PARTIE EXPifilMENTALE. iV
dril » tVMMr à raplonA da G»tK da goettla^ nière le vent drarie à pea prèi également dans toute la mité du fourneap, et la miiie.de8eflBd,pour aiori dire, à plond), et ne s-attacfa&que ^*i8 i^arement et.en petite quantité aux paro» du fourneaux dè$-lai:8 il s'ai brûle très peu, et ron évite les embarras qui se forment souvent par eette miné attachée, et les boaillounen^eots qui aniveat dans le eveuset lorsqu'elle vient à se détacher et y tomber en masse. Mais je^nvoie les détails de la construction et de la conduite des fourneaux à ui|l autre jnémoire , parce que ce siyet exigé une très longue dis^ cusdon. Je pense que j'en ai dit assex pour/|ue les maîtres de forges puissent m'entendre, et changer ou perfectionner leurs méthodes d'après la mienne. J*2ûouteraî seulement que par les moyens que je v|ens d'indiquér, et en ne pressant pas le fou , en ne cfierchant point à accélérer les coulées, en n'augmen • tant de mine qu'avec précaution,^ en se tenant toujoui^s au* dessous de la quantité qu'on poùrroit charger, on sera sAr d'à voir de très boi^le fonte grise, ^ont oi^ tirera d'excelleut fer et qui sera toujours de même qualité, de quelque mine qu'il provienne. Je puis l'assurer de toutes mines en grains, puisque j'ai sur cela l'expérience la plus tdnsfanteet Jes foits les plus réitéré. Mes fors, depuis cinq ans, n'ont jamab varié pour la qualité, et néanmoins j'ai employé sept espaces dé mines difFérentes : mais je n'ai garde d assurer de même que les mines de for en roche donneroieut , comme cdles en grains, du fer de même qualité; car celles qui contiennent du cuivre ne peuvent guère produire que du fer aigre et cassant, de quelque manière qu'on voulût le8traiter>, parcequ'il est comme impossible de les purger de ce métal, dont le moindre mélange gâte beaucoup la qualité du fer. Celles qui contiennent des pyrites et beaucoup de soufre demanderoient à être traitées dans de petits fourpeaux presque ouverts^ ou à la manière des forges des Pyrénées ; mais comme toutes les mines en grains, du moins toutes celles que j'0 eu occasion: d'examiner (et j'en ai vu beaucoup, m'en étant procuré d'un grand nombre d'endroits), ne contiennent ni cuivre ni so^fréron
14B MINÉRAUX. INTBODOCTION.
sera certain d'avoir da très txra fèr, et de la même qualité, eo iMiivatit les procédés que je Viens d^indiqner ; et comme ces minés en grains sont, pour ainsi dire, les seules que Ton exploite en France , et qu*à Fexception dés provinces du Daupbiné, de Bretagne, du Roussillon, du pays dé Foii, etc., oA Ton se sert de mines en rocbe, presque toutes nos autres provinces n'ont que des mines en grains , les procédés que je viens de donner pour le traitement de ces mines en grains seront plus généralement util^ au royaume que les manières particulières de traiter les mines en roche, dont d'ailleurs on peut èinstruire dans Swedenborg et dans quelques autres auteurs.
Ces procédés, que tous les gens qui connoissent les foi^ peuvent entendre aisément, se réduisent à séparer d'abord, autant qu'il sera possible, toutes les matières étrangères qui se trouvent mêlées avec la mine; si Ton pouvoit en avoir le grain pur et sans aucuii itiélange , tous les fèrs , dans tous pays , seroient exactement de la même qualité : je me suis assuré, par un grand nombre d'essais, que toutes les mines «n grains, ou plutôt que tous les grains des différentes mines, sont à très peu près de la même substance. Le fer est un dans la nature, comme l'or et tous les autres métaux; et, dans les mines en grains, les différences qu'on y trouve ne viennent pas de la matière qui compose le grain, mais de celles qui se trouvent mêlées avec les grains , et que Ton n'en séparé pas avant de les faire fbndre. La seule différence que j'ai observée entre les grains des différente^ mines que j'ai fàit trier un à un pour faire mes essais, c'est que les plus petits sont ceux qui ont b plus grande pesanteur spécifique, et par conséquent ceûx qui^ sous le même volume, contiennent le plus de fer : il y a communément une petite cavité au centre de chaque graiti; plus ils sont gros, plus ce vide est grand; Us n'augmentent pas comme le volume seulement, mais en bien plus grande proportion; en sorte que les plus gros grains sont a peu près comme les géodfss ou pierres d aigle , qui sont elles-mêmes de gros grains de mines de fer, dont la cavité intérieure e^t très grande. Ainsi les mines en grains très menus sont ordinailre-
PAftTiK IXPiRlIlIOrTALI. m Mt kê pta lidKt; M ai tiré jusqu'à 49 et £0 par 10^^. fer en opcoie^ et je toit persuadé que si je ief avois épurées ea entier, j'aoroîs d>teDu plus de 60 par 100; car il y restait environ m ciaquième de 8iri>le ^itrescible aij»si groè et à peu, près ami pésaot que 1^ grain^etque je B*âyQis.pn séparer ; ce xinquièiiie déduit sur 100^ reste 80, doiit^ ayant tiré 50, oti auroit par conséqueat obtenu 60 On demandera peut-être coDuneot je pouvois m'assurer qu'il ne restoit qu'un cinquième de mati^ hétérogènes dans la mine, et comment il faut fiaire. en général pour recranpttre cette quantité : cela n'est point du tout difficile; il suffit de peser exactement une demi-livre de la mine, la livrer ensuite à une petite personne attenjtive, ODce par once, et (ui en faire triertous lesgrains un à un; ils sontloujours très reconnoissables par leur luisant métallique; et lorsqu'on les a tous triés, on pèse les gi;ains d'un côté^ et les sablons de Faotre, pour reconnottre la proportbn de leurs quantités.
. Les métallurgistes qui ont parlé des mines de fer en roahe ^sent qu'il y en a quelques-unes dç si riçhes, qu'elles donnent 70 et même 76 et davantage de fer en gueuse par 100 : cela semble prouver c^ue ces mines en roches sont en effet plus abondantes en fer que les mines en grains. Cependant j'ai quelque peine à le croire ; et ayant consulté les Mémoires de fea M. Jars, qui a fait en Suède des observations ei^ctes sur les mines^ j'ai vu que, selon lui, les pins riches ne donnent que 50 pour 100 de fonte, en g^ieuse. J ai fait venir de^ échantillons de plusieurs naines de Suède, de celles des Pyré-r néea, et de celles d'Allevard en Dauphiné , que M. le comte de Baral a bien voulu me procurer, enm'envoyaot la note ci^ jointe^; et les ayant comparées à la balance hydrostatique
* • La terre d*Alieyar4 est composée du bourg d'Allevard et de cinq paroinet, dans leimiieUei il peut y avoir près de si^ mille personnes toutes oocopées, loit i Texploitatioa des mines, soit â cooTertir les bois cq. char* boa, et aux travaux, des fourneaux, forges èt martinets. \jà hauteur des montagnes e^t pleine de rameaux de mines de fer; et elles y sont si abondantes, qu'elles fôumissent des mines à toute la province de Dauphiné. Les quaUtéseu sont si fines et si pmres, qu'elles ont toujours été absolument né-
M UintKXVX. ICiTRODUCmK.
avec DOS mnes en gnAo^, ellesise^ont, à la véiité, tromFéflt plus pesiticea : mais cette épreuve D'est pas cooehmtc, h cause de la cavité qui «e trouve dans^ chaque grain^ Doa mîDes, doot oi^ ue peut pas^timer an juste, ni aièaie k peu près , le ^rapport avec lé volume total du graîD. Et Vépreuvé chimique que M. Sage a feite, â ma prière, d'uD uiorceau de miiie de fèr cubique, semblable à celui de ^bérié, que mes tireurs de mine ODt trouvé dans le teititoire de Mootbard, semble confirmeir moq opinion , M. Sage.n'en ayant tiré que 8b pour 100'; cette mine est toute différente de nos mines grains , le fer y étant contenu en masses de figure cubique , au Heu que tous nos grains sont toujours plus ou moins arrondis, et que, quand ila ferment une masse, ils ne sont, pour ainsi dire, qu'agglutinés par un ciment térreux facile kdvisèr; au lieu que dans cette mine ciAtque, ainsi^que dans toutes les autres vraies mines en roche, le fer est intimement uni avec les autres matières qui composent leur masse. J*aurois bi^
cetniret pour la fobrique royale de canons de Saint-GerTaM, d'où Van yàoA les chercher à grands frais; ces mines sont toutes répandues dans le coeur des roches, où eUes forment des rameaux, et dans lesquelles elles se renouvellent par une Tégétation continuelle.
«Le fourneau est situé dan% le centre des boit et des mines : c'est Teau qu^ souffle le feu, et les courants d'eau sont immenses, il n'y a par conséquent aucun soufflet; mais l'eau tombe dans des arbres creusés dans de grands tonneaux, y attine une quantité d'air immense, qui Ta par un oonduk soofiler le foùmeau ; l'eau , plus pesante , «'enfuit par d'autres conduits. >
' Cette mine est brune, fait feu ayec le briquet, et est minéralisée par radde marin : on remarque dans sa fracture de petits points brillants de pyrites martiales; dans les fentes, on trouve des cubes de fer de deux lignes de dianiëtre, dont les surfaces sont striées ; les stries sdht opposées suivant fes faM^es. Ce caractère se remarc^e dans les mines de fer de Sibérie : cette mine est absolument semblable i oeUes de ee pays parla couleur/ la oonflfuration des cristaux et les miàéralisations ; elle en diffère en ce qu'elle ne contient point d'or.
Par la distUlation au fcmmeau de réverbère j'ai retiré de 600 grains de cette mfne vhigt gouttes d'eau insipi^ et très claire : j'avois endqit d'huile deluirtre par défoillano^le récipient, que j'avois adapté à la cornue; la <fistiltalioù finie , jè l'ai trouvé obscurci par. des crisUux cubiques de sel fébrifuge de Sylvius.
Le résidu de la distillation étoit d'un rouge pourpre, et avoit diminoé de lOlivres par quintal.
J'ai tetiré de cette mine 52 Dvres de fer par quintal ; il étoit très ductile.