U GRÈS
Cfuand il a beaucoup plu, parce que Peau Consolide un peu ces sables en rapprochant il îurs grains.
« Les grès ne se trouvent communément so ue près des contrées de quartz , de granité, jujt d’autres matières vitreuses, et rarement et u milieu des terres où il y a des marbres , se es pierres calcaires , ou des craies : cepen- >1< ant le grès, quoique voisin quelquefois du Granité par sa situation, en diffère trop par mi composition pour qu’ort puisse leur aple liquer quelque dénomination commune; et so lusieurs observateurs sont tombés dans l’er- ’hjeur en appelant granité du grès à gros n bains. La composition de ces deux matières r !st différente, en ce que, dans ces grès • om posés des délrimens du granité, jamais 4s molécules du feld-spath n’ont repris une «iristallisation distincte, ni celles du quartz In empâtement commun avec elles , non lins qu’avec les particules du mica : ces i jernières sont comme semées sur les autres , it toute la couche, par sa disposition comme ||ar sa texture, ne montre qu’un amas de Ubles grossièrement agglutinés par une voie Y tien différente de la fusion int ime des grandes masses vitreuses; et l’on peut encore res îarquer que ces grès composés de plusieurs Jspèceg de sables sont généralement plus <|rossiers, moins compactes, et d’un grain Mus gros que le grès pur, qui toujours est tjlus solide et plus dur, et dont le grain plus n porte évidemment tous les caractères e |’une poudre de quartz.
! Le grès pur est donc le produit immédiat îles délrimens du quartz; et lorsqu’il se 1 ’ouve réduit en poudre impalpable , cette loudre quartzeuse est si subtile qu’elle pénètre les autres matières solides; et même Ion prétend s’être assuré qu’elle passe à traers le verre. MM. Leblanc et Cloziei ayant lacé une bouteille de verre vide et bien ouchée dans une carrière de grès des entrons d’Étampes, ils s’aperçurent, au bout e quelques mois, qu’il y avoit au dedans de ette bouteille une espèce de poussière qui toit un sable très-fin de la même nature que i poudre de grès.
Il n’y a peut-être aucune matière vitreuse ont les qualités apparentes varient autant [ue celles du grès. « On en rencontre de si endres, dit M. de Lassone, que leurs grains, i peine liés, se séparent aisément par la simple compression, et deviennent pulvérulent.; faut res dont la concrétion est plus ferme , it qui commencent à résister davantage aux îoups redoublés des instrumens de fer ; l’ autres enfin dont la masse , plus dure et
plus lisse , est comme sonore , et ne se casse que très-difficilement ; et ces variétés ont plusieurs degrés intermédiaires.
Le grès que les ouvriers appellent grisa-.' est si dur et si difficile à travailler, qu’ils le rebutent même pour n’en faire que des pa vés, tandis qu’il y a d’autres grès si lendrei; et si poreux, que l’eau crible aisément i\ travers leurs masses ; ce sont ceux dont on se sert pour faire les pierres à filtrer. Il y en a de si grossiers et de si terreux , qu’au lieu de se durcir à l’air ils s’y décomposent en assez peu de temps. En général les grès les plus purs et les plus durables sont aussi ceux qui ont le grain le plus fin et le tissu le plus serré.
Les grès qu’emploient les paveurs à Paris sont , après le grès grisar, les plus durs de tous. Les grès dont on se sert pour aiguiser ou donner du tranchant au fer et à l’acier sont d’un grain fin , mais moins durs que les premiers, et néanmoins ils jettent de même des étincelles en faisant tourner à sec ces meules de grès contre le fer et l’acier. Le grès de Turquie 1 qu’on appelle pierre à rasoir, à laquelle on donne sa qualité en la tenant pendant quelques mois dans l’huile, et qui sert à repasser et à affiler les rasoirs et autres instrumens très- tranchans , n’a qu’un certain degré de dureté, quoique le grain en soit très-fin et la substance trèsuniforme , et sans mélange d’aucune matière étrangère.
Au reste, le grès pur n’étant composé que des délrimens du quartz , il en a toutes les propriétés ; il est aussi réfractaire au feu ; il résiste de même à l’action de tous les acides, et quelquefois il acquiert le même degré de dureté; enfin le quartz ou le grès réduits eit sable servent également de base à tous nos verres factices , et entrent en plus ou moins grande quantité dans leur composition.
Les grès sont assez rarement colorés, et ceux qui ont une nuance de jaune, de rouge, ou de brun, ne doivent cette teinte qu’à l’infiltration de l’eau chargée des molécules ferrugineuses de la terre végétale qui couvre la superficie du terrain où l’on trouve ces grès colorés; la plupart des jaspes sont au contraire très-colorés, et semblent avoir reçu leurs couleurs par la sublimation des madères métalliques dès le premier temps
i. M. Valmont de Bomare , dans son ouvrage sur la minéralogie, nous assure qu’il a trouvé un quartier de ce grès de Turquie en France, près de Morlaix, dans la province de Bretagne, et je suis d’ailleurs très persuadé que cette espèce de grès n’appartient pas exclusivement à la Turquie, comme son nom semble l’indiquer.
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MINÉRAUX
de leur formai ion. Il se peut aussi que quelques grès des plus anciens doi\ent leur couleur à ces mêmes émanations métalliques; l une des causes n’exclut pa: • autre, et tes effets de tou e> deux pa oissent constatés par l'observation. « Il n y a pie que point de ces blocs gr sen.r de Fontainebleau , oit M. de Lassoùe, où l’on n aperçoive (pielques marques d uo principe ferrugineux. En général ceux dont les grains sableux sont les moitié liés sont aussi ceux où le principe ferrugineux est le plus apparent. Les portions les plus externes des blocs , celles par conséquent dont la formation ou la condensation est moins ancienne, ont souvent une teinte jaunàire de couleur d ocre ou de rouille de fer, tandis que les couches plus intérieures ne sont nullement colorées. Il semble donc que, dans certains grès, celle teinte disparoisse à mesure que leur densité on que la concrétion de leurs grains augmente ; cependant on remarque des bloc-s très-durs dont la masse entière est pénétrée uniformément de celte couleur ferrugineuse plus ou moins intense : il y en a parmi ceux-ci quelquesuns où le principe ferrugineux est si apparent qu'ils ont une teinte rougeâtre tresfoncée. Le sable, même pulvérulent, et n'ayant encore éprouvé aucune condensation , coloré en plusieurs endroits par les mêmes teintes, semble aussi participer du fer, si l’on en juge simplement par la couleur; mais 1 aimant n’en attire aucune parcelle de métal , non pins que du détritus des grès rougeâtres. »
Cette observation de M. de Lassone me semble prouver assez cpie les grès sont colorés par le fer, et plus souvent au moyen de l'infiltration des eaux que par la subornation des vapeurs souterraines. J’ai vu moi même dans plusieurs blocs d’un grès très* blanc de ces petits nœuds ou clous ferrugineux dont j’ai parlé, et qui sont d’une si grande dureté qu’ils résistoient a la lime. On doit conclure de ces remarques que l’eau a beaucoup plus que le feu travaillé sur le grès. Ce dernier élément n’a fourni que la première matière, c’est-à-dire le quartz ; au lieu que l’eau a porté dans la plupart des grès, non seulement des pallies ferrugineuses, mais encore une ires-grande quantité d’autres matières hétérogènes qui en allèrent la nature ou la forme, en leur donnant une figuration qu’ils ne prendi oient pas d euxmêmes ; ce (pion ne doit attribuer qu'aux substances hétérogènes dont ils sont mélangés.
On trouve dans quelques sables de grès
des morceaux arrondis, isolés, et de difi rentes g:oss» urs , les uns entièrement solie et ma , sus, les aut res ci eux en dedaus comr des géodes ; mais ce ne sont que des co «-étions, des sablons agglutinés par le ment dont nous avons par é; ces concrétic se forment dans les petites cavités de grande masse de sable qui environne les a très blocs de grès, et elles sont de la mèi nature que ees sables. Mais les grès disp sés par bancs ou par couches sont presq tous plus ou moins mêlés d’autres matière il y a des grès mélangés de terre limoneu. d autres sont enlremélésd’argile, et plusiei autres, qui ne paroissent pas terreux, cc tiennent une grande quantité de matiè calcaire. Tous ces grès ont évidemment t formés dans les sables transportés et 'dépôt par les eaux ; et c’est par cette raison qu’ les trouve en couches horizontales , au 1 que les grès purs produits jvar la seule d composition du quartz se présentent en blc irréguliers et tels qu’ils se sont formés da le lieu même, sans avoir subi ni transpi ni mélange : aussi ces grès purs , ne cou liant aucune matière calcaire, 11e font poi effervescence avec les acides, et sont i seuls qu’on doive regarder comme de via grès. Celte distinction est j lus importai! qu elle 11e le paroît d abord , et peut no conduire à I explication d’un fait rcconti depuis peu. Quelques observateurs ont trou plusieurs morceaux de grès à Rouibohn les- tains, à Nemours ', a Fontainebleau et ailleurs . qui affectoieut une ligure qui dr.uigulaire, et qui étoient pour ainsi di cristal. isés en rhunibes. Or celte espece 1 cristallisation ou de figuration uYsl pas 11 des propriétés du grès pur ; c’est un eil accidentel qui 11’csi dù qu’au mélange de matière calcaire avec celle du gtes; ra avant fait dissoudre par un acide ees me ceaux figurés en rhomhes , il s’est trou qu’ils contenaient au moins un tiers de su stance calcaire sur deux tiers de vrai gre1 et qu’aucun dis giès qui iiYtoient que pi ou point mélanges de cette matière calcai 11’a pris cette ligure rhomboïdale.
Apres avoir considéré les principales m titres solides et dures qui se présentent t grandes masses dans le sein ou à la surfai de la terre, et qui, comme nous venons <
1 exposer, sont ou des verres primitifs ( des agiïgats de leurs parties divisées et r duites en grains, nous devons examiner i
des Sciei
ut , savant géomètre de l’Académ a reconnu le premier ces grès figur de .Nt
DU
j(jnême les matières en grandes masses qui en
dirent leur origine et qui eu so .t les délri- D, nens ultérieurs , telles que les argiles, les ( chistes, et les ardoises , qui ne different des