PARTIE EXPIRINENTALI
de nDg/L*qBM[t mgieê on cACés qu'airokiit les petits nànàn^ ce goi €sl eil efiet la flgoire la plot ayauUgeme. Ainn oa m peut pas douter que ces miroirs n'aient été inventés et exécu* tés aiÉref(HS, et le témoigopge de Zonans, ao^jet de Prodos, n'est pas suspect; Prodns s'en servit, dit-il , au siégt de Gon^ stantinople, Tan &14, et il brftia la flotte de Vitalien. » Et mtaie ce^oe Zonms qoote me parott une espèce de preirre qo'Âr* cUnède étott le.pranier inventeor de ces miroirs; car il dit précisément que cette découv«rte âoit ancienne, et que l'hisr' tOTÎea Dion en attribne Tboimenr à ArcUmède, qui la fit et s'en serôt contre les Romains au siège de Syracuse. lies Uvrei de Dîon 06 îlest parié du siège de Syracuse ne sont pas par^ venus jnsqn'à nous; mais il y a grande appar^icé qu'ils existoBSBt encore du tempsdeZonaras, et que, sans cela, il ne les eftt pas cités comme il l'a hîL Ainsi , toutes les probabilités de part et d'autre étant évaluées, il reste une fbrte présomption qn'Arelûmède avoit en effet inventé ces miroirs , a qu'il s'en étmt servi contre les Romains. Feu M. Melot, que j'ai cité dans mon mémoire, et qui avmt foit des recherches particulières et très cauctes sur ce jpjet, étoit de cè sâitiment, et il penaoit qu'Archimèd^avoit en effèt brûlé les vaisseaux une dîstance médiocre, et^ comme dit Tzetzès, à ta portée du trait. J'ai évahié ta portée du trait à cent cinquante pieds, d'après ce que m'en ont dit des savants très versés dans ta connoissance des usages anciens : ils m'ont assuré que tontes les foia qu'il est question , dans les auteurs, de ta pwtée du trait , on doit entendre ta distance à laqueltalin irânune lançoit à ta main un mit ou un javelot; et, si cela est, je crois avoir donné â cette distance toute l'étendue qu'elle peut comporter.
J'ajouterai qu'il n'est question dans aucun auteur ancien d'une plus grande distance, comme de trois stades, et j'ai déjà dit que l'auteur qu'on m'avoit cité, Diodore de Sicile, n'en parle pas, non plus que du siège de Syracuse, et que ce qui nons^este de cet auteur finit à ta guerre dlpsiis-et d'Antigo^ nos, environ soixante ans avant le siège de Syracuse. Ainsi on ne peut pas excuser Descartes en supposant qu'il a cru que ta
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cUstance à laquelle on a prétendu qu'Archimède aYOÎt, brûlé étoit très grande, comme par exemple de trois stades, puisque cela n'est dît dans aucun auteur ancien, et qu'au contraire il est dit dans Tzetzès que cette distance n'étoit que de la portée du trait; mais je suis convaincu que c'est cette même distance que Descartes a regardée comme fort grande, et qu'il étoit persuadé qu^il n'^toit pas possible de faire des miroirs pour brûler à cent dnquante'pieds ; qu'enfin c^est pour cette raison qu'il a traité ceux d'Archimède de fabuleux.
Au reste, les effets du miroir que j'ai construit ne doirent être regardés que comme des essais sur lesquels, à la vérité, on peut statuer, toutes les proportions gardées, mais quVin œ doit pas considérer comme les plus grands effets possibles; car je suis convaincu que $\ on vouloit faire un miroir semblable, avec toutes les attentions nécessaires, il produiroit plus du double de l'effet. La première attention serait de prendre des glaces ^e figure hexagone , ou même de vingt-quatre c6tés, au Jieu de les prendre barlongucs, comme celles que j'ai employées, et cela, afin d'avoir des figures qui pussent s'ajuster ensemble sans laisser de gran^p intervalles, et qui approchassent en même temps de la figure drciilaire. La seconde seroit de faire polir, ces. glaces jusqu'au dernier degré par un lunetier, au lieu de les employer^lles qu'eUes sortent de la manufacture , où le poliment se faisant par une portion de cercle , les glaces sont toujours un peu concaves et irrégulières. La troisième attention seroit de choisir, parmi un grand nombre de glaces , ceHes qui donneroient à une grande distance une image plus vive et mieux terminée, ce qui est extrêmement important , et au point qu'il y a dans mon miroir des glaces qui font seules trois fois plus d'effet que d'autres à une grande dislance, quoiqu'â une petite distance, comme de vingt ou vingt-cinq pieds, l'effet en paroisse absolument le même. Quatrièmement, il faudroit des glaces d'un denM-|Hed tout au plus de surface pour brûler à cent cinquante ou deux cents pieds, et d'un pied de surface pour brûler à trois ou quatre cents pieds.. Cinquièmement, il faudroit les