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premières années , 350. — Comparaison de l'acerois-
. sement des chênes semés et cultivés dans un jardin
et des chênes semés en pleine campagne et abandonnés sans culture, 351. — Détail des inconvénients de la culture des bois semrés où plantés , 352.— Moyen simple et facile qui équivaut à toute culture, et qu'on doit toujours employer dans tous les cas, ibid. — L'accroissement des jeunes bois peut indiquer le temps où il faut les receper, 353. — 1 y a des ferrains où il suflit de receper une fois, d'autres où il faut receper deux et même trois fois les jeunes chênes qui proviennent des glands semés , ébid. — Manière de rétablir les jeunes plants frappés de la gelée, 354. — La meilleurimanière est de les receper en les coupant au pied : on perd deux ou trois ans pour en gagner dix vu douze, ibid. — Le chêne, le hêtre et le pin sont les seuls arbres qu'on puisse semer avec succès dans les terrains en friche, et sans culture précédente , ébid. — La graine de hêtre ne pe ut pas sortir dans les terres fortes , parce qu'elle pousse au-dehors son enveloppe au-dessus de la tige naissante ; ainsi il lui faut une meuble et facile à diviser, sans quoi elle resle et pourrit, ébid. — Le pin dans les terrains les plus arides, et où la terre n’a que peu ou point de liaison ; le hètre.dans les terrains mélés de gravier ou de sable , où la terre est encore aisée à diviser ; et le chène dans presque tous les terrains , ibid, — Toutes les autres espèces d'arbres veulent étre semées en pépinière, el ensuile transplantées à l'âge de deux ou
trois ans, ibid, — Lorsqu'on veut semer du bois, il faut
atiendre une année abondante en glands, ibid.—Dans les années où le gland n'est pas abondant, les oiseaux, les sangliers, et surtout les mulots détruisent le semis, ibid. — Le nombre des mulots qui vienuent emporter les slands semés nouvellement est prodigieux , et le dégât qu’ils font est incroyable : exemple à ce sujet, ibid.— Pins, sapins , épicéas ; expériences faites sur ces arbres pour en former des cantons de bois, 355.
Article V. Addition aux obsérvatibns précé-
dentes. RC TES OR + def a és se . 355
Lorsqu'on aura des terres tout-à-fait ingrales etByienne des racines Ou des branches, c
stériles où le bois refuse de croître, et des parties de terraïia situées dans de petits vallons en montagnes où la gelée supprime les rejetons des chênes et des autres arbres qui quittent leurs feuilles , la manière la plus sûre et la moins coûteuse de peupler ces terrains, est d'y planter des jeunes pins à vingt ou vingt-cinq
pas les uns des autres, 355. — Un bois de pins ex.
ploité convenablement peut devenir un fonds non seulement aussi fructueux , mais aussi durable qu'aucun autre fonds de bois, 356. — Avantages qu'on peut tirer des bois blanès, tels que le coudrier, le marseau , le bouleau, dans l'exploitation des taillis, ibid.— Age auquel on doit les couper, selon la nature du terrain, ibid. —Exploitation des taillis en les jur-
dinant ibid. —Différence de l'accroissement des laillis dans les parties élevées et dans les parties basses du
terrain ; observations importantes à ce sujet, 357.— Différences des chaumes et des friches, ibid, —11 faudrait faire écorcer et sécher sur pied les sapins que l'onemploie à la mâture des vaisseaux, é6rd.--Età l'égard des
TABLE
pièces courbes qu'on emploie à la construction des vaisseaux, il Vaut mieux les prendre d'arbres de brins de la grosseur nécessaire pour faire une seute pièce courbe , que de scier ces courbes dans de plus grosses pièces. Preuve par l'expérience, 358. — Les arbres verts, écorcés sur pied, vivent plus longtemps que les chênes auxquels on fait la méme Opérations et leur boïs acquiert de même plus de force et plus de solidité , ébid,— Inconvénients du martelage dans les bois, ibid.—Difiérentes espèces de chéres ; observations utiles à ce sujet , ibid.—Le Lois de chêne blane
a souvent été pris pour du bois de châtaignier, 359. — .
Comparaison du bois de chêne à gros glands au bois de chêne à petits glands, ibid. |
Taeizième mémorre. Recherches sur la cause de l’excentricité des couches ligneuses
. qu'en aperçoit quand on coupe horizonta- Lei it le tronc d'un arbre ; de l'inégalité d'épaisseur , et du différent nombre de ces
, couches , tant dans le bois formé que dans l'aubier, par MM. Duhamel et de Buf-
ER ANT EE le DEN 360 Les couches ligneuses qui composent Je trone d'un arbre ne sont presque jamais d’une épaisseur égale dans toutes leurs parties et partout également éloignées du centre, 360. — Expériences qui démontrent là vraie cause de la différente épaisseur, et de l'excentricité des couches ligneuses dans les miVeE. ibid. — Cela dépend de la force et de a position des racines et des branches, 361, — Les nœuds qu'on trouve dans le bois et-qui viennent sans dobte de branches qui ont péri, contribuent aussi à den de l'excentricité aux couches ligneuses, 363. __ Les plaies cicatrisées, la gélivure, le double aubier dans uu même arbre peuvent encore produire l'augmentation d’épaisséur des couches ligneuses, ibid. — Observations tendantés à prouver qu'elle est absolument indépendante de l'exposition, ibid, — Les couches io sont plus épaisses dans les endroits de l'arbre où la séve a été portée en grande abondance , soit que cela à Ar On sait que
les unes et les autres agissent de concert pour le mouvement de la séve, 364. — L'épaisseur de l'aubier est d'autant plus grande que le nombre des couches qui le forment est plus petit ; explication de ce fait, ibid,
Quaronzième MÉMOIRE, Observations | des différents effets que produisent sur les
végétaux, les grandes gelées d'hiver et 3
les petites gelées du. printemps , par MM. Duhamel et de Buffon. . . 367 Les calamités que causent les grandes gelées d'hi- | telles que celle de 1709, n'ont lieu qu'à dé poques éloignées ; mais le dommage que causent ] gelées du printemps nous devient plus important , parce qu'elles nous aflligent beaucoup plus fréquemment, 367. — Les unes attaquent le corps méme et
les parties les plus solides des arbres , au lieu que les
autres détruisent simplement leurs produations et.
s'opposent à leur accroissement , 368. — Vices (tels que les gélivures , les gélivures entrelardées et Je
ou
double aubier) produits par la grande gelée d'hiver, qui se reconnaissent dans l'intérieur des arbres , ébid. — Origine du double aubier ou faux aubier dans les arbres, ibid.—M est plus faible , moins parfaitet moins pesant que l'aubier ordinaire. Preuve par l'expérience, 369.— Gélivure dans l'intérieur des arbres ; origine de ce défaut ,370.— Les fortes gelées d'hiver font quelquefois fendre les arbres, suivant la direction de leurs fibres et méme avec bruit; observations relatives à cet accident, 371.— Le bois des arbres fendus par l'effort de la gelée ne se réunit jamais dans la partie fendue. Gerçures dans les arbres; leur origine différente , ibid.—Les arbres résineux sont rarement endommagés dans leur intérieur par les fortes gelées , ibid, — Observations diverses sur les gelées du printemps , ibid. — Expériences qui prouvent .démonstrativement que la gelée du printemps fait beaucoup plus de mal à l'exposition du midi qu’à l'exposition du nord , 372.— Dans les endroits bas et où il règne des brouillards , la Relée se fait sentir plus vivement et
plus souvent qu'ailleurs, 373-— Les chénes sont
souvent endommagés par la gelée du printemps dans
les forêts, tandis que ceux qui sont dans Jes haies et
dans les autres lieux découverts, nele sont point du
tout, ibid. — Cause de cet eflèt , ibid. — Les grands
bois peuvent rendre les taillis qui sont dans leur voi-
sinage, dans le même état qu’ils seraient dans le fond
d'une vallée, ibid. — La gelée n'est jamais plus à
craindre que lorsqu'elle succède à des Lrouillards ou
éme à uue pluie, quelque légère qu'elle soit , ibid,
— Elle agit plus puissamment dans les endroits la-
bourés fraîchement, parce que les vapeurs-qui s’élè-
vent de la terre y transpirent plus librement et plus
abondamment ; ibid. — Dans les terrains légers et sablonneux , la gelée fait plus de dégâts que dans les
terres fortes, 374..— Dans les vignes, le voisinage
d'un champ de sainfoin ou de pois, nuit aux cèps
qui en sont le plus. rapprochés , ibid. — Les verges
de vignes élevées sont moins sujeltes à la gelée que celles qui sont près de Ja souche, ibid. — Dans les bois, les bourgeons latéraux d'une souche sont souveal atteints par la gelée, tandis que les rejetons su, périeurs ne soûffrent point, ibid. — Dans certaines circonstances , la gelée fait plus de tort à l'exposition du levant qu'à toutes les autres ; observations diverses à ce sujet, ibid. —, Une gelée assez vive ne cause aucun préjudice aux plantes quand elle fond avant que le soleil les ait frappées, ibid. — On sauve les plantes délicates , en les rentrant dans ha serre ou en les:couvrant avant que le soleil sit donné dessus . ibid, — Cette rprécaution revient assez à ce qu'on pratique pour les avimaux qui ont un membre gelé : on se garde de les exposer d'abord à une chaleur trop forte, 375. Si l'on fait dégeler précipitamment des fruits, ils périssent à l'instant , ibid. — Causes des désordres que le soleil produit sur les plantes gelées, ibid. — Nécessité de couvrir les plantes hâtives placées à l'exposition du midi, sur des ados , dans les temps de gelée, 376. — Avantages des espaliers , ibid, — Et surtout des espaliers en niche ou renfoncement , 377. — Quelques moyens de prévenir et de tempérer les effets de la gelée sur les vignes , 378,