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Le même jour il a fait couper de même un chêne à glands de médiocre grosseur , âgé de soixante ans, dans.une lisière exposée an midi ; le côté du midi étaitplus fort que celui du nord , mais il l'était beaucoup moins que celui du levant. Il a fait fouiller au pied de l'arbre, et il a va que la plus grolle racine était du côté du levant; il a ensuite fait couper cet arbre à deux pieds plus haut, c'est-à-dire à près de quatre pieds de terre en tout , et à cette hauteur le côté du nord était plus épais que tous les autres:
Le même jour il a fait couper à la même hauteur un LR à gros glands ; âgé d’environ soixante ans , d e lisière exposée au levant, et il a trouvé qu'il avait également grossi de tous côtés ; mais à un pied et demi plus haut , c'est-à-dire à trois pieds au-dessus de la terre , le côté du midi était un peu
= plus épais que celui du nord.
Un autre chêne à gros glands; âgé d’environ trente-cinq ans , d’une lisière exposée au levant, avait grossi d’un tiers de plus du côté du midi que du côté du nord, à un pied audessus de terre; mais à un pied plus haut cette inégalité diminuait déjà , et à un pied plus haut il avait également grossi de tous côtés : cependant en le faisant encore couper plus haut , le côté du midi était un tant soit
peu plus fort.
Un autre chêne à gros glands , âgé de trenté-cinq ans, d'une lisière exposée au midi , coupé à trois pieds au-dessus de terre, était un peu plus fort ne qu’au nord , mais bien plus fort du côté du levant que d'aucun autre côté.
Un autre chêne de même âge et mêmes glands , situé au milieu des bois , était également crû du côté du midi et du côté du nord, et plus du côté du levant que du côté du couchant.
Le 29 mars 1734 , il a continué ces épreuves, et il a fait couper , à un pied et demi au-déssus de terre , un chêne à gros glands , d’une très-belle venue, âgé de quarañte ans ,
DES MINÉRAUX
dans une lisière exposée au midi; il avait grossi du côté du nord beaucoup plus que d'aucun autre côté, celui du midiétait même le plus faible destous. À yant fait fouiller au pied de l'arbre, il atrouvé que la plus grosse racine était du côté du nord. |
Un autre chêne , de même espèce ; même
âge, et à la même exposition, coupé à la
même d’un pied et demi au-dessus
de la surface du terrain , avait grossi du côté
du midi plus que du côté pe Il a fait
fouiller au pied, et il a trouvé qu'il y avait une grosse racine du côté du midi, et qu’il
n'y ex paraissait point du côté du nord.
Un autre chêne -de même espèesr, mais
âgé de soixante ans, et absolument isolé,
avait plus grossi du côté du nord que d’aucun autre côté. En fouillant , il a trouvé que la plus grosse racine était du côté du nord.
Je pourrais joindre à ces observations beaucoup d’autres pareilles, que M. de Buffon a fait exécuter en Bourgogne , de même qu’un nd nombre que j'ai faites dans la forêt d'Orléans, qui se montent à l'examen de plus de quarante arbres, mais dont il m’a paru inutile de donner le détail. Il suffit de dire qu'elles décident toutes que l'aspect du midi où du nord n’est point du tout la cause de l'excentricité des couches ligneuses , mais qu'elle ne doit s'attribuér qu’à la position des racines et des branches, "a sorte que les couches ligneuses sont toujours plus épaisses du côté. où il y a plus de racines ou de plus vigoureuses. Il ne faut cependant pas manquer de rapporter une expérience que M. de Buffon a faite, et qui est absolument décisive. "47 "I choisit, ce même jour 29 mars, un chène isolé , auquel il ayait remarqué quatre racines à peu près égales et disposées assez régulièrement, en sorte que chacune répondait à très-peu près à un des quatre points cardinaux , et, l'ayant fait couper à un pied et demi au-dessus de la surface du terrain , il trouva , comme il le soupçonnait , que le centre des couches ligneuses coïncidait avec celui de la circonférence de l'arbre , et que , par conséquent , il avait grossi de tous côtés également.
Ce qui nous à pleinement convaincus que la vraie cause de l’excentricité des couches ligneuses est la position des racines, et quel-