Les anciens Romains avoient eu ia même sagesse
plus à manier et circule moins aisémeq { qu’une petite quantité qui représenteroj également et aussi bien la valeur de tout chose. Avant la découverte du Nouveau j Monde il y avoit réellement vingt lois moin d’or et d’argent en Europe; mais les denrée coûtoient vingt fois moins. Qu’avons- non doue acquis avec ces millions de métal la charge de leur poids.
Et cette surcharge de quantité devietidroi encore plus grande, et peut-être immense si la cupidité ne s’opposoit pas à elle-mêm des obstacles, et n’étoit arrêtée par de bornes qu elle ne peut franchir. Quelque ai dente qu’ait été dans tous les temps la so de l’or, on n’a pas toujours eu les même moyens de l’étancher; ces moyens ont mènr diminué d’autant plus qu’on s’en est phi servi : par exemple, en supposant, comnji nous le faisons ici, qu’avant la conquête cl Mexique et du Pérou, il n’y eût en Europj que la vingtième partie de l’or et de Target qui s’y trouve aujourd hui , il est certain que le profit de l’extraction de ces mine étrangères, dans les premières années peu dant lesquelles on a doublé cette premier quantité, a été plus grand que le profit d’u pareil nombre d’années pendant lesquel, h! on l’a triplé, et encore bien plus grand qui celui des années subséquentes. Le béuéfMi réel a donc diminué en même proportioj que le nombre des années s’est augmenta en supposant égalité de produit dans chf; cune; et si l’on trouvoit actuellement un mine assez riche pour en tirer autant d’e
pour...
qu’il y en avoit eu en Europe avant la dé , couverte du Nouveau-Monde, le profit d
cette mine ne seroit aujourd’hui que d’ui
vingtième, tandis qu’alors il auroit été d double. Ainsi, plus on a fouillé ces mine*®
riches, et plus ou s’est appauvri : richesse™ toujours fictive et pauvreté réelle dans jj;*1 premier comme dans le dernier temps , masses d’or et d’argent , signes lourds, mon j ?" noies pesantes, dont lom de l’augmenter 0 j1' devroit diminuer la quantité en fermant ce' 11 mines comme autant de gouffres funestes j l’humanité, d’autant qu’aujonrd’hui leu' produit suffit à peine pour la Subsistance de malheureux qu’on y emploie ou condamne mais jamais les nations ne se confedereron pour un bien général à faire au genre humain et rien ici ne peut nous consoler, sinon l’espe rance très-fondée que dans quelques siècles et peut-être plus tôt, on sera forcé d’ahan donner ces affreux travaux, que l’or même devenu trop commun, ne pourra plus payer En attendant, nous sommes obligés di