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n'ayant point encore l’idée du temps etne pou-
vant le mesurer ; mon réveil ne fut qu’une se- « conde naissance, et je sentis seulement que « j'avais cessé d’être.
« Cet anéantissement que je venais d’éprou- « ver me donna quelque idée de crainte, et me « fitsentir que je ne devais pas exister toujours.
« J’eus une autre inquiétude; je ne savais si « je n'avais pas laissé dans le sommeil quelque « partie de mon être; j'essayai mes sens, je chera chai à me reconnaitre.
« Mais tandis que je parcourais des yeux les « bornes de mon corps, pourm'assurer que mon « existence m'était demeurée tout entière, « quelle fut ma surprise de voir à mes côtés une forme semblable à la mienne ! je la pris pour, un autre moi-même; loin d’avoir rien perdu
HISTOIRE NATURELLE « pendant que j'avais cessé d'être, je crusm'être
« doublé. » pi ie
« Je portai ma Main sur ce nouvel être : quel saisissement! ce n’était pas moi, mais c'était plus que moi, mieux que moi; je eus que mon existence allait changerde lieu.et passer tout entière à cette seconde moïitié de moi-même.
« Je lasentis s'animersous ma main, je la vis prendre de la pensée dans mes yeux ; les sièns fivent couler dans mes veines une nouvelle source de vie : j'aurais voulu lui donner tout mon être ; cette volonté vive acheya mon existence, je SAR LR naitre un sixième se
« Dans cet instant l’astre du jour Sur de de sa course éteignit son fahbéan Ne l'aper us à peine que je perdais le séns de la vus, j'es tais trop pour craindre de cesse d'être, “à ce fut Yainement que l'obscurité 6 où je me !
vais merappela l'idée de mon préfléeia.
meil. » # e