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. nn 2 ES RE 356 INTROD. A L'HIST. DES MINÉRAUX, 4 fonds , est de toutes la plus avantageuse. : : peut faire des cercles ou d’autres menus ou= D SPpreuve que je viens de rapporter a été vrages; on coupe en même temps les épines ne | faite en Bourgogne , dans ma terre de Buf- et autres mauvais boïs : cette opération me FRE + | fon, au-dessus des collines les plus froides fait qu'éclaireir le taillis , et, bien loin de 74 F |
et les plus stériles ; ; la graine m'était venue des montagnes voisines de Genève; on ne connaissait point cette espèce d'arbre en Bourgogne, qui y.est maintenant naturalisé et assez multiplié pour en faire à l'avenir de très-grands cantons de bois dans toutes les terres où les autres arbres ne peuvent réussir. Cette espèce de pin pourra croître et se multiplier avec le même succès dans toutes nos provinces , à l'exception peut-être des plus méridionales, où l’on trouve une autre espèce de Pa dont les cônes sont plus alongés , et qu'on coumaît sous le nom de pin maritime , où pin de Bordeaux , comme Von connaît celui dont j'ai parlé, sous le nom de pin de Genève. Je fis venir et semer, il y a trente-deux ans, une assez grande quantité de ces pins de Bordeaux , ils n’ont pas à beaucoup près aussi bien rénisi que ceux de Genève ; cependant il yen a quelques-uns qui sont même d'une très-belle venue parmi les autres, et qui produisent des graines depuis plusieurs années, mais on ne s'aperçoit pas que ces graines réussissent sans culture, et peuplent les environs de-ces arbres , comme les graines du pin de Genève.
A l'égard des sapins et des épicéas dont j'ai voulu faire des bois par cette même méthode si facile et si peu dispendieuse, j'avouerai qu'ayant fait souvent jeter des graines de ces arbres en très-grande quantité, dans ces mêmes terres où le pin a si bien réussi, je
n’en ai jamais vu le produit, ni même eu la :
satisfaction d'en voir germer quelques-unes autour des arbres que j'avais fait planter, quoiqu’ils portent des cônes depuis plusieurs années. Il faut donc un autre procédé , ou du moins ajouter quelque chose à celui que je viens de donner, si l'on veut faire des bois de ces deux dernières espèces d'arbres toujours verts.
Dans les bois ordinaires , c'est-à-dire dans ceux qui sont plantés de chènes , de hêtres . de charmes, de frênes , et d'autres arbres dont l'accroissement est plus prompt , tels que les trembles ; les bouleaux , les marseaux, les coudriers , etc. , il y a du bénéfice à faire couper, au bout de douze à quinze ans , ces dernières espèces d'arbres , dont on
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lui porter préjudice , elle en accélère l'an e LA croissement ; le chêne , le hêtre et les autres bons arbres n'en éroiséqnt que plus vite,enm sorte qu’il y a le double avantage de tirer | d'avance une partie de son revenu par la FE vente de ces bois blancs , propres à faire des cercles , et de trouver ensuite un taillis to éciposk de bois de bonne essence , et d A plus grand volume. Mais ce qui peut dégoñ- LE ter de cette pratique utile, c’est qu'il fau- EE drait, pour ainsi dire, la faire par ses mains; AT car en vendant le cerclage de ces bois a
bûcherons ou aux petits ouvriers qui L ploient cette denrée, on risque toujou: rs la dégradation du taillis , il est presque imp sible de les empêcher de couper furtivemx des chênes ou d’autres bons arbres , et € lors le tort qu'ils vous font , fait une gx déduction sur le bénéfice, et quelqueft l'excède. È
Dans les mauvais terrains, qui n ‘ont « six pouces ou tout au plus un pied de pr »fondeur, et dont la terre est graveleuseu ct maigre, on doit faire couper les taillis es ou dix-huit ans; dans les terrains méé ne ” à vingt-trois ou vingt-quatre ans, et da les meilleurs fonds , il faut les attendre ju qu’à trente : une expérience de quarante a m'a démontré que ce sont à très-peu près les termes du plus grand profit. Dans mes t res, et dans toutes celles qui les enviroms même à plusieurs lieues de distance, on€ sit tout le gros boïs , depuis sept pouces tour et au-dessus , pour le faire flotte l'envoyer à Paris , et tout le meyu bo: Re.
consommé par le chauffagé du peuple ôu "D les forges ; mais dans d’autres cantons dt province , où il n’y a point de forges , : F les villages éloignés les uns des au font que peu de consommation, tout le r bois tomberait en pure perte si l’on nav:
trouvé le moyen d'y remédier en change " To les procédés de l'exploitation, On cou . es.
taillis x peu près comme j'ai conseil lé « couper les bois de pins, avec cette diffé, qu'au lieu de laisser les grands ark e ne laisse que les petits : cette manière d ploiter les bois en les jardinant, est en u dans plusieurs ‘endroits; on abat to plus beaux brins, et on "isse”subef er k