PARTIE EXPÉRIMENTALE
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noyers de la campagr cela pourrait faire croire ç délicats que le chène, » ous yei qu'il faut attribuer cela à l'humi qui e st
toujours plus grande dans Les bois qu *
le reste des campagnes, car nous pe 8 marqué que souvent les chênes sont fort
sont dans les
le sont point du tout. ps Are À .
Dans le mois de mai 1736, nous avons
encore eu occasion de répéter deux fois ee
observation ; qui a même été aecompa
ée de circonstances CRE mais dont nous sommes obligés de remettre le ‘détail à
un autre endroit de ce Mémoire, pour én faire mieux sentir la singularité. ”
Les grands bois peuvent rendre les taillis qui sont dans Jeur voisinage , dans le même état qu'ils t dans le fo ‘une vallée;
aussi avons-nous remarqué que 1 près des lisières des grands bois,
sont plus souvent endommagés par la gelée que ‘dans les endroits qui sont éloignés ; | comme dans le milieu des taillis et dans les boïs où on laisse un grand no; bali-
veaux , elle se fait sentir ay force que dans ceux mt
"ES; Or tous les désordres dt,
venons
parler , soit à l'égard des vallées ; soit pour grands boïs ua |
ce qui se trouve le long d couvert par les baliveaux , ne sont plus considérables dans ces endroits que dans les autres, que parce que le vent et le solcil ne pouvant dissiper la transpiration dé la terré
et des plantes , il y reste une humidité con- |
sidérable, qui, comme nous Y'ayons dit, Cause un très-grand préj dice aux plantes.
Aussi remarque-t-on WE gelée n'est ja- ns mais plus à craindre pour la CA les fleurs, les bourgeons des arbres ; + que lorsqu’elle succède à des brouillards , ou à une toutes ces plantes supportent des froids très considérables sa né | être endommagées lorsqu'il y à quelque temps qu'il n'a plu, et que la terre est fort sèche, comme nou us:
vons encore éprouvé ce printemps dernier.
C’est principalement pour cette mème rai.
son que la gelée agit plus pu iss les endroits qu'on a-fraic n it Jabourés qu'ailleurs , et cela parce que les vapeurs qui s'élèvent continuellement de la terre , transpirent plus librement et plus abondamment des terres nouvellement labourées que des
autres; il faut néanmoins äjouter à cette
B'rnéte
de pluie, quelque légère qu’ellé soit;
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| Spousentn les plantes fraîchement labourées
poussent plus vigoureusement que les autres,
ui e qui les rend plus sensibles aux effets de la ê gelée. h
De même ; nous avons remarqué qe dans
re les terrains légers et sablonrieux, gelée fait plus de dégâts que dans les terres fortes, en les supposant également sèches, sans, doute parce qu'ils sont plus hâtifs, et encore plus parce qu'il s'échappe plus d'exbalaisons de ces sortes de terres de des autres , comme nous le prouverons ailleurs ; et si une vigne nouvellement famée est plus sujette à être endommagée de la gelée qu'une autre, n'estce pas à cause de Thumidité qui s'échappe
OT à PU IS RAC
Un sill de vigne i est lé long d'un RAA [ ROSE ou A pois , ete., est sou-
- vent tout perdu de la gelée, lorsque le reste
de la vigne est très-sain , ce qui doit certaine-
ament être attribué à la transpiration du sain-
foin ou des autres plantes qui portent une der ce ; sur les pousses de la vigne.
+ Au si dans la vigne les verges , qui sont de longs sarments qu'on ménage eu taillant, sont-elles toujours moins endommagées que
la souche , surtout quand , n'étant pas attachées à l'échalas , elles sont agitées par le vent qui ne tarde pas de les dessécher.
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Lx même chose se remarque dans les bois, ve j'ai sou it ns les taillis tous les urgeons laté: ’une souche entière-
jetons supérieurs n'avaient pas souffert ; mais
- de terre qu’ deux, à deux qu'à trois, de , qu'il faut qu'elle soit bien violente pour les. bourgeons au -dessus de quatre
+ " pe” ! s >. '
Toutes ces observations qu'on peut regar-
à ” der comme très-constantes, s'accordent donc
D à prouver que le plus souvent ce n'est pas le grand froid qui endommage les plantes chargées d'humidit
tb cb qui expl pourquoi elle fait tant de
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RE. LS rs à
sordres à l’ex-
: “position du midi ; quoiqu'il y fasse moins “+ # froid qu'à celle du nord , et de même la ge- Le lée ca plus de dommage à l'exposition du couchant qu'à toutes les autres, quand, après
Due cu ent d'ouest , le vent tourne au nord vers le soleil couché, commé cela arrive assez fréfuémment au printemps, ou quand par un vent d'est il s'élève un brouil-
vais @n
ue à merveille :
lard froid avant le lever du soleil, ce qui n'est pas si ordinaire.
Il y a aussi des circonstances où la gelée fait plus de tort à l'exposition du levant qu'à toutes les autres ; mais comme nous avons plusieurs observations sur cela, nous rapporterons auparayant celle que nous avons faite sur la gelée du printemps de 1736, qui nous a fait tant de tort l’année dernière.
Comme il faisait très-sec ce printemps, il a gelé fort long-temps sans que cela ait endommagé les vignes ; mais il n’en était pas de même dans les forêts, apparemment
parce qu'il s’y conserve toujours plus d'hu-
midité ailleurs ; en Bourgogne , de mème.
que dans la forêt d'Orléans , les taillis fu-
rent endommagés de fort bonne heure. Enfin la gelée augmenta si fort , que toutes les vignes furent perdues malgré la sécheresse qui continuait toujours; mais au lieu que.
c'est ordinairement à l'abri du vent que la gelée fait plus de dommage , au contraire, dans le printemps dernier, les endroits abrités ont été les seuls qui aient été conservés; de. sorte ge dans plusieurs clos de vignes entourés demurailles, on voyait les souches le long de exposition du midi être assez vertes, pendant que toutes les autres étaient sèches comme en hiver, et nous avons eu deux cantons de vignes d’épargnés , l'un parce qu'il était abrité du vent du nord par. une pépinière d'ormes , et l’autre parce que, . la vigne était remplie de beaucoup d'arbres fruitiers. |
Mais ceteffet est très-rare, et cela n'estarrivé que parce qu'il faisait fort sec, et que les vignes ont résisté jusqu'à ce que la gelée. soit devenue si forte pour la saison , qu'elle. pouvait endommager les plantes indépen-, damment de l'humidité extérieure set comme nous l'avons dit, quand la gelée endomma les plantes indépendamment de cette humi:
dité, et d'autres circonstances particulières s, c'est à l'exposition du nord qu'elle fait le plus de dommage, parce que c’est à cette.
exposition qu'il fait plus de froid. w
Mais il nous semble encore apercevoir une.
autre cause des désordres que la gelée produit plus fréquemment à des expositions qu'à d’autres , au levant, par exemple plus qu'au couchant ; elle est fondée sur l'observation suivante , qui est aussi constante que les précédentes, , ‘ + %
Une gelée assez vive ne cause aucun préjudice. aux plantes , quand elle fondsavant que le soleil les ait frappées, qu'il gèle la
p 1 À leil eût donné dessus. vo DL Une fois entre autres , il était survenu en
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‘Cette précaution revient assez à ce qu'on pratique pour les Dr :0 RE ; qu ils soient transis de froid, qu ils aient un membre
gelé , on se donne bien de garde de les exposer à une chaleur trop vive, on les frotte avec de la neige , ou bien on les trempe dans de l’eau , on les enterre dans du fumier, en un mot , on les nr par degrés et avec pre era si l'on fait dégeler trop précipitamment des fruits , ils se pourrissent à Vinstant , au lieu qu'ils souffrent beaucoup moins de dommage sion les fait as peu.
: arte coningene le soleil produit ‘tant de désordres sur les” plantes gelées, quelques-uns avaient pensé que la glace , en se fondant, se réduisait en petites gouttes, d’eau sphériques, qui faisaient autant de petits miroirs ardents quand le soleil” donnait dessus ; mais quelque court que soit le foyer. d'une loupe , elle ne peut produire de cha-
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foy Maire cet effet, P