‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-Hilaire (volume 2)Chapitre 189 sur 304 · DES AE LE · texte numérisé non relu

DES AE LE

et forgé avec soin , j'en ai trouvé le graim semblable à celui du fer commun , etnepres nant que peu ou point de nerf, quoique. lravaillé en petites verges et passé sous le cy= lindre ; en sorte que cette fonte , quoique Meilleurs que celle qui m'est venue des for=. ges de la Noute, n'est pas encore de la bonne fonte. J’ignore si , depuis ce temps , l'on ne coule pas aux fourneaux de Ruëlle des fontes: meilleures et plus pesantes ; je sais seule- : ment que deux ofliciers de marine (2) , trèshabiles et zélés, y ont été envoyés successi= vement, et qu’ils sont tous deux fort en état de perfectionner l’art et de bien conduixe les … travaux de cette fonderie. Mais > jusqu à ee. poque que je viens de citer, et qui est bien récente ; je suis assuré que les fontes de nos * canons coulés plein n'étaient que de médiocre qualité ; qu'une pareille fonté n'a pas assez de résistance , et qu'en lui tant encore . Je lien qui la contient, c’est-à-dire en enle- « #3 vant,par les couteaux du tour, la cute trempée , il y a tout à craindre du service de ces canons. ‘ — On ne manquera pas de dire que ce soût .

ici des frayeurs paniques et mal foudées | :

qu on ne se sert jamais que dés” canot qui ont subi l'épreuve, et qu'une pièce une fois ne: (1 éprouvée Par une moitié de plus de char E ne doit m ne peut crever à la cha ef ls ie ù naire. À ceci jé ré ponds que non-seulement. M M cela n’est pas certain, mais encore que le le DJ contraire est beaucoup plus probable: n 2 général, l'épreuve des canons par la poudre ER + est peut-être la à plus mauvaise ne dt | l'on pût employer Pour s'assurer de leur #ë= sistance. Le canon ne peut subir le trop vio=

tant que la cohérence de la matière le per sans se rompre ; et, comme il s’en faut que cette matière dé la fonte soit à ressort parfait, les parties séparées par le ‘trop effort ne peuvent se rapprocher ni s@ rétablir comme elles élaient d’abord : cette cohé oi des parties intégrantes de la fonte étant :

fort diminuée par le grand effort or tes uves,, il n'est pas étonnant que le canon crève

ensuite à la charge ordinaire; c’est un. .

très-simple qui dérive d’ uné cause tout aus CE | ———— — — 1 ee

conséquent le pied cube du premier n'aurait a ad | 458 livres 4 onces, car 27 pouces : 1728 pouces : : 916 gros DA : 458 livres 4 onces; et le pied second n'auraît pesé que 464 livres 1}, » au he 493 livres 3/15 , et de 496 livres 54/15;.

(2) MM. de Souville ct de’ Vialis.

les parties d’une moitié o d'un tiers de lus que le eoup ordinaire, elles se rétabliront se réuniront moins dans la même proportiot ;

détruite, puisque la pièce a résisté , il n'en est pas moins vrai que cette cohérence n'est

diminue la force d’un ressort imparfait : dèslors, un second où un- troisième coup d’épreuve fera éclater les pièces qui auront résisté au premier, el celles qui auront subi les

trois épreuves sans se rompre-ne sont guère”

€ . 0 plus sûres que les autres; après avoir subi

grand écartement de leurs parties intégrantés , elles en sont nécessairement deventes

céder à l'effort de la charge ordinaire.

. Un moyen bien plus sûr , bien simple, et mille fois A ME RE pour s'assurer de la résistance des canons, serait d'en fairé peser la fonte à la balance hydrostatique :

en eoulant le canon, l'on mettrait à part un

morceau de la fonte; lorsqu'il MS. 7 onde pèserait dans l'air et dans l'eau ; s

la fonte ne pesait pas au moins cinq cent

vingt livres le pied cube, on rebuterait Ja siècé comme non recevable : Jon épargne rait la poudre , la peine des hommes , et on banniraïit la crainte très-bien fondée de voir crever les pièces souvent après l'épreuve.

* Étant une fois sûr de la densité de 14, matière, on seraitégalement assuré de sa résisfance ; et ; si nos canons étaient faits avec de la fonte pesant cinq cent vingt livres le pied cube , et qu’on ne s'avisàt pas de les tourner

ni de toucher à leur surface extérieure, j'ose»

añsürer qu'ils résisteraient et dureraient autant qu'on doit se le promettre: J ‘avoue que, par ce moyen, peut-être trop simple pour être adopté, on ne peut PASPRIENX si la pièce est saine , s'il ny a pas dans 1 intérieur de la matière des défauts , des soufllures, des ca-

| vilés; mais connaissant une fois la bonté de

la fonte , il sufhrait ; pour s'assurer du reste, de faire éprouver une seule fois, et à la charge

et l’on serait beaucoup plus sûr de leur résis-

tance que de celle de ceux qui ont subi des épreuves violentes. |

Plusieurs personnes ont donné des projets

pour faire de meilleurs canons : les uns ont

oposé de les doubler de cuivre , d’autres

& fer battu , d'autres de souder ce fer battu

Ta à . r, r 6 æ me +

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