‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-Hilaire (volume 2)Chapitre 256 sur 304 · PART · texte numérisé non relu

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“Ce fait est assez opposé au préjugé ordi naïve, mais il n’en est pas moins certain ,; et

même il est aisé à expliquer ; il suffit cela de faire attention aux circonstances les-

quelles la gelée agit , et on reconaitra ques l'humidité est la principale cause de seseffets , en sorte que tout ce qui peut. occasioner cette humidité rend en même temps la gelée dangereuse pour les végétaux , et tout ce qui

cuter en grand dans ses bois, qui sont situés près de Monthbard en Bourgogne. .

Il à fait couper dans le courant de l'hiver 1734, un bois taillis de sept à kuit arpents,

M de +”.

: LL dissipe l'humidité , quand même ce serait en augmentant le froid, tout ce qui dessèche, diminue les désordres de la gelée. Ce fait va être confirmé par quantité d'ol servations. . n. , Y

Nous avons souvent remarqué que dans les endroits bas, et où il règne des brouillards,

souvent qu'ailleurs. + Nous avons , par exemple , vu en automne et au printemps les plantes délicates gelées dans un jardin potager qui est situé sur le bord d’une rivière, tandis que les mêmes plantes se conservaient bien dans un autre potager qui est situé sur la hauteur ; de même dans les vallons et les lieux bas des forêts ; le bois n'est jamais d’une belle venue , ni d'une bonne qualité, quoique souvent ces vallons soient sur un meilleur fonds que le reste du terrain. Le taillis n’est jamais beau dans les endroits bas; et quoiqu'il y pousse plus tard qu'ailleurs , à cause d’une fraîcheur qui y est toujours concentrée , et que M. de Buffon m'a assuré avoir remarquée même l'été en se promenanl Ja nuit dans les bois , car il y sentait sur les éminences presque autant de chaleur que dans les campagnes découvertes, et dans les vallons il était saisi d’un froid vif et inquiétant; quoique, dis-je, le bois y pousse plus tard qu'ailleurs , ces pousses sont encore endommagées par la gelée, qui "en gâtant les principaux jets , oblige les arbres à pousser des branches latérales » ce qui rend les taillis rabougris et hors d'état de faire jamais de beaux arbres de service ; et ce que nous veuons de dire ne se doit pas seulement entendre des profondes vallées qui ‘sont si susceptibles de ces inconvénients , qu’on en remarque d'exposées au nord et fermées du côté du midi en cul-de-sac, dans lesquelles il gèle souvent les douze mois de l'année ; mais on remarquera encore la même chose dans les plus petites vallées , de sorte qu'avec. un peu d'habitude , on peut reconnaitre simplement à la mauvaise figure du taillis la pente du terrain ; c'est aussi ce que j'ai remarqué plusieurs fois, et M. de Buffon l'a particuliè - * rement observé le 28 avril 1734 , car ce jourlà les bourgeons de tous les taillis d'un an , jusqu'à six et sept, étaient gelés dans tous’ les lieux bas , au lieu que dans les endroits élevés et découverts, il n’y avait que Îles rejets près de terre qui fussent gâtés. La terre était alors fort sèche, et l'humidité de Fair ne lui parut pas avoir beaucoup contribué à ce dommage ;-les vignes, non plus que les

la gelée se fait sentir plus vivement et plus endommagés le la gelée dans les. fo ts pendant que c ies ne.

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