la mine, c'est-à-dire le lien plat et horizontal auquel aboutit la partie inclinée de la veine. Souvent, en suivant en plateur fort loin, on trouve que la veine se relève et remonte non seulement dans la même direction du levant au couchant, maie encore sous le même degré à très-peu près d'inclinaison qu'elle avoit avant d'arriver an plateur ; mais ceci n'est qu'un effet particulier, et qui n'a été encore reconnu que dans quelques contrées, telles que le pays de Liège : il dépend de là forme primitive du terrain, comme nous l'expliquerons tout à l'heure; d'ordinaire, lorsque les veines inclinées sont arrivées a la ligne du niveau, elles ne descendent plus , et ne remontent pas de l'autre cote de cette ligne ».

i. « L'inclinaison des reines de charbon , dit M. de Gensanne, n'affecte pas une aire de vent déterminée ; il y en a qni penchent vers le levant , d'antres rers le couchant , et ainsi des autres pointa de l'horizon : elles n'ont rien de commun non plus arec le penchant des montagne» dans lesquelles elles se trouvent. » Je dois observer que ce rapport de l'inclinaison des veines avee le penchant des montafnes a eaisté anciennement et néeeMsire,

ti» MINfsUS&

À cette disposition générale des veines; Il st*r à pmm% quVilto dêssjtnil, et qu'il en»

faut ajouter un fait tout aussi général , c'est est de même de la masse intermédiaire de

que la même veine va en augmentant d'é* matières étrangères, qui sont aussi toujours

■aisteur à mesure qu'elle s'enfonce plus pro» plus épaisses à use plus grande profon-

Jèndément, et que nulle part son épaisseur deur.

n'est plus grande que tout au fond, lorsqu'on Pouf remire eeci plus sensible, supposes*

est arrivé au plateur ou ligne (lorixontafe. un terrain en forme d'entonnoir, e'est^è-dirc

U est donc évident que ces couches ou veines de charbon , oui , dans leur inclinaison, suivent la pente du terrain , et qui deviens nent en même temps d'autant plus épaisses que la pente est plu* douée , et encore plus» épaisses dès qu'il n'y a plus de pente, suU> vent en cela la même ftat que toutes lès autres matières transportées par les eaux, et déposée* sur des terrains indines. Ces dépôts faits par attuvion sur ces terrains en pente ne sont

plaine environnée de coiiines dont les pentes soient à peu près égales s si cet en* tontioir vient à se .remplir par deaalluvions successives , il est -certain que l'eaù déposera ses séchsnens tant sur les pentes que sur le fond: et, dans ce cas, les couches dé* posées se trouveront également épaisses eu descendant d'un côté et en remontant de l'autre ; mais ce dépôt formera sur le plan du fond une couche plus épaisse que sur les

tes seulement composés de veines de char- s pentes, et Cette couche du fond augmentera bon, mais encore de matières de toute es* encore d'épaisseur par ses aubères qui pour

pèee, comme de schistes, de grès, d'argile, de sable, de craie , de pierre calcaire , do pvrites; et, dans eet amas de matières étrangères qui séparent les veines, il s'en trouve souvent qui sont en grandes masses dures et en bancs inclinés » toujours paraUetement* aux veines de charbon.

H y a ordinairement plusieurs couches de charbon les unes au dessus des autres, et séparées par une épaisseur de plusieurs pieds et même de plusieurs toises de ces matières étrangères. Les veines de charbon s'écartent rarement de leur direction : elles peuvent , comme nous venons de le dire , former quelque inflexion; mais elles reprennent ensuite leur première direction. Il n'en est pas absolument de même de leur inclinaison : par exemple , si la veine la plus extérieure de charbon a son inclinaison de dix degrés , la seconde veine, quoique ^ vingt ou trente pieds plus bas que le première, aura , dans le même endroit , la même inclinaison d'en* viron dix degrés ; et si , en fouillant plus profondément, il se trouve une troisième» une quatrième veine , etc. , elles auront encore à peu près le même degré d'inclinaison ; mais ce n'est que quand elles ne sont séparées que par des couches d'une médiocre épaisseur ; car si la. seconde veine, par exemple, se trouve éloignée de la première par une épaisseur très-considérable, comme de cent cinquante ou deux cents pieds perpendiculaires, alors cette veine, qui est à deux cents pieds au dessous de la première , est moins inclinée, parce qu'elle prend plus d'épais-

ment, et l'observation de M. de Gensanne doit être particularisée pour les terrains qui ont subi dea ffcangcmene depnis le temps du dépôt des veines.

sont descendre de la pente : aussi lès veines de charbon sont-elles, comme nous venons de le dire, toujours plus épaisses sur le plateur que dans le cours de leur inclinaison; les hU qui les séparent sont aussi plus épais par la même raison. Maintenant, si, dam ce même terrain en entonnoir, il se kit un second dépôt de la même matière de char* bon, H est évident que , comme l'entonnoir est rétréci et les pentes adoucies par le premier dépôt, cette seconde veine, plus extérieure que la première, sera un peu moins inclinée , et n'aura qu'une moindre étendue dans son plateur; en sorte que, s'il s'est formé de cette même manière plusieurs veines les unes au dessus des autres , et chacune séparée par de grandes épaisseurs de matières étrangères, ces veines et ces matières auront d'autant plus d'inclinaison qu'elles seront plus intérieures , c'est-à-dirs plus voisines du terrain sur lequel s'est fait le premier dépôt; mais comme cette différence d'inclinaison n'est pas fort sensible dans les veines qui ne sont pas à de grandes distances les unes des autres en profondeur, les minéralogistes se sont accordés à dire que toutes les veines de charbon sont parfaitement parallèles : cependant il est sûr que cela n'est exactement vrai que quand les veines ne sont séparées que par des lits de médiocre ou de petite épaisseur; car celles qui sont séparées par de grandes épais* seurs ne peuvent pas avoir la même inclinaison, à moins qu'on ne suppose un entonnoir d'un diamètre immense, c'est-à-dirs une contrée entière comme le pays de Liège» dont tout le sol est composé de veines de charbon jusqu'à une très -grande profon»

aVfur,

DU CHARBON DE TERRE

M. Genoeté a donné rénumération * de tontes les couches ou veines de charbon de la montagne de Saint-Gilles au pays de

z. «Pour donner, dit-il, l'idée la pi tu complète de la matche ririéfe des reines qui garnissent un même terrain , j'ai choisi la montagne de Saint- Gilles prêt de Liège , qui est presque dans le mi* lien de la trace où ces reines tient du levant au couchant , et ou le penchant de la montagne fait déeourrir le plus grand nombre de reines» arec les plus grandes profondeurs auxquelles en puisse les atteindre.. . Le diamètre du plateau (de cette montagne) est d'enriron mille pieds t c'est aussi la loo> gueur de la première reine.... qui s'étend de tous cotés , tant en longueur qu'en largeur, ainsi que tous les autres qui suirent. a

ItAISS. BIST.

Liège, et j'ai cru devoir en dopner ici le tableau, quoiqu'il y ait beaucoup plus de fictif et de conjectural aue de réel dans son

IPAISS. BIST.

Distance du gazon à Is première

Épaisseur de cette première reine.

Cette première reine n'a partout qu un seul lit ou épaisseur uniforme t elle a un doigt d'épaisseur de aetoaga pierre noire»

meuble , qui se troure dessous ou entre» les Bancs de houille) en dessous ; ce qui la rend très* facile à l'exploitation.

Distance de la première à la te-

Épaisseur de la deuxième reine. .

Bile est sépsrée en deux lfts par

un doigt d'épaisseur de nouage.

Distance de la deuxième à la troisième reine

Épaisseur de la troisième reine.

Cette troisième reine est quelquefois séparée en deux par un ou deux pieds de roc; et, à prendre la chose en général, on peut compter depuis un pied jusqu'à une el même deux toises de distance entre ces deux lits de houille, qui ne fbn* cependant qu'une seule reine.

Distance de la troisième à la quatrième reine.

Épaisseur de la quatrième reine.

Elle a trois pouces de houagé

en bis ; sa houille est bonne, et

brûle comme le charbon du

Distance de la quatrième à la cinquième reine m »

Épaisseur de la cinquième reine, t 3

Cette cinquième reine est mêlée de pierres qui prennent la moitié dK son épaisseur, et la réduisent à sept ou huit ponces, dirises en trois couches ; elle renferme quelquefois des pyrites sulfureuses qui lui donnent une odeur désagréable en brûlant.

Distance de la cinquième à la sixième reine » »

Épaisseur de la sixième reine. . . » 7

Distance de la sixième à la sep*

Épaisseur de oette septième

La houille de cette reine est de bonne qualité ; c'est a cette reine que commence à toucher la grande faille qui coupe ensuite toutes celles qui sont su dessous.

Distance entre la septième et 4e

huitième reine. a »

Épaisseur de la huitième reine. . a 7

Elle est séparée en deux par une épaisseur de deux à trois pouces de pierres ; et a en dee- «•*• sous enn'ron trois pouces de

p. p*. houage.

Distance de la huitième à la neu-

Si » rième reine » « » *

» » Épaisseur de la neurième reine., t 3

Elle est séparée en trois branches par deux lits de pierres qui font qu'elle ne rsut presque rien.

Distance de la neurlèma à la

dixième reine. * »

Épaisseur de cette dixième reine, s a

Elle est de bonne qualité, quoique difficile à exploiter.

Distance de la dixième à la on.

sième veine » »

Épaisseur de cette onzième reine. 3 3 Elle a en dessous doux 00 trois doigts d'épaisseur de houage, et est excellente.

Distance de ls onzième è la douzième reine........ n »

Épaisseur de cette douzième reine, s à La houille de cette reine répand une mauraise odeur en brûlant , parce qu'elle renferme des boutons ou ajHtu s*tfmreusts; exposée k l'air pendant les pluies, celle qui est émiettée fermente et s'enflamme d'ellemême , et c'est pour cela qu'on ne peut exploiter cette reine pendant l'hiver , puisque la houille ne pourrait se conserver en tas à l'air libre pour la rente, sans accident.

Distance de la douzième è la trei*

„ zième reine • » *

Épaisseur de cette treizième reinej t 7 * a Elle est di risée en trois bancs

par deux lits de pierres, d'un à deux doigts d'épaisseur, et a en dessous enriron un dorai doigt de housge.

Distance de la treizième à la

quatorzième reine.» a »

Épaisseur de cette quatorzième

veine 4 "

Elle est séparée en deux bran»

56 a ches presque égales par un

ii a banc de pierres noires et de

reine mitoyenne ( eu fausse

$6 » reine terreuse . qui n'est ni de

m a rraie houille, ni proprement

p yr.

3it

MINERAUX

exposition. Il prétend, que cet veines sont •u nombre de soixante-une , et que la dernière est à quatre mille cent vingt-cinq pieds

'y^ ^, «FAIM. BIST.

terre» ni rentable pierre, maie

un composé des trois fondues

ensemble), le tout d'an pied

d'épaisseur, et • en dessous

deux on trois doigts d'épaisseur

de houage.

Distance de U quatorzième à la

quinzième veine. »" » 77 m

épaisseur de cette quinzième

. veine 3 3 » a

| Elle est quelquefois séparée en

deux par on lit de pierres et de

matière bitumineuse ; ce qui

n'empêche pas que la veine ne

•oit excellente.

Distance de la quinzième à la

seizième veine 1» » 56 m

Épaisseur de cette seizième reine. 3 » » a Elle est quelquefois d'une seule

pièce, et d'autres fois elle a

trois couches ; alors celle de dessus et celle de dessous sont les

plus épaisses t souvent il y a

un peu de honage, et souvent il

n'y en a point Distance de la seizième à la dix-

septième veine

Épaisseur de cette dix-septième

H y a un lit de deux doigt»

d'épaisseur qui la divise en deux branches ; c'est encore ici une reine d'élite t il y a depuis deux jusqu'à cinq doigts d'épaisseur de honage sous cette

Distance de la dix-septième à la

dix-huitième reine. a » 91 »

Epaisseur de cette dix-huitième reine. s 3 » m

Cette veine est bonne ; elle est tantôt d'une seule pièce, et tentât de deux couches t elle a quelquefois du honage, et d'autres fois elle n'en a point.

Distance de la dix-huitième à la

dix-neuvième veine » » %>j 9

Epaisseur de cette dix-neuvième reine. a 6 » •

Elle a un lit de pierres qui la divise en deux branches ; et ce lit, n'étant que d'un pied en quelques endroits , se trouve de plusieurs pieds d'épaisseur en d'autres x il y a an demi-pied de honage sous la dernière couche du bas ; la veine a quelquefois des pyrites sulfureuses.

Distance de la dix-neuvième à la

vingtième veine m » 4s »

Epaisseur de cette vingtième veine. 3 a m »

Elle est quelquefois d'une seule pièce, et d'autres fois de deux couches qui sont séparées par un doigt de houage.

liégeois de profondeur, tandis que» dans la réalité et de fait , les travaux les plus profonds de la montagne de Saint-Gilles ne

ériTts. bist.

Distance de la vingtième à la

vingt-unième veine » » 98 •

Épaisseur de cette vingt-unième

veine.... • «• . • » a » »

EUe est souvent séparée en

deux couches par un Ut de sept

à huit pouces de roc ; celle de ,

dessus est la plus épaisse, et est •

- quelquefois divisée par doua

doigts de houage.

Distance de la vingt-unième à la

vingt-deuxième veine » a ' 49 a

Épaisseur de cette ringt-deuxième

veine..., • 4 » • •

C'est la meilleure de toutes les

reines ; cependant il s'y trouve

quelquefois des pyrites, mais

aisées à séparer t elle a deux

doigts de houaçe en bas.

Distance de la vingt-deuxième à

la vingt-troisième veine. a » »• »

Épaisseur de cette ringt-troisième

reine 1 7 a •

La houille donne au feu un peu

de mauvaise odeur t die a trois

couches ; celle d'en bas et celle v

d'en haut sont les. pi as épaisses :

il y a un doigt de houage sous

celle du milieu ; la veine contient souvent des pyrites.

Distance de la vingt-troisième à

la vingt-quatrième veine. m » 4a a

Épaisseur de cette vingt-quatrième veine » 7 m »

U y a un demi-pied de houage

en dessous.

Distance de la vingt-quatrième à

la vingt-cinquième veine...... » » 35 »

Épaisseur de cette vingt-cinquième veine...... ta » »

Elle contient beaucoup de pyf rites sulfureuses, et est divisée

en deux couches.

Distance de la ringt-cinquième à

la vingt-sixième veine • m u $4 »

Épaisseur de cette vingt-sixième

veine 3 3 » »

Elle est aussi divisée en deux

couches , et a depuis deux jusqu'à trois pouces de houage au

dessous.

Distance de la vingt-sixième à la

vingt-septième veine » • 4$ a

Épaisseur de cette vingt-septième

veine a 3 » a

Cette veine est bonne et toute

d'une pièce.

Distance de la vingt-septième à

la vingt-huitième veine. , » s> 4* •

Épaisseur de cette vingt-huitième

veine 1 3 m •

Cette veine est bonne et sussi

d'une seule pièce } elle a deux

doigts de houage.

Distance de la vingt-huitième à

DU CHARBON DE TERRE. 3i*

«ont parvenus qu'à la vingt-troisième veine , soixante-treize pieds de Paris de profondeur, laquelle ne se trouve qu'à douze cent quatre- suivant le calcul même des distances rapvingt-buit pieds liégeois, c'est-à-dire à mille portées par cet auteur. Les autres travaux

irkit*. »i»t.

f FA ISS. BIST.

la vingt-aeurième veine » » 98 >•

Épaisseur de cette vingt- neuvième veine S 7 s »

Il x * deux l>ts de pierres qui divisent la veine en trois; l'un

, de ces lits de pierres a trois

; ponces , et l'autre un pied d'épaisseur ; elle est mise au nombre des meilleures veines , et a un pouce de nouage au milieu.

Distance de la vingt-neuvième à la trentième veine s *• »4 *

Épaisseur de cette trentième veine. 3 » » a Elle est divisée en deux couches ; il y a quelquefois du honage » et toujours des pyrites sulfureuses. .

Distance de la trentième à la trente-unième veine a * î 49 »

Épaisseur de cette trente-unième

veine 3 » » •

Il y a deux lits de pierres qui la divisent en trois branches, et qui ont chacun sept à huit pouces d'épaisseur : ces trois branches donnent de la houille qui est peu estimée.

Distance de la, trente-unième à la trente-deuxième veine » » 94 »

Épais*, de cette trente-deuxième 4

veine. 3 a "^ » a

C'est ici une bonne veine divisée en deux couches par une épaisseur de deux doigts de nouage.

Distance entre la trente-deuxième et la trente-troisième reine. ... s » 70 a

Épaisseur de cette trente-troisième veine 4 7 » a

Il y s un 1H de pierres de sept pouces d'épaisseur qui la divise en deux branches à^ peu près égales : la houille de cette veine est on peu moins noire que celle des autres veines; il y a trois doigts de houage au dessous.

Distance entre la trente-troisième et la trente-quatrième veine. .. . » » 4 a »

Épaisseur de cette trente-qna-

trième veine. 1 3 n »

n y a encore ici trois couches de houille , dont la supérieure est la plus épaisse, arec un demi-doigt de houage au dessous*

Distance de la trente-quatrième à la trente-cinquième veine. .... . » » 70 »

Épaisseur de cette trente-cinquième veine 3 7 » m

Cette trente-cinquième veine est bonne; elle a deux doigts de houage au dessous.

Distance de la trente-oinquiètne à la trente-sixième veine. » » 91 »

Lpaisseai de cette trente-sixième

vente 3 a »

H y a deux lits de pierres , chacun de quatre à cinq pouces d'épaisseur , qui séparent la veine en trois branches : cette veine porte sur deux doigts de houage » et renferme quelquefois des pyrites sulfureuses.

Distance de la trente-sixième à

la trente-septième veine » » 35

Épaisseur de cette trente-septième reine. , a f m

11 y a un lit de pierres qui divise la veine en deux branches»

dont la supérieure a un demidoigt de houage : cette veine renferme quelques pyrites. Distance de la trente-septième à

la trente-huitième veine a » at

Épaisseur de cette trente-huitième veine x » a

Souvent cette veine est d'une seule pièce , et souvent elle est divisée en deux couches , dont l'inférieure porte sur une épaisseur de deux doigts de houage.

Distance de la trente-huitième à

la trente-neuvième veine » » 4

Epaisseur de cette trente- neuvième veine. 1 S a

Celle veine a deux couches ;

celle de dessus est la plus

épaisse et porte sur un doigt

de houage.

Distance de la trente-neuvième à

la quarantième veine » a 4*

Épaisseur de cette quarantième

reine » 7 » 1

Distance de la quarantième à la

quarante-unième reine a a 56

Épaisseur de cette quaranteunième veine. a 3 a

Cette veine est composée de

deux couches ; celle de dessous

est la plus épaisse et porte sur

deux doigts de houage.

Distance de la quarante-unième à

la quarante-deuxième veine. . . . » w 4 2 : Épaisseur de cette quarantedeuxième veine. 4 3 m 1

II y a un lit de pierres de deux doigts d'épaisseur qui divise la reine en deux branches; celle de dessus est la plus forte , et celle de dessous a trois doigts de houage.

Distance de la quarante-deuxième à la quarante-troisième reine.. . » » 49 * Épaisseur de cette quarante-troisième reine 1 7 » m

Distance de la quarante-troisième à la quarante-quatrième reine. . a » 67 11 Epaisseur de cette quarante-quatrième veine 3 a a n

Distance de la qaarante-qua-

des environs ne sont pas aussi profonds. M. Genneté a donc eu tort de faire eu tendre que les mines du pays de Liège ont été

SPAXSS. BIST.

trième à la quarante-cinquième veine *

Épaisseur de cette quarante-cinquième reine i

Elle est divisée en deux couches , celle de dessous a deux ' doigts de houage.

Distance de la quarante • cîrt-

,quièmé à là quarante-sixième veine ». a

Épaitsedr dd cette quarantesixième veine , 4

Distance de la quarante-sixième a la quarante-septième veine. ... ; »

Épaisseur de cette quarante-septième veine « s

Elle est composée de deux couches; celle d'en bas a un doigt d'épaisseur de nouage.

Distance de la Quarante-septième à la quarante-huitième veine. . . a

Épaisseur de cette quarante-huitième veine a

Distance de la quarante-huitième à la quarante-nenrième veine. . a

Epaisseur de cette quarante-neuvième Veine. i

Distance de la quarante • neu vièdte à* la cinquantième veine. »

Épaisseur de cette cinquantième veine •

Distance do la cinquantième à la cinquante- unième veine »

Épaisseur de cette cinquanteunième Veiné i

Distance de la cinquante- unième à la cinquante-deuxième veine. »

Épaisseur de celte cinquantedeuxième veine 3

Elle est divisée en deux couche! ; celle de dessous a quatre nouées de houage.

Distance de la cinquante-deuxième à la cinquante • troisième

' veine »

Epaisseur de cette cinquante-troisième veine 4

Il y a un lit de pierres d'un pied d'épaisseur qui divise la

[veine en deux branches; celle d'en bas a un pied 4e houage.

Distance de la cinquante troi- ' aième à la cinquante-quatrième veine - m

Épaisseur de cette cinquante-quatrième veine 3

Elle est difficile à exploiter à cause des pierres qui t'y trouvent mêlées.

Distance de la cinquante-quatrième à la cinquante-cinqaième veine « »

Épaissedr de cette cinquante-cinquième veine S

Cette veine est bonne, facile à

MINÉRAUX/ 1* •' lt

fouillées jusqu'à quatre mille cent vingt-^oj pieds de profondeur; tout ce qu'il auroit pu dire , c'est que si Ton vouloit exploiter par le sommet de la montagne de Saint-Gilles sa soixante-unième veine, il faudrait creuser jusqu'à quatre mille cent vingt-cinq pieds de profondeur perpendiculaire, c'est-à-dire à trois iuille quatre cent trente-huit pieds de Paris, si toutefois cette veine conserve h même courbure qu'il lui suppose. Rejetant donc comme conjecturales et peut-être imaginaires toutes les veines supposées .par

Irais*, snsr.

io5 »

exploiter, avec trois pouces de houage en dessous.

Distance de la cinquante - ein» quième à la cinquante-sixième veine » »• 84 »

Épaisseur de cette cinquante-

t sixième veine. :. t f i i

Elle est divisée en deux couches ; celle de" dessus est la plus épaisse et porte sur un doigt d'épaisseur de houage : il y a ici une faille dont on a déjà parlé, «qui a 4*o pieds d'épaisreur, et qui sépare la ciuquante-sixième '

veine de la cinquante-septième.

Distance de la cinquante- sixième à la cinquante-septième veine . . » » 4>° *

Épaisseur de celte cinquante-septième veine a 7 a *

11 y a un lit de pierres qui , depuis trois pouces, s'élargit jusqu'à ao et ai pieds , et divise ainsi la veine en deux branches.

Distance de la cinquante - reptième a la cinquante • huitième veiue a » ioS a

Épaisseur de cette cinquante-huitième veine 1 • » »

Distance de la cinquante-huitième à la cinquante-neuvième veine. . » » 1*6 »

Épaisseur de cette cinquanteneuvième veine 3 3 » »

Elle est divisée en, deux couches par deux doigts d'épaisseur de nouage» et contient beaucoup

' de pyrites.

Distance * de la cinquante-neuvième à la soixantième veine. . * a i54 *

Épaisseur de cette soixantième veine ta » »

Distance de la soixantième a la soixante unième veine a » xa6 a

Epaisseur de cette soixante-unième ei dernière veine 3 8 a a

Cette veine est d'élite; elle porte sur trois pouces de houage et est divisée en deux couches.

M. Genneté ajoute que le houage ae trouve ton» jours sous les veines on bien entre elles» et ««• toutes celles où il y a de natta espèce de terre sent

Plus faciles a exploiter que les autre* « parce «m on y fait entrer aisément ht* casa* 4e Ué pas» dé tacher la houille et l'enlever par 1

PU CHARBON DE TERRE

3fi

M. Gennélft au delà de la vingt-troisième, qui <est la plus profonde de toutes celles qui ont été fouillées , et n'en comptant en effet que vingt-trois au lieu de soixante-une , on «erra, par la comparaison entre elles de ces veines de charbon , toutes situées les Unes au dessous des autres , que leur épaisseur n'est pas relative à la profondeur où elles çisent ; car dans le nombre des veines supérieures , de celles du milieu et des inférieures , il s'en trouve «jui sont à peu près également épaisses ou minces . sans aucune règle ni aucun rapport avec leur situation ea profondeur.

On verra aussi que l'épaisseur plus ou moins grande des matières étrangères interposées entre les veines de charbon n'influe pas sur leur épaisseur propre.

Il en est encore de même de la bonne ou mauvaise qualité des charbons ; elle n'a nul rapport ici avec les différentes profondeurs d'où on les tire : car ou voit par le tableau que le meilleur charbon de ces vingttrois veines est celui qui s'est trouvé dans les quatrième, septième, dixième, onzième, quinzième, dix-septième, dix-huitième, et vingt-deuxième veines ; en sorte que , dans les veines les plus basses, ainsi que dans celles du milieu , et dans les plus extérieures , il se trouve également du très-bon , du médiocre, et du mauvais charbon. Cela prouve encore que c'est une même matière , amenée et déposée par les mêmes moyens , qui a formé les unes et les autres de ces différentes veines , et qu'un séjour plus ou moins long dans le sein de la terre n'a pas changé leur nature, ni même leur qualité, puisque les |hus profondes et par conséquent les plus anciennement déposées sont absolument de la même essence et qualité que les plus modernes; mais cela n empêche pas qu'ici , comme ailleurs , la partie du milieu «t le fond de la veine ne soient toujours celles où se trouve le meilleur charbon : celui de la partie supérieure est toujours plus maigre et plus léger; et à mesure que les rameaux de ra. veine approchent plus de la surface de la terre, le charbon en est moins compacte, et il paroit avoir été altéré par la stillation des eaux.

Dans ces vingt-trois veines , il y en a huit de très-bon charbon, dix de médiocre qualité , et cinq qui donnent une très-mauvaise odeur par la grande quantité de pyrites qu'elles contiennent ; et comme l'une de ces veines pyriteuses se trouve être la dernière, c'est-à-dire la vingt-troisième, on voit que les pyrites, qui ne se forment ordinairement

qu'à de médiocres profondeurs, m laissent pas de se trouver à plus de douze cent

3uatre-vingts pieds liégeois dans l'intérieur e la terre , ou mille soixante-treize pieds de Paris ; ce qui me démontre qu'elles y ont été déposées en même temps que la matière végétale qui fait le fond de la substance du charbon.

On voit encore, en comparant les épaisseurs de ces différentes veines , qu'elles varient depuis sept pouces jusqu'à cinq pieds et demi , et que celle des lits qui les séparent varie depuis vingt-un pieds jusqu'à quatre-vingt-dix-huit, mais sans aucune proportion ni relation des unes aux autres. Les veines les plus épaisses sont les troisième, quatorzième, dix-neuvième, vingtdeuxième ; et la plus mince est la sixième. Au reste , dans une même montagne , et souvent dans une contrée tout entière , les veines de charbon ne varient pas beaucoup

rr leur épaisseur, et l'on peut juger dès première veine de ce qu'on peut attendre des suivantes; car si cette veine est mince, toutes les autres le seront aussi : au contraire , si la première veine qu'on dééouvr* se trouve épaisse , on peut présumer avec fondement que celles qui sont au dessous ont de même une forte épaisseur.

Dans les différens pays, quoique la direction des veines soit partout assez constante, et toujours du levant au couchant , leur situation varie autant que leur inclinaison. Ou vient de voir que dans celui de Liège elles se trouvent pour ainsi dire à toutes

Srofondeurs. Dans le Hainaut, aux villages 'Anziu , de Fresnes , etc. , elles sont fort inclinées avant d'arriver à leur plateur, et se trouvent à trente ou trente-quatre toises au dessous de la surface du terrain, tandis que dans le Forez elles sont presque horizontales et à fleur de terre , c'est-à-dire à deux ou trois pieds au dessous de sa surrace. Il en est à peu près de même en Bourgogne , à Mont-Cenis, Épinac, etc., où les premières veines ne sont qu'à quelques pieds. Dans le Bourbonnois, à Fins, elles se trouvent à deux, trois, où quatre toises, et sont peu" inclinées , tandis qu'en Anjou , à Saint- George, Ghâtel-Oisou , et Concourson, où elles remontent à la surface , c'est-à-dire à deux , trois, et quatre pieds, elles ont, dans leur commencement , une si forte inclinaison , qu'elles approchent de la perpendiculaire; et ces veines, presque verticales à leur origine, ne font plateur qu'à sept cents pied* de profondeur*

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MINÉRAUX

Nous avon$ dit * que les mines d'ardoise et «elles de charbon de terre avoient bien des rapports entre elles par leur situation et leur forma lion ; ceci nous en fournit une nouvelle preuve de fait , puisqu'en Anjou , où les ardoises sont posées presque perpen diculairement , les charbons se trouvent souvent de même dans celte situation perpendiculaire. Dans l'Albigeois, à Carmeaux, la veine de charbon ne se trouve qu'à deux cents pieds , et elle fait son plate ur à quatre cents pieds.

L'épaisseur des veines est aussi très-différente dans les différens lieux. On vient de voir que toutes celles du pays de Liège sont très-minces, puisque les plus fortes n'ont que cinq pieds et demi d'épaisseur dans la montagne de Saint-Gilles, et sept pieds dans quelques autres contrées de ce même pays. Mais il y a deux manières dont les charbons ont été déposés : la première, en veines étendues snr des terrains en pente , et la seconde-, en masses sur le fond des vallées ; et ces dépôts en masses seront toujours plus épais que les veines en pente. Il y a de .ces masses de charbon qui ont jusqu'à dix toises d'épaisseur. Or, si les veines étoient partout très-minces, on pourroit imaginer, avec M. Genneté, qu'elles ne sont en effet produites que par le suintement des bitumes des grosses couches intermédiaires.

Mais comment concevoir qu'une niasse de dix toises d'épaisseur ait pu se produire par cette voie ? On ne peut donc pas douter que ces masses si épaisses ne soient des dépôts de matière végétale accumulée l'une sur l'autre, quelquefois jusqu'à soixante pieds d'épaisseur.

Quoique les veines soient à peu près parallèles les unes au dessus des autres, cependant il arrive souvent qu'elles s'approchent ou s'éloignent beaucoup, en laissant entre eiles de plus ou moins grandes distances en hauteur; et ces intervalles sont toujours remplis de matières étrangères, dont les épaisseurs sont aussi variables et toujours beaucoup plus fortes que celles des couches de charbon : celles-ci sont en général assez minces, et communément elles sont d'un pied, deux pieds, jusqu'à six ou sept d'épaisseur; celles qui sont beaucoup plus épaisses ne sont pas des couches ou veines qui se prolongent régulièrement , mais plutôt, comme nous venons de l'exposer, des amas ou masses en dépôts qui ne se trouvent que dans quelques endroits , et dont l'étendue n'est pas considérable.

». JÉptques de la Nature.

Les mines de charbon Jes plus profondes que l'on connoïssé en Europe sont celles du comté de Narour, qu'on assure être fouillées jusqu'à deux mille quatre eents pieds du pays, ce qui revient à peu près à deux mîDe pieds de France; celles de liège, où l'on est descendu à mille soixante-treize pieds : celle de Whitehaven, près de Moresby, qui passe pour être la plus profonde de toute la Grande-Bretagne , n'a que cent trente brasses , c'est-à-dire six cent quatre-vingt-treize de nos pieds ; on y compte vingt couches ou veines de charbon les unes au dessous des autres.

Dans toutes les mines de charbon, et dans quelque pays que ce soit, les surfaces du banc de charbon par lesquelles il est appliqué au toit et au sol sont fisses , luisantes et polies , et on trouve souvent de petits lits durs et pierreux dans la veine même du charbon, lesquels la traversent et la suivent horizontalement. Le cours des veines est aussi assez fréquemment gêné ou interrompu par des bancs de pierre qu'on appelle des creins : ils n'ont ordinairement que peu d'étendue ; mais ils sont souvent d'une matière si dure , qu'ils résistent à tous les instrumens. Ces creins partent du toit ou du sol delà veine, et quelquefois de tous les deux ; ils sont de la même "nature que le banc inférieur ou supérieur auquel ils sont attachés. Les failles dont nous avons parlé sont d'une étendue bien plus considérable que les creins , et souvent elles terminent la veine, ou du moins l'interrompent entièrement et dans une grande longueur ; elles partent de la plus grande profondeur, traversent toutes les veines et autres matières intermédiaires , et montent quelquefois jusqu'à la surface du terrain. Dans le pays de Liège elles ont pour la plupart quinze ou vingt toises d'épaisseur, sans aucune direction ni inclinaison réglées ; il y en a de verticales, d'obliques, et d'horizontales en tous sens : elles ne sont pas de la même substance dans toute leur étendue; ce ne sont que d'énormes fragmens de schiste , de roche, de grès, ou d'autres matières pierreuses superposées irrégulièrement, qui semblent s'être éboulées dans les vides dt la terre.

Les schistes qui couvrent et enveloppent les veines sont souvent mêlés de terre limoneuse, et presque toujours imprégnés de bitume et de matières pyriteuses ; ils contiennent aussi des parties ferrugineuses , et deviennent rouges par l'action du feu : plu» sieurs de ces schistes sont combustibles. On

DU CHAÉBOU

••des exemples de bonnes veines de charbon oui se sont trouvées au dessous d'une mine de fer, et dans lesquelles le schiste qui sert de toit au charbon est plus ferrugineux que les autres schistes ; il y en a qui sont presque entièrement pyriteux, et les charbous au ils recouvrent ont un enduit doré et varié d'autres couleurs luisantes. Ces charbons pyriteux conservent même ces couleurs après avoir subi l'action du feu : mais ils les perdent bientôt s'ils demeurent exposés aux injures de l'air ; car il n'y a pas de soufre en nature dans les charbons de terre, mais feulement de la pyrite plus ou moins décomposée ; et comme le fer est bien plus abondant que le cuivre dans le sein de la terre , la quantité des pyrites ferrugineuses ou martiales étant beaucoup plus grande que celle des pyrites cuivreuses, presque toutes les reines de charbon sont mêlées de pyrites martiales , et ce n'est qu'en très-peu d'endroits où il s'en trouve de mélangées avec les pyrites cuivreuses.

Lors donc qu'il se trouve du soufre en lature dans quelques mines de charbon, comme dans celle de Whiiehaven en Angleterre , où le schiste qui fait l'enveloppe de la veine de charbon est entièrement incrusté de soufre, cet effet ne provient que du feu accidentel qui s'est allumé dans ces mines par l'effervescence des pyrites et l'inflammation de leurs vapeurs. Les mines de charbon dans lesquelles il ne s'est fait aucun incendie ne contiennent point de soufre naturel, quoique presque toutes soient mêlées d'une plus ou moins grande quantité de parties pyriteuses.

i Ces Charbons pyriteux sont donc imprégnés de l'acide vitriolique et des terres minérales et végétales qui servent de base à l'acide pour la composition de la pyrke. Ces charbons se décomposent à l'air, et trèslouvent il se produit à leur surface des filets d'alun par leur efflorescence ; par exemple, les eaux qui sortent des mines de Mont-Cenis en Bourgogne sont très-alumineuscs , et il n'est pas même rare de trouver des terres alumineuses près des charbons de terre. On tire aussi quelquefois de l'alun de la substance même du charbon; on en a des exemples dans la mine de Laval en France , dans celle de Nordhausen en Allemagne, et dans celle du pays de Liège, où M. Morand a trouvé une grande quantité d'alun formé en cristaux sur les* pierres schisteuses du toit des veines de charbon. « Le territoire de ce pays, dit-il, ouvert pour les mines de houille, l'est également pour des terres

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