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M. Guettard en a observé une autre à Bitry, lieu qui n’est pas éloigné de Donzy en Nivernois ; elle est à trente pieds de profondeur , et porte, comme celle de Vierzon , sur un lit de sable qui n’est point mêlé d’ocre (1) ; une autre à Saint-Georges-surla-Prée dans le Berri, qui est à cinquante ou soixante pieds de profondeur tn, le
» tière la moins Jiante avec celle qui paraît avoir le » plus de ductilité, et cela sans le moindre mélange; » car la séparation des veines de sable et d’ocre est » parfaite, et n’est, pour ainsi dire , qu'une ligne » géométrique : quand je dis que les veines d’ocre » sont si pures , j'enteuds qu’il y a aucun mélange » de sable, et je ne parle pas de quelques noyaux » durs, ferrugineux et de la grosseur du poing, qui » sont de véritables pierres aétiles , car on en trouve » assez fréquemment dans l’ocre ; leur surface est À » peu près ronde ; et l'épaisseur de la croûte d'envi- » ron deux lignes : elles contiennent un peu d'ocre » mélée d’une terre ferrugineuse et friable, On n'em- » ploie point d'autre machine pour tirer l'ocre de la » carrière que le tourniquet simple dont se servent » nos potiers de terre des environs de Paris ; elle est » pâle et presque blanche dans la veine , et jaunit à » mesure qu'elle sèche, maïs elle devient rouge » quand on la calcine : le sablon qui l’environne n'a » de particulier que quelques brillants talqueux dont » ilest semé , et son goût vitriolique assez considé- » rable. Toute cette mine est fort humide ; et, mal- » gré la largeur de l'ouverture , l'eau qui distillait » des côtés, formait au bas une pluie fort in- » commode : cette eau sentait aussi le vitriol, et » rougissait avec l'infusion de noix de galles. » (Observation d'Histoire naturelle; Paris, 1739, pag. 118.) (1) Les trous que l'on ouvre pour tirer l'ocre , n'ont au plus que trente pieds de profondeur... Les matières qui précèdent, l'ocre sont, 1° un banc de sable terreux ; 2° un banc de glaise qui ést d'un blanc cendré ou d'un bleuâtre tirant sur le noir , qui sert à faire de la poterie; ce banc est foril épais ; 3° un autre banc de glaise de couleur tirant sur le violet; il est tantôt plus violet que rouge , tantôt plus rouge que violet ; 4° un petit banc, ou plutôt un lit d’une espèce de grès jaune ou d'un bruu jaunâtre; 5° le banc d'oere dont l'épaisseur fait au moins le tiers de la hauteur de l'excavation ; et 6° un banc de sable qui est sous l'ocre et qu'on ne perce jamais. ... L'ocre est très-jaune lorsqu'on la tire de la terre; elle est toujours alors un peu mouillée ; elle prend à la superficie en se desséchant , une couleur légèrement cendrée. Pour latirer , on la détache du bane en assez gros quartiers avec des coins de bois coniques ; que l'on frappe d'un maillet de bois. (Mémoires de l'Académie des sciences, année 1762, pag. 153 et suiv.) (2) On trouve au-dessus de cette mine d'ocre ; 1° quatre à cinq pieds de terre commune; 2° quinze à seize pieds d'une terre argileuse mélée de cailloutage ; 3° trois et quatre pieds de gros sable rouge ;
veine d’ocre portant également sur le sable; une troisième à Tanay en Brie, qui n’est | qu’à dix-sept à dix-huit pieds de profondeur; et appuyée de même surun banc de sable (3). « L'ocre , dit très-bien M. Guettard , “ » est douce au toucher, s'attache à la langue; » devient rouge au feu , s'y durcit, y devient « »” Un mauvais verre si le feu est violent , « » donne beaucoup de fer avec le phlogis= M ” lique , et ne se dissout pas aux acides mi- « » néraux, mais à l'eau commune. » Et ik.
ajoute avec raison, que toutes les terres qui | out ces qualités, peuvent être regardées | comme de véritables ocres ; mais je ne puis * m'empêcher de m’écarter de son sentiment, | en ce qu'il pense que les ocres sont -des n glaises, car je crois avoir prouvé ci-devant, que ce sont des terres ferrugineuses, qui ne proviennent pas des glaises ou argiles , mais de la terre végétale ou limoneuse , laquelle » contient beaucoup de fer, tandis que les w glaises'n’en contiennent que très-peu. ' On trouve aussi des mines de fer en ocre 4 ou rouille dans le fond des marécages et des autres eaux stagnantes ; le limon des eaux 4° cinq à six pieds d'un grès gris et luisant, quel- . quefois si dur qu’on est obligée d'employer la poudre 4 pour le rompre; 5° dix à vingt pieds d'une terre … brune plus ferme et plus solide que l'argile ; 6° deux | ou trois pieds d'une terre jauvâtre aussi fort dure 7° le banc d'ocre qui n’a tout au plus que huit à pe pouces d'épaisseur ; 8 un sable passablement fu dont on ne connaît pas la profondeur. ... Ici loere … pe se trouve point par quarliers séparés ; elle forme … un lit continu dans toute sa lougueur , elle conserve” presque partout son épaisseur ; elle est tendre dans la mine , et on la coupe aisément avec la béche: elle” est originairement d'un jaune foncé, mais elle pélit” uu peu, et durcit en se séchant. L'ocre n'est point mélangée de glaise d'aucune couleur.,,. et elle né” Re aucun caillou dans son intérieur ; seule nt il y a par dessous une espèce de gravier de lé" paisseur de deux à trois doigts. (Mémoires de l'Aen+ démie des sciences , année 1762 , pag. 153, el siwe] M (3) Cette carrière est ouverte, 1° dans une labourable ; cette terre est maigre, Llanchâtre et à peu de consistance; elle peut avoir environ trois pieds. d'épaisseur ; 2 cinq à six pieds d’une terre grise jro pre à faire de la poterie ; 3° buit à neuf pieds d’une. autre terre (l'auteur n'en dit pas la nature, Maîs tt est à présumer que c'est aussi une espèce de glaïse) ÿ 4° envirou un pouce d'une terre couleur de lie de” vin ; 59 environ un pouce d'une matière py'iteuse qui ressemble à du potin ; 6° le banc d'ocre; qui a huit ou neuf pouces , et quelquefois un pied d'épais: seur ; 7° un sable verdâtre qu’on ne perce pas- ( Mémoires de l'Académie des séiences, année 1762, , pag. 153 et suiv.)
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