‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-Hilaire (volume 2)Chapitre 191 sur 304 · I. SES 5 S, v: v · texte numérisé non relu

I. SES 5 S, v: v

» sa tendance à se rompre a été la même ; et lorsqu'on » a enveloppé son épaisseur, les cercles n'ont pu … ordinaire , les canons nouvellement fondus, .»”

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mais pourquoi ne pas le tenter ? Beaucoup de P

r rendent inuliles, La spirale n'a pas les mêmes défauts ; elle se prête à Loutes les formes

e prend la matière : elle s'affaisse avec elle-dans x le moule ; son fer ne perd ni sa ductilité nison ressort dans la commotion du tir, l'effort LAS PE tribué sur toute son étendue? Elle enveloppe presque toute l'épaisseur du canon et, dès-lors , s'oppose à sa rupture avec une résistance de près de trente mille livres de force, Si la: fonte rouve,. » une plus grande dilatation que le fer, elle té A avec toute cette force ; si cétté dilätation est moindre, Ja spirale ne reçoit que le mouvement + qui lui est communiqué : ainsi, dans l’un etl'autre cas , l'effet est le même, L'assemblage des barres, au contraire, ne résiste que par les cercles qui les contiennent. Lorsqu'on en a revêtu l'âme 28 nons, On n’a pas augmenté Ja résistance de la fonte :

soutenir également l'effort qui se partage sur tout le développement de la spirale, Les barres d’ailleurs s'opposent aux vibrations des cercles. La spirale que j'ai misé dans un canon de six, foré et éprouvé au calibre de douze, ne pesait que quatrevingt-trois livres ; elle avait 2 pouces delargeur et : 4 lignes d'épaisseur, La distance d’une hélice à y l'autre était aussi de 2 pouces ; elle était roulée à chaud sur un mandrin de fer. » | dj

ÿ INTROD. A L'HIST.

s ” n'ést plus de la fonte de fer, mais de la pyrite très-cassante ; et qu'en général le sou “est un intermède qu'on ne doit jamais em- ‘ployer lorsqu'on veut souder du fer sans en altérer la qualité : je ne donne ceci que pour. avis à ceux qui pourraient prendre celte voie comrne la plus sûre-et la plus aisée , pour rendre le.fer fusible et én faire de grosses Paco A 7 Si l'on conserve l'usage: de forer Jes ca- .nons, etqu'onles coule de bonne fonte dure, il faudra en revenir aux machines à forer de le marquis de Montalembert , celles de M. Maritz n'étant bonnes que pour le bronze ou la fon de fer tendre. M. de Montalemest encore un des hommes de France

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«des 8 et j'ai toujours gémi que son. __ zèle > é de toutes les connaissances né- | cessaires en cé’genre , n'ait abouti qu'au déesa fortune. Comme Je vis éloigné cris ce. Mémoire sans le lui com-

| mümiquer ; mais , je serai plus flatté de son | approbation que de celle de qui que ce soit; car, je ne connais personne qui entende mieux ee dont il ést ici question. Si l'on mettait en masse, dans ce royaume , les trésors de lumière.que l'on jette à l'écart, ou qu'on a l'air de dédaigner, nous serons bientôt la nation la RAR MT À le peu-

ele plüs riche. Par exemple, il est le pre- + mierqui ait conseillé de reconnaître la résistesdt ance de la fonte par sa périqtenpécAT ie ; vil a aussi cherché à perfectionner l'art de la moulérie en sable des canons de fonte de fer y et cet art est perdu depuis qu'on a imaginé de les tourner. Avec les moules en terre ,

ons était toujours chargée d'aspérités et de rugosités. M. de Montalembert avait | trouvé le moyen de faire des-moules en sable ÿ donnaient à la surface du canon tout le lisse et le luisant qu'on pouvait désirer.

Ceux qui cohnaissent les arts en grand sentiront bien les dificultés qu'il a fallu surmonter pour en venir à bout, et les peines qu'il a fallu prendre pour former des ouvriers capables d'exécuter ces moules , auxquels ayant substitué le mauvais usage du tout , on a‘perdu un art excellent pour adopter une pratique funeste (1).

GE EE CR SEC PGO NS SO CESRREr "RE Cet nug

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) L'outil à langue de carpe perce la fonte de fer avec une vitesse presque double de celle de l'outil à cylindre, Il n’est point nécessaire, avec ce premier ou!il, de seringuer de l'eau dans la pièce , comme il

fre coule du canon , c'est d'empêcher les écumes

æibert 5 qui canons mieux cet art de la fonderie a

dont on se-sérvait auparavant, la surface

DES MINÉRAUX

Une attention très-nécessaire lorsque l'on.

urmontent la fonté de tomber avec elle dans le moule. Plus la fonte-est légère.et plus elle fait d'écumes ; et l’on pourrait juger ; à l'inspection même de la coulée , si læ | fonte est de bonne qualité ; car alors sa surface est lisse et ne porte point d'écume us *

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est d'usage de le faire en employant le second, qui s'échaufle beaucoup par son frottement très-considé- # rable. L'outil à cylindre serait détrempé en peu de temps sans ‘cette précaution ; elle est même souvent insuffisante ; dès que la fonte se trouve plus compacte. ù et plus dure, cet outil ne peut la forer. La limaiïlle » sort naturellement avec l'outil à langue de carpe, tandis qu'avec l'outil à cylindre il faut employer € tinuellement un erochét pour la tirer : ce qui ne peut se faire assez exactement pour qu'il n'en reste pas entre l'outil et la pièce, ce qui la gêne et augmente encore son frottement. i1é

11 faudrait s'attacher à perfectionner la mouülerie. Cette opération est difficile, mais elle n’est pas im= possible à quelqu'un d’intelligent. Plusieurs choses sont absolument nécessaires pour y réussir : 1°des mouleries plus étendues , pour pouvoir y place plus de chantiers et y faire plus de moules à la fois, afin qu'ils pussent sécher plus lentement; 2° une grande fosse pour les recuire debout ; ainsi que cela se pra= tique pour les canons de cuivre, afin d'éviter que Le . moule ne soit arqué, et par conséquent le oc. Es 3° un petit chariot à quatre roues fort basses avee dés montants assez élevés pour y suspendre le moule recuit, et le transportér de la moulerie à la cuve du fourneau, comme on transporte un lustre ; 4° on. juste mélange d'une terre grasse et d'uné terre sa= bleuse, tel qu'il le faut pour qu'au recuit le ar : ne se fende pas de mille et mille fentes qui rendent canon défectueux, et surtout pour que cette terre,

avec cette qualité de ne pas se ferdre, puisse es .server l'avantage de s’écaler (c'est-à-dire de se cher du canon quand on vient à le nettoyer } : plus la terre est grasse , mieux elle s’écale , et plus elle se fend ; plus elle est maigre où sableuse , moins ell se fend ; mais moins elle s’écale. 11 y a des moi de cette terre qui se tieunent si fort attachés au canon , qu'on ne peut avec le marteau et le ciseau en emporter que la plus grosse partie ; ces sortes de canons". restent encore plus vilains que ceux cicatrisés par Se fentes innombrables des moules de terre grasse. Ce

Lo mélange de terre est donc très-difiicile ; il demande = beaucoup d'attention, d'expérience : et, ce qu'il ya

de fâcheux, c’est que les expériences dans ce genre 4 F

faites pour de petits calibres , ne concluent rien poue les gros. Il n'est jamais difficile de faîre écaler de petits canons avec un mélange sableux. Maïs ce même mélange ne peut plus étre employé dès que les calibres passent celui de douze ; pour ceux de trente-six

surtout, il est très-difficile d'attraper le + . mélange. — 7 . re 3 : * “ + Le

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de comprimer la matière coulante par plusieurs torches de paille placées dans les coulées : avec cette précaution, il ne passe que peu d’écume dans le moule; et, si la fonte était dense et compacte, il n'y en

aurait point du tout. La bourre de la fonte ne

vient ordinairement que de ce qu’elle esttrop crue et trop précipitamment fondue, D'añlleurs la matière la plus pesante sort la première du fourneau , la plus légère vient la dernière : la culasse du canon est par cette raison toujours d'une meilleure matière que les parties supérieures de la pièce ; mais il

n’y aura jamais de bourre dans le canon si,

d'une part, on arrête les écumes par les torches de paille , et qu'en même temps on lui donne une forte masselote de matière excédante , dont il est même aussi nécessaire qu'utile qu'il reste encore , après la coulée , trois ou quatre quintaux en fusion dans le creuset; cette fonte qui reste y entretient la chaleur ; et, comme elle est encore mêlée d’une assez grande quantité de laitier , elle conserve le fond du fourneau, et empêche la mine fondante de brûler en s'y attachant.

IL me parait qu'en France on a res s canons vec des mines en roche, En BE à re une plus ou moins e quantité de soufre ; et, comme l'on n'est pas dans l'usage de les griller dans nos ovinces où le bois est chér , ainsi qu'il se pratique dans les pays du nord où le bois est commun ; je présume que la qualité cassante de la fonte de nos canons de la marine pourrait aussi provenir de ce soufre qu'on n'a pas soin d'enlever à la mine avant de la

‘jeter au fourneau de fusion. Les fonderies

de Ruelle en Angoumois , de Saint-Gervais

-en Dauphiné , et de Baigorry dans la Basse-

Navarre, sont les seules dont j'aie connais-

sance , avec celle de la Nouée en Bretagne , 4

dont j'ai parlé , et où je crois que le travail est cessé : dans toutes les quatre , je crois qu’on ne s’est servi et qu'on ne se sert encore

e de mineen roche , et je n'ai pas oui dire qu'on les grillât ailleurs qu'à Saint-Gervais et à Baigorry. J'ai tâché de me procurer des échantillons de chacune de ces mines, et, au défaut d'une assez grande quantité de ces” échantillons , tous les renseignements

e j'ai pu obtenir par la voie de quelques amis intelligents. Voici ce que m'a PU M. de Morogues au sujet des mines qu'on emploie à Ruelle.

« La première est dure, compacte, pe-

Tréonie DE LA MERRE. Z'ome II.

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‘ PARTIE EXPÉRIMENTALE. r 289 mais, dans tous ces cas, il faut avoir soin »

rouge-brun , formée par deux couches d'inégale épaisseur , dont l'une est spongleuse, parsemée de trous ou cavités , d'un velouté violet-foncé', et quelquefois d'un bleu indigo à sa cassure > ayant des mamelons, teignant en rouge de sanguine ; caractères qui peuvent la faire ranger dans la septième classe de l'art des forges , comme une espèce, de pierre hématite :

mais elle est riche et douce.

» La seconde ressemble assez à la précédente pour la pesanteur , la dureté et la couleur; mais elle est un peu salardée (on appelle sa/ard, ou mine salardée, celle qui a des grains de sable clair, et | qui est mêlée de sable gris-blanc, de caillou et de fer ); elle est riche en métal :

employée ayec de la mine très-douce, elle se fond très-facilement. Son tissu à sa Cassure est strié et parsémé quelquefois de cavités d'un brun noir; elle parait de la sixième espèce de la mine rougetre dans T'art des forges.

» La troisième qu'on nomme dans le pays Slacieuse, parce qu'elle a ordinairement quelques-unes de ses faces lisses et douces au toucher, n'est ni fort pesante ni fort riche ; elle a communément quelques petits points noirs et luisants, d'un grain semblable au maroquin : sa couleur est variée ; elle à du rouge assez vif , du brun , du jaune, un peu de vert et quelques cavités : elle parait , à cause de ses faces unies ét luisantes, avoir quelque rapport à la mine spé Culaire de la huitième espèce.

» La quatrième , qui fournit d'excellent

sante, faisant feu avec l'acier ; de couleur #

» fer, mais en petite quantité , est légère ,

spongieuse, assez tendre, d'une couleur

» brune presque noire , ayant quélques mapresq saY

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melons , et sablonneuse : elle parait être une sorte de mine limoneuse de la onzième espèce.

» La cinquième est une mine salardée, faisant beaucoup de feu avec l'acier , dure, compacte , pesante , parsemée à la cassure de petits points brillants, qui ne sont que du sable de couleur de lie de vin. Cette mine est difficile à fondre : la qualité de son fer passe pour n'être pas mauvaise ; mais elle en produit peu. Les ouvriers prétendent qu'il n’y pas moyen de la fondre seule , et que l’abondanse des crasses qui s’en séparent l'agglutine à l'ouvrage du fourneau. Cette mine ne parait pas avoir

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de Hlilients bien caractérisée avec et comme j je l'ai dit , les mines enr

» celle dont Swédenborg a parlé. Les or, à. qui se trouvent en grandes masses sol A0 Fe * » On emploie encore un grand nombre doivent leur origine à l'élément du M - « » d'autres espèces de mines , mais elles. ne néanmoins il se trouve aussi plusieurs mân ads

| » différent des précédentes que par moins de fer en assez grosses masses , qui se SOm# 4 ©» de qualité, Éd he d'o- for ées x, le mouvement ss qui se som à nS . » cre martiale, qui peut fournir LL l'e per On distinguera , par l'épreuve de Fai=" = \ p sixième classe. te mine est assez ab on- mant, celles 5 subi l'action du f F 5 nm” - » dante dans les minières : “ elle est aisée à car er > toujours magnéti ni » tirer; on l'enlève comme la terre : elle: est me a SE ont été pos » jaunes et quelquefois mêlée de petites gre- stillation de eaux ne le sont point du : o » nailles ; elle fournit peu de fer : éleest etn le deviendront qu'après avoir été Er pa » très-douce. On peut la LS qi le dou- grillées et presque liquéfiées. Ces mines "en: Vs » zième espèce « de ee or ju F … roche , qui ne sont point attirables > 4 __» La gangue de -souf ÿ » ést une terre vitrifiable ; rarement argi- nos mines en grains : l'opération de F2 x » leuse. Toutes ces espèces de mines sont ler, qui est que » mêlées, € le rrain ont on les Ure est supprimée , à moins qu'elle ne so nËc » pres ut sableux. pour attendrir ces pierres de fer asse: w » On appelle ire « en Angoumois un 4 er “EH les concasse ésser sons Les p » caillou assez Se e aux pierres TE: :

* » et qui en donne caucoup qu and on le RE de RE à FAC Le et ol » fra pe avec l'aciér. Il est Pre aune clair + “tout ce pe fai cru qui Pourrait & ‘ < » fort dur : il tient quelquefois à des m sr l'améli es canons de notre Ç » res qui peuvent avoir du fer, mais cemest je sens Ps qu'il réste Q | » point le schiste ; de choses à faire , surtout pour Fe» i » La castine #5 une vraie ierre cs dans chaque fonderie une pb Pau | is » assez pure , si l’on enpeut juger par Tu-, sez compacte pour avoir une rési tance de à » niformité de sa cassure et de sa éouleur , . périeure à toute explosion. : Cepend. rés | » quiest gris-blanc ; elle est pesante , assez crois point du tout que: cela soit imp "3 de à » dure , et prend un poli fort dk x au tou- et je pense qu'en pu urifiant la ten # de L",-2 288 er. » r tant qu’elle peutr tres où arriy € £ Par ce ser de M: de Morogues , il me LA pièce ne ferait semble qu'il n'ya que la sixième espèce qui. ue Pa rs, ne demande pas à être grillée ; mais seule- obtenait une fois ce do

LA sil ne à PS > mr fourneau. plus rien à craindre mi rien de ! An reste, quoique généralement — See à de 4 ; éd red a + à > ; & ÿ * LR LS 4 . s ÿ é L= ‘$ $ “ . Ce : KR Le > A 4 ; x £ ”

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| EXPÉRIENCES SUR ÉRIENCE

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