‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 5)Chapitre 4 sur 147 · A LA TEMPERATURE ACTUELLE DE LA TERRE · texte numérisé non relu

A LA TEMPERATURE ACTUELLE DE LA TERRE

Le Globe ter-

besthe.. en 339IIans.

En... 74047 ans.

La. Lune.. en 6432

En... 14176

M e aciiR e . . en 2305 4

En... 50351

Vénus.... en 40674

En... 888 1 5

Mars en 12873

En.;. 28108

Jupiter... en 106922

En... 227838

Saturne.. en 59276

En... 129434

Mais on verra que ces rapports varieront par la compensation que la chaleur du soleil a faite à la perte de la chaleur propre de toutes les planètes.

Pour estimer la compensation que fait 1 accession de eeüe chaleur extérieure en-

voyée par le soleil et les planètes, à la perte de la chaleur intérieure de chaque planète en particulier , il faut commencer par évaluer la compensation que la chaleur du soleil seul a faite à la perte de la chaleur propre du globe terrestre. On a fait une estimation assez précise de la chaleur qui émane actuellement de la terre et de celle qui lui vient du soleil ; on a trouvé, par des observations très-exactes , et suivies pendant plusieurs années, que celte chaleur , qui émane du globe terrestre, est en tout temps et en toutes saisons bien plus grande que celle qu’il recuit du soleil. Dans nos climats , et particulièrement sous le parallèle de Paris, elle paroît être en été vingt-neuf fois et en hiver quatre cent quatre-vingt-onze fois plus grande que la chaleur qui nous vient du soleil. Mais on toinberoit dans l’erreur si l’on vouloit tirer de l’un ou de l’autre de ces rapports, ou même des deux pris ensemble , le rapport réel de la chaleur propre du globe terrestre à celle qui lui vient du soleil , parce que ces rapports ne donnent que les points de la plus grande chaleur de l’été, et de la plus petite chaleur, ou , ce qui est la même chose , du plus grand froid en hiver, et qu’on ignore tous les rapports intermédiaires des autres saisons de l’année. Néanmoins ce ne seroit que de la somme de tous ces rapports soigneusement observés chaque jour, et ensuite réunis, qu’on pourroit tirer la proportion réelle de la chaleur du globe terrestre à celle qui lui vient du soleil ; mais nous pouvons arri- -| ver plus aisément à ce même but en prenant le climat de l’équateur, qui n’est pas sujet aux mêmes inconvéniens, parce que les étés, j les hivers et toutes les saisons y étant à peu près égales, le rapport de la chaleur solaire ■; à la chaleur terrestre y est constant , et tou- | jours de r/5o, non seulement sous la ligne équatoriale, mais à 5 degrés des deux côtés' de celte ligne. On peut donc croire , d’après ces observations , qu’en général la chaleur de la terre est encore aujourd’hui cinquante fois plus grande que la chaleur qui lui vient du soleil. Cette addition ou com-i! pensation de i/5o à la perte de la chaleur propre du globe n’est pas si considérable qu’on auroit été porté à l’imaginer ; mais à mesure que le globe se refroidira davan tage, cette même chaleur du soleil fera une plus forte compensation, et deviendra dt plus en plus nécessaire au maintien de 1, nature vivante , comme elle a été de moin < en moins utile à mesure qu’on remonte ver | les premiers temps ; car , en prenar ;

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