‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-Hilaire (volume 2)Chapitre 21 sur 304 · NÔTES SUR LA PREMIÈRE ÉPOQUE · texte numérisé non relu

NÔTES SUR LA PREMIÈRE ÉPOQUE

Page 438, col. 2, ligne 34. Sur la matière dont le noyau des comètes est composé. J'ai dit, dans l’article de La formation des planètes, vol. 1, pag. HO, que les comètes sont composées d'une matière très-solide et trèsdense. Ceci ne doit pas être pris comme une assertion positive et générale ; car il doit y avoir de grandes différences entre la densité de telle ou telle comète, comme il yena entre la densité des différentes planètes ; mais on ne Pourra déterminer cette différence de densité relative entre chacune des comètes , que quand on en connaîtra les pé.

riodes de révolution aussi parfaitement que l'on connaît les périodes des planètes. Une comète dont la densité serait seulement comme la densité de la planète de Mercure, double de celle de la terre, et qui aurait à son périhélie autant de vitesse qne la comète de 1680, serait peut-être suffisante pour chasser hors du soleil toute la quantité de matière qui compose les planètes, parce que la matière de la comète étant dans ce cas huit fois plus dense que la matière solaire’, elle communiquerait huit fois autant de mouvement, et chasserait une 800e partie de la masse du soleil aussi aisément qu'un corps dont la densité serait égale à celle de la matière solaire pourrait en chasser une centième partie.

Page 442 , col. 2, ligne 17. La terre est élevée sous l'équateur et abaïssée sous Les p6- Les , dans la proportion juste et précise qu'exigent les lois de la pesanteur , combinées avec celles de la force centrifuge. J'ai supposé, dars mon traité de la formation des planètes , vol. L, pag. 110, que la différence des diamètres de la terre était dans le rapport de 174 à 175, d'après la détermination faite par nos mathématiciens envoyés en La-

ponie et au Pérou ; mais, comme ils ont supposé une courbe régulière à la terre , j'ai averti ; page {21 , que cette supposition était hypothétique, et par conséquent jeneme suis point arrêté à cette détermination. Je pense donc qu’on doit préférer le rapport de 229 à 230, tel qu'il a été déterminé par Newton, d’après sa théorie et les expériences du pendule, qui me paraissent être bien plus sûres que les mesures. C’est par cette raison que, dans les Mémoires de la Partie hypothétique, j'ai toujours supposé que le rapport des deux diamètres du sphéroïde terrestre était de 229 à 230. M. le docteur Irving, qui a accompagné M. Phipps dans son voyage au Nord en 1773, a fait des expériences trèsexactes sur l'accélération du pendule au 79e degré 50 minutes, et il a trouvé que cette accélération était de 72 à73 secondes en 24 heures , d'où il conclut que le diamètre à l’équateur est à l'axe de laterre , comme 212 à 211. Ce savant voyageur ajoute avec raison que son résultat approche de celui de Newton beaucoup plus que celui de M. de Maupertuis, qui donne le rapport de 178 à 179, et plus aussi que celui de M. Bradley , qui, d'après les observations de M. Campbell, donne le rapport de 200 à 201 pour la difrérence des deux diamètres de la terre.

Page 416, col. 2, ligne 33. La mer, sur les côtes voisines de La ville de Caen en Normandie, a construit, et construit encore , par son flux et reflux , une espèce de schiste composé de lames minces et déliées , et qui se

Jorment journellement par le sédiment des eaux. Chaque marée montante apporte et répand sur tout le rivage un limon impalpable qui ajoute une nouvelle feuille aux anciennes , d'où résulte par la succession des temps un schiste tendre et feuilleté.

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