‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-Hilaire (volume 2)Chapitre 108 sur 304 · L. Lu La 1 ÿ » e · texte numérisé non relu

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miner ma paru mélangée de deux matièrés ferrugineux qui se trouve dans la platine ,

différentes : l'une noire , et très-attirable par l'aimant ; l’autre en plus gros grains, d’un blanc livide un peu jaunâtre , et beaucoup moins magnétique que la première : entré ces deuxmatières, qui sont les deux extrêmes de cette espèce de mélange > se trouvent toutes les nuances intermédiaires, soit pour le magnétisme ; soit pour lacouleur et la grosseur des grains. Les plus magnétiques , qui sont en même temps les plus noirs et les plus petits , se réduisent aisément en poudr un frottement assez léger, et laissent sur le apier blanc la même couleur que Te plomb

frotté. Sept feuilles de papier dont on s’est

servi successivement pour exposer la platine à l'action de l’aimant , ont été noircies sur toute l'étendue qu'occupait la platine, les dernières feuilles moins que les premières , à mesure qu'elle se triait, et que les grains qui restaient étaient moins noirs et moins magnétiques. Les gros grains #qui sont les plus colorés e s moins magnétiques ; au lieu de se ré e en poussière comme les petits grains noirs, sont au contraire do et résistent à toute trituration :

néanmoins ils sont susceptibles d'extension dans un mortier d’agate (1), sous les coups réitérés d’un pilon de même matière , et j'en ai aplati et étendu plusieurs grains au double et au triple de l'étendue de leur surface : cette partie de la platine a donc un certain degré de malléabilité et de ductilité ? tandis

ue la partie noire ne arait ê e ni malléable ni ductile. Les grains intermédiaires par-

ticipent des qualités des deux extrêmes ; ils

ai lu les étendre sur le tas NotasJe n'ai pas vou aÊe 4 4 la crainte de leur communiquer plus de magnéténd qu'ils n'en ont naturellement.

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est au contraire inaccessible à la rouille ; quelque long-temps qu'il soit exposé à l’humidité : il est aussi plus infusible et beaucoup moins dissoluble que le fer ordinaire; mais ce n’en est pas moins du fer , qui ne m'a paru différer du fer connu que par une plus grande pureté. Ce sablon est en effet du fer absolument dépouillé de toutes les parties co ibles, salines et terreuses, qui se trouvent dans le fer ordinaire et même dans l'acier: il parait enduit et recouvert dx

vernis vitreux qui le défend de toute altération. Et ce qu'il y a de très-remarquable , c'est que ce sablon de fer pur n'appartient pas exclusivement , à beaucoup pis , à la mine de platine ; j'en ai trouvé , quoique toujours en petite quantité , dans plusieurs endroits où l'on a fouillé les mines de fer qui se consomment à mes forges. Comme je suis dans l'usage de soumettre à plusieurs épreuves loutes les mines je fais exploiter , avant de me détermi faire travailler en grand pour l’usage de mes fourneaux, je fus assez surpris de voir que dans quelquesunes de ces mines , qui Loutes sont en grains, et dont aucune n’est attirable par l’aimant , il se trouvait néanmoins des particules de fer un peu arrondies et luisantes comme de la limaille de fer, et tout-à-fait semblables au sablon ferrugineux de la platile ; elles sont tout aussi magnétiques, tout aussi peu fusibles , tout aussi dificilement dissolubles : tel fut le résultat de la comparaison que je fis du sablon de la platine , et de ce sablon trouvé dans deux de mes mines de fer, à trois pieds de profondeur, dans des terrains où l’eau pénètre assez facilement. J'avais peine à concevoir d'où pouvait provenir ces particules de fer ; comment elles avaient pu se dé-

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urs ; ils se cagsent ou s'éten-

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