‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-HilaireChapitre 18 sur 162 · LEE · texte numérisé non relu

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sommes assurés par des observations constantes, que la direction la plus générale des veines de charbon, est du levant au couchant (1), et quesiquand cette allure (comme disent les ouvriers) est interrompue par une J'aille (2) , qu'ils appellent caprice de pierre,

» traînée de veines.est d'une lieue et demie à deux » lieues de largeur, tantôt plus et tantôt moins ; elle » s'étend sous terre dans les plaines comme dans » les. montagnes. » (Connaissance des veines de bouille, ete:, page 36.)

(1)« Cette loi, quoique assez générale, est su- » jette à quelques exceptions ; la mine de Litry, en » Normandie, va du nord-est au sud-est , sur dix » heures; celle de Languin , en Bretagne, marche » sur la même direction; elle s'incline au couchant » sur quarante-cinq degrés : celle de Montrélais ; » dans la même province, suit la même direction. » (Note communiquée par M. de Grignon.) — æCelle » d'Épinac, en Bourgogne, va du levant au cou- » chant, inclinant au nord de trente À trente-cinq » degrés. L'épaisseur commune est de sept à huit » pieds, souvent de quatre , et quelquefois de douze » et de quinze : la veine principale qu'on exploite » est bien réglée et très-abondante ; mais elle est én- » trecoupée de nerfs. Le charbon est ardoisé et py- » riteux, peu propre par conséquent pour la forge , » à cause de l'acide sulfureux qui se dégage des py- » rites dans la combustion, et qui corrode de fer dans » les différentes chaufles qu'on lui donne. » (Note communiquée par M. de Limare.)

(2) « Les houilleurs du pays de Liége, appellent » faille où voile , un grand banc de Pierre qui passe » à travefs les veines de houille qu'il rencontre en » couvrant les unes et coupant ou dévoyant les au- » tres, depuis le sommet d'une montagne jusqu'au » plus profond... Ces failles sont toutes inclinées,., » Une faille aura depuis quarante-deux jusqu’à cent » soixante-quiuze pieds d'épaisseur dans son som- » met , c'est-à-dire au haut de Ja tere , et quatre cent » vingt pieds d'épaisseur À la profondeur de trois » mille cent quatre-vingt-deux pieds : les veines qui » sont coupées par les failles s'y perdent en s'y con- » tinuant, par de très-petits filets détournés, ou en- » fin elles sautent par derrière au-dessus ou au-des- » sous de leur position naturelle et jamais en droi- » tnre.... Quelquefois en sortant des failles, les » veines se relèvent ou descendent contre elles avant » de reprendre Meur direction. » (Connaissance des veines de houïlle , etc., pages 39 et 40.) — Nora. Je dois observer que M. Morand a raison, et fait une critique juste de ce que M. Genneté dit au sujet des failles, dont en effet il ne paraît guère possible de déterminer les dimensions d'une manière aussi précise que l’a fait cet observateur, (Voyez l'onvrage de M. Morand sur le charbon de terre, pag. 868.) — « Cette crilique de ce que dit M. Genneté , est d'au- » tant plus justeque, par la planche 3 de son Praité, » il ne paraît pas qu'aucune de ces trois failles qui » y sont figurées aient été traversées ni mêmes re-

la veine que cet obstacle fait tourner au nord OU au midi, reprend bientôt sa première direction du levant au couchant ; cette direction commune au plus grand nombre des veines de charbon, est un effet particulier, dépendant de effet général du mouvement qui a dirigé toutes les matières transportées par les eaux de Ja mer, et qui à rendu les pentes de Lous les terrains plus rapides du côté du couchant (3). Les charbons de terre ont donc suivi la loi générale imprimée par le mouvement des eaux à toutes les matières qu'elles pouvaient transporter, et en même temps ils ont pris l'inclinaison de la pente du terrain sur lequel ils ont été déposés , et sur lequel ils sont disposés toujours parallèlement à cette pente ; en sorte que les veines de charbon même les plus étendues , courent presque toutes du levant

“au couchant , et ont leur inclinaison au nord

en même temps qu'elles sont plus ou moins inclinées dans chaque endroit, suivant la pente-du terrain sur lequel elles-ont été déposées (4); il y en a même qui aporochent ER nn

» connues à différentes profondeurs, comme cela » doit être pour déterminer sûrement les différentes » épaissenrs et qualités des failles.

» Ilen est de même des cinq veines cotées 57, 58, 59, 60 et 61 , dont il n’est pas possible de fixer aussi précisement les courbures et les profondeurs , quand on ne les-a reconnues que dans un seul point, comme l'indique (figure 7, table 3) le plan qu'il en donne sans échelle; encore ces cinq veines n'ont été reconnues qu'à peu de distance de la superficie. Il ne dit pas non plus si l'on a remarqué, par les différents travaux des figures 1, 2,8,4,5 et 6, table 3, que les épaisseurs el qualités des bancs de rochers qui séparent les autres veines et les dimensions de ces mêmes veines aient été si exactement analogues dans les deux extrémités de ces ouvrages, qu'on a dû en conclure le parallélisme parfait, décrit dans cette même table 3. » (Note communiquée par M. le Camus de » Limare , le 5 juillet 1780.) (3) Voyez les Époq. de la nature; tom. 1, pag. 476. (4) « La conformité, dit M. de Gensanne , que j'ai » toujours remarquée entre la configuration du fond » de la mer et celles des couches de charbon deterre » est si frappante, que je la regarde comme une » preuve de fait, qui équivaut à une démonstration » de tout ci nous avons dit sur son origine : les » bords de la mer , dans la plupart de parages , » commencent d'abord par une pente plus ou moins » rapide, qui prend successivement une position qui » approche toujours de plus en plus de l'horizontale, » à mesure que Je terrain s’avance au-dessous des » eaux de la mer; la même chose arrive aux veines » de charbon de terre ; leur tête, qui est près de la ;

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