DE LA PYRITE MARTIALE
Je 11e parlerai point ici des pyrites cuivreuses ni des pyrites arsenicales; les premières ne sont qu’un minerai de cuivre ; et les secondes, quoique mêlées de fer, diffèrent de la pyrite martiale en ce qu’elles résistent aux impressions de l’air et de l’humidité, et qu’elles sont même susceptibles de recevoir le plus vif poli. Le nom de mar cassites , sous lequel ces pyrites arsenicales , sont connues, les distingue assez pour qu’on ne puisse les confondre avec la pyrite qu’on
appelle martiale , parce qu’elle contient une plus grande quantité de fer que tout autre métal ou demi-métal. Cette pyrite, quoique très-dure, ne peut se polir et ne résiste pas à l’impression, même légère, des élémens humides; elle s’effleurit à l’air, et bientôt se décompose en entier. La décomposition s’en fait par une effervescence accompagnée de tant de chaleur, que ces pyrites amoncelées, soit par la main de l’homme, soit par celle de la nature , prennent feu d’elles-