‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-Hilaire (volume 2)Chapitre 9 sur 304 · ADR · texte numérisé non relu

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donc persuadé

partout ils n'ont t 8 !

elques autres navigateurs aussi-courageux entreprennent de

;connaitre le reste de cette circonférence, is la trouveront de même b partout par des glaces qu” Hpourront pénétrer ni franchir , et que par conséquent cette région du pôle est entièrement et à jamais perdue pour nous. La brume continuelle qui couvre ces climats , et qui n’est que de la neige glacée dans l'air, s’arrêtanit, ainsi que toutes les autres vapeurs, contre les parois de ces côtes de glace, elle y forme de nouvelles couches et d'autres glaces, qui augmentent incessamment et s’étendront toujours de plus en plus, à mesure que le globe se refroidira davantage.

Au reste, la surface de l'hémisphère boréal présentant beaucoup plus de terre que celle de l'hémisphère austral, cette différence suflit indépendamment «les autres causes ci devant indiquées ,;pour que ce dernier hémisphère soit plus froid que le premier; aussi trouve-t-on des glaces dès le 47e ou 50e degré dans les mers australes, au lieu qu'on n'en rencontre qu'a 20 degrés plas loin dans l'hémisphère boréal. On voit d’ailleurs que ; sous notre cercle polaire , il y a

moitié plus de terre que d'eau , tandis que

tout est mer sous le cercle antarctique : l'on

. voit qu'entre notre cercle polaire et le tro-

pique du Cancer , il y a plus de deux tiers de terre sur un tiers de mer, au lieu qu’entre le cercle polaire antarctique et le tropique du Capricorne, il y a peut-être quinze fois plus de mer que de terre. Cet hémisphère austral a donc été de tout temps, comme il l'est encore aujourd'hui, beaucoup plus aqueux et plus froid que le nôtre; et il n'y a pas d'apparence que, passé le 50e degré, lon y trouve jamais des terres heureuses et tempérées. IL cest done presque certain que les glaces ont envahi une plus grande étendue sous le pôle antarctique , et que leur Æ@irconférence s'étend peut-être beaucoup plus loin que celle des glaces du pôle arctique. Ces immenses glacières des deux pôles; produites par le refroidissement , iront, comme la glacière des Alpes, toujours en augmentant. La postérité ne tardera pas à le savoir, et nous nous @royons fondés à le présumer d'après notre théorie et d'après les faits que nous venons d’exposer; auxquels nous devons ajouter celui des glaces permanentes qui se sont formées depuis quelques siècles contre la côte orientale

; DE LA NATURE. 49 Te suis

| land ; on peut encore y joindre

8 a 7, cri ouvelle- Zemble d. e détroit de Waigats, dont le passage enu plus difficile et presque imprati ; et enfin l'impossibilité où l'on est de parcourir la mer Glaciale au nord de l’Asie; car, malgré ce qu'en ont dit les Russes (1), il est très-douteux que les côtes de cette mer les plus avancées vers le nord aient été reconnues, et qu'ils aient fait le tour de la pointe septentrionale de l'Asie.

Nous voilà, comme je me le suis proposé, descendus du sommet de l'échelle du temps jusqu'à des siècles assez voisins du nôtre ; nous avons passé du chaos à la lumière , de l'incandescence du globe à son premier refroidissement, et cette période de temps a été de vingt-cinq mille ans. Le second degré de refoidissement a permis la chute des eaëxe et a produit Ja dépuration de l'atmosphère depuis vingt-cinq à trente-cinq mille ous.

Dans la troisième époque s'est fait l'établissement de la mer universelle , la production des premiers coquillages et des premiers végétaux, la construction de la surface de la terre par lits horizontaux, ouvrages de quinze ou vingt autres milliers d'années. Sur la fin de la troisième époque,etau commencement de la quatrième, s’est faite la retraite des caux ; les courants de la mer ont ereusé nos vallons, etles feux souterrains ontcommencé de ravager laterre par leurs explosions, Tous ces derniers mouvements ont duré dix mille ans de plus ; eten somme totale , ces grands événements , ces opérations el ces constructions supposent. au moins une succession de soixante mille années. À près quoi , là nature , dans son premier moment de repos , a donné ses productions les plus nobles: la cinquième époque nous présente la naissance des animaux terrestres. Il est vrai que cerepos n'était pas absolu; la terre n’était pas encore tout-à-fait tranquille, puisque ce n'est qu'après la naissance des premiers animaux 1errestres que s'est faite la séparation des continents et que sont arrivés les grands changements que je viens d'exposer dans eette sixièm ue.

Au reste, j'ai fait ce que j'ai pu pour proportionner dans chacune de ces périodes la durée du temps à la grandeur des ouvrages ; j'ai tâché , d'après mes hy eses, de tracer le tableau successif des grandes révolutions de la mature, sans néanmoins avow DS PERRET SEE CA

(1) Voyez ci-après les notes justificatives des fuits.

prétendu la saisir à son origine encore moins l'avoir embrassée dans toute son étendue. Et mes hypothèses fussent-elles contéstées , et mon tableau ne fût-il qu'une esquisse très-imparfaite de celui de la mature ; je suis convaincu que tous ceux qui de ‘bonne foi

20 Er À ;

voudront examin

e esquisse, et la comparer avec le modéle > trouve ront assez de

ressemblance pour pouvoir au moins satis-

faire leurs yeux , et fixer leurs idées sur les pie erobiet de la philosophie natu-

relle. !

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