‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-Hilaire (volume 2)Chapitre 128 sur 304 · PARTIE EXPÉRIMENTALE · texte numérisé non relu

PARTIE EXPÉRIMENTALE

les forges de tremper dans l'eau la première portion de la pièce qu’ils viennent de travail. ler , afin de pouvoir la manier et la reprendre plus promptement. J'ai vu, avec quelque surprise , la prodigieuse différence qu'occasione cette trempe , surtout en hiver et lorsque l'eau est froide ; non-seulement vlle rend cassant le meilleur fer , mais même elle en change le grain et en détruit le nerf, au point qu'on n'imaginerait pas que c’est le même fer , si l'on n'en était pas convaincu par ses yeux , en faisant casser l'autre bout du même barreau, qui, n'ayant point été trempé , conserve son nerf et son grain ordinaire. Cette trempe, en été, fait beaucoup moins de mal, mais en fait toujours un peu ; et , si l'on veut avoir du fer toujours de la même bonne qualité , il faut absolument proscrire cet usage, ne jamais tremper le fer chaud dans l’eau , et attendre ; pour le manier , qu'il se refroïdisse à l'air.

LU faut que la fonte soit bien bonne pourproduire du fer aussi nerveux , aussi tenace, que celui qu'on peut tirer des vicilles ferrailles refondues, non pas en les jetant au fourneau de fusion, mais en les mettant au feu de l’affinerie. Tous les ans on achète pour mes forges une assez grande quantité de ces vieilles ferrailles, dont, avec un peu de soin , l'on fait d'excellent fer. Mais il y a du choix dans ces ferrailles ; celles qui proviennent des rognures de la tôle ou des morceaux cassés du fil de fer, qu'on appelle des riblous , sont les meilleures de toutes ; parce qu'elles sont d'un fer plus pur que les autres; on les achète aussi Quelque chose de plus : mais en général ces vieux fers, quoique de qualité médiocre , en produisent de très-bon lorsqu'on sait les traiter. 11 ne faut jamais les mêler avec la fonte ; si même il s’en trouve quelques morceaux parmi les ferrailles , il faut les séparer : il faut aussi mettre une certaine quantité de crasses dans le foyer, et le feu doit être moins poussé, moins violent, que pour le travail du fer en gueuse , sans quoi l'on brülerait une grande partie de sa ferraille , qui, quand elle est bien traitée et de bonne qualité , ne donne qu'un cinquième de déchet , et consomme moins de charbon que le fer de la gueuse. Le rasses qui sortent de ces vieux fers sont en bien moindre quantité , et 1fe conservent pas , à beaucoup près , autant de particules de fer que les autres. Avec des riblous qu'on renvoie des fileries que fournissent mes forges , et des rognures de tôle cisaillées que je fais

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fabriquer , j'ai Souvent fait du fer qui était détachent degla surface du fer , et« tout nerf, et dont le déchet n'était presque des gens préfiient pour des scori: es que d’un sixième, tandis que le déchet du dent ensemble de la manière la plus ft

fer en gueuse est communément du double , c'est-à-dire d’un tiers ,et souvent de plus du tiers, si l'on veut obtenir du fer d'excellente qualité.

M. de Montbeillard : lieutenant-colonel au régiment royal d'artillerie , ayant été chargé , pendant plusieurs années , de l'inspection des manufactures d'armes à Charleville, Maubeuge et Saint-Étienne , a bien voulu me communiquer un Mémoire qu'il a présenté au Ministre , et dans lequel il traite de cette fabrication du fer avec de vieilles ferraillés. I dit, avec grande raison , «que » les ferrailles qui ont beaucoup de surface , » et celles qui proviennent'des vieux fers et » tlous de chevaux, ou fragments de petits » cylindres, ou quarrés tors, ou des an- » neaux et boucles , toutes pièces qui sup- » posent que le fer qu'on a employé pour » les fabriquer était souple , liant et suscep- » tible d'être plié , étendu ou tordu , doi- » vent être préférées et recherchées pour la » fabrication des canons de fusil. » On trouve, dans ce même Mémoire de M. de Montbeillard , d'excellentes réflexions sur les moyens de perfectionner les armes à feu, et d'en assurer la résistänce par le choix du bon fer et par la manière de le traiter ; l'auteur rapporte une très-bonne expérience (1), qui prouve clairement que les vieilles ferrailles et même les écailles ou exfoliations qui se

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(1) Qu'on prenne une barre de fer, large de deux à trois pouces , épaisse de deux à trois lignes ; qu'on la chaufle au rouge, et qu'avec la panne du marteau on y pratique dans sa longueur une cannelure ou cavité ; qu’on la plie sur elle-même pour la doubler et eorroyer, l'on remplira ensuite la cannelure des écailles ou pailles en question ; on lui donnera une chaude douce d'abord en rabattant les bords, pour empécher qu’elles ne s'échappent , eton battra la barre comme on le pratique pour corroyer le fer avant de la chauf. fer au blanc ; on la chauflera ensuite blanche et fondante , et la pièce soudera à merveille ; on la cassera à froid, et l'on n'y verra rien qui annonce que la soudure n’ait pas été complète et parfaite, et que toutes les parties du fer ne se soïent pas pénétrées récipro- Lin, sans laisser aucun espace vide. J'ai fait cette expérience , aisée à répéter, qui doit rassurer sur les pailles , soit qu'elles soient plates où qu'elles aient Ja forme d'aiguilles, puisqu'elles ne sont autre chose que du fer, comme la barre avec laquelle on les incorpore, où elles ne forment plus qu'une même masse ävec elle.

et que par, conséquent le fer qui en:

est d'aussi bonne et peut-être de qualité qu'aucun autre. Mais en même!

il conviendra avec moi , et il observe dans la suite de son Mémoire ; cellent fer ne doit pas être empl par la raison même qu'il est trop par en effet , un fer qui, sortant de La for:

toute sa perfection , n’est excellent que être employé tel qu'il est, où pour vrages qui ne demandent que des @ douces ; car toute chaude vive . tout leur à blanc le dénature : petit épreuves plus que réitéré | pee de toute grosseur : lé pe un peu moins que le gros Minis toi perdent la plus grande partie de 2 dès la première chaude } blan Ps, x 5 chaude pareille change et ace DE + le nerf; elle altère même Ja alé var qui, de fin qu'il était, devient eros brillant comme celui du fex Je v i gross une troisième chaude rend « mn ” nb plus gros , 6 laisse déjà voi Lo Es tersticés des parties noires ‘dé:

Jée, Enfin ; en continuant de lui a chaudes ; on arrivé au dernier a ve décomposition et on le rédui = re morte , qui ne parait plus con à} stance métallique , et dont on ne os aucun usage : Car cette ter D comme la plupart des AU Pot n'a ques , la propriété de se revivif TE 2 plication des matières combusti}pl #= contient guère plus de fer que Ke >.

commun tiré du charbon des yé Re lieu que les chaux des autres métae * vifient presque en entier, où d Dre "très-grande partie ; et cela chi M trer que le fer est une matière p tièrement combustible. < Ce fer que l’on tire , tant de ce: A Fa chaux de fer, que du mâchefer mr du charbon , m'a paru d’une sinsoist lité ; Al est très-magnétique et J ai trouvé du petit sable noir ausa tique , aussi indissoluble , et presquetà ble dans quelques-unes des mi Er fait exploiter. Ce sablon ferrugi ; Rs:

gnétique se trouve mêlé avec.les mine qui ne le sont point du to É vient certainement d'une cause tone le feu a produit ce sablon ma past LS

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