Y Et bre dbuté LA VUE PAR FR LA MARINE
2 vd LAS
F1 1e de 4 n'est pas réel , ou si l'« uvait y ne nt LA doute que les um, À forgé ne dusse KA Ce être préférés à ceux de fer coulé ; ils “+ ere moitié plus dé légèreté et plus dé double de #4 L résistance. Le maréchal de Vabbon en avait » É- hf fait fabriquer de très-beaux , dont il re ph: encore ces années dernières ‘afelduet L € cons à la manufacture de Charleville (1). pr Vas —————— e, Ou ? ee : L'u (1) Une personne très-versée dans la connaissance | FA de: de l’art des forges m'a donné la note suivante : ES « 11 me paraît que l'on peut faire des canons de fee hr
battu, qui seraïent beaucoup plus sûrs-et plus lé gers que les canons de fer coulé ; et voici les pro
portions sur lesquelles il faudrait en tenter les ex- % périences.
» Les canons de fer battu, de quatre ‘nr É
balles , auront 7 pouces et demi d'épaisseur à ; plus grand diamètre ;
» Ceux de huit, 10 pouces ; :
» Ceux de douze, 1 pied ;
» Ceux de vingt-quatre livres, 14 pouces ;.
» Ceux de trente-six livres, 16 pouces fer ER
» Ces proportions sont plutôt trop fortes que trop faibles : peut-être pourra-t-on les réduire à 6 po K, Ja pour les canons de quatre ; ceux de huñt livres, à 8 pouces /s; ceux de douze livres, à rs re
ceux de vingt-quatre, à 12 pouces ; a ceuxde six , à 14 pouces.
» Les longueurs, pour les canons a PR
ve 5 -v' A
TE
à 4 - > À LE . & ". | € en” | dk, Là RTIE EXPÉRIMENTALE 28 LE” a - SI 4 Lau ë 1.5 DJ s a A x À | 4 >.
travail n'en seraitpas s PAR RTE montée pour cet objet que l'est celle (1) de | des ancres, et une. man ture’ aussi-bien M.dela Chaussade pour les aner > pourrait & CNE RATES + ACT HE SEE % être d’une très-grande utilité, # € è + Ld F " Fr EE n : ” "+ » us at Ée ieds 2/, ; ceux de huit, de 7 pieds de Quoi Lors re per rue À. n'est pas lé- + » lo . ; dl Ke - ivres, de 7 pieds 9 pouces tat actuel des choses’, bservations ne + j cite CARE S gt-quatre, de 8 pieds 9pou- Late. we que. sur les. ons de fer coulé. » ces ; ceux de trenté six; de9 pieds 2 pouces de lon- On s est beaucoup plaint » dans ces derniers + sat Di , temps, deleu eu de résistance : malgré la | + 7 + » L'on pourrait même diminuer ces au — rigueur des épreuves, quelques-uns ont crevé ci » de longueur assez considérablement sans que le sur nos vaisseaux ; accident terrible , et qui. De » service ensouffrit, c'est-à-dire faire les canons de n’arrive Jamais sans grand dommage et perte » quatre , de 5 pieds ms seulement ; eux ‘de plusieurs hommes. Leministère , voulant » de huit livres , de 6 pieds 8 pouces de longueur; Lemédier à ce mal, ou plutôt le prévenir pours | * ” » ceux de doué livres, à 7 pieds de longueur ; ceux la eo mie : PPARTANREEP RES. | » acc-quitret à 7 pieds 10 pouces; et ceux de d à. 2 Sans le * céung k- 0 sw foi 8 ce ï » trente-six, à 8 pieds, et peut-être mémé encore US Expériences sur la qualité de la er - Û » au-dessous. : ; | me demanda mes conseils en 1968 et m'in- | » Or ;'ilné paraît pas bien difficile, 1° de faire desy, Vita à travailler sur ce sujét important : je % *__» canons de quatre livres qui n'auraient que 5 pieds m’y livrai avec zèle ; et, de concert avec u » de longueur, sur 6 pouces 3/; d'épaisseur, dans M. le vicomte de Morogues , homme très- » leur plus grand diamètre ; il suffirait pour de éclairé, je donnai, dans ce temps et da 1és ». souder ensemble barres uces: forts . “de nñées éhiväntes d quelques xs 00 . # : sai qéeré, ete ere eyhidre mastif de ER ee ministre”, 1 ériences faites - » pouces ?/, de diamètre, sur 5 pieds de longueur ; | pére DR PRET # -» Store cela ne serait pas pratfeablet@ins Jeëttet celles qi restaient à faire pour perfection- . » chaufferies ordinaires, ou du mio que cela de- nes les canons. J'en ignore aujourd'hui le » viendrait très-difficile, il faudrait établir des four-. résultat et le succès ; le ministre de la ma- : » neaux de réverbère, où lou pourrait chauffer ces rine ayant changé, je n'ai plus entendu par- » sn dans toute leur lougueur., pour les -sbuder * Ier ni d'ex ériences ni de canons. Mais céla wep usieurs. fois . Ce eyli is pe a Fa de donner, sans , . - » formé, il sera facile delle forer et tournt iearle à; un 2x 7 choses utiles que » fer battu obéit bien plus aisément au fo que le J'ai de ver en m occupant pendant deux ; ffeculé. ”" * "w, àtrois'ans de ce travail ; etc’estce qui fera le 6 » Pour les canons de huit livres qui ont 6 pieds 8 sujet de ce Mémoire, quitient desi prèsàcelui ' » pouces de longueur , sur 8 pouces :/s d'épaisseur, pe traité de. la fusion des mines de fer, » il faudrait souder ensemble neuf barres de 3 pou-., qu'on peut l'en regarder comme une suite. » ces faibles en quarré chacune ; en les FX rer Les canons se fondént en situation per- »-ebeuife D UMA PUS, ee x LE. QE ‘Pendiculair e ; dans des moules de plusieurs ‘à »: pour me TOR R NULS CR * pieds de profondeur , la culasse au fond et 3 ve K Esoarde delete al. ei en et rte à il faut plusieurs | » vent avoir 10 pouces et demi d'épaisseur, on pourra À ; PHPAUÇIN TS ion pour faire un + » les faire avec neuf barres de 3 pouces RQ re - | » quarrés , que l'on soudéra toutes ensemble per les » res, il y aurail encore beaucoup à gagner, 1° pour v . b » mêmes moyens. | à la sûreté dû service ; car ces canons ne crèveraient » Et pour les canons de vrg atre, avec seize » pas, ou, s'ils venaient à crever, ils n'éclateraient » » barres de 3 pouces en quarré. en » se. 9 et ne feraient que se fendre , ce qui ne cau- L __» Comme l'exécution de cette espèce d'ouvrage » $erait aucun malbeur, + é L devient beaucoup plus difficile pour les gros canons » 2, Is fésistéraient p plus à la rouille, ét’ » que pour des petits, il sera juste et nécessaire de » ient pendant des siècles ; ce qui est ün avañ- … les payer à proportion plus cher. » ès-considérable. » Le prix du fer battu est ordinairement de deux | Comme on les forerait aisément , la direction » tiers plus haut que celui du fer coulé. Si l'on paie » de l'âme en serait parfaite. » vingt francs le quintal les cauons de fer coulé > Al » 4°. Comme la matière en est homogène partout, » faudra donc payer ceux-ci soixante livres le quimé » jl n'y aurait jamais ni cavités ni chambres. » tal: mais, comme ils seront beaucoup plus minces » 59. Enfin, comme ils seraient beaucoup plus # » que ceux de fer coulé, je crois qu'il serait possible » Jégers , ils chargeraient beaucoup moins, tant sur PA » de les faire fabriquer à quarante livres le quiutal, » mer que sur terre, et seraient plus aisés à ma- dE » et peut-être au-dessous. | » nœuvrer, »
» Mais, quand même ils coûtersient quarante li. (1) À Guériguy près de Nevers. , Tréonte DELA den Tome IT. 36 &- re / * + = | # | ; 3 site : nd
» couler, non-séulement pouvait détruire le à un seul les fourneaux de Ruelle en A
on imaginait que le double ou le triple de neau. :
à F n « ] 982 INTROD. A L'HIST. DES MINÉRAUX, * n e Lis gros canon plein et chargé de la masse qui Par une seconde expérience, j'ai.gardé le
PET doit le comprimer à sa partie supérieure ,on fonte pendant quarante-huit beures sans + er + était dans le préjugé qu'il fallait deux, et aucun inconvénient; ce long séjour ne fait mr, même trois fourneaux, pour fondre du gros "que la purifier davantage , et par conséquent La A canon, Comme +3 fortes gueuses que en diminuer le volume en augmentant, 2. ji l'on coule dans | us grands fourneaux ne masse : Comme la fonte contient une grande ee 21 sont que de deux mille cingcents, ou iout quantité de parties hétérogènes, dont, les … au plus trois mille livres la matière unes se brûlent et les autres se convertissent
fe L ne w ; en fusion ne séjourne jamais que douze ou en verre , l'un des plus grands moyens de quinze heures dans le creuset du fourneau ;,
MES dépurer est de la laisser séjourner au fourz ;
3 ty ER cette quantité de matière en fusion , qu’on M'étant donc bien assuré que le préjugé serait obligé de laisser pendant trente-six ou de la nécessité de deux ou trois fourneaux de: üarante heures dans le creuset avant de la était très-mal fondé , je proposaide qe fes creuset, mais même le fourneau, par Son mois (1), où l'on fond nos gros canons : ce bouillonnement et son explosion ; au moyen conseil fut suivi et exécuté par ordre du de quoi on avait pris le parti qui paraissait Winiste ; on fondait sahS (co vÉD EE a le plus prudent, et on coulait les gros ca- avec tout succès, à un seul fourneau , des mons , en lirant en même temps ou successi- canons de vingt-quatre ; et je ne sais si Po vement la fonte de deux ou trois pete 1 , n'a pas fondu depuis des canons de trente- ; placés de. manière que les trois ruisseaux “six, car j'ai tout lieu de présumer qu'on GE de fonte pouvaient arriver cn.même temps GAP bprlement, Ce premier point une p *
dans le moule. p fois obtenu, je Cherchai s'il n'y avait pas” FA IL ne faut pas beaucoup de réflexion ——— > AT CEA pour sentir que cette pratique est mau- (1) Voici Vextrai SR LL 2
t-de cette proposition faité au vaise : il est impossible que la fonte de cha- minisire : | . Re. cun de ces fourneaux soit au même degré Comme les canons de gros-calibre, tels que ceux 2 de chaleur , de pureté , dé fluidité ar con- de trente-six et de vingt-quatre , supposent un grand séquent, le canon se trouve ons de Le 2 de fer en fusion , on se sert ordinairement de + deux ou trois matières différentes , en sorte 1, Rstre CA de deux fourneaux pourless » que plusie de ses parties , ét-souyent un vw, mine fon ue dans chacun de ces fourneaux £ | , : rrive dans le moule par autant de ruisseaux côté tout entier , se trouvent nécessairement euliers dE MR ut , Dé d'une matière moins bomte et plus faible NE pratique me paraît ler >" | ES SNNRE M Brands inconvénients ; car il est certain que “ que le reste ; ce qui est le plus grand de tous” deces fournéanx donneune fonte de diffé à RUE + r | £ eu d + Fe À sonte de di érente espèce; les inconvénients en fait de résistance, puis- en sorte que leur mélange ne peut se faire d'une ma que l'effort dela poudre , agissant également nière intime, r
ë ni même en approcher, Pour le voir de tous côtés , ne MAUR. JANPOLS dese faire clairement , ne supposôns qne deux fourneaux’, et jour par le plus faible. Je voulus d - que la fonte de l'un arrive À droite, et ln fonte de
sayer et voir en effet s'il ya avait quelque l'autre x thé à gauche dans le moule du canons il danger à tenir, pendant plus dé temps qu'on est certain que l'une de ces deux fontes, étant ou us P ne le fait ordinairement, une plus gran( = 1 » où plus légère, où plus chaude, ou plus quantité de matière en fusion : j'attendis Re 2 Ek ete. , 7 l'autre, elles ne se méleront . À pour cela que le creuset de mon fourneau : ee qu | quent l’un des côtés du canon
à ; ? Pros k sera plus d , r * VE. 57 | qui avait st Toy largeur, sur 4 pieds PEUT que Fautre ; que-dès-lors ilrésisteta.
É moins d'un eôté que de l'autre , et qu'ayant Sa de iongueur et Il 5 uces de hauteur, fût d'être composé de Re, A pr cn Dés encore élargi par :
ction da feu’, ci € sort de ces parties, ainsi-que leur 60 œ, ne cela arrive toujours vers la fin du fo re ; .
sera pas égal, et que par conséquent ils-résisteront | Le j'y laissai amasser de la fonte pendant trente- moins que ceux qui seraient faits d'unematièrehomo-
six heures ; il n'y eut ni explosion ni aûtre 8. Il n'est pas moins certain que , si l'on veut fo- RE ement que ceux qui arrivent quel- rer ces canons , le foret , trouvant plus de résistance | quefois quan 4 il -tomibe des ati ètes crues A “ ue DEN se détournera de la perpen- È ans le creuset : je fis couler après les trente- + Bee D re us pes PAR + ‘re 2 LE six heures , et l'on eut trois gueuses , pesant ; K ne TM 7 4 il ît do il. il tà " ensemble quatre mille six cents livres, d'une an LR Prin nl 22e
canons de fer coulé avec un seul fourneau, et je erois très-bonne fonte, la chose très-possible.
ee
deraïent
- on én trouvera
> ver aûciseau , poussé par le marteau , tonte
core que l'inég: é de l'étoffe dont on les composait en les coulant à deux ou trois fourneaux, En. à | La première de a causes est le mauvais usage qui s’est étab depuis plus dé.wingt ans de faire tourner la surface extérieure
des canons , ce qui les rendplus agréables” cuirasse et la sauvegarde du canon ; nôm seulement, elle lui donne toute la force de
à la vue. Il en est cependant du canon comme du soldat, il vaut mieux qu'il soit robuste qu'élégant; et ces canons. tournés , poliget guillochés , ne devaient point en imposer aux yeux des braves officiers de notre maine; car il me semble.qu'on peut démontrer qu'ils sont non- seulement beaucoup plus faibles, mais aussi d'une bien moindre duréc. Pour peu. qu'on soit versé dansla connaissance de la fusion des mines de fer, on aura remarqué en eoulant des enclumes des boulets, età a forte raison descanons, que la force centri uge de la chaleur pousse à la circonférence I partie la plus massive
Se
ler ? qu \ . # - + rupture; elle sert de cuirasse au canon, elle
en est la partie la plus pure ; et, par sa
grande dureté , elle contient toutes. les par. ties intérieures qui sont plus molles, et cèï cela plus aisément à la force de l'explosion. Or, que fait-on lorsque l'on tourne les canons ? 0h commence par enle-
| PARTIE EXPÉRIMENTALE. él encore d'autres causes qui pouvaient contribuer à la fragilité de. nos canons , et j'en trouvai en effet qui y contribuent plus en-
cette surface extérieure que les couteaux du tour ne pourraient entamer ; on pénètre dans l'extérieur de la pièce jusqu'a int où elle se Lrouve assez douce pour se laisser tourner, et on lui enlève en même temps, par cette opération, peut-être un quart de sa force. L'ats Cette couché extérieure, que l'on a si grand tort d'enlever , est en même temps la
«ex
résistance qu'il doit avoir , mais elle lé défend encore de la rouille qui ronge en peu.
de temps ces canons tournés : on a beau les lustrer avec de l'huile , les peindre ou les polir ; comme la matière de la surface extérieure est aussi tendre que tout le reste , la rouille y mord avec mille fois plus d’avantage que sur ceux dont la surface est garan-
. tie par la trempe. Lorsque je fus donc eon-
vaincu , par mes. propres observations , du préjudice que portait à nos canons cette mauvaise pratique, je donnai au ministre mon avis molivé , pour qu’elle fût proscrité :
des expériences qui me paraissent décisives . Pendant l'été dernier 1772 , j'ai fait tremper dans l’éau de a rivière, qui était assez chaude pôut sy baigner, toutes les barres de fer qu'on forgeait à un des feux de ma forge ; et, comparant ce fer avec celui qui n'était pas trempé, la différence du grain
n'en était pas sensible , non plus que celte
KA
Aie leur résistance à la masse lorsqu'on les
en même temps tout son nt
cassait, Mais ce même fer , travaillé de la même façon par les mêmes ouvriers , et trempé cet hiver.dans l'eau de la même rivière , qui était presque glacée partout , est non-seulement | fragile, mais a perdu , en sorte qu'on aurait cru que ce n'était plus le même fer.
Or, la trempe qui se fait à la surface du canon, n’est assurément pas une trempe à
. froïd ; elle n’est produite que par la petite
Le
humidité qui sort du moule déjà bien séché :
il ne faut donc pas en raisonner comme d'une
autre trempe à froid , ni en conclure qu'elle
rend cette couche extérieure beaucoup plus cassante qu’elle ne le serait sans cela. Je supprime plusieurs autres raisons que Je pourrais alléguer , parce que la chose me parait assez claire. ; Un autre objet , et sur lequel il n’est pas aussi aisé de prononcer aflirmativement , c'est la pratique où l'on est actuellement couler les canons plein, our les forer ensuite avec des machines difhciles à exécuter, etencore plus diflciles à conduire, au lieu de les couler creux comme on le faisait autrelois ; et'dans ce temps nos canons crévaient moins qu'aujourd'hui. J’ai balancé les raisons pour et contré , et je vais les présenter ici. Pour couler un canon creux, il faut établir un noyau dans le moule , et le placer avec, la plus grande précision , afin que le canon se trouve partout de Fépaisseur requise , et qu'un côté ne soit pas plus fort que l’autre : comme la matière en fusion tombe entre le noyau et-le moule, elle a beaucoup moïns de force centrifu ge; et dès-
lors la qualité de la matière est moins iné- “plus aisément
gale dans le canon coulé creux que dans canon coulé plein ; mais aussi , cette matière, par la raison même ares moins inégale, .
est au total moins bonne dans le canon creux, parce que les impuretés qu’elle contient s’y trouvent mêlées partout , au lieu que , dans le canon coulé plein , cette maüvaisé matière reste au centre , et se épare ensuite du canon par l'opération des forets. Je penserais donc, par cette première raison, que les canons forés doivent ètre préférés aux canons
à noyau. Si l’on pouvait cependant couler
ceux-ci avec assez de précision pour n'êtré pas obligé de toucher à la surface intérieure ; si , lorsqu'on tire le noyau , cetté surface se trouvait assez unie , assez égale dans toutes ses directions pour n'avoir pas besoin d'être calibrée , et par conséquent en partie dé-
au lieu que les canons pleins n’en ont aucun besoin; comme ils ne touchent àx-la terre ou
-lesides vapeurs qui s'exhalent à mesure que
truite par l'instrument d'acier , ils auraient un grand avantage sur les autres, parce que, dans ce cas, la surface intérieure se trouverait trempée comme la surface. extérieure ;, eb dès-lors la résistance de la pièce se trouverait bien plus grande. Mais notre art ne va pas jusque Jà ; on était obligé de ratisser à l'intérieur toutes les pièces coulées creux ; afin de les calibrer : en les forant , on ne fait que la même chose , et on a l'avantage d’ôter toute la mauvaise matière qui se trouve autour du centre de la pièce coulée plein ; matière qui reste au contraire dispersée dans toute la. masse de la. pièce coulée creux. En d
D'ailleurs , les canons coulés plein*sont.
beaucoup moins sujets aux soufllurés | aux chambres , aux gerçures ou fausses soudu= rs elc. Pour bien couler les canons à noyau, et les rendre parfaits, il faudrait des évents,
au sable dont léur moule est composé que * par la surface extérieure ;"qu’il est rare , si
ce moule est bien préparé , bien séché , qu'il s’en détache quelque. chose ; que , pénrt LL qu'onne fasse pas tomber la fonte trop précipitamment ; et qu'elle soit bien liquide ÿ à elle ne retient ni lés- bulles de l'air, ni
ct
le moule se remplit dans toute sa cavité ;
ne doit pas se et autant de ces défauts,
à beaucoup près , dans cette matière coulée plein ; que dans celle où le noyau , rendant à l'intérieur son air ct son humidité, ne peut ?
guère manquer d’occasioner des soufllures
etdes chambres , qui se. formeront d'autant
[ > Que l'épaisseur de la mi e 3 Ten 5 Sa er DE taire | éroïdissement plus subit. Jusqu'ici te
semble donc concourir à die le FOR rence à la pratique de couler les canons plein : néanmoins » COmme il faut une moin "2 dre Quantité dé matière pour les canons creux, qu'il est dès-lors plus aisé de l'ép rer au fourneau avant de la couler,, que ee frais des machines à forer sont immenses en comparaison de ceux des noyaux , on ferait bien AN si, par Je moyen des évents que Je viens de proposer , on n’afriverait pas” au point de rendre les pièces a à joe D assez parfaites pour n'avoir pas à craindre les soufllures, et n'être pas obligé -de leur enlever la trempe de leur surface intérieure : , ils seraient alors d’une plus grande résistance | que les autres , auxquels on peut d'ailleurs -
PARTIE EXPÉRINENT ALE y faire quelques reproches par m7 | que changé l'usage où Ton. était de
e vais exposer. &. * +. A a UE +:
Plus la fonte du fer est bare, plus elle est compacte , dure et difficile à forer ; les meilleurs outils d'acier ne l’entament qu’avec peine ; et l'ouvrage de la forerie va d’autant moins vite que la fonte est a Ceux qui ont introduit cette pratique ont done , pour la commodité de leurs machines, altéré la naturé de la matière : (1); ils ont
———————————— — (1) Sur la fin de l'auade 1762, M. Maritz fit couler
aux fourneaux « de la Nouée , en Bretagne , des gueuses avecrles mines de la Ferrière et de Noyal; il en examina [a fonte, en dressa un procès-verbal ; et, sur les assurances qu'il donna aux entrepreneurs , que leur fer avait toutes les qualités requises pour faire de bons canons, ils se déterminèrent à établir des mouleries , fonderies » décapiteries , centreries , foreries, et les tours nécessaires pour tourner voir FF inent les pièces. Les entrepreneurs, après avoir foi
‘ Jeur établissement, ont mis les deux fourneaux WE feu le 29 janvier 1765 , et le 12 février suivant , on
commença à coulér du canon de huit. M. Maritz, s'étant rendw à la forge le 21 mars, trouva que toutes ces pièces étaient trop dures pour souffrir le Jor a juges à propos de changer la matière. On coula deux pièces de douze avec un nouveau mélange et une autre pièce de « le avec un autre mélange D encore deux autres p douze avec un troisiér mélange ; qui parurent ‘durs sous dla stieet au premier foret , > que M. Marilz jugea inuti ondre avec ces mélanges de différentes mines ; et fit A autre essai avec onze mille cinq cent cinquante livres de la mine de Noyal, trois mille trois cent duatreingt-dix livres de la mine de la Ferrière, et trois mille six cents livres de la mine des environs, faisant en tout dix-huit mille cinq cent quarante livres, dont on coula le 31 mars une pièce de douze, à trente charges basses. A la décapiterie ; ainsi qu'en formant le support de da volée, M: Maritz jugea ce fer de bonne nature; mais le forage de cette pièce fut difi cile, ce qui porta. M. Marilz à faire une autre expérience . Les 1er et 3 avril, il fit couler deux pièces de douze,
pour chacune desquelles on porta trente- quatre
‘ charges, composées chacune de dix-Buit mille sept cents livres de mine de Noyal , et de deux mille sept. cent vingt livres de mine des environs ;. en tout vingt ét un mille quatre cent vingt livres. Ceci démontra à M. Maritz l'impossibilité qu'il y avait de fondre avec de la mine de Noyal seule ; car, même avec ce mé ange, l'intérieur du fourneau s'embarrassa aupoint que le laitier ne coulaît plus, et que les ouvriers avaient une peine incroyable àl arracher du fond de l'oûvrage : d'ailleurs , les deux pièces provenues % cette expérience se trouvèrent si dures au fo et si profondémen chambrées à 18 et 20 Pouces x à la vôléé, que, d même la mine de Noyal pourrait se fondre sans être alliée avec une espèce plus chaude,
+ Ja fonte qui en proviendr ait ue serait cependant as
— d'une nature propre à couler descanons Sorables.
| coup
TEE ire de Ke fe onte dure , et n'ont fait couler u 3 des fonc tes tendres, qu'ilso s ont appelées dou es, Le qu'on en sentit moins la différence. D Lotous nos canons coulés plei ot FRA 4 de cette matière douce , -dire d'une assez mauvais Ÿ D: et qui n’a pas à bean-# rès la p la densité , la Mas d qu'elle devrait avoir; en ai acquis la preuve la plus complète par se expériences que j ve vais rapporter. , Au commencement Fr l'année 1 P « Si t m ‘envoya ; de la forge dela Nouée en Bretagne, six tronçons e gros © co plein , pesant ensemble cinq mille trois cen cinquante-huit livres. L'été suivant, je les fis conduire à mes forges ; et én ayant Cassé es tourillons , jen trouvai la fonte d’un assez mauvais grain; ce que l'on ne pouvait | pas r naître sur 1 tranches de ces morceaux , parce qu'ils avaient w | sciés avec de l'éméril ou quelqu e autre matière qui rem plissaitles pores éviter yant pesé cette fonte à la balance hydrostatiq sie trouvai * qu'ell ‘elle était trop légère, quel ne ne pesait que quatre cent soixante-une livres ied Le cube, tandis que celle que r a coulait alors à mon fourneau en So cinq
et :# sel, Je À,
Le FR 1765, ; nié sd et der espérience » M. Maritz fit couler une neuvième pièce de douze en trente-six charges basses, et composées de onze mille huit cent quatre-vingts livres- 2e mine de Noyal, de sept, mille deux cents livres de mine de Phlemet, et de deux mille huit cent quatre-vingts livres de mine des e environs, en tout vingt et un ne neuf cent soixante livres de mine The
Après la coulée dé cette dotées eut oubras ges des fourneaux se trouvèrent si are on fat obligé de mettre ho et M. Maritz co gédia les fondeurs et mouleurs qu'il avait es venir des forges d’Angoumois. 3 Ve 7,
Cette dernière pièce se fora acilensent en ms nant une DE de api belle couleur ; mais, “OU
forage, ilse > trouv ne sê me rat pl is
condensés, qu'il p
seür d'une noiselte qui ne re à lasers chambres
dans l'âme dé la p pièce.
Je u'ai rapporté les Se sos sn
que Pour prouver que les su del an. du
forage des canons n'ont cherch r rdes.
fontes tendres, et qu'ils ont, par con quent MER * la matière À la forme, en rejetant toutes les bc fontes que leurs forets ne pouvaient entamer : ment, tandis qu il faut u contraire sn à la |matière Ja plus compacte rar plus dure , si veut avoir des canons d’ üne bonne résistance. >» '
D jusqu'à cinq cent vingt livres le pied
- cube. Cette seule épreuve pouvait me suffire pour juger de la qualité plus que médiocre de cette fonte; mais je ne n'en tins
"pas R. En 1770 jesur la fin de l'été, je fis
construire une chaufferie las grande que
mes chaufferies ordinaires , pour y faire fondre et convertir en fer ces nons, et Lon en vint à bout à force de vent née dé charbon : Je les fis couler en petites après qu’elles furent refroidies | examinai la couleur et le grain en les isant casser à lamasse; j'en trouvai, comme y attendais , la couleur plus grise et le rain plus fin : la matière ne pouvait man-
pes quer de s'épurer | par cette seconde f fusion ; et E effet, Tayant portée à la balänce hyese trouva peser quatre cent Este Scaé livres le pied cube ; ce qui cependant n'approche pas encore dé la densité
#” requise ponte bonne fonte.
1°9 “Etene fret, ayant it convertir enfer suc-
nt cessi ement, et par mes meilleurs ouvriers,
toutes les petites gueusés refondues et proant de cés tronçons de canons, nous n'ob-
Là: times que du fer d'une qualité très-Com-
+ mune, sans aucun nerf, et d'un grain assez
| gros , auséidälifférent de celui de mes forges e le fer commun l est < du bon fer.
PL on m'’envoya de la forge de pres , où l’on fond actuelt
# n us grande partie dé nos canons, g: de la fonte dont on les coule : ù st cette. font couleur grise , le grain assez
pt et pèse mr e cent quatr. e-yingt-quinze * livres 440 a Go à sa fer battu en
mms
on
a) Net de fonte "envoyés Sr) de Ruelle étaientde forme cubique: de trois pouces, faibles
us toutes leurs dimensions ; le : premier, marqué S, Pregires 2 cles 4 gros 2/:, c'est-à- dire D mn. Le e morceau Prat dans l'eau Glivies
2on eve donc le volume
. decer mo fonte pesait 130 gros. L'eau dans $ Jaquelle ila dé pesé pesait êlle:même 70 liv. le pied oi cube, Or, 130 gros 70 Livres : : 916 gros 1/, : 493 5/5 livres, poids du pied cube de cette fonte. Le second morceau , marqué P, pesait dans l'air 7 livres 4 onces fs gros, c'est-à-dire 929 gros. même morceaü } pesait dans Ve au 6 livres 3" ones 6 gros, c'est-à-dire 798 gros : “ donc volume d ‘eau égal au volume de + ce morecat L- fonte: pesait, igf gros. Or, 131 gros vres :: 929 gros : 496 Sahisy livres, poids du À cube a Le fonte. On observêr a que ces mor- + on avait oulu. couler en" les dimensions dus cube de 3 pouces , étaient trop f faibles : ils au- , raient dû ge = checpdtz pouces ee: ÿ et par
sé -
oncons de ca-
. lent effort des épreuyes qu'en y cédant, au
éau égal au volume