PARTIE EXPÉRIMENTALE
quefois des branches , et > sil perde midi ou du nord, etc. , influe sur ‘es arores pour les faire grossir inégalement ce ne peut être que d’une manière insensible s puisque ; dans tous ces arbres , tantôt c’étaient les couches ligneuses du côté du midi qui étaient les plus épaisses , et tantôt celles
du côté du nordou de tout autre côté, se ‘que, quand nous avons coupé des trones
d'arbres à différentes hauteurs, nous avons trouvé les couches ligneuses , tantôt plus épaisses d'un côté , tantôt d’un autre: :
Cette dernière observation m'a engagé à faire fendre plusieurs corps d'arbres par le milieu. Dans quelques-uns le Ne suivait à peu près en ligne droite l’axe du tronc ; mais dans le plus grand nombre, et dans les bois même les plus parfaits et de la meilleure
fente , il faisait des inflexions en forme de
j : outre cela, dansle centre de resque a 4 arbres , j'ai remarqué aussi-bien que M. de Buffon , que, dans une épaisseur d un pouce ou un pouce et demi vers le centre , il
avait plusieurs peti uds , emtsorte que te bois ne s’est trouvé L n franc qu’au-delà de cette pelite épaisseur. * «
Ces nœuds viennent sans doute de l’érup-
tion des branches que le chêne pousse en
Gantité dans sa jeunesse , qui, venant à | SRE se recouvrent avec de temps , et for- * ment ces petits nœuds auxquels on doit at-
i n partie cette direction irrégulière pa de n'est pas natirelle aux arbres.
Elle peut venir aussi de ce qu ils ont perdu dans leur jeunesse leur flèche ou montant principal par la gelée , l'abroutissement du bétail , la force du vent ou de quelque autre accident ;car ils sont alors obligés de nourrir des branches latérales pour en former leurs tiges; et le cœur de ces branches ne répondant pas à celui du tronc, ils”y fait un changement de direction. Il est vrai que peu à
ces branches se redressent, mais il reste rs une inflexion dans le cœur de ces 1 rome n'avons donc pas aperçu que l'exposition produisit rien de sensible sur l'épaisseur des couches ligneuses, et nous croyons que , quand on en remarque plus d'un côté que d’un autre , elle vient presque toujours de l'insertion des racines ou de l’éruption de quelques branches , soit que ces branches existent actuellement ; ou qu ayant péri , leur place soit recouverte. Les plaies cicatrisées , la gélivure ; le double aubier ; dans un même arbre, peuvent encore produire
cette augmentation d'épaisseur des couches ligneuses; mais nous la croyons absolument indépendante de l'exposition , ce que nous allons encore prouver par plusieurs observations familières. | To