‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-HilaireChapitre 112 sur 162 · PESANTEUR POUCES CUBES · texte numérisé non relu

PESANTEUR POUCES CUBES

—— Se Liv. onces. gros. grains. Onces, gros. grains, 185 11 2 64 Cristal de roche de Madagascar. , ,.... 26530 . ’1 5. 54 D 7 21 ——— de roche du Brésil... .....,... 26526 1 5 5% 1 35 13 3 1 ——— de roche d'Europe...... EP Es 26548 1 5 55 185 7 5 22 ——— de roche irisé..........,..... 26497 1 5 53 135 12 4 53 .——— jaune ou topuze de Bohéme. ... 26541 1 5 55 M 0 ‘TE ——— roux brun ou topaze enfumée. . 2653% 1, 5 54 85 12 0 18 ——— noirs... » NS, NO 26536 1 5 55 180 11 0 24 ——— bleu où saphir d'eau. .,....7. 26513 1 5 28 185 11 7 9% ——— violetou améthyste. .. :. FRE EU 26535 1 5. 55 185 Ne "TE ——— violet pourpré où améthyste de "vigne ou de Carthagène. . 20870 "CPU nI5 "56 k 3 47 ——— blanc violet ou améthyste blanra PME AE RNT 26513 1 5 54 1 16 Quartz cristallisé. .......,,.. se 26546 1 5 55 de - 1 2 ——— Jaïteux ...,.. Re ee Ne 26519 1 5 54% 185 3 2 °6 ——— gras.....,., IS MOT Nes hie 26458 1 5 Lo —m…— Srailes. .-... 15205370 26104 1 5 0 185 13 l 71 ragile À

(3) Leures philosophiques sur la formation#des sels, etc. Amsterdam, 1729. (4) Voyez dans ce 0 l'article de la Cristallisation. +1

THÉORIE DE L, RRE. Z'ome III.

des lames triangulaires fort petites , et dont la surface plane est néanmoins beaucoup plus étendue que celle de la rgebe qui est infiniment mince. |

Quelques naturalistes récents, et entre autres Linnæus et ses écoliers, ont avancé mal à propos que les cristaux pierreux doivent leur figure aux sels ; nous ne nous arrêterons pas à réfuter des opinions aussi peu fondées : cependant tous les physiciens instruits, et notamment le savant minéralogiste-Cronsted , avaient nié avec raison que les sels eussént aucune part à Ha formation non plus qu'à la figure de ces cristaux; il suffit, ditil, qu'il y ait des corps métalliques qui se cristallisent par la fusion, pour démontrer que la forme des cristaux n’est point dépendante’ des sels. Cela est très-certain ; les sels et les cristaux pierreux n’ont rien de commun que la faculté de se cristalliser, faculté plus que commuue , puisqu'elle appartient à toute matière non-seulement sa- Jine, mais pierreuse, ou même métallique , dès que ces matières sont amenées à l'état fluide , soit par l'eau , soit par le feu , parce que dans cet état de liquidité îes parties similaires peuvent s'approcher etse réunir par la seule force de l'attraction , et former par leur agrégation des cristaux dont la forme dépend de la figure primitive de leurs parties constituantes, et de l’arrangement que prennent entre elles ces lames minces en vertude leur aflinité mutuelle et réciproque.

Le cristal de roche se trouve et croit en grosses quilles dans les cavités des rochers quartzeux et graniteux; ces cavilés s’annoncent quelquefois à l'extérieur par des éminénces ou boursouflures dont on reconnait le vide en frappant le rocher; l'on juge par le son que l’intérieur en est creux.

Il se trouve en Dauphiné (1) plusieurs de

(1) Depuis long-temps, dit M. Guettard , l'Oisan (en Dauphiné) est célèbre par ses mines de cristal ; ses habitants ne cessent pas d'en faire #a recherche ou de continuer l'ouverture des cristallières dont l'ex-

” ploitation est commencée. ... L'on a découvert plusieurs mines de ce fossile; il y en a au lac de Brande, à Maronne, à Ja Gorde , à Girause , à l’Armentière, précisément au-dessus de la Romanche, à Frenay, à la Crave, à Cyentor près le Chazelle, à Vaujani; le cristal y est nuageux et peu cidir ; au Sautet, paroisse du Mout-de-lau, à Mizoin qui est au-dessus de cet endroit... Les filons de cristallière se font voir assez communément à des hauteurs très-élevées dans les montagnes , quelquefois même, comme à la Grave , ils touchent ou sout à peu de distance des

ces rochers creux dont les cavités sont garnies de cristaux; on donne à ces cavités le nom de cristallières , lorsqu'elles en contiennent une grande quantité. C'est toujours près du sommet des montagnes quartzeuses et graniteuses que gisent ces grandes cristallières ou mines de cristal ; plusieurs naturalistes , et entre autres MM. Altman et Cappeller, ont décrit celles des montagnes de Ja Suisse (2) ; elles sont fréquentes le mont

glacières , ce qui en rend l'accès toujours assez difficile et quelquefois dangereux, ce qui sera toujours un obstacle réel à une exploitation régulière. (Mémoire sur la Minéralogie du Dauphiné, tom. 2: pag. 456 et suiv.) — De Brandes, dit le même naluraliste, nous avons monté à lu petite Herpia, où il y a une cristallière abandonnée, Le cristal en est beau: le rocher est un schiste tendre et dur en quelques parties. e

De la petite Herpia on monte À Ja grande Herpis en deux heures par un chemin très-étroit. .…. et pour arriver à la grande cristallière, il faut monter per des rochers presque droits... , On y travaille l'hiver, et elle est, dit-on, la mère de toutes les antres eris= tallières, il y a un filon très-considérrble de quariz , et le cristal est divisé en poches qui paraissent très” étroites et qui s'élargissent au fur et à mesure qu'on avance; les mères des cristaux sont attachées aux quartz de chaque côté, de sorte que les aiguilles sont tournées les unes contre les autres, et cet entre-deux est rempli d'une terre ocreuse où des aiguilles de cristal détachées ; on fait jouer la mine dans le quartz pour détacher Je rocher par quartiers ; et ensuile on sépare avec des Marteaux les cristaux de ce quartz. Le rocher est d'un schiste tendre qui se décompose facilement. (Mémoire sur Ja Minéralogie d'Auvergne, tom, 1, pag. 17 et suiv.) — Ce même savant académirien (M. Guettard) à parçouru avec M. Faujas de Saint-Fond , lès montagnes de l'Oisan dans les Alpes, dont les minés sont couvertes de glaces permanentes , et ont examiné les mines de cristal des fosses de la Garde ; des Mas-surronue ; de Frenay. Ils ont aussi visité les travaux de la fameuse mine de cristal de la grande Herpia , qu'ou a été forcé d'abandonner malgré sa richesse , parce quon ne peut y aborder que pendant un mo | demi de l'année , et qu'il faut courir les plus gr risques en y escaladant par des rochers taillés à pie , qui ue présentent que quelques saillies qui suffisent À peine pour placer la pointe du pied, et c'est au-dessus d'un précipice de plus de cinq cents pieds de pro” fondeur qu'on est obligé de voyager dela sorte ; mais on est dédommagé des peines et des dangers en contemplant cette maguifique cristallière qui présente à l'œil un rocher qui n'est presque qu'une masse du plus beau cristal, et c'est pour celte raison que les gens des environs l'ont nommée la grande cristallière. (Journal de Physique, mois de décembre 1775, pag-617.)

(2) Sur les cimes des plus ds Alpes on trouve

il y a quelquefois

lés-clos , de Ma.

TU" Le

Grimsel , entre le canton de Berne et le Va- du sable quartzeux et des diaphragmes d'ar-

Jais, dans le mont Saint-Gothard et autres gile cuite. . le prince Galitzin, qui aime 1

montagnes voisines; et c'est toujours dans les scie les cultive avec grand succès, les-cavités du quartz ou dans les fentes des eutlab : m'envoyer , au mois de sepd rochers quartzeux que se forme le cristal ,et tembre 1777 , un extrait de la lettre que Jui | jamais dans les cavités ou fentes des rochers avait écrite M. Achard , avec le dessin de calcaires. Le cristal se produit aussi dans les son appareil pour faire du cristal; M. Masmixtes , comme on le voit dans pres- gellan ,savant physicien , de la Société royale » tous cailloux creux dont la substance de Londres, me fit voir quelque temps après es in 4 mêlée de différentes matières un petit morceau de cristal qu'il me dit avoir vitreuses , métalliques , calcaires et limoneu- été produit par l'appareil de M. Achard , et > S65/: mais il faut toujours que le quartz y ensuite il présenta ce même cristal à l'Aca- 10 contenu en plus ou moins grande quan- démie des sciences ; les commissaires de tité; sans cela le cristal ne pourrait se pro- cetle compagnie firent exécuter l'appareil,

… — “duré, puisque sa substance est un vrai et essayèrent de vérifiér l'expérience de

artz sans mélange apparent d'aucune autre M. Achard ; j'engageai M. le duc de Chaul-

matière , et que quand on y trouve des corps nes et d'autres habiles physiciens à prendre étrangers , ils n'y sont que ren fermés , enve- tout le temps et tous les soins nécessaires è s‘par accident ; et non intimement et au succès de cette expérience, et néanf | rée rnêlés. moins aucun n'a réussi, et j'avoue que je É M. Achard, très-habile chimiste , de lA- n'en fus pas surpris, car d’après les proct-

cadémie de Berlin, ayant fait l'analyse chi- dés de M. Achard , il me parait qu'on vien- D -robis et d'autres pierres précieu- drait plutôt à bout de faire un rubis qu'un ses, et en ayant tiré de la terre alkaline, a cristal de roche ; j'en dirai les raisons lorsque ' 4 que le cristal de roche en contenait Je traiterai des pierres précieuses, dont la | pe. dans cette idée il a imaginé un ap- substance, la formation et l'origine sont, | pareil très-ingénieux pour former du cristal selon, moi très-diflérentes de celles du cris-

ven faisant passer l'air fixe de la craie àtravers tal de roche. En attendant, je ne puis qu’ap-

PA à

de cristaux ; on sait que celle matière se alors ils frappent à grands coups de masse sur ces dans les cavités de certaines veines mélalli- éminences , et par le son qui résulte de la commoet que le quartz leur sert de Re. Aux Al- tion, ils jugent si le rocher est plein ou caverneux. és veines de quartz sortent au Jour; etindiquent Si ce son est creux, ils conçoivent de l'espérance et | neurs où il faut creuser ; cependant il faut mettent la main à l'œuvre. Ils commencent par se | Ô souvent beaucoup de temps et de travail pour lrou- frayer une route par la mine avec la poudre ; ils la | | Nerune cavité qui contienne des cristaux. Dans le dirigent en galerie comme les autres mineurs, et ils J

, on découvrit, en 1719, ca mine de ont grande allention que leur mine ne coupe pas | cristaux plus riche que toutes celles qu opt déjà transversalement les bandes blanches, au moins dans découvertes. L'un des cristaux de cette mine pesail Jeur plus grande largeur ; ce travail est pénible et Le huit cents livres; il s’en trouve plusieurs decinq cents souvent de plusieurs aunées, méme incertains s'ils live . Les cristaux de la Suisse sont en général fort parviendront à la caverne qui recèle le cristal de À a n nts. On en conserve un de couleur noire roche. La longueur de l'exécution est encore pro- dar bibliothèque de Berne ; on en trouve rare- ]ongée par les neîges qui ne lsissent à découvert les

nt de couleur jaune ou brune ou rouge. M. Alt- travaux que pendant environ trois mois de l’année. … *

en a un chez lui dont Ja couleur approche de La minière la plus riche que l'on ait trouvée , fut |

eh de l'améthyste. (Description des montagnes de celle que l'on découvrit en 1719; la quantité du cris-

Blace de la Suisse, par M. Altman, Journal étranger, {ul que l'on en tira fut estimée trente mille écus. Les janvier 1755.) — Les indices qui guidentles mineurs quilles étaient d'un volume énorme ; il y en avait dans la recherche du cristal de roche, sont des bandes une qui pesait huit cents livres , plusieurs de cinq

‘üu zones blanches de plusieurs toises d'étendue et de cents, et beaucoup de cent livres. L'on voit encore

Luità dix pouces de largeur, qui enveloppent en deux de ces belles quilles dans la bibliothèque de

- “divers sens les blocs des rochers ; ces zones, qu'ils Bérne. Tous les cristaux de celte riche minière étaient

: nomment fleurs de mine, sont, dit M. Cappeler, de la plus grande régularité et de la plus belle eau.

formées par des conerétions brillantes et plus dures 11 s'en trouva très-peu de tannées par ces taches que

que la substance du roc. Les mineurs examinent l'on appelle neiges. Dons le Valais, vers le canton

aussi avec soin s'ils ne découvrent pas au bord de ces de Berne, dans [a vallée de Kletch, on a trouvé une

' . Landes des suintements d'eau qui transsudent par des belle mine de cristal. (Voyez les Mémoires de M. Capespèces de loupes | sig la surface dwwocher; peller, médecin à Lucerne.)

plaadir aux efforts de M. Achard, dont la théorie me paraît saine et peut s'appliquer à la cristallisation des pierres prie ; mais leur substance diffère de celle istaux , tant par la densité que par la dureté et l'homogénéité; et nous verrons que c’est de la terre limoneuse ou végétale, et non de la matière vitreuse que le diamant et les vraies pierres précieuses tirent leur origine.

Tout cristal, soit en petites aiguilles dans les cailloux creux , soit en grosses et grandes quilles dans les cavités des rochers quartzeux, est donc également un extrait, une stalactite du quartz. Les cristaux plus où moins arrondis que l'on trouve dans le sable des rivières ou dans les mines de seconde formation, et auxquels on donne les noms impropres de diamants de Cornouailles ou d'Alençon, ne sont que des morceaux de cristal de roche , détachés des rochers et entraînés par le mouvement des eaux. courantes, ils sont de la même essence, de la même pesanteur spécifique et de la même transparence ; ils ont de même une double réfraction , ét ne diffèrent du cristal des montagnes qu'en ce qu'ils ont été plus ou moins arrondis par les frottements qu'ils ont subis. Il se trouve une grande quantité de ces cristaux arrondis dans les vallées des hautes montagnes et dans tous les torrents et les fleuves qui en découlent ; ils ne perdent ni n'acquièrent rien par leur long séjour dans l’eau, l'intérieur de leur masse n'est point altéré , leur surface est seulement recouverte d'une enveloppe ferrugineuse ou terreuse , qui n’est même pas fort adhérente , et lorsque cette croûte est enlevée , les cristaux qu'elle recouvrait , présentent le même poli et la même transparence que le cristal tiré de la roche où il se forme.

Parmi les cristaux même les plus purs et les plus solides, il s'en trouve qui contiennent de l'eau et des bulles d'air, preuve évidente qu'ils ont été formés par le suintement ou la stillation de l'eau. Tavernier dit avoir vu dans le cabinet du prince de Monaco, un morceau de cristal qui contenait près d'un verre d’eau (1); ce fait me paraît exagéré ou mal vu , car les pierres qui renferment une grande quantité d’eau , ne sont pas des vrais cristaux , mais des espèces de cailloux plus ou moins opaques. On connaît sous le nom

(1) Voyage en Turquie, elc., Rouen, 1713, tom. 1, pag 352.

d'enhydres (2) ceux qui sont à demi trans+ parents et qui contiennent beaucoup d'eau ; on en trouve souvent dans les matières rejetées parles volcans (3) ; mais j'ai vu plusieurs cristaux de roche bien transparents et régulièrement cristallisés , dans lesquels on apercevait aisément une goutte d'eau surmontée d'une bulle d'air qui la rendait sensible par son mouvement , en s'élevant toujours ef dessus de la goutte d’eau lorsqu'on changeaït la position verticale du morceau de cristal ; et non-seulement il se trouve quelquefois des gouttes d’eau renfermées dans le cristal de roche, mais on en voit encore plus souvent dans les agates et autres pierres vitreuses qui n'ont qu'une demi-transparence. M. Fougeroux de Bondaroy , de l’Académie des sciences ; a trouvé de l’eau en quantité très-sensible dans plusieurs agates qu'ila fait casser (4); il est donc certain que les cristaux, les agates et autres stalactites quartzeuses , ont toutes été produites par l'intermède de l'eau.

Comme les montagnes primitives du globe ne sont composées que du quartz, de granit et d’autres matières vitreuses ; on trouve partout dans l'intérieur et au pied de ces montagnes ; du cristal de roche , soit en pe- Uts morceaux roulés , soit en prismes et en aiguilles attachées aux rochers. Les hautes montagnes de l'Asie en sont aussi fournies que les Alpes d'Europe. Les voyageurs parlent du cristal de la Chine (5), dont on fait de beaux vases et des magots; des cristaux de Siam (6), de Camboie , des Moluques (7); Peer ed à CE

(2) Cette pierre fut connue des

anciens et sous le méme nom, ;

Pline en parle et la décrit en ces termes :

« Euhydros semper rotunditatis absolute , in can-

orc est levis, sed ad motum fluctuat intùs in ef veluti in ovis liquor. » (Lib. 37 , cap. 11.)

(3) Les enhydres où cailloux creux sont, dit M. Faujas de Saint-Fond, des espèces de pierres caverneuses ou géodes, pleines d'eau. Cette eau est ordinairement limpide, sans goût , sans odeur et + Ja plus grande pureté, On trouve près de Vicence, sur une colline volcanique , de petits cailloux creux, d'une espèce de calcédoine ou d'opale, dans lesquels il y a quelquefois de l’eau : ces cnhydres peuvent se monter en bagues, et comme ils sont d'une substance transparente, on y voit très-distinctement l'eau qui s'y trouve renfermée. ( Recherches sur les volcans éteints , pag. 250 , in-fol.)

(4) Voyez les Mémoires de l'Académie des sciences, année 1776 , pag. 681 et suiv.

(5) Histoire générale des Voyages, tom.6, pag.485.

(6) Idem , tom. 9, pag. 307.

(7) toire de la Conquête des Moluques, par Argensola, Amsterdam , 1706 , tom. 2, pag. 34.

à va + ne. : HR) 4 - 1

de iculièrement de celui de Ceylan où ils marque même sa surprise de ce qu'on ne le

EE qu'il est fort commun (1). recherche pas , et que c'est le hasard seul

: “En Afrique, le pays de Congo tire son qui en tequeo trouver de grosses

? à “+5 Mi qui s'y trouve en très-grande masses ( fin , il y a du cristal dans les

e(2); ily en a aussi en quantité pays les plus froids comme dans les climats e pays de Galam (3); mais l'ile Mada- tempérés et chauds ; on a recueilli en Lapo- AXE ni peut-être de toute la terre la éon- nie et au Canada, des cristaux roulés tout l ascar Le. riche en cristaux (4) , il y en a semblables à ceux de Bristol, et l'on y a vu sir st de moins transparents ; le premier d’autres cristaux en aiguilles et en grosses | est limpide comme l'eau, et se présente, quilles ( 10); ainsi dans tous les pays du monde 2108 <a i dire . en masses dont nous avons il se produit du cristal, soit dans les cavités vu des blocs arrondis , de près d’un pied de des rochers quartzeux, soit dans les fentes D tout : ens ; cependant , quoiqu'il perpendiculaires qui les divisent ; et celui as net et plus diaphane que le cristal qui se présente dans les cailloux creux et urope ,il est un peu moins densé (5) , et pe les pierres graniteuses , provient aussi souvent il est plus mêlé de schorl et d'autres u quartz qui fait partie de la substance de ii éérogines. Le second cristal de ces cailloux et pierres mixtes. de gascar ressemble à celui d'Europe. L extrait le plus dur du quartz est donc le M. l'abbé de Rochon a rapporté de cette ile cristal blanc , et quoique Les cristaux colorés une grosse et belle aiguille à deux pointes de en tirent également leur origine , ils n'én ont

Î >abinet du Pas tiré leurs couleurs; elles leur sont jpon peut la voir 2% rss NAT 1. et ds “les ont empruntées des terres métalliques qui étaient interposées dans la masse du quartz, ou qui se sont trouvées dans le lieu de la formation des cristaux ; mais cela n'empêche pas qu'on ne doive mettre au nombre des extraits ou stalactites du quartz tous ces cristaux colorés; la quantité des molécules métalliques | dont ils sont imprégnés , et qui leur ont donné nr . générale des Voyages ; tom. 8,pag. 549. des couleurs , ne fait que peu ou point d'augrec tiraient du cristal de l'Inde eten mentation à leur masse; car tous les crislisaient grande estime , quoiqu'ils sussent bien que taux , de quelque couleur qu'ils soient , ont les Alp d'Italie en produisaient de trèvbenu. à très-peu-près la même densité que le crismd dit Pline , cristallum mittit, Indicæ nulla {A1 blanc. Et comme les améthystes, la tolur.... sed laudata in Europæ Alp pme paze de Bohème, la chrysolite et l’aigue-macap. 1.) VERT rine , ont la même densité , la même dureté, +70 Fe ea. F la même double réfraction, et qu'elles sont ; dry an 24 cristal à Madogascar , sur- également résistantes à l’action du feu, on it dans la province de Galemboul où on le tire en peut sans hésiter les regarder comme de vrais sde six pieds de long et quatre de large sur au- cristaux , : et l'on ne doit pas les élever au aisseur. Les Nègres n'y travaillent que le rang des pierres précieuses qui n'ont qu'une É, apparement parce qu'ils n'aiment pas à le voir simple réfraction , et dont la densité , la dujuer sur nos navires. (Idem, tom. 8, pag. 620.) reté et l'origine sont très-différentes de cel- )Dans la Table de M. Brisson, la pesanteur spé- ],$ des cristaux vitreux. F1 ue du cristal de Madagascar est de 26530 , £ -» le à: k d’ de 26548 , relativement Re pt le cristal d'Europe est (9) Histoire générale des Voyages » tom. 14, un peu plus dense que celui de Madagacar. pag. 408. en à 4 LE" an. générale des Voyages, tom. 12, pag. 218. (10) Voyez Ja relation du Père Charlevoix ; ps les ; de, per. 406. MUR de 1 casa Aug sciences , année 1752 ,

j'le nouveau continent, le cristal de

he est tout aussi commun que dans l’an- 1; on en a trouvé à Saint-Domingue (6), rginie (7) , au Mexique et au Pérou (8), d'Ulloa dit en avoir vu des morceaux rands ettrès-nets : ce savant naturaliste

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