ACIDES DES VÉGÉTAUX ET DES ANIMAUX
i’acide nitreux; ce qui produit des acides composés, qui ne sont plus les vrais acides lu sucre et des os, lesquels, considérés en iiux-mêmes et dans leur simplicité, se réduiront également à la forme d’acide aérien; :t s’il est vrai, comme le dit M. Proust, lju’on ait trouvé de l’acide phosphorique ilans des mines de plomb blanches, on ne lourra guère douter qu’il ne puisse tirer en partie son origine de l’acide vitriolique.
Un de nos plus habiles chimistes 1 s’est
i. M. Brongniart, démonstrateur en chimie aux coles du Jardin du Roi. tl a fait sur ce sujet un rand nombre d’expériences par lesquelles il a reonnu que l’acide phosphorique est produit par ne modification de l’acide aérien , qui s’en dégage n quantité considérable dans la décomposition de acide phosphorique , et même dans sa concentraon. Si on fait brûler du phosphore en vaisseaux los , on obtient une très-grande quantité d’air fixe u acide aérien, et en même temps l’acide phosphoique coule le long des parois des récipiens ; ce îème acide , soumis ensuile à l’action du feu dans ne cornue de verre, donne des vapeurs abonjantes et presque incoercibles. Si , au lieu de faire rùler ainsi le phosphore, on l’expose seulement à action de l’air dans une atmosphère tempérée et umide , le phosphore se décompose en brûlant Iresque insensiblement; il donne une flamme très-
altaché à prouver par plusieurs expériences, contre les assertions d’un habile chimiste, que l’acide phosphorique est tout formé dans les animaux , et qu’il n’est point le produit du feu ou de la fermentation. Cela se peut, et je serois même très-porté à le croire, pourvu que l’on convienne que cet acide phosphorique tout formé dans les animaux, ou dans les excrémens , n’est pas absolument le même que celui qu’on en tire en employant l’acide vitriolique, dont la combinaison ne peut que l’altérer et l’éloigner d’autan! plus de sa forme originelle d’acide aérien , que le travail de l’organisation sufiit pour le convertir en acide phosphorique , tel qu’on le retire de l’urine, sans le secours de l’acide vitriolique ni d’aucun autre acide.
légère, et laisse échapper une très-grande quantité d’air fixe : on peut s’en convaincre en imbibant un linge d’une solution alcaline caustique ; au bout d’un certain laps de temps, l’alcali est saturé d’acide aérien, et cristallisé très-parfaitement. Ces expériences prouvent , d’une manière convaincante , que l’acide phosphorique est le résultat d’une modification particulière de l’acide aérien , qui ne peut avoir lieu qu’au moyen de la végétation et de l’animalisation.