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» de 10 degrés ou 10 + degrés. » (Voyez
l'Histoire physique de La mer, par Marsigli, page 16.) M. de Mairar fait à ce sujet une remarque très-judicieuse : « C’est que » les eaux les plus chaudes, qui sont à la » plus grande profondeur , doivent ; comme » plus légères , continuellement monter au- » dessus de celles qui le sont le moins ; ce ai donnera à cette grande couche liquide
près égale , conformément aux observa tions de Marsigli, excepté vers la superfi-
(1) On w’assure que le /achter est une mesure à peu près égale à la brasse de 5 pieds de longueur; ce qui donne 3000 pieds de profondeur à ces mines.
globe terrestre une température à peu
» cie actuellement exposée aux impressions » de l'air, et où l'eau se gèle quelquefois » avant que d’avoir eu le temps de descen- » dre par son poids et son refroidissement. » ( Dissertation sur la glace, page 69.) y Ibid. , ligne 44. La Humière du soleil ne pénètre tout am plus qu à G00 pieds de profondeur dans l'eau de l& mer. Feu M. Bouguer , savant astronome , de l'Académie royale des sciences , a observé qu'avec seize morceaux de verre ordinaire dont on fait les vitres ; appliqués les uns contre les autres, et faisant en tout une épaisseur de 9 Z lignes ; la lumière , passant au travers de ces seize morceaux de verre , diminuait deux cent quarante-sept fois , c’est-à-dire qu'elle était deux cent quarante-sept fois plus faible qu'avant d’avoir traversé,ces seize morceaux de verre; ensuite il a placé soixante-quatorze morceaux de ce même verre à quelque distance lesuns des autres dans un tuyau, pour diminuer la lumière du soleil jusqu'à extinction : cet astre était à 50 degrés de hauteur sur l'horizon lorsqu'il fit cette expérience;etles soixante-quatorze morceaux de verre ne l'empêchaient pas de voir encore quelque apparence de son disque. Plusieurs personnes qui étaient avec lui voyaient aussi une faible lueur qu'ils ne distinguaient qu’avec peine , et qui s'évanouissait aussitôt que leurs yeux n'étaient pas tout-à-fait dans l’obscurité : mais lorsqu'on eut ajouté trois morceaux de verre aux soixante-quatorze premiers, aucun des assistants ne vit plus la moindre lumière”; en sorte qu'en supposant quatre-vingts morceaux de ce même verre, on a l'épaisseur de verre nécessaire pour qu'il n’y ait plus aucune transparence par rapport aux vues même les plus délicates ; <t M. Bouguet trouve par un calcul assez facile, que la lumière du soleil est alors rendue 900 milliards de fois plus faible : aussi, toute matière transparente qui, par sa grande épaisseur , fera diminuer la lumière du soleil 900 milliards de fois, perdra dès-lors toute sa transpasence.
En appliquant cette règle à l’eau de la mer, qui de toutes les eaux est la plus limpide,
M. Bouguer a trouvé que, pour perdre tou ”
sa transparence, il faut 256 pieds d'épaisseur, attendu que, par une autre expérience, la lumière d’un flambeau avait diminué dans le rapport de 14à5 , en traversant 115 pouces d'épaisseur d’eau de mer
<ontenue dans un canal de 9 pieds 7 pouces
de longueur, et que , par un calcul qu'on ne
peutcontester, elle doit perdretoute transparence à 256 pieds. Ainsi, selon M. Bouzuer , il ne doit passer aucune lumière sensible au-° delà de 256 pieds dans la profondeur de l’eau. (Æssai d'optique sur la gradation de La tumière ; Paris , 1729, page 85, in-12.) :
Cependant , il me semble que ce résultat de M. Bouguer s'éloigne encore beaucoup de la réalité : il serait à désirer qu’il eût fait ses expériences avec des masses de verre de différente épaisseur, et non pas avec des morceaux de vers mis les uns sur les autres; je suis persuadé que la lumière du soleil au» rait percé une plus grande épaisseur que celle de ces quatre-vingts morceaux, qui, tous ensemble , ne formaient que 47 Xlignes, c'est-à-dire à peu près 4 pouces : or , quoique ces morceaux dont il s’est servi fussent de verre commun , il est certain qu’une masse solide de 4 pouces d'épaisseur de ce même verre n'aurait pas entièrement intercepté la lumière du soleil, d'autant que je me suis assuré , par ma propre expérience, qu'une épaisseur de 6 pouces de verre blanc la laisse passer encore assez vive t, comme on le verra dans la note suivante. Je crois donc qu'on doit plus que doubler les épaisseurs dorsées par M. Bouguëér, et que la lumière du soleil pénètre au moins à 600 pieds à travers l’eau de la mer : car il y a une seconde inattention dans les expériences de ce savant physicien , c'est de n'avoir pas fait passer la lumière du soleil à travers son tuyau rempli d'eau de mer; de 9 pieds 7 pouces de longueur; ils’est contenté d'y faire passer la lumière d’an flambeau , et il en a conclu la dimimtin dans le rapport de 14 à 5:
or, je suis persuadé que cette diminution n'aurait pas été si grande sur la lumière du soleil, d'autant que celle du flambeau ne pouvait passer qu'obliquement ; au lieu que celle du soleil passant directement, aurait été plus pénétrante par la seule incidence , indépendamment de sa pureté et de son intensité. Ainsi, tout bien considéré , il me paraît que pour approcher le plus près qu'il est possible de ‘la vérité , on doit supposer que la lumière du soleil pénètre dans le sein de la mer jusqu'à 0e ou 600 pieds de profondeur , et la chaleur.jusqu’à 150 pieds Ce n’est pas à dire pour cela qu'il ne passe encore au-delà quelques atomes de lumière
et de chaleur , mais seulement que leur effet
serait absolument insensible , et ne pourrait être reconnu par aucun de nos sens.
Ibid. , ligne 47. La chaleur du soleil ne
és add er RAT , à + À, ss.
pénètre peut-être pas à plus de 150 pieds de profondeur dans l'eau de la mer. Je crois être assuré de cette vérité par une analogie tirée d’une expérience qui me parait décisive : avec une loupe de verre massif de 27 pouces de diamètre sur 6 pouces d'épaisseur à son'centre, je me suis aperçu, en couvrant la partie du milieu , que cette loupe ne brülait, pour ainsi dire , que par les bords jusqu'à 4 pouces d'épaisseur, et que toute la partie la plus épaisse ne produisait presque point de chaleur; ensuite ayant couvert toute cette loupe , à l'exception d’un pouce d’ouverture sur son centre, j'ai reconnu que la lumière du soleil était si fort affaiblies après avoir traversé cette épaisseur de 6 pouces de verre, qu'elle ne produisait aucun effet sur le thermomètre. Je suis donc bien fondé à présumer que cette même lumière, affaiblie par 150 pieds d'épaisseur d’eau, ne donnerait pas un degré de chaleur sensible.
La lumière que la lune réfléchit à nos yeux est certainement la lumière réfléchie du soleil ; cependant cette lumière n'a point de chaleur sensible , et même, lorsqu'on la concentre au d’un miroir ardent, qui augmente prodigieusement la chaleur du soleil, cette lumière réfléchie par la lune n’a point encore de chaleur sensible ; et celle du soleil n’aura pas plus de chaleur, dès qu'en traversantune certaine épaisseur d'eau, elle deviendra aussi faible que celle de la lune. Je suis donc persuadé qu’en laissant passer les rayons du soleil dans un large tuyau rempli d’eau, de 50 pieds de longueur seulement, ce qui n’est que le tiers de l'épaisseur que j'ai supposée, cette mère affaiblie ne produirait sur un thermomètre aucun effet, en supposant même la liqueur du thermomètre au degré de la congélation ; d'où j'ai cru pouvoir conclure que, quoique la lumière du soleil perce jusqu'à G00 pieds dans le sein de la mer, sa chaleur ne pénètre pas au quart de cette profondeur,
Page 428, col. 1, ligne 46. Toutes Les matières du globe sont de la nature du verre.
Cette vérité générale, que nous pouvons démontrer par l'expérience , a été soupçonnée par Leibnitz, phil he d le nom fera toujours grand hox ir à 1 \lemagne. Sanè plerisque creditum et à sacris etiam scriptoribus insinuatum est, conditos in abdito telluris ignis thesauros..…… Adjuvant vultus ; nam omnis ex fusione SCORIÆ VITRI est GEnus... Talem ver esse globi nostri superfi.
ciem (neque enim ultrà penetrare nobis da-
tum) reapsè experimur ; omnes enim terræ et”
lapides igne vitrum reddunt...:nobis satisest admoto igne omnia terrestria in VITRO Fi- Nuit, {psa magna telluris ossa nudæque illæ rupes atque immortales silices cûm tota ferè in vitrum abeant, quid nisi concreta sunt ex
Süusis olim corporibus et primé ill magnäque
VE quam in facilem adhüc materiam exercuit ignis naturæ... : cm igitur Omnia quæ non avolant in auras tandem fundantur, et speculorum imprinis urentium ope, vitri naturam sumant, hinc facilè intelliges vitrum esse velut TERRE BASIN et naturam ejus cæterorum plerümque corporum larvis latere. (G. G. Leibnitii Protogæa; Goeltingæ, 1749, pag. 4 et 5.)
Ibid. , col. 2, ligne 7. Toutes les matières terrestres ont le verre pour base , et peuvent être réduites en verre par le moyen du feu.
J'avoue qu'il y a quelques matières que le feu de nos fourneaux ne peut réduire en verre; mais, au moyen d'un bon miroir ardent, ces mêmes matières s’y réduiront : ce n'est point ici le lieu de rapporter les expé. ricnces faites avec les miroirs de mon inyention, dont la chaleur est assez grande pour volatiliser ou vitrifier toutes les matières exposées à leur foyer. Mas il est vrai que jusqu'à ce jour l’on n'a pas encore eu des miroirs assez puissants pour réduire en verre certaines matières du genre vitrescible, tel que le cristal de roche, le silex ou la pierre à fusil ; ee n’est done pas que ces matières ne soient, par leur nature, réductibles en verre comme les autresf mais seulement qu'elles exigent un feu plus violent.
Page 431, col. 2, ligne G. Les os et Les dé.
J'enses des anciens éléphants sont au moins aussi grands et aussi gros que ceux des éléphants actuels. On peut s'en assurer par les descriptions et les dimensions qu’en a données M. Daubenton, à l’article de l'éléphant : mais , depuis ce temps, on m'a envoyé une défense entière et quelques autres morceaux d'ivoire fossile, dont les dimensions excèdent de beaucoup la longueur et la grosseur ordinaire des défenses de Yéléphant : j'ai même fait chercher chez tous les marchands de Paris qui vendent de l'ivoire, on n'a trouvé aucune défense comparable à celle-ci ; et il ne s'en est trouvé qu’une seule , sur un trèsgrand nombre , égale à celles qui nous sont venues de Sibérie, dont la circonférence est de 19 pouces à la base. Les marchands ap- Pellent ivoire cru celui qui n'a pas été dans la terre, et que l'on prend sur les éléphants