PARTIE EXPÉRIM dre de la duc ilité des métanx paraît avoir des métau
2 rapport dans lequel ils recoivent et perdent 1: chaleur , est à peu près : et CA tent qi
de leur densité.
Mais en joïgnant-ensemble les six mé et les quatre demi-métaux ou minéraux talliques que j'ai soumis à l'épreuve , on verra que l’ordre des densités de ces dix substances minérales est :
méril , Zinc , antimoine , étain , fer, cuivre, bismuth , argent, plomb, of.
Et que l'ordre dans lequel ces substances -s'échauffent et se refroïdissent est :
= Antimoir ; bismuth, étain , plomb, argent , zinc , or, cuivre, éméril, fer; Dans lequel il y a deux choses qui ne pa-
raissent pas bien d'accord avec l’ordre de la fusibilité : |
celui
le. L'antimoine qui devräät s’échauffer et se refroidir plus lentement que le plomb ,
puisqu'on a vu par les expériences de Newton , citées dans le Mémoire précédent , que lFantimoine demande pour se fondre dix grés de la même chaleür, dont il n'en fa que huit pour fondre le plomb ; au lieu :
par mes expériences , il se trouve que l’antimoine s'échauffe et se refroidit plus vite que le plomb. Mais on observera que Newton s'est servi de régule d’antimoine , et que je n'ai employé dans mes expériences que de l'antimoine fondu : or le régule d’antimoine ou l’antimoine naturel est bien plus difficile à fondre que l'antimoine qui a déjà subi une première fusion ; ainsi, cela ne fait point une exception à la règle. Au reste, j'ignore quel rapport il y aurait entre l’antimoine naturel ou régule d'antimoine et les autres matières que J'ai fait chauffer et refroidir; mais je présume , d'après l'expérience de Newton, qu'il s'échaufferait et se refroidirait plus len tement que le plomb.
20. L'on prétend que le zinc se fond bien plus aisément que l'argent : par conséquent il devrait se trouver avant l'argent dans l'or- ‘dre indiqué par mes expériences , si cet ordre était, dans tous les cas, relatif à celui de la fusibilité ; et j'avoue que ce demi-métal semble , au premier coup d'œil, faire un exception à cette loi que sui us les autres. Mais il faut Re A la différence donnée par mes expériences entre le zinc et l'argent est fort petite ; 2° que le petit globe d'argent dont je me suis servi était de l'argent le plus pur, sans la moindre partie de cuivre ni d'autre alliage ; et Fargent
172 Arôe A L'HIST, DES MINÉRAUX,
pur doit se fondre plus aisém s'échauffer plus vite que l'argent mi de cuivre; 3° quoique le petit globe de Zinc m'ait été donné par un de nos plus habiles chimistes (1), ce n'est peut-être pas du zinc absolument pur et sans mélange de Ed ou de quelqu’autre matière encore moins Fusible. Comme ce soupçon m'était resté après toutes mes expériences faites, j'ai HS le globe de zinc à M. Rouelle, qui se l'avait donné , en le priant de s'assurer s il ne contenait pas du fer ou du cuivre, ou quelque autre mâtière qui s’opposerait à sa fusibilité. Les res en ayant été faites, M. Rouelle
a trouvé dans ce zinc une quant assez co .… diminué par le frottement qu'il a subi dk
sidérable de fer ou safran de mars : j'ai donc eu la satisfaction de voir que non’seulement mon soupçon était bien fondé , mais encore que mes expériences ont été se avec rs récision faire reconnaître un mé- = + dont il n° tait pas aisé de se douter :
ainsi le zinc suit aussi Fe ne Les les.
mé et demi-métaux, dans le prode de à her , l'ordre de la fusibilité, ne fait point une exception à la règle. On | 4 donc dire, en général, que le progrès de la chaleur dans les métaux, demi-métaux étminéraux métalliques, est en même raison, ou du moins en raison très-voisine de celle de leur fusibilité (2).
Les matières vitrescibles et vitrées que j'ai mises à l'épreuve étant rangées suivant l'ordre de leur densité , sont :
Pierre ponce , porcelaine, ocre, glaise, verre , cristal de roche et grès ; car je dois observer que, quoique le cristal ne soit porté dans la table des poids de chaque matière que pour 6 gros 22 grains , il doit être supposé plus pesant d'environ I gros, parce qu'it
(1) M. Rouelle, démonstrateur de chimie aux éeoles du Jardin du Roi,
(2) Nota. Le globe de zinc sur lequel ont été faites +
toutes les expériences s'étant trouvé mélé d'une portion de fer, j'ai été obligé de substituer, dans la table générale, aux premiers rapports de nouveaux rapports, que j'ai placés sous les autres; par exemple, le rapport du fer au zine de 10000 à 7654 n'est pas le vrai rapport, et c’est celui de 10000 à 6804, écrit au-dessous, qu'il faut adopter. Il en est de même de toutes les autres corrections que j'ai faites d'un neuvième sur chaque nombre , parce que j'ai reconnu que la portion de fer contenue dans ce zinc avait diminué, au moins d'un neuvième, le progrés de la chaleur.
était sensiblement trop petit; et c'est pe à cg" raison que je l’ai exclu de la table géérale des rapports , ayant rejeté toutés les expériences que j'ai faites avec ce globe trop petit. Néanmoins le résultat général s'a€= corde assez avec les autres, pour que je puisse le présenter. Voici donc l’ordre dans lequel ces différentes substances se sont r froidies : - Pierre ponce, ocre, porcelaine , glaise verre , cristal et grès , qui, comme l’on voit; est le même que celui de la densité; car lo cre ne se trouve ici ayant la porcelaine q ue ? parce qu'étant une matière friable, il s'èst … les expériences ; et d'ailleurs sa densité d 3 fère si peu de celle de la porcelaine , qu u eut les regarder comme égales. LA Ainsi, la loi du progrès de la chaleur d à les matières vitrescibles et vitrées est relative à l’ordre de la densité, et n’a que u ou point de rapport avec leur fusibilité r par la raison qu'il faut, pour fondre toutes « es. re R deere presque égal du feu le plus violent , et que les degrés partieu iers de leur différente fusibilité sont si près les uns des autres, qu’on ne peut pas en : ère LE nue si composé de termes distincts. Ainsis.
le sibilité presque égale ne faisant qu'un.
terme , qui est l'extrême de cet ordre de fu sibilité, on ne doit pas être étonné de ce que le progrès de la chaleur suit ici l'ordre de la densité , et que ces différentes substances, qui toutes sont également dificiles à fon s’échauffent et se refroidissent p | ment et plus vite , à proportion DE + ‘ tité de matières qu’elles contiennent. - | On pourra m'objecter que le verre se fe plus aisément que la glaise, la porcelair e l'ocre et la pierre ponce , qui néanmoins s'é. chauffent et se refroidissent en moins temps que le verre ; mais l’objection t bera lorsqu'on réfléchira qu’il faut, pour dre le verre, un feu très-violent dont gré est si éloigné des degrés de chaleur reçoit le verre dans nos expériences a refroidissement, qu'il ne peut influer st ceux-ci. D'ailleurs , en pulvérisant la g se la porcelaine , l'ocre et la pierre ponce , leur donnant des fondants analogues, comme l'on en donne au sable pour le convertir en verre, il est plus que probable qu’on ferai fondre toutes ces matières au même de; de feu, et que par conséquent on doit regarder comme égale ou presque égale leur ré sistance à la fusion; et c'est par cette rs On
ET
nr
Fm,
que la loi du fie de la chaleur re ces matières se trouve proportionnelle | 0 de leur densité. ;
Les matières calcaires , rangées suivant Li LA t :
l'ordre de leur densité, sont à
Craie, pierre tendre , pierre dure ; mar-
commun, marbre blanc.
pe sr dans el elles s'échauffent et se refroïidissent est: craie, pierre tendre ,
ierre dure, marbre commun et marbre blanc, qui, comme l'on voit, est le mê e que celui de leur densité. La fusibilité n'y entre pour rien, parce qu'il faut d'abord un très-grand degré de feu pour les calciner , et
que, quoique la calcination en divise les,
parties, on ne doit en regarder l'effet que comme un premier, degré de fusion, et non pas comme mn. vs complète ; toute la puissance des meilleurs miroirs ardents suffit à peine pour l’opérer. J'ai fondu et réduit en une espèce de verre quelques - unes de ces matières calcaires au foyer d'un de mes miroirs, et je me suis convaincu que ces matières peuvent, comme toutes les autres, se réduire ultérieurement en verre, sans y employer aucun fondant , et ment par la force d’un feu bien supé à celui de nos fourneaux. Par conséquent , le terme commun de leur fusibilité est encore plus éloigné et plus extrême que celti des matières vitrées; et c'est par cette raison qu'elles suivent aussi plusexactement , dans le progrè de la chaleur , l’ordre de la densité. 1
Le gy
blanc , qu'on appelle impropre-