‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 4)Chapitre 50 sur 103 · PARTIE. EXFfiRIM&lJITALE. y m · texte numérisé non relu

PARTIE. EXFfiRIM&lJITALE. y m

4«HMrerépraive€npMd^ cette im^ maUon tt'en» tfoaYt que quelques p^t$ morcmi dispersés çi et éÊm tes fiMÎUeflides tatresflûiies, et Û m'a été impossible d'ea ftateniblarMmpoBrenfiiireresiaid^ ,

Les esnîs en gran^ des distraites oûiies defà* soot plus dMciles,^ demandent plus. d'attentkHi qu*oa ne rima(pneroîL Loraqu^mi vent fimdre ime nouvelle mîne , et en comparer an juste te produit avec ceint des mines dont on uspit^précé^ ^temment, il £ant prendre te temps où tefoumeau.esten piein «icrcice,* et s'il consomme dix mesures de mine par diaitïe « ae lui en donner <|ue fept on hmt de la nouvelte minc^ : il m'est arrÎTé d'avoir fort endMirratté mon fourneau, faute d'avoif pria cette précaution, parce qu'une mine dont on n'a point encore usé peut eiiger plus de charbon qu'une autrç , ou plus ou moins de vent^ph» ou moins de castine, et t^ponr ne rien risquer , il fM, commencer par une moindre quantité, et char«* fSn MBSÎ jusqu'à la première eouléè. Le produit de cette pre-» mière codée est une fonte mélangée environ par mmtié de la mine ancienne et de la nouvelte ; et ce n'est qu'A la seconde, et quelquefois même à la troisième coulée, que l'on a sans mélange la fonte produite par la nouvelte mii^e. Si ta fosion s*en foit avec roccès ,c^est-â'diresans embarrasser le fourneau , 'et si les diarges descendent promptement, on augmentera ta quantité de mine par deminnesure, non pas de charge en charge, mab seulëment de coulée en coulée, jOsqu'à ce qu*on parvtenne an point d'en mettre la plus grande quantité qu'on puisse eniplojrec sans gâter sa fonte. C'est ici te point essentiel , et auquel tousses gens de cet art manquent fait raison d'intérêt : comme ils ne cheMhent qu'à (aire ' la plus grande quantité de fonte sans trop se soucier de la qualité, qu'ils paient même leur fondeur au millier, et qu'ils en sont d'autant plus contents que cet ouvrier coule plus de fonte toutes tes vingtquatre heures , ils ont coutume de foire charger leur fourneau d'aut»tf dè mine qu'il peut en supporter sai» s'obstruer; et par ce moyen , au lieu de ^00 railtiers de bonne fonte qu'ils hrmtaî fn quatre mois , il en font, dans ce même espace d|^

m MlNlRAOX. INTRODOCTION.

temps /6 OU 600 mHlien. Ckéleftmfe;toi4oiM 4rti^CMH^ et très blanche 9 ne peut prodaire que dn fer trfes médiocre q« mauvais; mais comme le débit en- est plus assuré tpie cehn dir bon fer qu*on ne peut ^s donner au ménte prli^et qo^l y t

% beaucoup phis à gagner, cette mauvaise pratique s'est iatrtH dttite dans presque toutes les foi^, et rien n^t plus rare que les fourneaux oà Ton Ait de bonnes fontes. On verra dans le mémoire suivant, où je rapporte les expériences que j*ai faites au sujet des canons de la marine, combien^les bonnes fontes sont rares, puisque ceHe même Amt on se sertpour les canws n'est pas , à beaucoup près , d'une aussi bonne qualité qu'on poorroit et qaV>n ^tevroit la fiaire.

Il en coâte à peu près un quart de phur pour <Mre de la bonne fonte , que pour en foire de la mauvaise : ce quart , que dans la plupart de nos provinces on peut évaluer 10 francs par millier, produit une différence c|e 16 francs sur chaquè millier de for ; et ce bénéfice , qu'on ne feit qu'en trompant le public , c'est-à-dire en lui donnant de la mauvaise marchan* dise au lieu de lui en fournir de la bonne, se trouve encore augmenté de près du double par Ja foctiité avec laquelle ces

' mauvaises fontes coulent k raffinerie ; elles demandent beaucoup moins de charbon , et encore moins de travail pour être

. converties en for , de sorte iqu'entre la fobricalion du bon for et du mauvais fër il se trouve nécessairemenr, et tout an moms, une difKrence de 26 francs : et néanmoins dans le commerce, tel qu'il est aqjourd3uii et depuis plusieurs années, on ne peut espérer de vendre le bon fer que lOi francs tout au plus au-dessus du mauvais ; il n'y a donc que les gehs qui veulent bien, pour Thonneur de le# manufocture, perdre 16 fir. par millier de for ; c'est-à-dire environ 2,000 écus par )ui , qui fiissent de bon fer. Perdit, c'est-à-dire «gagner moins , car , avec de l'intelligence et en se donqant beaucoup de peine , on peut encore trouver quelque bénéfice en faisant du bon fer; mais ce bénéfice est si médiocre, ai comparaison du gain qa'on> foit sur te fer commun, qu'on doit être étonné qu'il y ait encore quelques manufoctures qui donnent du bon forv En atten-

rAiTIt IXrtRIllINTALI. m éM fiRinw ctt ibiit , MrifoM loitjéiii i MCrc' 6bj(l ;

obfira 6B Mmillaiit bm écrits ^ et Fonam ficbé d^aroir aC-^ tnàê $t loDg-teiiipt à faire on bien ip'oQ poorroit flrire dit denrin^'M proacrifant l'entrCa des A^s étrangers dans le rojaiune, on endiminoant les droits de la marque des Mrs.

Si Ton feot donc avoir, je ne dis |>as de la fonte parfiute et* tdto qQ*il la fiMidroit poor les canons de marine., mais sênte-i DOM de la fonte assez bonne poor frire ifi fer liant , moitié nerfet moitié grain, do fer, en on mot,aosriboneCmeilleor qoe ks fers émngers , on 7 parviendra très aisénteitt par les procédés qoè je viens tfindkpier.'On a vo dans le qoatrième mémoire, où j'ai traité de la ténacité do fèr j combien il 7 a de (fiffércnce pour la force et poor la doréé entre le bon et lemaovais fer; mais jeme borne , dans celui-ci, à ce<|Oi a rapport à la fîmon des mines et à leor produit en . fonte. Poor^n'assorcr de leor qualité , et reconnottre en même temps si eHe ne varie pas, mes garde-foorneaui ne manquent jamais de faire oo> petit enfoncement borizontal d'environ trois pouces dé pro-' foodHir à Teitrémité antérienrie du moule de la gueuse; on caste le petit morceau lorsqu'on la sort du moule, et onTenvelappe d'un morceau de papier portant le même numéro que ceioi de la gueuse. J'ai de chacun de mes fondages deux ou trois cents de ces morceaui numérotés , par desquels je connois non-sealement le grain et la couleur de mes fontes , mais aussi la différence de leur pesanteur spécifique ; et par-IS je suis en état de prononcer d'avance sor la qualité du fer que chaque goeose produira; car, quoique la mine soit la même et qu'on sdve les mêmes procédés au fourneau , le changement de la température de Fair, le haussement eu le baissen^nt des eaux, le jeu des soofBets' plus ou moins soutenu , les retarde* ments causés par les glaces ou par quelque accident aux roues, aux hamois 00 i la tuyère et au creuset du foômeau , Tendent la feme assez diffSrente d'ellormême poof qu'on soit forcé d'en f»re un choix , si l'on veut aVoir du fer toujours de même qualité. En général il feut , poor qu'il aoit de cette bonne qua-

IM; MtNf SAeJL INTRODUCTiOfl.

Ucé,4iie la ccwtaff^de la fonte mM d'uagm» p6a bnn,

qiit le paia «B aok {MMiiie àosM fin <|M

umn , ^ae lé {mdsapéçiAcpie aoic d'oiviroD fiN m âOSlîYi)»

inr fied oobe^ et c{tt'ea mim temp^ elle sok d^yae si gvapde

râuaCaiice ipi'on ae pMîase cm^ toi gueiMes^avecla maate.

Toirt le moode aait que quand ea comiiieBce an^ foodage, w ne met d'abord qu'une petite quantHé de mine, «n sixitaie) un cinquième^ et tout au plus un quart de la<|QaQtité qu'on mettra dans la-auile, et qu^ augmente peu 4 peu cette première quantité pendant let premier» jours , parce qu'il en faut au moins quinze pour que le fènd du founpeau soit écbauffifi. On doniie aussi assez peu de vent dans ces commenconents, pour ne |ias détruire le creus^ et les étalages du fourneau en leur faisant subir une chaleur trop idve et trop subite. Il ne faut pas compter sur Ja qualité des fontes que Ton tiré pendant ces premiers quinte ou vingt jours; comme le fouitieau n*est pas encore réglé, le produit m varie suivant les différentes trirconstances : mais lorsque to fourneau a acquis le degré de chaleur suffisant, il faut examiner la fente, et s'en teniri la quantité de mine qui donne la meilleure; une mesure sur dix suffit souvent pour en changer la qualité. Ainsi l'on doit toiqourssetenirau-dessousdece que l'on pourroit fondre avec la même quantité de diarbon , qui ne doit jamais varier si l'on conduit bien son fourneau. Mais je réserve les détails de cette conduite du fourneau , et tout ce qui regarde sa forme et sa construction , pour rarticte où je traiterai du for en particulier, dans rhistoire des minéraux, et je me bornerai ici auxdiosesles plus générales et les plus essentielles de la fosion des mines.

Le for étant, comme je Tai dit , toujours de même ntture dans toutes les mines en grains , on sera donc sûr, en les nettoyant et en les traitant comme je viens de to dire , d*avoir toujours de bi fonte d'une boune et même qualité ; on to reoonnottra non-seulement à la couleur, à la^finesse du grain, àla pesanteur spécifique, mais encore à la ténacité de la: matière : la mauvaise fonte est très cassante ; et , si Ton veut en foire

PARTIE EXPiÀlMtNtALE.' fU des plaques minces ce des cAléi dedtemitiéë, le seul coup de hir les fiiit feodresu œément que eesjnèces eommeficeiic à se fffroidir, an lien que la bonne fonte ne casse jamitis, cpielqiia îmnoe qu'elle soit. On peut même reeonnottre au son la bonnt OQ la mauvaise qualité de b fonte : ceUe qui soime le dûeot est tmûocirs la plus mauvaise; et lorsqu'on veut en faire des cloches, il £iut, pour qu'elles résistent à la percussimi du^bat-* tant, leur donner plus d'épaisseur (jpi^aux clocbes de brotize, et (loisir de préférence une mauvaise fonte, car la boniie sonneroit mal.

An reste, la fonte de fër n^est point encore im inétal; ce n'est qu^one matière mêlée de fer et de verre , qui est bonne ou mauvaise , suivant la quantité dominante de l'un ou de l'autre. Dans tontes les fontes noires, brunes et grises, don^ le grain est fin et serré, il y a beaucoup plufs de Fer que de verre ou d'aatf^ matière hétérogène, thns tontes lès fontes blanches, où l'on voit plutôt des lames et des écailles que des grains, le verre est peut-être plus abondant que le fer; c'est par cette raison qu'elles sont plus légères et très cassantes : le fer qui en provient craserve les mêmes qualités. On peut, à la vérité, corriger un peu cette mauvaise qualité de la fonte par la manière de la traiter à raffinerie; mais l'ârt du martelenr est, comme celui du fondeur, un pauvre petit métier, dont U n'y a que les mattres de forges ignorants qui soient dupes. Jamais la mauvaise fonte ne peut produire d'aussi bon fer que la bonne; jamaiè le martelenr ne peut réparer pleinement ce ()ue le foudeura gâté.

dette manière de fondre la mine de for et de la faire couler eti gnenses, c'est-à-dire en gros lingots de fonte , quoique la pins générale, n'est peut-être pas la meilleure ni la môins dispendieuse : on a vn par le résultat des expériences que j'ai citées dans ce mémoire, qu'on peut foire d'eicellept ffer,et même de très bon acier, sans les foire passer par l'état de la fonte. Dans nos provinces vobines des Pyrénées , en Espagne , en Italiç, en Styrie, et dans quelques autres endroits , on tire fmmédiatement le fer de la mine sans te foire couler en fonte.

m uwtKknx. u^taoDDGTioii.

Ob fond oa fkoLtàt oa mnqUit U miae sans foodant, c'eUi^dro sans G|stiiie,4aQ9depetiCaftHiriieaux^^^d^ jeparlem 4mUsaite,etoQentif^destoupe8pude8aiiSs^ ferd^ pur, qui n^a point passé par TéCat de la fonte, qui s'est formé pai^ une.dcnii-iliision, par une espèce de coagalatîop de tôotes les parties fèrrugineut^ de la mine. Ge fer foit par coagulation est certaînetaMsnt le meilleur de tous : on pourroit l'appeler fer à 24 kamU : car, an sortir du fourneau, il est déjà presque au^ pur qi)e celui de la fonte qu'on a purifiée par ikux diaudes au feu de raffinerie. Je crois donc cette pratique excéllente ; Je suis mèipe peiwadé que c'est la seule manière de tirer inmiédiatement de Tacier de toutes les mine^ comme je Tai iait dans mes fepiraeaux de 14 p|eds.de hauteur. Mais n'ayant fait exécuter que Tété dernier 1772 les petits fourneaux des Pyrénées, d'après un m^oire envoyé à l'Académie des Sciences, j'y ai trouvé des difficultés qui m'ont ^arrètè, et me forcent à renvoyer à un autre mémoire toyt ce qui a rapport à cette manière de fondre termines de fer. •

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