‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-Hilaire (volume 2)Chapitre 303 sur 304 · HISTOIRE NATURELLE DES MINÉ - RAUX · texte numérisé non relu

HISTOIRE NATURELLE DES MINÉ - RAUX

De la figuration des minéraux. . | 329

Le temps ne peut nous être représenté que par Le mouvement et par ses effets , c'est-à-dire par la suc: cession des opérations de là nature » 379. — Les maætières dont le globe terrestre est composé , peuvent être divisées d'abord en trois grandes classes : la pre: mière ; de celles qui ont été produites par le feu pr&. mitif, tellés que le quartz , le jaspe, le feld-spath, Le schorl, le mica, le grès, le porphyre, le granite @l encore les sables vitreux, les argiles, les-schistes , les ardoises , ibid. — La seconde com prend les matières qui ont subi une seconde action du feu dans les volcans ; telles que les lavés, les basalies, les pierres ponces., les pouzzolanes ; ces deux classes sout celles de la nature brute ; car toutes les matières qu'elles contienhonk ne portent que pet ou point de traces d'organisation , ibid. — La troisième contient les substances calcinables, les terres végétales, eLtoutes Les rhatières formées du détriment et des dépouilles des animaux et des végétaux, Par l'actionou L'isteriièd de l'eau , telles que les marbres, les pierres cul caires s les craies , les plâtres et la couche universelle de Mt végélale qui couvre la surface du globe , ainsi que les couches particulières de tourbes, de bois fossiles et de charbons de terre, ibid. —'IlLn'y a de matières entièrement brates que celles qüi ne portent aucun trait de figuration, ébid. — Tout migéra]l figuré a été travaillé par les molécules organiques, pro du détriment des êtres organiques ou. existantes avant leur formation, 380. — La plupart des minéraux figurés ne doivent leurs différentes formes qu'au mélange et aux combinaisons des molécules organiques avec l'eau qui leur sert de véhicule, ibid, — Les productions de la nature organisée qui, dans l'état de vie et de végétation , représentent sa fi ofes et font l'ornement de Ji terre, sont encore , après la mort , ce qu'il y a de plus noble dans la nature brute ibid. — Les détriments des animaux et des végétaux conservent des molécules organiques actives, qui communiquent à la matière brute et passive , les premiers traits de l'organisation en Lui donnant la forme extériéure » ibid. — L'organisation a, comme toute autre qualité de la matière , ses degrés el ses nuances dont

les caractères les plus généraux, les plus distincts,

et les résultats les plus évidents sont Ja vie dans Les animaux , la végétation dans les plantes, et la üguration dans lès minéraux , ibid. — L'élément du feu , comme toute autre :malière, est soumis à la puissance générale de la force attractive, ibid. — L'art de l'homme ne peut que tracer des figures et former des surfaées, tandis que celui de Ja nature travaille les corps dans leur intérieur et dans toutes les dimensions à la fois, ébid. — Les deux grandes forces de la nature sont celle de l'attraction, qui tend à rapprocher toute matière, et celle de la chaleur qui ne tend au contraire qu'à les séparer ; ces deux forces , lorsqu'elles sont réunies, peuvent travailler la matière dans les trois dimensions à la fois : par lu combinaison de ces deux forces actives, la matière

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v | duetile peut prendre la forme d'un germe organisé, 380. — Et lorsqu'elles n’agissent pas sur une matière ductile, mais sur des matières dures qui leur opposent trop de résistance, elles ne peuvent alors agir que sur la surface, sans pénétrer l'intérieur de cette matière trop dure; et par conséquent , elles ne peuvent la travailler que dans deux dimensions au lieu de trois, en traçant À sa superficie quelques linédments; et cette matière n'étant travaillée qu’à la surface , ne pourra prendre d'autre forme que celle Les minéral figuré, ibid, — Dans le minéral, il n’y à point de germe , point de moule intérieur capable de se développer par la nutrition , ni de transmettre sa forme par la reproduction . ibid. — Comparaison de l'accroissement des minéraux et de l'accroissement ou développement des animaux et des végétaux, 381.— Le minéral n'augmente et n'accroit que par la juxtaposition successive de ses parties constituantes ; qui toutes n'étant travaillées que sur deux dimensions ; ne peuvent prendre d'autre forme que celie de petites lamesinfiniment minces et de figures semblables ou différentes , et ces lames figurées , superposées et réunies, composent par leur agrégation, un volume plus ou moins grand et figuré de même, ibid. — Explication de la figuration des minéraux , ébéd. — La figuration des minéraux est-un premier trait d'organisation, ibid, — Nos moules artificiels ne sont qu'extérieurs étne peuvent que figurer des surfaces, c'est-à-dire opérer sur deux dimensions; mais l'existence des moules intérieurs, et leur extension est démontrée par le développement de tous les germes dans les vé- Sétaux, de tous les embryons dans les animaux, Puisque toutes leurs parties, soit extérieures, soit intérieures , croissent proportionnellement, ce qui ne peut se faire que par l'augmentation du volume de leur corps dans les trois dimensions à la fois, 382. — Un homme, un animal, un arbre, une plante, en un mot tous les corps organisés sont autant de moules intérieurs, dont toutes les parties eroïssent proportionnellement, et par conséquent s'étendent dans les trois dimensions à la fais , ibid. — Quoique la substance du temps ne soit point matérielle, néanmoins le temps entre comme élément général, comme ingrédient réel et plus nécessaire qu'aucun autre, dans toutes les compositions de la matière; or la dose de ce grand élément ne nous est point connue, il faut peut-être des siècles pour opérer la cristallisation d'un diamant, tandis qu'il ne faut que quelques minutes pour cristalliser un sel, 383. — Toutes les fois qu'on dissout une matière, soit par l'eau , soit par le feu , et qu'ou la réduit à !'homogénéité, elle ne manque pas de se cristalliser, pourvu qu'on tiénne cette matière dissoute assez long-temps en repos, pour que les particules similaires et déjà figurées puissent exercer leur force d'affinité, s'attirer réciproquement, se joindre et se réunir, ibid. — Ce n'est pas la faute de l’homme, si par son art il ne peut imiter la nature dans ses opérations, puisque , quand même par les lumières de son esprit il pourrail reconnaître tous les éléments que la nature emploie, quand il les aurait à sa disposition , il lui manquerait encore la puissance de disposer du temps,

et de fsire entrer des siècles dans l’ordre de ses com binaisons , ébid. — Comment se sont formés les verres primitifs, desquels toutes les matières Vitreuses tirent leur origine, ibid. — Discussion critique sur Ja nomenclature en minéralogie , ibid.

Des verres primitifs L'AMORSRe. à is - JE

Compar#ison de la vitrification générale du globe avec celle qni s'opère sous nos yeux, par le feu des voleans , avec les différences de leurs produits , 384. — Le quarts et les autres verres produits par le feu primitif, sont très-différents des ba. altes ou des laves, produits par le feu des volcans, ibid. — Le quartz est le premier verre primitif et la matière dont la ro= | che entière de l'intérieur du globe est composée ; c’est aussi la première base de toutes les matières vi treuses, ibid. — La substance du quartz est simple,

. dure ; et résistant à toute action des acides ou du feu.

Sa cassure vitreuse indique son essence, et tout démontre que c’est le premier verre’qu'ait produit lu nature , ibid. — Manière dont il s'est formé , et comment il a acquis sa solidité dans l'intérieur du globe en même temps qu'il s'est exfolié et réduit en paillettes, à l'extérieur de ce même globe, 385. — En général, plus la substance d'une matière est simple et homogène, moins elle est fusible, ibid. > Pre mière origine du mica par les exfoliations du quartz. Légère différence entre la substance du quartz et celle du mica, qui seulement est un peu moins simple et un peu moins réfractaire au feu que celle du quartz, Comment il est arrivé que la substance des micas est-devenue moins simple que celle du quartz , ibid. — Le quartz , le jaspe et le mica; sont les trois premiers verres primitifs, et en même temps les matières les plus simples de la nature , ibid. — Le jaspe s'est formé dans les fentes du quartz : ce n’est au fond qu'une matière quartzeuse imprégnée de substances métalliques qui ont donné au jaspe ses couleurs, ibid. — Le feld-spath et le schorl sont les deux derniers verres primitifs ; ils sont moins simples et beaucoup plus fusibles que les trois premiers : raison de cette différence , ibid, — Formation du feld-spath et du schorl , ibid. — Formation du jaspe. Il est aussi infusible que le quartz, ibid. — Objections au sujet de la nature des verres primitifs, et réponses à ces objections, 386. — Le globe terrestre n'a pu prendre la forme renflée sous l'équateur et abaissée sous les pôles , que dans son état de liquéfaction par le feu. Les boursouflures et le: grandes éminences du globe , ont été nécessairement formées par l’action de ce même élément dans le temps de sa consolidation. L'eau , en quelque quantité et dans quelque mouvement qu'on la suppose, n’a pu produire ces chaînes de montagnes primitives qui font la charpente de la terre e tiennent à Ja roche quien occupe l’intérieur, ibid, — Les grandes masses de matières vitreuses qui composent les éminences primitives du globe” n’ont pas été formées par le dépôt des eaux; car elles ne portent aucune trace de cette origine , et n'offrent pas le plus petit indice du travail de l’eau. On ne trouve aucune prodnetion marine, ni dans le quartz, ni dans le granite , et leurs masses , au lieu d'être disposées par

couches comme le sont les matières transportées ou déposées par les eaux, sont au contraire comme fondues d’une seule pièce ; sans lits ni divisions que celles des fentes perpendiculaires qui se sont formées par la retraite de la matière sur elle-même dans le temps de sa consolidation par le refroidissement , 387. — Comparaison de la substance des jaspes à celle du quartz, ibid, — Pourquoi les jaspes sont beaucoup plus rares que les quartz , ibid.— Les couleurs ne doivent pas être regardées comme parties intégranies d'aucune substance, parce qu'il ne faut qu'une très-petite quantité de matière pour colorer de très-grandes masses , et que l'addition de ces couleurs n'ajoute rien ou presque rien à leur poids, ébid. — L'infusibilité, ou plutôt la résistance à l'action du feu, dépend en entier de la pureté ou de la simplicité de la matière; la craie ou l'argile pure sont aussi infusibles que le quartz et le jaspe : toutes les matières mixtes ou composées sont au contraire trèsaisément fusibles , ébid.

Du quartz, . :. Maine art . 388

Formation des montagnes vitreuses ou primitives. Le quartz a formé non-seulement la roche iutérieure du globe, mais aussi les éminences el appendices extérieurs de cette roche; il sert de noyau aux montagnes vitreuses. Ces noyaux des plus hautes montagnes se sont trouvés d'abord environnés et couverts de fragments décrépités de ce premier verre, ainsi que des écailles du jaspe , des paillettes du mica , et des petites masses cristallisées da feld-spathet du schorl, qui dès-lors ont formé par leur réunion les grandes wasses de granite et de porphyre, et de toutes les autres roches vitreuses, composées de ces premières

. matières produites par le feu primitif; les eaux n'ont

agi que long-temps après sur ces mêmes fragments et poudres de verre, pour en former les grès , les tales, et les convertir enfin par une longue décomposition en argile et en schiste, 388. — Les matières vitreuses telles que les cailloux, les laves des volcans, et tous nds verres factices se convertissent eu terre argileuse, par la longue impression de l'humidité de l'air ; le quartz et tous les autres verres produits par la nature, quelque durs qu'ils soient, doivent subir la même altération et se convertir à la longue , en terre plus ou moins analogue à l'argile, ibid. — Le quartz se présente dans des états différents : le premier, eù grandes masses dures et sèches, produites par la vitrification primitive; le second, en petites masses brisées et décrépitées par le premier refroidissement, et c'est sous cette seconde forme qu'il est entré dans la composition des granites et de plusieurs autres matières vitreuses. Le troisième état du quartz est celui où tes pelites masses sont dans un état d'altération, ou de décomposition, produit par les vapeurs de la terre ou par l'infiltration de l'eau, ibid. — Différence sensible de ces quartz, ibid. — Un des caractères du «quartz est d'avoir la cassure vitreuse , c’est-à-dire par ondes convexes et concaves , également polies et luisantes, et ce caractère seul suffirait pour indiquer que le quartz est un verre, quoiqu'il ne soit pas fusible au feu de nos fourneaux , 389.— Le cristal est

de la même nature que le quartz ; il n'en diffère que par la forme et par la transparence : leurs caractères communs, ibid. — Quartz de seconde formation ,quartz feuilleté, quartz troué, ete. , ibid. uartz qui accompagne les flons des métaux ; HAT ce sujet, ibid.— Concrétions quartzeuses produites par les vapeurs, dans l'intérieur de la terre. Bxerbelél sa sujet ibid. — Les quartz en blocs détachés.et. roulés . les eaux, ne sont que des débris des grandes masses de quartz primitif. On trouve des bancs d'une grande étendue , qui ne sont composés que de ces morceaux de quartz roulés , quelquefois mélés avec des pierres calcaires, et ces bancs ont été formés de ces matières transportées par les eaux ; 390. — Diflérence des rocs vitreux et des rochers calcaires. Les premiers ne sont pas disposés horizontalement par bancs et par couches, mais ils sont en pleines masses ‘comme s'ils étaient fondus d'une séule pièce, ibid. — Caractères

par lesquels on peut reconnaître et l'on doit distin-

guer les matières minérales : 1° le plus ou le moins de fusibilité ; 2 le caractère de la calcination ou non

-calcination avant la fusion ; 3e l'effervescence avec les

acides par laquelle on distingue les substances calcaires des matières vitreuses ; 4° celui d'étinceler ou de faire feu par le choc du briquet , qui indique plus qu'aucun autre la sécheresse et la dureté; 5 la cassure vitreuse, spathique, terreuse ou greñue ; qui présente à nos yeux la texture intérieure de chaque substance ; 6° les couleurs qui démontrent la présence des pe métalliques , dont les différentes matières sont imprégnées ; 7° la densité ou le poi à

de chaque matière , qui est de tous Le A na plus essentiel , 391. .

et ME PE ue d'ie A cen 392

Le quartz, le jaspe, le mica, le feld-spath et le schorl , sont les cinq verres produits par le feu primilif; en les combinant deux à deux, ils ont pu former dix matières différentes ; combinés trois à trois , ils ont pu former encore dix autres matières 5 el combinés quatre à quatre ou tous les cinq ensemble, ils ont encore pu former cinq matières différentes : et en général, toutes les matières vitreuses ont été produites par leur mélange ou far la combinaison de leurs détriments, 392. — La cassure du jaspe est moins nette que celle du quartz; il est aussi plus opaque, ibid, — Ses propriétés communes avec le quartz ; il est un peu moins dur ; raison de cette différence, ibid. — IL reçoit un beau poli dans tous les

sens , 393. — Jaspes de première et secoude forma- -

tion , les uns par le feu primitif, et les autres par la stillation des eaux, ibid, — Observations par lesquelles on peut démontrer l'origine et la formation du jaspe dans le quartz, ibid. — Les jaspes se trouvent en grandes masses dans la Lorraine, en Provence , en Allemagne, en Bohéme, en Saxe, 394. — En Italie , en Pologne, ébid. — En Sibérie. Il y a même près d'Argun, une montagne entière de jaspe vert ; on en trouve jusqu’en Groenland : il y en a des montagnes dans la haute Égypte: il s'en trouve aussi dans plusieurs endroits des grandes Indes , à la Chine, 395. — II y en a de même dans les montagnes de

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l'Amérique , 395. — Jaspes de différentes couleurs, ibid. — Caractères apparents du jade , et ses ressemblances avee le quartz, ibid. |

Du mica et du tale 396

. Le mica ne se trouve pas comme le quartz et le Jaspe en grandes masses solides et dures, mais presque toujours en paillettes et en petites lames minces et disséminées dans plusieurs matières vitreuses, 396. — Le tale est formé par l'agrégation des paillettes du Mica atténuées et réunies , ibid. — Différences du tale et du mica, ibid. — Les parcelles du mica ne sont Pas aussi douces au toucher que celles du tale, ébid. — Le mica est un verre primitif en petites lames et Paillettes très-minces, lesquelles d'une part ont été sublimées par le feu , ou déposées dans certaines matières, telles que les granites, au moment de leur consolidation , et qui, d'autre purt, ont ensuite été enlrainées par les eaux, et mélées avec les matières molles, telles que les argiles, les ardoises el les " schistes, jbid.—Les micas ont produit les talcs quand

14 se sonttrouvés sans mélange ; et quand ils se sont réouis avec d'autres matières qui leur sont analogues, ils ont formé des masses plus ou moins (endres, telles que le crayon noir ou molybdène , Ja craie de Briançon » la craie d'Espagne, les pierres ollaires, les Sléatites et les serpentines , ibid, — On trouve aussi des micas en “masses, pulvérulentes :

a ibid. — Différences des tales par leurs cou-

urs etdeur transparence : lieux où l'on les trouve, 397. — Usage du tale pour les pelites fenêtres des vaisseaux, 4bid. — Différences du vrai tale d'avec ce- Jui qu'on appelle talc de Venise ou craie de Brian: on, etc., 398. — Raisons pourquoi ce verre primitif na pas formé des masses solides comme les quatre Autres ‘verres, ibid, — 1lest un peu moins réfrac- DS feu que le quartz et le jaspe, et eu méme

ucou -spa

a SA dé | p moins fusible 7 Mari sas Du feld-spath. Ba à Po MERE No

Le feld-spath est le quatrième verre primitif; sa cessure, an Heu d'être vitreuse, est spathique, et est par celle raison qu'on lui a donné le nom de spath , 399. — I} n'est nulle part en grandes masses ;

Cp Nr MAN E ROIV ET

on letrouve incorporé dans les granites et les por-

ph [res ; où quelquefois en petits morceaux isolés, et toujours plus où moins régulièrement cristallisés. — Sa cristallisation n'a pas été produite par l'eau , mais opérée par l’action du feu primitif, ébid. — Ses différences avec le quartz, sa fusibilité, sa dureté, qui le fait étinceler contre l'acier, ibid. — Sa substance est moins simple que celle du quartz , du jespe et du mica , ibid. — Le feld-spath est non-seulement fusible Par lui-même ,; mais il communique la fusibilité au quartz, au jaspe et au mica, avec lesquels il est intimernent lié dans les granites et les porphyres, ibid, — Ses autres caractères, ibid. — Différences essentielles du feld-spath d'avec les autres spaths , auxquels il ne ressémblé que par sa cassure, Jamel: lée ou spathique, {bid. — 11 se fond au même degré de feu Que nos verres factices, ibid. — Ses combi-

TABLE

exemples 1à- -

naisons et ses mélanges avec les autres matières vitreuses, 400. — Explication de la manière dont il a été formé, et ecmment il s'est mélé avec les porphyres et les granites, ibid. — Usage du feld-spath pour la composition des porcelaines et pour les émaux blancs, ibid. — Ses couleurs différentes et sa forme de cristallisation, 40L ,

Du schorl, . ...

Le schorl est le cinquième et le dernier des verres primitifs ; il a plusieurs caractères communs avec le feld-spath, et partigulièrement la fusibilité qu'il communique de même aux autres matières vitreuses : ils se sont formés en même temps, et par les mêmes effets de nature, lors de la vitriñcation générale. IL est composé de lames longitudiuales comme le feldspath; il a de même la cassure spathique : il se présente aussi en pelites masses cristallisées en prismes, au lieu que celles du feld-spath sont cristallisées en’ rhombes, 401. — 11 est entré, ainsi que le feldspath , dans la composition de plusieurs matières vitreuses, et en particulier dans celles des porphyres et des granites, ébid. — Schorl de seconde formation ; ses différences d'avec le schorl primitif : La été produit par l'intermède de l'eau, au lieu que l'autre , a été produit par le-feu primitif, 402. — Rapports très-voisins entre Je schorl et le feld-spath , ibid.

Des roches vitreuses de deux et trois substances, et en particulier du porphyre. 402

. Les cinq verres primitifs, combinés deux à deux ; ont formé les masses vitreuses composées : 1e de quartz et de jaspe : cette matière se trouve dans les

fentes où le jaspe est contigu au quartz ,402; — 20 de

quartz et de mica : celte matière est fort commune

et se trouvé par grandes masses ; on pourrait l'appe-

ler quarts micacé ; ibid.; = 3° de quartz et de feld--

spath : il y a des roches de cette matièreen Provence

et en Laponie, 403; — 4o de quartz et de seborl :

c'est ee que l'on a improprement appelé jaspe d’É-

gypte, 404; — 59 de jaspe et de mica : cette comhi-

naison ne m'est pas conaue ; ébid.; —6 de jaspe et de

feld-spath, et 7° de jaspe et de sehorl : ces deux mé-

langes forment également des porphyres, ibid.; 8o de micaet de feld-spath : ce mélange comme celui du jaspe

et du mica , n'est que superficiel’, et nous ne connais

sons aucune pierre dans laquelle il soit intime, ibéd, :—

9° de mica et de schorl : cette combinaison ne m'est

pas mieux connue , etpeut-étre n'existe-t-elle pas plus

dans la nature que la cinquième , ébid.;—10v de feld spath et de schorl : ce mélange a formé les ophites, ibid, — Ces mêmes verres primitifs combinés trois à trois , quatre à quatre, ont formé des granites et des porphyres : le quartz, le feld-spath et le mica, composent la substance de plusieurs granites ; et d'autres granites , au lieu de mica , sont, mélés de schorl : d'autres contiennent quatre de ces verres primitifs au lieu de trois, et sont composés de quartz, de mica, de feld-spath et de schorl; et dans les porphyres, il y en a qui sont composés de jaspe, de feld-spath et de schorl, ibid. — Le porphyre est , après le jaspe, la plus belle des matières vitreuses de

ue

és 7

Dub OT L

"a DES MATIÈRES. 459

# première formation. Il est composé de jaspe, de feld-spath et de petites parties de schorl, incorporés

- ensemible, ibid. — Ses différences d'avec les jaspes et

d'avec les granites ; 405. — Porphyre de diférentes

couleurs avec des taches plus ou moins grandes , ibid.

— Huy à ni quartz, ni mica dans les porphyres, ébid. — Comparaison des porphyres et des granites, ibid. — Le porphyre se trouve par fortes masses et par grands blocs en plusieurs endroits : il est ordinairement voisin des jaspes , 406. — Solidité, dureté et durée des ouvrages faits de porphyre, qui résistent beaucoup plus long-temps que les granites aux injures de l'air, ibid. — Ouvrages de grauite ; pourquoi tous les grands et anciens monuments sont de granite, ibid. — Différentes sortes de porphyres, et leurs descriptions, ébid. — Discussion critique sur l'énumération des porphyres, donnée par M. Ferber, ibid. — 11 faut distinguer les vrais et anciens porphyres, formés par le feu primitif, des nouveaux porphyres qui ont pu l'être par l'intermède de l'eau ou par l'action du feu des volcans, 407. — Le granite est de toutes les matières vitreuses la plus abondante et celle qui se trouve en plus grandes masses , puisque le granite forme les chaînes de la plupart des montagnes primitives , sur tout le globe de la terre , 408.

PL OL ot es foire

Du granite.

De toutes les matières produites par le feu primitif, le granite est la moins simple et la plus yariée ; il est ordinairement composé de quartz, de feld-spath et de schorl, ou de quartz, de feld-spath et de mica, ou enfin de quartz, de feld-spath , de schorl et de mica, 409. — Explication de la formation des granites, ibid. — Leur, gissement sur lu roche quartzeuse du globe, et leur accumulation sur les appendices de celte roche, dans toutes les boursouflures et montagues primitives du globe , 411. — Granites à gros et à petits grains : leurs différences dans leur formation, et leur composition, 412. — Manière dont s'opère la décomposition des granites exposés À l’action des éléments humides , 415. — Granite décomposé par les vapeurs souterraines et par l'infiltration des eaux, 416. — Montagnes de granite. Les montagnes de gra. nîte s'offrent à la superficie du globe de la terre, dans tous les lieux où les argiles, les schistes et les couches calcaires n’ont pas recouvert l'ancienne surface du globe, et où le feu des volcans ne l’a point buuleversée, en un mot, partout où subsiste la structure primitive de la terre, 411. — À mesure que l'on fouille dans les montagnes, dont la cime et les flancs sont de granite , loin de trouver du granite plus solide et plus beau à mesure que l’on pénètre, l’on voit au contraire qu'au-dessous, à une certaine profondeur, le granite se change, se perd et s'évanouit à Ja fin , en reprenant peu à peu la nature brute du roc vifet quarizeux , ébid. — Les sommets des montagnes graniteuses sont généralement plus élévés que les montagnes schisteuses ou calcaires, Ces sommets n'ont jamais été surmontés ni travaillés par les eaux, dont la plus grande hauteur nous est indiquée par les bancs calcaires les plus élevés, 412. — On ne trouve aucun indice de coquilles ou d'autres productions matines,

dans | iatérieur de ces granites primitifs, à quelque niveau qu'on les prenne; et l'on ne voit jamais de bancs calcaires interposés dans les masses de ce même granite, ni de granites posés sur des couches calcaires , si &e n'est par bancs de seconde formation, ou par morceaux détachés et tombés de sommets tes élevés ; ibid. — Les anciens ont travaillé des Loos de granite de plus de vingt mille pieds cubes ; et de nos Jours on a travaillé des masses encore rlus grandes, Le piédestal de la statue du ezar Pierre Ier a été tiré d'un bloc de granite de trente-sept mille pieds cubes, 413. — Origine et formation des granites secondaires , 417. — Caractères par lesquels on peut reconnaître que ces graniles sont de nouvelle formation , ibid. — Différence de position dans les anciens et les nouveaux granites ; les premiers ont été formés par le Feu primitif, et les seconds par le transport et le dépôt des enux, ibid. — Les couches de cailloux de granile et de quartz arrondis sont non-seulement de seconde, mais de troisième formation, 418. — Formalion des poudingnes vitreux , 419. — Formation des marbres brèches , ibid.

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