‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-Hilaire (volume 2)Chapitre 106 sur 304 · PARTIE axs énnin x · texte numérisé non relu

PARTIE axs énnin x

ment a est une matière qui sé calcine, rdreh comme to autres plâtres, à un degré de

feu plus méd que celui qui est nécessaire pour la calcination des matières calcaires :

aussi ne suit-il pas l'ordre de la densité dans le progrès de la chaleur qu'il reçoit ou qu'il perd; car, quoique beaucoup plus dense que la craie, et un peu plus dense que la pierre calcaire blanche , il s’'échauffe et se refroidit néanmoins bien plus promptement que l’une et l’autre de ces matières. Ceci nous démontre que la calcination et la fusion, plus ou moins faciles , produisent le même effet , relativement au progrès de la chaleur. matières gypseuses ne demandent pas, pour se calciner, autant de feu que les matières calcaires; et c'est par cette raison que, quoique plus denses, elles s'échauffent et se refroidissent plus vite.

Ainsi, on peut assurer, énéral , que Le progrès de la chaleur, dans toutes les substances minérales, est toujours à très-peu près en raison de leur plus ou moins grande J'acilité à se calciner ou à se fondre ; mais que , quand leur calcination ou leur fusion sont également difficiles, et qu'elles exigent un degré de chaleur extrême, alors Le progrès de la chaleur. se fait suivant l'ordre de leur densité. S

Au reste, j'ai déposé au Cabinet du Roi les globes d’or, d'argent et de toutes les autres substances métalliques et minérales qui ont servi aux expériences précédentes, afin de les rendre plus authentiques , en mettant à portée de les vérifier ceux qui voudraient douter de la vérité de leurs résultats, et de la conséquence générale que je viens d’entirer.

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Ok vient de voir que de toutes les substances minérales que j'ai mises à l'épreuve, ce ne sont pas les plus denses, mais les moins fusibles, auxquelles il faut le plus de temps pour voir et perdre la chaleur : le fer et l'éméril, qui sont les matières métalliques les plus difliciles à fondre , sont en même temps celles qui s’échauffent et se refroidissent le plus lentement. 11 n’y a dans la nature que la platine qui pourrait être encore moins accessible à la chaleur , et qui la conserverait plus long-temps que le fer. Ce minéral, dont on ne parle que depuis peu, parait-être encore plus difficile à fondre; le feu des meilleurs fourneaux n’est pas assez violent pour ceteffet, ni même pour en agglutiner les petits grains, qui sont tous anguleux, émoussés, durs, et assez semblables pour la forme à de la grosse limaille de fer, mais d'ung couleur un peu jaunâtre : et quoiqu'on puisse les faire couler sans addition de fondants, et les réduire en masse au foyer d'un bon miroir brûlant, la platine semble exiger plus de chaleur que la mine et la limaille de fer, que nous faisons aisément fondre à nos fourneaux de forges. D'ailleurs la densité de la platine étant beaucoup plus grande que celle du fer, les deux qualités de densité et de non-fusibilité se réunissent ici pour rendre cette matière la moins accessible de toutes au progrès de la deu . Je présume donc que la platine serait à Ja tête de ma table, et avant le fer, si je l'avais mise en expérience; mais il ne m'a pas été possible de m'en procurer un globe d’un pouce de diamètre : on ne la trouve qu’en grains (2); et celle qui est en masse n’est pas pure, parce qu’on y a mêlé, pour lafondre » d'autres matières qui

(1) Buflon fait partout le mot platine féminin: quoiqu'il soit masculin, nous avons cru devoir conserver le texte du Pline français.

(2) Un hômme digne de foi m'a néanmoins assuré qu'on trouve quelquefois de la platine en masse, et qu'il en avait vu un morceau de viogt livres pesant,

qui n'avait été fondu, mais tiré de la mine même, ;

Dés. … c“obe à ‘stat Lit + -

x 8 r TROISIEME MEMOIRE.

OBSERVATIONS SUR LA os CRE DE LA PLATINE (+) pe

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en ont altéré la nature. Un de mes ami homme de beaucoup d'esprit , qui a la de partager souvent mes vues, m'a mis x pOrtée d'examiner cette substance métallique encore rare, et qu’on ne connaît pas assez.

Les chimistes qui ont travaillé sur la platine l'ont regardée comme un métal nouveat

parfait , propre, particulier et différent ç

tous les autres métaux : ils ont assuré qu . sa pesanteur spécifique était à très - peu + È égale à celle de l'or ; que néanmoins € “ha | tième métal différait d'ailleurs essentielle ment de l'or, n’en ayant ni la ductilité "nf fusibilité. J'avoue que je suis dans une 0e nion différente et même tout opposée. Jne matière qui n'a ni ductilité ni fusibilité doit pas être mise au.nombre des métaux dont les propriétés essentielles et commune sont d'être fusibles et ductiles. Et la platine d’après l'examen que j'en ai pu faire

parait pas être un nouveau métal F de tous les autres ; Mais

À un mélange , un : 1 liage de fer et d’or formé par la msi dans

lequel la quantité d’or semble dominer s mé la quantité de fer; et voici les faits sum lesquels je crois Pouvoir fonder cette” soul De huit onces trente-cin rains € E tine que n'a fournis M. d'Angivillers let qu J'ai présentés à une forte pierre d’aimant . il ne m'en est resté qu’une once un ingt:

neuf grains; tout le réste a été l'aimant à deux gros près, qui ont "en poudre qui s’est attachée aux feuilles æ& Papier, et qui les a profondément noirgies , comme je le dirai Lout-à-l'heure : cela fai à donc à très-peu près six seplièmes du total qui ont été attirés par l’aimant ; ce qui st Une quantité si considérable , relativement au tout, qu'il est impossible dese refuse croire que le fer ne soit contenu dans la su Stance intime de la platine , et qu'il ny so même en assez grande quartité, 1 y a plus c'est que si je ne m'étais pas lassé de ces ex

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(3) M. le comte de la Billarderie d'Angivillers, l'Académie des sciences , intendant en survivance Jardin et du Cabinet du Roi. à

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périences, qui ont duré plusieurs jours, J aurais erCore tiré par l'aimant sgh nee CAR tie du restant de mes huit onces de platine ; car l'aimant en attirait encore quelque grains un à un, et quelquefois deux quand on a cessé de le présenter. IL y a donc beau-

coup de fer dans la platine ; et il n'y est pas”

simplement mêlé comme matière étrangère,

mais intimement r. et faisant partie de sa substance; ou, si Vo: veut le nier, il faudra supposer qu'il existe dans la nature une seconde matière qui, comme le fer , est attira-

. ble par l’aimant; mais cette supposition gra-

tuite tombera par les autres faits que je vais AR ge ar ‘Toute la platine que j'ai eu occasion d'exa-

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