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Sur l'accroissement successif des enfants.
Voici la table de l'accroissement successif d'un jeune homme de la plus belle venue , né le 11 avril 1759, et qui avait,
Pi. po. lig.
Au moment de sa naissance. . ... . . .. 107210 A six mois, c'est-à-dire le 41 octobre suivant NT entr 6. ESS PRO 2. 0 0
Ainsi son accroissement depuis la naissance dans les premiers six mois a élé de cinq pouces.
A un an, c’est-à-dire le 41 avril 1760, ilavait
Ainsi son accroissement pendant ce second semestre a été de trois pouces.
A dix-huit mois, c'est-à-dire le 11 octobre 00 ENS Re re Oo uen 620
Ainsi il avait augmenté dans le troisième semestre de trois pouces.
A deux ans, c'est-à-dire le 11 avril 1761 ,1l AA NS PU EN NT 2 OS
Et par conséquent il a augmenté dans le quatrième semestre de trois pouces trois lignes.
A deux ass et demi, c'est-à-dire le 1f octobre BTOC ANA NE SE SRI NAN OUSS
Ainsi il n’a augmenté dans ce cinquième semestre que d'un pouce et une demi-ligne.
A trois ans, c'est à-dire le 11 avril M il Gi (tonton dog tai oiaiot t :
Il avait par conséquent augmenté dans ce sixième semestre de deux pouces deux lignes el demie.
À {rois ans et demi, c’est-à-dire le {{ octo- DrotiO2ilavni EME ane EL LA QU
El par conséquent il n'avait augmenté dans ce septième semestre que de sept lignes.
A quatre ans, c'est-à-dire le {1 avril 1765, il ANAL ne ace AM PE LE
Il avait dons augmenté dans ce huitième semestre d'ua pouce neuf lignes et demie.
A quatre ans sept mois, c'est-à-dire le 41 novembre 1765, ilavait. .......... 5 4 5
Et avait augmenté dans ces sept mois d'un pouce sept lignes.
A cinq ans, c'est-à-dire le 11 avril 1764, il avait... se...
Il avait donc augmenté dans ces cinq mois de neuf lignes et demie.
A cinq ans sept mois, c'est-à-dire le 14 novembre 1764, il avait-. . . . ,...... 5 6 8
Il avait donc augmenté dans ces sept mois d'ua pouce cinq lignes.
A six ans, c'est-à-dire le 21 avril 1765,ilavait 5
J1 a augmenté dans ces cinq mois de dix lignes et demie.
A six aps six mo's dix-neuf jours, c'est-à-dire le 50 octobre 1765, ilavait. . ...... 5 9 5
Et par conséquent il avait grandi Gans ces six mois dix-neuf jours d'un pouce dix lignes et demie.
A sept ans, c'est-à-dire le {4 avril 1766, il
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EI dr a io Ro MPNGIOR 1 c Il n'avait par conséquent grandi dans ces cinq mois onze jours que de six lignes.
A sept ans trois mois, c'est-à-dire le 11 juil- JELATOUS A AVAIL TS = Le 'e . = - als Pine Ainsi dans ces trois mois il a grandi d’un pouce,
A septans et demi, c'est-à-dire le 11 octobre 1166,il avait. <. .... ren.
Ainsi dans ces trois mois il a grandi de huit lignes.
À huit ans, c’est-à-dire le 11 avril 1767, il avait. Je MN. dede
Et par conséquent il n'a grandi dans ces six mois que de neuf lignes.
A huit ans et demi, c'est-à-dire le 11 octobre AIG AT TS 00 PERTE ER
Et par conséquent il avait grandi dans ces six mois d'un pouce trois lignes et demie.
A neuf aus, c'est-à-dire le 41 avril 1768, il AVAL TS soie te 2 5 se eee e eee
Et par conséquent dans ces six moisil a grandi d'un pouce.
A neuf ans sept mois douze jours, c'est-à-dire le 25 novembre 1768, ilavait . . . . . . .
Et par conséquent il avait augmenté dans ces sept moïs douze jours d'un pouce deux lignes.
A dix ans, c'est-à-dire le 141 avril 1769, il AVI sue ere die te elle Lie ie rene
Il avait donc grandi dans ces quatre mois dixhuit jours de huit lignes.
A onze ans et demi, c'est-à-dire le 11 octobre 4770, Laval. à JAMIE
Et par conséquent il a grandi dans dix-huit ois de deux pouces cinq lignes et demie.
A douze ans, c'est-à-dire le {1 avril 4771 , il Filet et eo: 2...
Et par conséquent iln'a grandi dans ces six mois que de six lignes.
A douze ans huit mois, c'est-à-dire le 411 dé-.
cembre 1771, il avait. . . . . . . . , .
Et par conséquent il a grandi dans ces huit.
mois d’un pouce six lignes.
A treize ans, c’est-à-dire le 11 avril 4772, il avait: . « ce ete RIRE
Ainsi dans ces quatre mois il a grandi de cinq lignes et demie.
A treize ans et demi, c’est-à-dire le 11 octobre1712;1lavait 6 mere
Il avait donc grandi dans ces six mois d’un pouce deux lignes et demie.
A quatorze ans, c'est-à-dire le 11 avril 1775, AAVAIES (Un etats OMOMCAUE 550 ef Luc
Il avait ae grandi dans ces six mois d'un pouce sept lignes.
A quatorze ans six mois dix Jours, c'est-à-dire Je 21 octobre 1775, il avait. . . . . . .
Et par conséquent il a grandi dans ces six mois dix jours de deux pouces quatre lignes.
A quinze ans deux jours, c’est-à-dire le 13 ayril 1774, il avait, . . . .. ce
Il a donc grandi dans ces cinq mois dix-huit jours de deux pouces deux lignes.
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A quinse ans sfx mois buft jours, c'est-à-dire le 19 octobre 1774, il avait... ..... 5 5 7 Il n'a done grandi dans ces six mois six jours que de onze lignes.
A seize ans trois mois huit jours, c'es!-à-dire le 49 juillet 1774, il avait . . . .... .. 5 7 +# Il a done grandi dans ces neuf mois d'un pouce cinq lignes et demie.
A seize ans six mois six jours, c'est-à-dire le {octobre 1775, il avait. . . . . . . . .. ST Il a donc grandi dans ces deux mois vingthuit jours de huit lignes et demie.
A dix-sept ans deux jours , c'est-à-dire le 15 NE a rail nn use se D Il u'&vait done grandi dans ces six mois deux jours que de cinq lignes.
A dix-sept ans un mois neuf jours, c'est-àdire le 20 mai 1776, il avait. . . ..... 5 8 57 11 avait donc grandi dans un mois sept jours de trois lignes trois quarts.
A dix-sept ans cinq mois cinq jours , c'est-àdire le 16 septembre 1776, il avait . . .. 3 Il avait done grandi dans ces trois mois vingtsix jours de quatre lignes un quart.
À dix-sept ans sept mois et quatre jours, c'està-dire le 11 novembre 1776, il avait . .. 5 9 0 Toujours mesuré pieds nus et de la même manière, etiln'a par conséquent grandi dans ces deux derniers mois que d’une ligne et demie.
Depuis ce temps, c'est-à-dire depuis quatre mois et demi , la talle de ce grand jeune homme est, pour ainsi dire, stationnaire, et M. son père a remarqué que pour peu qu'il ait voyagé, couru , dansé la veille du jour où l’on prend sa mesure, il est au-dessous des neuf pouces le lendemain matin; cette mesure se prend toujours avec la même toise, la même équerre et par la même personne. Le 50 janvier dernier, après avoir passé toute la nuit au bal, il avait perdu dix-huit bonnes lignes; il n'avait dans ce moment que cinq pieds sept pouces six lignes faibles ; diminution bien considérable, que néanmoins vingt-quatre heures de repos ont rétablie.
Il parait, en comparant l'accroissement pendant les semestres d'été à celui des semestres d'hiver, que jusqu'à l'âge de cinq ans, la somme moyenne de l'accroissement pendant l'hiver est égale à la somme de l'accroissement pendant l'été.
Mais en comparant l'accroissement pendant les semestres d'été à l'accroissement des semestres d'hiver, depuis l'âge de cinq ans jusqu'à dix , on trouve une tres-grande différence, car la somme moyenne des accroissements pendant l'été est de sept pouces une ligne, tandis que la
somme des accroissements pendant l'hiver n'est que de quatre pouces une ligne et demie.
Et lorsque l’on compare , dans les années suivantes, l'accroissement pendant l'hiver à celui de l'été, la différence devient moins grande; mais il me semble néanmoins qu'on peut conclure de cette observation, que l'accroissement du corps est bien plus prompt en été qu'en hiver, et que la chaleur, qui agit généralement sur le développement de tous les êtres organisés, influe considérablement sur l'accroissement du corps humain. Il serait à desirer que plusieurs personnes prissent la peine de faire une Table pareille à celle-ci sur l'accroissement de quelques-uns de leurs enfants. On en pourrait déduire des conséquences que je ne crois pas devoir hasarder d'après ce seul exemple; il m'a été fourni par M. Gueneau de Montbeillard, qui s’est donné le plaisir de prendre toutes ces mesures sur son fils.
On a vu des exemples d'un accroissement très-prompt dans quelques individus; l’histoire de l’Académie fait mention d’un enfant des environs de Falaise en Normandie, qui, n'étant pas plus gros ni plus grand qu'un enfant ordinaire en naissant, avait grandi d’un demi-pied chaque année, jusqu’à l'âge de quatre ans où il était parvenu à trois pieds et demi de hauteur; et dans les trois années suivantes, il avait encore grandi de quatorze pouces quatrelignes ; ensorte qu'il avait, à l’âge de sept ans, quatre pieds huit pouces quatre lignes étant sans souliers !. Mais cet accroissement si prompt dans le premier âge de cet enfant s’est ensuite ralenti; car, dans les trois années suivantes, il n’a cru que de trois pouces deux lignes; en sorte qu'à l’âge de dix ans, il n'avait que quatre pieds onze pouces six lignes, et dans les deux années suivantes, il n’a cru que d'un pouce de plus; en sorte qu’à douze , il avait en tout cinq pieds six lignes. Mais comme ce grand enfant était en même temps d'une force extraordinaire, et qu'il avait des signes de puberté dès l'âge de cinq à six ans, on pourrait présumer qu'ayant abusé des forces prématurées de son tempérament, son accroissements'était ralenti par cette cause?,
Un autre exemple d’un très-prompt accroissement est celui d’un enfant né en Angleterre, et dont il est parlé dans les Transactions philosophiques, n° 475, art. Il.
+ Hist. de l'académie des Sciences, année 1756, p. 85. “1bid., année1741, page 21
Cetenfant , âgé de deux ans st dix mois, avait trois pieds huit pouces et demi.
A trois ans un mois, c'est-à-dire trois mois après, il avait trois pieds onze pouces.
Il pesait alors quatre stones, c'est-à-dire 56 livres.
Le père et la mère étaient de taille commune, et l'enfant, quandil vint au monde, n'avait rien d'extraordinaire , seulement les parties de la génération étaient d'une grandeur remarquable.
A trois ans, la verge en repos avait trois pouces de iongueur , et en action quatre pouces trois dixièmes, et toutes les parties de la génération étaient accompagnées d’un poil épais et frisé.
À cet âge de trois ans, il avait-la voix mâle, l'intelligence d’un enfant de cinq à six ans, et il battait et terrassait ceux de neuf ou dix ans.
J1 eût été à desirer qu'on eût suivi plus loin l'accroissement de cet enfant si précoce; mais je n'ai rien trouvé de plus à ce sujet dans jes Transactions philosophiques.
Pline parle d’un enfant de deux ans qui avait trois coudées , c'est-à-dire quatre pieds et denii ; cet enfant marchait lentement, il était encore sans raison , quoiqu'il fût déjà pubère, avec une voix mâle et forte; il mourut tout à coup à l'âge de trois ans par une contraction convulsive de tous ses membres. Pline ajoute avoir vu luimême un accroissement à peu près pareil dans le fils de Corneille Tacite, chevalier romain, à l'exception de la puberté qui lui manquait; et il semble que ces individus précoces fussent plus communs autrefois qu'ils ne le sont aujourd'hui; car Pline dit expressément que les Grecs les appelaient Æctrapelos ; mais qu'ils n'ont point de nom dans la langue latine. Pline, lib. VIT, cap. 16.