‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-Hilaire (volume 2)Chapitre 10 sur 304 · SEPTIÈME ET DERNIÈRE ÉPOQUE · texte numérisé non relu

SEPTIÈME ET DERNIÈRE ÉPOQUE

LORSQUE LA PUISSANCE DE L'HOMME A SECONDÉ CELLE DE LA NATURE. ie |

» Lis premiers hommes, témoins des mou- “yements convulsifs de la terre, encore récents et très-fréquents, n'ayant que les montagnes pour asiles contre les inondations, chassés souvent de ces mêmes asiles par le feu des volcans, tremblants sur une terre qui tremblait sous leurs pieds, nus -d'esprit et de corps, exposés aux injures de tous les éléments , victimes de la fureur des animaux féroces, dont ilsne pouvaient éviter de devenir la proie ; tous également pénétrés du sentiment commun d’une terreur funeste, tous également pressés par la nécessité , n’ont-ils pas très-promptemént cherché à se réunir, d'abord'pour se défendre par le nombre , ensuite pour s'aider et travailler de concert à se faire un domicile et des armes? Ils ont commencé par aiguiser en forme de haches, ces cailloux durs, ces jades , ces pierres de Soudre , que l’on a crues tombées des nues et formées par le tonnerre, et qui néanmoins ne sont que les premiers monuments de l'art de l’homme dans l'état de pure nature : il aura né tiré du feu de ces mêmes cailloux en les frappant les uns contre les autres; il aura saisi la flamme des volcans, où profité du feu de leurs laves brûlantes pour le communiquer, pour se faire jour dans les forêts, les broussailles; car, avec le secours de ce puissant élément, il a nettoyé , assaini ; les terrains qu'il vou- Aaït habiter ; avec la hache de pierre, il a tranché , coupé les arbres , menuisé le bois, façonné se 504 et les instruments de première ité. Et, après s'êtreamunis de massues et d’autres armes pesantes ct défensives, ces premiers hommes n'ont-ils pas trouvé le moyen d'en faire d'offensives plus

légères, pour atteindre de loin ?

tendon d'animal, des fils d’aloès, ou l'é souple d’une plante ligneuse, leur eus de’corde pour réunir les deux 2er servi d’une branche élastique dont ils ont fase 1" arc; ils ont aiguisé d’autres petits ER pour armer la flèche : bientôt ils à Û 1Houx des filets,des radeaux, des canots, ront cu

un nerf,

-tenus là tant qu'ils n’ont formé cts'en sont

tites natio ; ue'de bei ns composées de quelques far

ou plutôt de parents issus d’une me Mes, mille , comme nous le voyons encore mi fad'hui chez'les Sauvages qui veulent Ra rer sauvages, et qui le peuvent, q emeulieux où l'espace libre ne leur man ns les plus que le gibier , le poisson +et a: Pas Mais dans tous ceux où l'espac ® fruits,

in es’e * confiné par les eaux, ou resserré St trouvé

ment que la terre est € mode l'homme : il en a pri travaux de culture patrie a suivi de très-près le l partie de l'intérêt national . y lice e + 7 ont dû res p 2 prendre de la consistance et des for."

affectés des calamités de la profondément

€ leur remi et ayant encore sous leurs Premier état ,

Re DE yeux les ravages ls ons, les Be des de terre , ont conservé un souvenir durable presque éternel de ces malheurs du monde:

l’idée qu'il doit Périr par un déluge urévélée sel ou par un embrasement général ; le ves-

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