‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-HilaireChapitre 19 sur 162 · PE 00 7 CREATOR · texte numérisé non relu

PE 00 7 CREATOR

à HISTOIRE NATURELLE

de da perpendiculaire ; mais cette grande différence dans leur inclinaison y n'empêche

pas qu’en général cette inclinaison n'appro-

che dans chaque veine, de plus en plas de

la ligne horizontale , à mesure que l'on des-

cend plus profondément ; c'est alors l’en-

droit que les ouvriers a le plateur de la mine, c'est-à-dire le lieu plat et hôrizontal auquel aboutit la partie inclinée de la veine. Souvent, en suivant ce plateur fort loin ; on trouve que Ja veine se relève et remonte non-seulement ‘dans Ja même direction dû levantau couchant , mais encore sous le même degré à très-peu près d'inclinaison qu'elle avait avantd'arriver au plateur ; mais ceci n'est qu'un effet particulier , et qui n'a été encore reconnu que dans quelques contrées ; telles que le pays de Liége ; il dépend de la forme primitive du terrain, comme nous l'expliquerons tout à l'heure; d'ordinaire lorsque les veines iuclinées sont arrivées à la ligne de niveau, elles ne descendent plus et ne remontent pas de l'autre côté de cette ligne (1).

LS

» surface du terrain, conserve toujours une certaine » vente, souvent assez rapide, jusqu'à une certaine » profondeur, après quoi elles prennent une position » qui-est presque horizontale : et l'épaisseur de ces » veïves est, pour l'ordinaire, d'autant plus forte » qu'elles approchent davantage de cette dernière » position. Il ya d'œatres parages où les bords de la » mer sont fort escarpés jusqu'à une forte profondeur » au-dessous des eaux ; il arrive également qu'on ren- » contre des veines ou couches de charbon dont Ja » Situation est presque perpendiculaire; mais cela est » très-rare et cela doit être , parce que , dans les en-

» droïts où les bords de là mer sont fort escarpés , il

» ‘y'a toujours des courants qui ne pérmettent que » difficilement aux vases de s'y reposer. Eafn on re- » marque souvent at fond de Ja mer ‘des filous ou » amas de sable connus sous le nom de bancs; ceux ent les mines de charbon , me sont té- » moins qu'elles forment aussi quelquefois des cour- » bures ou dos-d'âne fort analogues à ces bancs : » lorsque ces dépôts de vases s0 formerit dans des an- » ses de lamer, qui, par la retraîle des eaux , de- » viennent des vallées , les veines de charbon y ont » deux têtes , une de chaque côté de la vallée dont » elles coupent le fond;en sorte que la coupe verticale » de ces veines forme une anse de îer renversée , » font les deux extrémités s'appuienteontre des mon- » tagnes : telles'sont les veines de chérbon des envi- , rons de Liége. » (Histoire Naturelle du Languedoc” » tom. 1 ,'pag. 35 et suiv.)

(4) « L'inclinaison des veines de charbon, dit » M. de Gensanne , n'uffecte pas une aire de vent dé- » terminée ; 4ly ena qui penchent vers le levant » d'autres verslecouchunt, et ainsi des autres points de

» qui connaiss

A cette disposition générale des veines , il faut ajouter un fait tout aussi général ; c'est que la même veine va en augmentant d'épaisseur, à mesure qu'elle s'enfonce plus profondément ,et que nulle part son épaisseur n'est plus grande que tout au fond, lorsqu on est arrivé au plateur ou ligne horizontale; il est donc évident que ces couches ou veines de charbon qui , dans leur inclinaisuivent la pente du terrain, et qui ; viennent en même temps d'autant plus

paisses, que la pente est plus douce, €t encore plus épaisses dès qu'il n'y a plus de pente , suivent en cela la même loi que toutes les autres matières transportées par les eaux et déposées sur des terrains inclinés ; ces dépôts faits par alluvion sur ces «ris en pente , ne sont pas seulement composés de véines de charbon ; mais encore de ma-

tières de toute espèce, comme de schistes de gres , d'argile » de sable, de craie a picrre calcaire, de pyrites ; et dans cet ail 2 de matéres étrangères qui séparent les ver nes , il s’en trouve souvent qui sont en grandes masses dures ét en bancs inclinés pe: 3 Jours parallèlement aux veines de chathon 1 Il y a ordinairement plusieurs couches de | charbon les unes au-dessus des autre br parées par une épaisseur de plüsiéurs + ;-

et même de plusieurs toises de ces m pieds étrangères. Les veines de charbon s’ Re rarement de leur direction : elles peuvent »

comme nous venons de le dire , forne UE Û que inflexion , mais elles reprennent 2 ité 4 lear première direction : il n’en est "22 DS solament de même de leur inclinai Pre ae , Si la veine la plus tra 0 É

charbon a s0 inai :

n inclinaison de dix degrés, la

ds

écartent …

» l'horizon: elles n'ont rien de « F » le penchant des montagnes ar >= D CS » trouvent.» Nota. Je dois observer Des Nr de

l'inclinaison des veines avec Île Re So = gnes a existé anciennement et bécessairem # me | servation de M. de Gensanne ,doité ce e

pour les terrains qui ont subi des eme puis létenps du dépôt du vélnes Me, I

« Quelquefois , continue-t-il , les veines cn Mc » dans Je même sens que le penchant de er pr" e

» d'autres fois elles entrent directement pe Titi » rieur de la montagne et pencher vers s % à » vers son centre; mais aussi, renerather de s. » sa direction, elle s'en écarte rarement : elle "a » bien former quelque inflexion | mais elle repreud E L ensüite sa direction ordinaire, » (Histoire Naturelle ps Er: ap par M. de Gensanñe », tom. ll, pag. 3

seconde veine quoiqu'à vingt ou trente pieds plus bas que la première, aura dans le même endroit la même inclinaison d'environ dix degrés , et sien fouillant plus profondément il se trouve une troisième , une quatrième veine , ete., elles auront encore à peu près le même degré d'inclinaison, mais ce n'est que quand elles ne sont séparées que par des couches d'une médiocre épaisseur ; car si la seconde veine, par exemple, se trouve éloignée de la première par une | épaisseur très-Considérable , comme de cent cinquante ou deux cents pieds perpendicu- Jaires, alors cette veine, qui est à deux cents ieds au-dessous de la première , est moins inclinée, parce qu'elle prend plus d'épaisseur à mesure qu'elle descend , et qu'il en est de même de la masse intermédiaire de matières étrangères , qui sont aussi toujours plus épaisses à une plus grande profondeur.

Pour rendre ceci plus sensible , supposons un terrain en forme d'entonnoir , c'est-à-dire , une plaine environnée de collines dont les pentes soient à peu près égales ; si cet entonnoir vient à se remplir par des alluvions successives , il est certain que l'eau déposera ses sédiments , tant sur les pentes que sur le fond , et dans ce cas les couches déposées se trouveront également épaisses en descendant d'un côté eten remontant de l'autre; mais ce dépôt formera sur le plan du fond , une couche plus épaisse que sur les pentes , et cette couche du fond augmentera encore d’épaisseur par les matières qui pourront descerdre de la pente : aussi les veines de charbon sont-elles , comme nous venons de le dire , toujours plus épaisses sur leur plateur que dans le cours de leur inclinaison ; les lits qui les séparent sont aussi plus épais par la même raison. Maïntenant, si dans ce même terrain en entonnoir, il se fait un second dépôt de la même matière de charbon, il est évident que comme l'entonnoir est rétréci et les pentes adoucies par le premier dépôt, cette seconde veine, plus extérieure que la première , sera un peu moins inclinée, et n'aura qu’une moindre étendue dans son plateur : en sorte que s’il s'est formé de cette même manière plusieurs veines les unes audessus des autres, et chacune séparées par de grandes épaisseurs de matières étrangeres , ces veines et ces malières auront d’autant plus d'inelinaison qu'elles seront plus intérieures , €’est-à-dire plus voisines du terrain sur lequel s'est fait le premier dépôt ;

mas Comme cette différence d'inclinaison n'est pas fort sensible dans les veines qui ne sont pas à de grandes distances les unes des autres en profondeur , les minéralogistes se sont accordés à dire que toutes les veines de charbon sont parfaitement parallèles : cependant il est sûr que cela n’estexactement vrai, que quand les veines ne sont séparées que par des lits de médiocre ou petite épaisseur ; car celles qui sont séparées par de grandes épaisseurs ne peuvent pas avoir la même inclinaison , à moins qu'on ne Suppose un entonnoir d’un diamètre immense, c'est-àhdire une contrée entière comme le pays de Liége, dont tout le sol est composé de veines de charbon jusqu’à une très-grande prefondeur. l

M. Genneté a donné l'énumération (L) de

(1)'« Pour donner, dit-il, l'idée la plus complète » de la marche variée des veines qui garnissent un » même terrain ; j'ai choisi la montagne de Saint-Gil- » les , près de Liége , qui est presque dans le milieu » de la trace où ces veines filent du levant au cou- » chant, et où le penchant de la montagne fait dé- » couvrir le plus grand nombre des veines avec les » plus grandes profondeurs auxquelles on puisse ies » atteindre. . . Le diamètre du plateau (de cette mon- » tagne) est d’enyiron mille pieds , c'est aussi la lon- » gueur de la première veine... qui s'étend de tous » côtés ; tant en longueur qu'en largeur, ainsi que » toutes les autres qui suivent.) + me Ale veines. | veines.

pis po. pi.

Distance du gazon à la première veine. 21 Épaisseur de cette première... :... 1 35 Cette première veine n'a partout qu'un seul lit ou épaisseur uniforme; elle a un doigt d'épaisseur de houage (terre noire, meuble‘, qui se trouve dessous ou entre les bancs de bouille), en dessous, ce qui la rend trèsfacile à l'exploitation.

Distance de la première à la seconde Yeine....,.esrossissss snsicious Épaisseur de la seconde veine....... r=7 Elle est séparée en deux lits, par un doigt d'épaisseur de houage.

Distance de la deuxième à la troisième veine... da ne /oe ee aies oi …..

Épaisseur de la troisième veine. .... 4 3 Cette troisième veine est quelquefois séparéeen deux, par un ou d pieds de roc, et à prendre la chose en général, on peut compter depuis un pied jusqu'à une , et même deux toises de distance entre ces deux lits

toutes les couches ou veines de charbon de la montagne de Saint-Gilles au pays de

Épaiss. Dist.

des |ent. les veines. | veines.

de houille qui ne font cependant pi.po. piqu'une seule veine, Distance de la troisième à la quatrième.

Épaisseur de la quatrième veine..... 1 Elle a trois pouces de houage en bas ; sa houille est bonne , et brûle comme le charbon du meilleur bois.

Distance de la quatrième à la cinquième veime,.......s.sssss.sse.e Épaisseur de la cinquième veine...... 1 b Cette cinquième veine est mêlée de pierres qui prennent la moitié de son épaisseur , et la réduisent à sept ou huit pouces, divisée en trois couches; elle renferme quelquefois des pyrites sulfureuses, qui lui donnent . une odeur désagréable en brûlant, Distance de la cinquième à la sixième veine... ste, CET v.

Épaisseur de la sixième veine... …. rs-Or7 Distance de la sixième à la septième , veine...,..... EEE E Épaisseur de cette septième veine.... 2 3 La houïille de cette veine est de bonne qualité ; c'est à cette veineque commence à toucher la grande faille, ensuite toutes celles qui sont au-dessous.

Distance entre la septième et la huitlme veine... Din 21 Épaisseur de la huitième veine... 2 7 Elle est séparée en deux , par une épaisseur de deux à trois pouces de pierres, et a en dessous environ trois pouces de houage. . : * Distance de la huitième à la neuvième

veine ….... RRRLRELELRLR LR LLERLEE)]

Épaisseur de la neuvième veine...... 1 3 Elle est séparée en trois branches par deux lits de pierres, qui font qu’elle ne vaut presque rien.

Distance de la neuvième à la dixième .

veine........ PAIE ER TL TN Épaisseur de cette dixième veine..... 1 0 Elleest de bonne qualité, quoique * difficile à exploiter.

Distance de la dixième à la onziè me

veine.....sosonenses re Cp "200 Épaisseur de cette onzième veine... “2 3 3 Elle a en dessous deux ou trois

doigts d'épaisseur de houage , et est

excellente.

Distance de la onzième à la douzième

PR dr nca near date ler 91 Epaisseur de cette douzième veine... 1 2

Liége, et j'ai cru devoir en donner ici Le tableau, quoiqu'il y ait beaucoup plus de TT LiE à GRR Ra TTL

un, Épaiss. Dist.

des lent, les.

Veines, i à La houille de cette veine répand Pi. po. “A

uue mauvaise odeur en brülant, parce qu’elle renferme des boutures Ou pyrites sulfureuses; exposée à l'air pendant les pluies, celle qui est émiet-

, tée fermente et s'enflamme d'elleméme, et c'est pour cela qu'on ne pent exploiter cette veine Pendant l'hiver, puisque la houille ne pour.

rait se conserver en tas À l'air libre pour la vente , sans accidents.

Distance de la douzième À la treizième veine. .:::.- AFNOR

Épaisseur de cette treizième veine. . # ta A

Elle est divisée en trois bancs, par

deux lits de pierres, d'un X deux

doigts d'épaisseur , et a en dessous environ un demi-doigt de houage.

Distance de la treizième à la quartorzième veine

ine, 4 0

Elle est séparée en deux branches

presque égales, parun banc de pier-

res noires et de veine mitoyenne (ou fausse veine terreuse, qui n'est ni de Ve vraie houille, ni proprement terre , ni véritable pierre, mais un composé des trois fondues ensemble), le tont d'un pied d'épaisseur; et a en dessous deux ou trois doigts d'épaisseur de

houage.

Distance de la quatorzième à la quinzième veine... ... lv

Mare sen de des . Le Épaisseur de cette quinzième veine... #* 3-4 (à kÈ - Elle est quelquefois séparée en + deux par un lit de pierre et de matière bitumineuse, ce qui n'empêche

pas que la veine ne soit excellente.

Distance de la quinzième à la seizième 4 nt tres PTS a dd tetes ù Épaisseur de cette seizième veine... : 3 0 “. F

Elle est quelquefois d'une seule 7 ; pièce, et d'autres fois elle a trois cou- EL ‘à ches; alors celle de dessus et Lo:

dessous sont les plus sine ” 1 vent il y a un peu de houage, et sou. r

vent il n’y en a point.

Distance de a scizième à la dix-septième veine.

É nus CESR 62 paisseur de cette dix-septième veine, 3 Q $ ya un lit de deux doigts d'é 2 paisseur qui la divise en deux bran- 4

ches; c'est encore ici une veine d'6 lite : il y a depuis deux jusqu'à cinq

fictif et de cônjectural que de réel dans son nombre de $ exposition ; il prétend que ces veines sont au —————————o rm, , Dist.

ent, les veines,

doigts d'épaisseur de houage sous pi, po. pi.

É aiss, » 6 2 veines,

celte veine. y, Distance de la dix-septième à la dixhuitième veine..............,,,,, 91 Épaisseur de cette dix-huitième veine. 1 3 Cette veine est bonne; elle est tantôt d'une seule pièce, et tantôt de deux couches : elle a quelquefois du houage, et d'autre fois elle n’en a point.

Distance de la dix-huitième à la dixneuvième veine... .,,,.. Pire tes 87 Epaisseur de cette dix-neuvième veine, 5 6 Elle a un lit de pierres qui Javdivise en deux branches, et ce lit n'étant que d'un pied en quelques endroits, se trouve de plusieurs pieds d'épaisseur en d'autres : il ya un demi-pied de houage sous la dernière couche du bas, la yeine a quelquefois des pyrites sulfureuses.

Distance de la dix-neuvième à la vingtième veine...,. EV1570%7 Vera ‘ 42 Épaisseur de cette vingtième veine... 3 0 Elle est quelquefois d'une seule pièce, et d'autres fois de deux couches , qui sont séparées par un doigt de houage. - Distance de la vingtième à la vingtuhième-velnhér see ee 98 Épaisseur de cette vingt-unième veine, 2 3 est souvent séparée en deux couches ; par uu lit de sept à buit pouces de roc : celle de dessus est la plus épaisse, et est quelquefois divisée par deux doigts de houage.

Distance de la vingt-unième à la vingtdeuxième veine..........,,2,.., : 49 Épaisseur de cette vingt-denxième veine, 4 0 C'est la meilleure de toutes les veines, cependant il s'ytrouve quelquefois des pyriles, mais aisées à séparer : elle a deux doigts de houage.

Distance de la vingt-deuxième à la vingt-troisième veine. .......... RE 28 Épaisseur de cette vingt-troisième veine.

La houille donne au feu un peu de mauvaise odeur; elle a trois couches; celle d'en bas et celle d’en haut sont les plus épaisses : il y a undoigt de houage sous celle du milieu ; la veine contient souvent des pyrites.

Distance de la vingt-troisième à la vingtquatrième veine... dr dr ST se 42 Épaisseur de cette vingt - quatrième VEINE... Sn es endaesvs ue 07.7

est à quatre mille

Distance de la vingt.

vingt-cinquième veine... . se À PR paisseur de cette vingt > veine... s NE:

Elle contient beaucoup de pyrites sulfureuses, et est divisée en deux couches, Distance de la vingt-cinquième à la vingt-sixième veine, .., ..... néfar à paisseur de cette vingt-sixième veine.

Elle est aussi divisée en deux couches , et a depuis deux jusqu'à trois Pouces de houage en dessous.

Distance de la vingt-sixième À la vingtseptième veine

rotor.

.... essence

pièce.

Distance de la vingt-septième à la vingthuitième veine... ee.

Épaisseur de cette vingt-huitième veine.

Cette veine est bonne et aussi d’une seule pièce; elle a deux doigts de houage.

Distance de la vingt-huitième À la vingt-neuvième veine... .,,.,,. … paisseur de cette vingt-neuvièmeveine.

Il ya deux lits de pierres qui divisent la veine en trois; l'un de ces lits de pierres a trois pouces, et l'autre un pied d'épaisséur; elle est mise au nombre des meilleures veines, et a un pouce de houage au milieu.

Distance de Ja vingt-neuvième à la , trentième veine Elle est divisée en deux couches ; il y a quelquefois du houage et toujours des pyrites sulfureuses .

Distance de la trentième à la trenteunlème veine...., sms s2ts Epaisseur de celle trente-unième veine.

Il y a deux lits de pierrequi la divisent en trois branches, et qui ont chacun sept à huil pouces d'épaisseur : ces trois branches donnent de la houille qui est peu estimée,

des veines,

PBt-quatrième à la pi. po. :

Distance de la Le-unième à la trentedeuxième LEE PTE ge 2 Épaisseur de cette nr VEINC. soso osene ses ee se 0e

C'est ici une bonne veine divisée en deux couches par une épaisseur de deux doigts de houage.

Distance entre la trente-deuxième et la trente-troisième veine... ..,. RAR Épaisseur de cette trentc-troisième veine,

veines.

pi,

0ixante-une , et que la dernière cent vingt-cinq pieds lié-

Épa iss.| Dis, ent. les

ee

geois de profondeur , tandis que da réalité et de fait , les travauxles plus profonds pre. c

Épais.

des

Dist.

ent. Les veines.| veines.

HISTOIRE NATURELLE ns la de la montagne de Saint-Gilles, ne sont par-

. Iy a un litde pierres deseptpou- pi. po Pi:

ces d'épaisseur , qui la divise en deux branches à peu près égales : la houille de cette veine estun peu moins noire que celle des autres veines; il y à trois doigts de houage au-dessous.

Distance entre la wrente-troisième et la trent trième veine..." PNR à cette trente - quatrième veines. se at #1 air enr RTE US

fly a encore ici trois couches de

houille, dont la supérieure estla plus-

épaisse, avec un demi-doigt de houage au-dessous.

Distance de la trente-quatrième à Ja trente-cinquième veine.......

Épaisseur de cette trente - cinquième L 01) COPRREEEEEE sssonenesoosnse : Cettte trente-cinquième veine est bonne , elle a deux doigts de houage au-dessous. ‘ - Distance de la trente- cinquième à la trente-sixième veine...,..........

Épaisseur de cettetrente-sixième veine.

Uya . lits de pierres , chacun de quatre à pouces d'épaisseur, qui séparent la veine en trois branches : cette veine porte sur deux doigts de houage , et renferme quel- .… quefois des pyrites sulfureuses, Distancé de la trente-sixième à la trenteseptième VEÎnEs snnéssssssenensss Épaisseur de cette trente-septième TL TERRE ET EEECELEEECEEEEEEEEE Il y a un lit de pierres qui divise la veine en deux branches , dont Ja supérieure a un demi- doigt de houage ; celte veine renferme quel-

ques pyrites.

Distance de la trente-septième à la trente-huitième veine..,.........

Épaisseur de cette trente-huitième PR Re ULY Che nee RUE Souvent cette veine est d'une seule pièce, et souvent elle est divisée en deux couches, dont l'inférieure porte sur une épaisseur de deux doigts # houage-. Pi Distance de la trente-huitième à la .trente-neuvième veine.....

Épaisseur de cette trente-neuvième Cette veine a deux couches ; celle de dessus est la plus épaisse, et porte sur un doigt de honage.

pa

venus qu'à la vingt-troisième veine, laquelle |

Épaiss. Dist.. rdes ent. les veines, | veines, Distance de la trente-neuvième À lapi.po, pi. quarantième veine. -......... Fa 42 Épaisseur de cette quarantième veine, O 7 Distance de la querantième à la quarante-unième Meine....,.,.......

paisseur de celte quarante-unième veine... ana nds timasnns oser À 3 Cette veine est composée de deux couches ; celle de dessous est Ja plus épaisse, et porte sur deux doigts de SEX bouage. | Distance de la quarante-ünième à la é quarante-deuxième veine... ,..,.. 42 Épaisseur de cette quarante-deuxième RE br ele iiatesan ete en ul Il yaun lit de pierres de deux doigts d'épaisseur, qui divise la veine en deux branches ; celle de dessus est la plus forte ; et celle de dessous a trois doigts de houage.

Distance de la quarante-deuxième à la | quarante-troisième veine. .,,,.... 49 | Épaisseur de cetie quarante-troisième 20 CORRE CT PRE À PC PUIS et FE Distance de la quarante-troisième à la . uarante-qualrième veine, ,,,......

Epaisseur de cette quarante-quatrième veine. .s..ssssmssseresasersnsee 3 0 Distance de la quarante-quatrième à Ja , Juarante-cinquième veine, .,,,,,.,

Sr 42 r- #4 Yen. Minanten die nue «es av: 2 0 L

Distance de la Juarante-cinquième à la quarante-sixième veine, , ,,,,,... ,.

paisseur de cette quarante-sixième #

: veine. ses A ML EE TE 0

Distance de la quarante-sixième À la quarante-seplième veine... .,.,...

paisseur de cette quarante-septième veine. .... tante ns. À 0

Elle est composée de deux couches; celle d'en bas a un doigt d'épaisseur de houage. 6

Distance de la quarante-septième à Ja quarante-huitième veine, .,,,.,,..

Paisseur de cette Juarante-huitième Veine....,.,..sessrsnunssscuss Ô

Distance de la quarante-huitième à Ja quarante-neuvième veine, , .,,,,...

Paisseur de cette quarante-neuvième veine... ..: ERP de |

Distance de la quarante-neuvième à la | “ cinquantième veine..,.,,,,.,,...

paisseur de cette cinquantième veine. 0

ss...

nese trouve qu'à douze cent quatré-vingthuit pieds liégeois , ‘c'est-à-dire à mille soixante-treize pieds de Page de profondeur, suivant le calcul même des distances xapportées par cet auteur ( 1). Les autres travaux des environs ne sont pas aussi profonds (2).

M. Genneté a donc eu tort de faire entendre que les mines du pays de Liége ont été fouil. lées jusqu'à tre mille cent vingt-cinq pieds de profondeur ÿ tout ce qu'il aurait pu dire , c'est que si l'on voulait exploiter par le sommet de la montagne de Saint-Gilles sa soixante-unième veine ; il faudrait creuser jusqu'à quatre mille cent vingt-cinq pieds de profondeur perpendiculaire , c’est-à-dire

Épaiss,| Dist, des ent, les veines, |veines, Distance de la cinquantième à la cin- pi, po. pi. quante-unième veine,..,,.,,.... . q Épaisseur de cette cinquante-unième M. Le Distance de la cinquante-unième à la cinquante-deuxième veine... ee Épaisseur de la cinquante-deuxième veine, .... SO LCI PULLS DS Elle est divisée en deux couches; celle de dessous a quatre pouces de houage. :

Distance de la cinquante-deuxième à Ja cinquante-troisième veine. ba ds 2 Épaisseur de cette cinquante-troisième : cie cosrasene-réescorenesenmese., | y a un lit de pierres d'un pied aisseur, qui divise la veine en deux branches ; celle d'en bas a un pied de houage.

Distance de la cinquante-troisième à la cinquante-quatrième veine. ,,..... 70 Épaisseur de cette cinquante-quatrième Veine.smsrémes se ALTER À PROC MENT DEL Elle est difficile à exploiter à cause des pierres qui s'y trouvent mélées.

Distance de la cinquanie-quatrième À.

la cinquante-cinquième veine. .....

Épaisseur de cette cinquante-cinquième Veine. Farah re see. © 13 Cette veine est bonne, facile à exploiter ; avec trois pouces de houage en dessous.

Distance de la cinquante-cinquième à la cinquante-sixième veine... .

‘Épaisseur de cette cinquante-sixième VOIRE ane pce » ee e pee come o L 2 Elle est divisée en deux couches ; celle de dessus est la plus épaisse , et porte sur un doigt d'épaisseur de houage : il y a ii une faille dont on a déja parlé, qui a quatre cent vingt pieds d'épaisseur, et.qui sépare la TnÉORIE DE LA TERRE, Z'ome III.

à trois mille quatre cent trente-huit pieds de Paris , si toutefois: cette veine conserve la même courbure qu'il lui suppose. Rejetant donc comme conjecturales et peut-être imaginaires , toutes. les veines supposées par M. Genneté au delà de la vingt-troisième:

qui est la plus profonde de toutes celles ontété fouillées , et n’en comptant en effet que vingt-trois au lieu de Soixante-une ; on verra , par la comparaison entre elles de ces veines de charbon , toutes situées les unes au-dessous des autres, que leur épaisseur n'est pas relative à la profondeur où elles gisent ; car dans lenombre des veines supérieures , de celles du milieu et des inféciqus

Dist.

ent, les veines,

pi.

des veines,

cinquante-sixième veine de Ja cine pi, po.

quante-septième.

Distance de la cinquante-sixième à la cinquante-seplième veine. . ,......

Épaisseur de cette cinquante-septième LC 1. TOP REMANENNE ARR 2 I y a un lit de pierres qui, depuis tois pouces , s'élargit jusqu'à vingt et viagt-un pieds, et divise ainsi la veine en deux branches.

Distance de la einquante-sepliè cinquante-huitième veine. . E Épaisseur de cette cinquante-huiti PR stp eoenorr db tb sat Distance de la cinquante-huitième à la cinquante-ncuvième veine. .....,., Épaisseur de cette cinquante-feuvième

VDO ss 25 3

sadssmnnse doses à 3 Elle est divisée en deux couches par deux doigts d'épaisseur de houage , et contient beaucoup de pyriles.

Distance de la cinquante-neuvième à la soixantième veine, ..,..... so paisseur de cette soixantième veine, Distance de la soixantième à la soixante ,

Unièmse vaine. ass Nes en ares

paisseur de cette soixante-unième et

dernière veine. . . RS LE Cette veine est d'élite ; elle porte

sur trois pouces de houage , et est

divisée en deux couches.

M- Genneté ajoute que le houage se trouve tou jours sous veines ou bien entre elles, et que toutes -celles où il y a de cette espèce de terre sont plus faciles à exploiter que les au parce que l'on y fait entrer aisément les coins de r pour détacher la houille et l'enlever en FE mimé (Connaissance des veines de houilles , etc. , pag. 47 jusqu'à la pag. 81.) .

(1) Voyez la planche IT, figure 1, de M. Genneté.

(2) Note communiquée par M. le Camus de Limare.

res, il s'en trouve qui sont à peu près également épaisses ou minces , sans aucune règle ni aucun rapport avec leur situation en profondeur.

On verra aussi que l'épaisseur plus ou ins grande des matières étrangères interes entre les veines de charbon, n’influe pas sur leur épaisseur propre. $ Il en est encore de même de la De ou mauvaise qualité des charbons ; elle n’a nul rapport ici avec les différentes profondeurs d'où on les tire ; car on voit par le tableau , que le meilleur charbon de ces vingt-trois veines , est celui qui s’est trouvé dans les quatrième , septième , dixième , onzième ; quinzième , dix-septième , dix-huitième et vingt-deuxième veines ; en sorte que dans les veines les plus basses, ainsi que dans celles du milieu , etdans les plus extérieures , il se trouve egalement du très-bon , du médiocre et du mauvais charbon ; cela prouve encore que c'est une même matière amenée ct déposée par les mêmes moyens, qui a formé lesuneset les autres de ces différentes veines, et qu'un séjour plus ou moins long dans le sein de la terre , n'a pas changé leur nature ni même leur qualité , puisque les plus prof: et par conséquent les plus sciemment dore , sont absolument de la même essence et qualité que les plus modernes ; mais cela n'empêche pas qu'ici , comme ailleurs, la partie du milieu et le fond de la veine soient toujours celles où se trouve 1 leu charbon ; celui de la partie supérieure est toujours plus maigre et plus léger, et à mesure que les rameaux de la veine approchent plus de la surface de la térre , le charbon en est moins compacte , etil parait avoir été altéré par la stillation des éaux (1). ë Dans ces vingt-trois veines, il y en a huit DR RE mn » An 2 rh lotir hotte VAI 1) « 1] y a deux espèces de charbon, le premier * Bras, compacte, luisant et lent à s’enflammer ; » mais qui, l'étant une fois, donne un feu vif, nne flamme blanche , et jette une fumée épaisse... . » Cette espèce est là meilleure , et est appelée char- » bon de pierre... On ne trouve ce charbon que » flans la profondeur , où il conserve une portion "plus considérable de bitume , qui le rend plus com- Pacte et plus onctueux, .,. La seconde espèce de charbon est tendre , friable et sujette à se d‘eomposer à l'air ; il s'allume facilement; mais sa chaleur est. faible... Sa situation superficielle est vinse qu'il a perdu ] tie la plus subtile de son

» bitume, » (Mémoire su Charbon minéral , par ML, de Tilly, pag, 5 et6.)

de très-bon charbon, dix de médiocre quazlité , et cinq qui donnent une très-mauvæa Rise odeur par la grande quantité de pyrâtes qu'elles contiennent ; et comme l'une de es

| veines pyriteuses se trouve être la dernière ä

c’est-à-dire la vingt-troisième , on voit quxe les pyrites qui ne se forment ordinairem æx# qu'à de médiocres profondeurs, ne laisseæx#æ pas de se trouver à plus de ee cent qua ze vingts pieds liégeois dans l’intérieur de Az terre ; ou mille soixante-treize pieds «le Paris; ce qui démontre qu'elles y ont te déposées en même temps que la matiè-xe»

végétale qui fait le fond de la substancé «Rex charbon. 3 On voit encore, en comparant les épais — seurs de ces différentes veines , qu'elles varient depuis sept pouces jusqu'à cinq pieds et demi, et que celle des lits qui les sépare my varie depuis vingt-un pieds jusqu'à quatres vingt-dix-huit, mais sans aucune proport gx ni relation des uñés aux autres. Les rimes les plus épaisses sont les troisième , quatong zième , dix-neuvième , vingt-deuxième , et la plus mince est la sixième. .

Au reste dans une même montagne »

souvent dans une contrée tout entière ; veines de charbon ne varient pas beauconx y par leur épaisseur , et l'on peut j dès la première veine de ce qu’on peut attendre les suivantes ; Car si cette veine est mince, totæ#les autres le seront aussi. Au contraire S première veine qu'on déconvre se trota ven épaisse, on peut présumer avec fondemegy g que celles qui sont au-dessous ; ontde MÈ xy €» une forte épaisseur, Dans les différents Pays, quoique la «qi rection des veines soit partout assez ce stante et toujours du levant au couchant eux situation varie autant que leur inclinaisoæy on vient de voir que dans’ celui de Lige * elles se trouvent pour ainsi dire à toutes Pre fondeurs. Dans le Hainaut . aux villa d’Anzin, de Fresnes » etc., elles sont fore inclinées avant d'arriver à leur phteur, + se trouvent à trente ou trente-quatre tois au-dessous de la surface du terrain ; taneÿ que dans le Forez elles sont presque horiz tales et à fleur de terre , C'est-à-dire à der ou trois pieds au-dessous de sa surface Il eus est à peu près de même en Bourgogne Mont-Cenis, Épinac » elc., où les premiè veines ne sont qu'à quelques pieds. Dans Bourbonnais , à Fins, elles se trouven% à deux , trois ou quatre toises et sont Peux inClinées ; tandis qu'en Anjou , à Sato

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George, Châtel-Oison et Concourson , où elles rem nt à la surface, c’est-à-dire à deux ; trois et quatre pieds, elles ont dans leur commencement une si forte inclinaison qu'elles approchent de + à ro ; etces veines presque verticales à leur origine, ne font plateur qu’à sept cents pieds de profondeur.

Nous avons dit (1) que les mines d’ardoise et celles de charbon de terre avaient bien des rapports entre elles par leur situation et leur formation ; Ceci nous en fournit une nouvelle preuve de fait, puisqu'en Anjou où les-ardoises sont posées presque perpendiculairement, les charbons se trouvent souvent de même dans cette situation perpendiculaire. Dans l’Albigeoïis, à Carmeaux j la veine de charbon ne se trouve qu'a deux cents pieds , et elle fait son plateur à quatre cents pieds (2).

L'épaisseur des veines est aussi très-différente dans les différents lieux; on vient de voir que toutes celles du pays de Liége sont très-minces , puisque les plus fortes n'ont que cinq pieds et demi d'épaisseur dans la montagne de Saint-Gilles, et sept pieds dans quelques autres contrées de ce même pays; mais il y a deux manières dont les charbons ontété déposés ; la première en veines étendues sur des terrains en pente, et la seconde en masses sur le fond des vallées , et ces dépôts en masses seront toujours plus épais que Jes veines en pentes ; il y a de ces mases de charbon qui ont jusqu'à dix toises d'épaisseur ; or si les veines étaient partout très-minces , on pourrait imaginer avec M. Genneté , qu’elles ne sont en cffet produites que par le suintement des biltumes des grosses couches intermédiaires : mais comment concevoir qu'une masse de dix toises d'épaisseur ait pu se produire par cette voie ? On ne peut donc pas douter que ces masses si épaisses ne soient des dépôts de matière végétale accumulée l'une sur l’autre quelquefois jusqu'à soixante pieds d'épaisseur.

Quoiques les veines soient à peu près parallèles les unes an-dessus des autres, cependant il arrive souvent qu'elles s’approchent ou s’éloignent beaucoup , en laissant cntre elles de plus ou moins grandes distances en hauteur, et ces intervalles sont tou-

; «D Époques de la nature, tome 2.

(23 Mémoire sur le Charbon minéral, par M. de

Tilly, pag: 13 et suiv.

Jours remplis de matières étrangères , dont les Passeurs sont aussi variables et toujours beaucoup plus fortes que celle des couches de charbon ; celles-ci sont en géné

minces , el communément elles sont d’ pied, deux pieds jusqu'à six ou sept d'épas seur; celles qui sont bea up plus épaisses, ne sont pas des couches ou veines qui se prolongent régulièrement, mais Plutôt , co nous venons de l'exposer , des amas ou nr 1 ses en dépôts qui ne se trouvent dans quelques endroits, et dont l'étendue n'est pas considérable.

Les mines de charbon les plus profondes que l'on connaisse en Europe, sont celles du comté de Namur qu'on aussure être fouil.

lées jusqu’à deux mille quatre cents pieds du pays (3), ce qui revient à peu près à deux mille pieds de France ; celles de Liége où l’on est descendu à mille soixantetreize pieds ; celle de Witehaven près de Moresby, qui passe pour être la plus profonde de toute la Grande-Bretagne , na que cent trente, brasses , c'est-à-dire six cent quatre-vingttreize de nos pieds; on y compte vingt couches ou veines de charbon les unes au dessous des autres.

Dans toutes les mines de € on et dans quelques pays que ce soit, les surfaces du banc de charbon par lesquelles il est appliqué au toit et au sol , sont lisses, luisantes el polies, et on trouve souvent de petits lits durs et pierreux dañs la veine même de charbon , lesquels la traversent et la suiveut horizontalement. Le cours des veines est aussi assez fréquemment gêné ou interrompu par des bancs de pierre qu'on appelle des creins ; ils n'ont ordinairement que peu d'étendue ; mais ils sont souvent d’une matière si dure qu'ils résistent à tous les instru. ments; ces creins partent du toit ou du sol de la veine et quelquefois de tous les deux ; ils sont de la même nature que le banc inférieur ou supérieur auquel ils sont attachés. Les failles dout nous avons parlé sont d'une étendue bien plus considérable que les creins, et souvent elles terminent la veine ou du moins l'interrompent entièrement et dans une grande longueur ; elles partent de la plus grande profondeur, traversent toutes les veines et autres matières i médiaires, et montent quelquefois jusququ’à la surface

du terrain : dans le Pays de Liége, elles

(3) Du Charbon de terre, etc. , par M. Morand, pag. 133. j

et -d’ho tolé erticales , ne sont pas -" €h tous sens ; nu la même substance dans

j Ce ne sont que d'énoroù d'autre apr schiste, de roche » degrès Pa se s enr" Pierreuses superposées

. l€remen *» Qui semblent s'être

lées dans des vides de la terre (1). ps “68 schistes qui couvrent et enveloppent Yeines, sont souvent mèêlés de terre limoneuse et presque toujours imprégnés de bilumes et de matières Pyriteuses ; ils con- Pa À des ne ferrugineuses et : Séviennent rouges par l'action du feu ; plu-

er rc de ces schistes sont combustibles On

exemples de bonnes ve:

Les $

les autresschistes ; il que entièrement pyri

qu'ils recouvrent ont un enduit doré et varié d'autres couleurs luisantes : ces Ccharbons PYriteux conservent même ces couleurs après avoir subi l’action du feu ; mais ils les per-

dent bientôt s'ils demeurent exposés aux in.

Jures de l

5 Car il n'ya pas. de soufre en es charbons de terre ; Mais seulement de la pyrite plus ou moins dé- Composée, et comme le fer est bien plus abondant que le “cuivre dans le sein de la terre, la quantité des Pyrites ferrugineuses où martiales étant beaucoup plus grande que celle des pyrites cui ; presque

e ivreuses toutes les veines de Charbon sont mélées de qu'en très.

pyrites martiales , et ce n'est peu d'endroits où il s'en trouve de mélangée avec les pyrites cuivreuses.

Lors donc qu’il se trouve du soufre en nature dans quelques mines de charbon comme dans celle de Witehaven en Angleterre , où le schiste qui fait l'enveloppe de la veine, de charbon, est entièrement incrusté de soufre (2), cet effet ne provient

- que du feu accidentel qui s’est allumé dans ces mines par l'effervescence des pyrites et l'inflammation de leurs vapeurs; les mines de charbon dans lesquelles il ne s'est fait aucun incendie , ne contiennent point de soufre naturel , quoique presque toutes soient

(1) Du. Charbon pag- 59et sniv.….

(2) Transactions philosophiqnes , année 1733.

e,ele., per M. Morand ,

tité de parties pyritenses. ee Ces charbons pyriteux sont donc impæ-æ— gnés de l'acide vitriolique et des terres a&— nérales et végétales qui servent de base" à l'acide pour la composition de lapyrite; ces charbons se décomposent à l'air, et trèse souvent il se produit à leur surface des filets d’alun par leur efllorescence , par exemple ., les eaux qui sortent des mines de Mont-€Z, >nis en Bourgogne sont très-alumineuses + # il n'est pas mème rare de trouver des termes alumineuses près des charbous de tree > on tirre aussi quelquefois de l'alun de la sax Es stance même du charbon; on en a des xxx ples dans la mine de Laval en France (5», dans celle de Nordhausen en Allen su gne (4), et dans celle du pays de Liégeæ. M. Morand (5) a trouvé une grande pat — d'alun formé’en cristaux sur les pieæ= mn, schisteuses du toit des veines de charbesæx 5 -« le territoiresde ce pays , dit-il , UVerg T4 » pour les mines de houille, l'est alle f » ment pour des terres d'alun dont les Rai » nes sout appelées alunières, » "s

L'alun n'est pas le seul sel qui se Loue dans les charbons de terre ; il y a crimes mines de charbon, comme celles de 54 colaï en Silésie, qui contiennent due. se marin , et dont on tire des pierres Fuel quefois recouvertes d'une grande quaatite P

avec les terres végétales et ferrugineuses

Quoique nous ayons dit que les ve RE, a de charbon étaient ordinairement Or !

tes et enveloppées par un schiste plan "5 moins mêlé de terre végétale ou limonexx à Le ce n'est cependant pas une règle sans Xe tion, carily a quelques mines où le Rec e 5 et le sol de la veine de charbon SORT grès , et même de pierre calcaire plas 7 moins dure ; on en a des exemples dans m2 mines des territoires de Mons, de Julie cr r dans certains endroits de l'Allemagne

tés par le savant chimiste M. Lebmax =

vu + .

(3) Essai sur les mines , par M. Hellot, de A» à démie des sciences.

(4) Bruckmann, Epistol. iliner. , cap. 20, raxs

pag. 23. = - -

ches de es tent et accompagnent des”

bon de terre en Misniegprès

egin; en Thuringe dans le comté . mn tein, dans tout le terrain qui

jronne le Hartz jusqu'auprès du comté ae He et encore les mines du duché de Brunswick près de Helmstadt. On voit dédisaité 1 que M. Lehmann donne de ces différents lits, que les veines de char-

se trouvent également sous le schiste ,

“une matière spatheuse , sous des pierres feuilletées composées d'argile et d’un peu de pierre calcaire ; etc. ; et l’on peut observer que dans les lits qui séparent les différentes veines de charbon , il my. a ni ordre de matières , ni suite régulière, -êt que ces lits sont, dans tous les autres terrains à charbon , comme jetés au hasard, l'argile sur la marne, la pierre calcaire sur le schiste, les substances spathiques sur les sables argileux , etc.

Dans l'immense quantité de décombres et de débris de toute espèce ; qui surmontent et accompagnent les veines de charbon de terre, il se trouve quelquefois des métaux, des demi-métaux ou minéraux métalliques ; le fer y est adondamment répandu sous la forme d’ocre, et quelquefois en grains de mine (1); le cuivre ét l'argent s’y trouvent plus rarement, et l'on doit regarder comme chose extraordinaire ce que l'on raconte de la mine de charbon de Chemnitz en, Saxe qui contient un très-beau vert-de-gris, et produit dans certains essais trente livres de bon cuiyre de rosette et cinq onces et demie d'argent par quintal : il me parait évident que cette quantité de cuivre et d'argent ne se trouve pas dans un quintal de charbon, et qu'on doit regarder cette mine de cuivre comme isolée et séparée de celle du charbon.

Ilenest à peu près de même des mines de calamine qui sont assez fréquentes dans le pays

(1} « En Angleterre, à Bilston et à Brosely sur la » Saverne, le toit des veines de charbon est rempli » de cailloux arrondis plus ou moins gros , qui sont » de la vraie mine de fer : c'es! une pierre compacte » fort dure , sans cependant faire feu avec l'acier , » et de couleur d'ardoise plus ou moins foncée, elle » est quelquefois mêlée de petites veines de cristal- » lisations calcaires : il faut la griller une et deux » fois à l'air libre, avant de la fondre avec du coak » dans les hauts fourneaux ordinaires. » (Note communiquée par M. le Camus de Limare.)

de Liége; toutes les mines métalliques de seconde ion peuvent se trouver comme celles de charbon dans les couches de la terre qui sont elles-mêmes d'une formation secondaire. Il peut , par cette même raison,

trouver quelques filets ou grains de = charriés et déposés par la stillation des dans le charbon de terre , qui se seront formés dans celte matière de la même manière qu'ils se forment dans toutes les autres couches de la terre ; ces mines métalliques. secondaires et parasites, tirent leur origine des anciens filons , et n'en sont que des particules détachées par l'eau ou déposées dans le sein de la terre par la décomposition des anciens filons métalliques; et ce n'est que par ce moyen qu'il peut se trouver quelquefois dans le charbon de terre comme dans toute autre matière , des petites portions de métaux. M. Kurella en donne quelques exemples ; il cite un morceau de charbon de terre qui laissait apercevoir une mine d'argent pur (2), et ce morceau PP des mines de Hesse , dans le nm desquelles on trouve en effet un peu. d'argent assez pur ; celle de Richenffeinen Silésie contient de l'or ;une de celles du comté de Buckingham dans la Grande-Bretagne donne du plomb, et M. Morand dit que l'étain se trouve aussi quelquefois dans le charbon de terre (3). Tous les métaux peuvent donc s'y trouver, mais en parcelles et en débris comme toutes les autres matières qui sont de formation secondaire,

Nous devons encore observer au sujet des veines , des couches et des masses de charbon ,qu'il sen trouve très-souvent de grands amas qui ne se prolongent pas au loin en veines régulières, et qui néanmoins OCCupent des espaces assez grands ; ces amas ont dû se former toutes les fois que les arbres et autres matières végétales se sont trouvés amoncelés sur des fonds creux environnés d'éminences ; ainsi ces amas n'ont point de communication entre eux, et Æ sont pas disposés par veines dirigées du levant au couchant; ces mines en masses sont bien plus faciles à exploiter que les mines en vei-. nes; elles sont ordinairement plus épaisses et situées moins profondément; dans le Bourbonnais, l'Auvergne, le Forez et la Bourgogne , et dans plusieurs autres provin-

(2) Essais et Expérien bimiques | (3): Du Charbon, de terre, etc., par M. Morand, pag- 138. |

EE Te

ces de France, les mines dont on tre le plus de charbon, sont en amas et non pas en veines prolongées ; elles ont ordinairement huit

et dapieds d'épaisseur de charbon et sou-

v ucoup plus.

is, comme nous l'ayons dit, toutes les s de charbon soit en veines ou en amas,

ne se trouvent que dans les couches de seconde formation , dont les matières ont été amenées et déposées par les eaux de la mer; on n'en à jamais trouvé dans les grandes masses vitreuses de première formation , telles que les quartz, les jaspeset les granits, c'est toujours dans les collines et montagnes du 1 ordre , et surtout dans celles dont 1 ction par banes est la plus irrégulière , que gisent ces amas et ces veines de charbon ,; ét la plus grande partie de la masse de ces montagnes est d'ordinaire un schiste ou une argile différemmment modifiée; souvent aussi ce sont ou des grès plus ou moins omposés , ou des pierres calcaires plus ou moins dures , où des terres presque toujours imprégnées de matières pyriteuses qui leur donnent plus de pesanteur et une grande dureté. M. Lehmann dit avec quelque raison que le schiste qui sert presque toujours d'assise et de plancher au char. bon de terre, n’est qu'une argile durcie, feuilletée, sulfureuse, alumineuse et bitumineuse. Mais je ne vois pas comment on peut en conelure avec lui que ce schiste est bitumineux , lorsque sa portion argileuse a été imprégnée d'acide vitriolique, et qu'il est lorsque cette même portion argileuse a été imprégnée d'acide marin (1). Car le bitume ne se forme pas par le mélange de la terre argileuse avec l'acide vitriolique, mais par celui de ce même acide avec l'huile des végétaux, à moins que cet habile chimiste n'ait, comme M. de Gensanue , pris le limon ou la terre limoneuse pour de l'argile; il ajoute que des observations réitérées ont fait connaitre que ces schistes , ardoises , ou pierres feuilletées, occupent la partie du milieu du terrain sur lequel les mines de charbon sont portées , et que ces mines oc-

cupent toujours la partie la plus basse ; ce quin'est pas encore exactement vrai, puisque l'on trouve souvent des couches de schiste

au dessous des veines de charbon. L

Les mines de charbon les plus aisées à exploiter, ne sont pas celles qui sont dans les

de M. Lehmann, sur les Couches de la terre , tom. 3, pag. 287.

plaines ou dans le fond des vallon:

au contraire celles qui gisent emmontag et desquelles on peut tirer les Apte galcries latérales, tandis que dans les pl nes il faut des pompes ou d'autres m ach: … pour élever les ex qui sont quelquefois telle abondance , qu'on est obligé d’atb: nd ner les travaux et de renoncer à l'expl® tion de ces mines noyées ; et ces eau:

qu'elles ont croupi, prennent souve qualité funeste ; l'air s’y corrompt at qu'il n'a pas une libre circulation ; 1 dents causés par les vapeurs qui s'élé ces mines, sont peut-être aussi fréquent dans les mines métalliques. Le docte ter est le premier qui ait observé la matu de ces vapeurs , il en distingue qua rt la première qu'il nomme exhalaison fl de-pois, parce qu'elle a l'odeur de et roue + n'est pas mortelle , et ne se fait e sentir qu'en été; la seconde qui ve exhalaison fulminante, ant © effet éclair et une forte détonation , en pré feu à l'approche d'une chandelle € remarqué qu'elle ne s'enflammait p les étincelles du briquet, en sorte œ éclairer les ouvriers dans ces entiérement obscures » On s'est servi d'une meule, qui , frottée conti, ment contre des morceaux d'acier saitassez d'étincelles pour leur diode ne lumière sans courir le risque d'enflamm er vapeur : la troisième qu'il regarde:

l'exhalaison commune et ordinaire toutes ces mines , est un mauvais air peine à respirer : on reconnait la prést de cette exhalaison à la flamme d'une € delle qui commence par tourner et dimint Jusqu'à extinction ; il en serait de mêr la vie, si l'on s'obstinait à demeurer cet air qui parait avoir perdu partie de s élasticité : enfin la quatrième vape celle que Lister nomme exhalaison gl leuse, c’est un amas de ce même ma ‘ qui s'attache à la voûte de la mine en f d’un ballon , dont l'enveloppe n'est pas épaisse qu'une toile d’araignée; lorsque ballon vient à s'ouvrir, la vapeur quie LS suffoque , étouffe ceux qui la respirent* crois ; avec M. Morand , qu'on peut ces quatre sortes de vapeurs à deux ; % n’estqu'un simple brouillard de mauvais auquel nous donnerons le nom de mouffl ou pousse (2) ; cet air qui éteint les lux rière

Du - +

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