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dans des fourneaux construits poar ecticopé- “ ration (2), et dont il donne aussi la deserif”
tion. Enfin dans un antre Mémoire , le même académicien expose très-bien les différents … M\ procédés de la cuisson du ebarbon de terre M
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en ail au moins un bon pouce d'épaisseur sur toute" la surface. ” - On a toujours plusieurs de ces fourneaux allumés + à-la-fbis:; deux ouvriers dirigent toute l'opération* C: l'un pendant le jour, l’autre pendant Ja vuit : 2 doivent avoir attention d'examiner de quel côté vient ‘4 le vent , et de boucher les ouvertures lorsqu'il s'eR …
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rait à la destruction des coaks. (Idem, pag.
douzième Mémoire.) 3
(2) Quand on a mis dans Je four à griller la quan lilé de charbon nécessaire » On y met le feu avec LUS peu de bois on avec du charbon déjà allumé. Mais pour l'ordinaire on introduit le charbon lorsque le fourneau est encore chaud et presque rouges ainsi il s'allume de lui-même. ° 7
On ferme ensuile la porte, et l'on met de Ja terre dans les joiotures , seulement pour boucher les plus grandes ouvertures qui proviennent de la dégradation de la maçonnerie; car il faut toujours laisser 1 Passage à l'air , sans lequel le charbon ne pourrait. bête : l'ouverture qui est au-dessus du fournerus + qu'on peut appelér cheminée , est destinée POUND la sortie de la fumée , et par conséquent pour l'évas poration du bitume ; l'embouchure de cette cher n'est Pas toujours également ouverte, La science 1 US je 200 à ménager le courant de la fumée, L Sans quoi il risquerait de consumer les cindres à
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mesure qu'ils se forment : la règle qu'on suit à et égard, comme’ la plus sûre est de n'ouvrir la €he=, minée qu'autant qu'il le faut pour que la fumée De. ressorte point par la porte; pour cela on à ne.
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grande brique que l'on Pousse plus ou moins : l'ouverture , à mesure que l'évaporation avance » EL ps per se le volume de la fumée diminue vs a fn on bouche presque F re” de la cheminée. map à quarante heures
Cette opération dure trente Eh mais communément on ne relire les cindres qu'au
bout de quarante-buit heures : le charbon réduit em cindres, forme dans seule masse
ment l'ouvertlr® SP
le fourneau une couche d' » remplie de fentes ét de crevasses»
posées en rayons perpendiculaires au sol du 08 neau ; de toute l'épaisseur de Ja couche. On pou D aussi les comparer à des briques placées de champi quoique le tout fasse corps, il est aisé de le te Pour le retirer du fourneau : à cet effet, lo
l'ouvrier a ouvert la porte, il met une barre de fer. en travers devant l'ouverture , afin de supporter ua râble de fer avec lequel il attire une certaine quan= tilé de cindres hors du fourneau, sur lesquels nn autre ouvrier jelle un peu d’eau : ils prennent en + suite chacun une pelle de fer en forme de grille, ain E que les cendres et les menus cindres puissent passer su travers ; Îls éloignent ainsi de l'embouchure da |
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dans le Lyonnais, et l'usage qu'on en fait pour les mines de cuivre à Saint-Bel (1).
N. Gabriel Jars, de l'Académie de Lyon, etfrère de l'académicien que Je viens de citer , a publié un très-bon Mémoire sur la manière de préparer Le charbon de terre, Pour de substituer au charbon de bois dans les travaux métallurgiqnes, mise en usage
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fourneau les cindres qui achèvent de s'éteindee par le seul contact de l'air. J
Le fourneau n'est pas plus tôt vide qu'on y met de nouveau charbon nécessaire pour une seconde opération; et Comme ce fourneau est encore très-chaud et même rouge, le charbon s'y enflamme aussitôt , et le procédé se conduit comme ci-devant.
On estime à un quart le déchet du charbon dans cette opération, c'est-à-dire le déchet du volume; quant au poids il est bien moindre.
Les cendres qu’on retire du fourneau sont passées à la claie, sur une claie de fer, pour en séparer les petits morceaux de cindres , lesquels sont vendus séparément. ( Voyages métallurgiques, par M. Jars, dixième Mémoire , pag. 209.) : 3:
(1) Après avoir formé un plan horizontal sur le terrain, on arrange le charbon, morceau par morceau , pour en composer une pile d'une forme à peu près semblable à celles que l'on donne aux allumèles pour faire du charbon de bois , et de la contenue d'environ ‘cinquante à soixante quintaux; il est nécessaire de ne point donner à ces charbonnières trop d'élévation, quoique dans le méme dia tre : l'inconvénient serait encore plus graud, si ouavait placé indifféremment Le charbon de toute grosseur.
Une charbonnière construite de cette manière , peut et doit avoir dix, douze et jusqu'à quinze pieds de diamètre , et deux pieds et demi au plus de hauteur dans le centre. :
Au sommet de la charbonnière, on ménage une ouverture d'environ six à huit pouces de profondeur, destinée à recevoir le feu qu'on y introduit avec quelques charbons allumés quand la pile est arrangée'; alors on la recouvre, el on peut s'y prendre de diverses manières.
La meilleure et la plus prompte, c'est d'employer de la paille et de la terre franche qui ne soit pas trop sèche ; toute la surface de la charbonnière se couvre de cette paille, mise assez serrée pour que l'épaisseur d'un bon pouce de terre et pas davantage, placé dessus , ne tumbe pas entre les charbons, ce qui nuirait à l'action du feu.
On peut suppléer au défaut de paille, par des feuilles sèches, lorsqu'on est dans Je cas de s'en procurer : j'ai aussi essayé de me servir de gazon ou mottes ; mais il n'en a pas résulté un bon effet.
Une autre méthode qui, attendu la cherté et Ja rareté de la paille, est mise en pratique aujourd'hui aux mines de Rive-de-Gier , par les ouvriers que les intéressés aux mines de cuivre emploient à cette opération, avec un succès que j'ai éprouvé , est, celle de
depuis l'année 4769 dans les niines de Suint- Bel, dans lequel l'auteur dit avec grande raison « que le charbon de terre est , comme » tous les autres s, composé de par- » ties huileuses et acides ; que dans ces aci- » des on distingue un acide sulfureux au- » quelilcroit que l'onpeutattribuer princirecouvrir les charbonnières avec le charbon mêtue : celu se fait comme il suit : EF ban, |
L'arrangement de la charbonnière étant achevé , on en recouvre la partie inférieure , depuis le sol du terrain jusqu'à la hauteur d'environ un pied'avee du menu charbon cru, tel qu'il vient de la carrière & des déblais qui se font dans le choix du gros charbon ; le restant de la surface est recouvert avec tout ce qui s’est séparé en très-petits morceaux des coaks : par cette méthode on ‘n'a pas besoin, comme pour les autres, de pratiquer des trous autour de la circonférence pour l’évaporation de la fumée ; les interstices qui se t nt entre ces menus coaks » Y suppléent et fo méme effet ; le feu agit également partout. : à | (7 QRS
Lorsque la charbonnière est recouverte jus d'au sommet , l'ouvrier apporte, comme il a été dit, quelques charbons allumés qu'il jette dans l'ouverture, et achève d'ea remplir la capacité uvec d'autres charbons ; quand il juge que le feu a pris, et que la charbonnière commence à fumer, il en recouvre le sommet, et conduit l'opération comme celle du charbon de bois, ayant soin d'empêcher que le feu ne passe Par aucun endroit, pour que le tharbon ne se consume pas ; ainsi du reste jusqu'à ce qu’il ne fume plus, on du moins que la fumée en sorte claire , signe constant de la fin du désoufrage ; pour toute cette manœuvre , l'expérience des ouvriers est trèsnécessaire ,
Une telle charbonnière tient le feu quatre jours, et plusieurs heures de moins si l’on a recouvert avec de la paille et de la terre : lorsqu'il ne fume plus , on recouvre le tout avec de la poussière pour étouffer le feu, si on le laisse ainsi pendant douze ou quinze heures ; après ce temps, on retire les coaks, partie par partie, à l'aide des râteaux de fer , en séparant le menu qui sert à couvrir d'autres charbonnières.
Lorsque les coaks sont refroïdis, on les enferme dans un magasin bien sec; s’il s’y trouve quelques morceaux de charbon qui, ne soient pas Lien désoufrés , on les met à part pour les faire passer dans une nouvelle charbonnière ; on en a de cette manière plusieurs en feu, dont la manœuvre se succède.
Trois ouvriers ayant un emplacement assez grand, peuvent préparer dans une semaine , trois cent cinquante jusqu'à quatre cents quintaux de coaks. Les charbons de Rive-de-Gier perdent en désoufrage à Saint-Bel, trente-cinq pour cent, de manière que cent livres de charbon cru sont réduites à soixante cinq livres de braises : ce fait a été vérifié plusieurs fois. (Voyages métallurgiques , par M. Jars , quinzième Mémoire , pag..325.)
» palement les déchets que l'on éprouve » lorsqu'on l'emploie dans la fonte des mé- » taux ; le soufre et les acides dégagés par » l'action du feu , dans la fusion, attaquent, » rongent et détruisent les parties métalli- » ques qu'ils rencontrent ; voilà les ennemis » que l’on doit chercher à détruire ; mais » la difficulté de l'opération consiste à dé- » truire ce principe rongeur ; €R Conser- » vant la plus grande quantité possible de » parties huileuses, phlogistiques et inflam- » mables, qui seules opèrent la fusion , et » qui.lui sont unies. C’est à quoi tend le s procédé dont je vais donner la méthode ; » on peut le nommer le désoufrage ; après l'opération , le charbon minéral n'estplus À à l'œil qu'une matière sèche, spongieuse, » d'un gris noir qui a perdu de son poids et » acquis du volume, qui s'allume plus dif- » ficilement que le charbon cru , mais qui » a une chaleur plus vive et plus. durable. 5 M. Gabriel Jars donne ensüîte une comparaison détaillée’ des effets et du produit du feu des coaks , et de celui du charbon de bois pour la fonte des minerais de cuivre; il dit que les Anglais fondent la plupart des minérais de fer avec les coaks , dont ils obtiennent un fer coulé excellent qui se moule très-bien ; mais que jamais ils , ne sont parvenus à en faire un bon fer forgé (1). :
Au reste , il y a des charbons qu'il serait
(1) De quelque manière que le charbon de terre ait été torréfié , soit qu'il l'ait été à l'air libre, soit qu'il l'ait été dans des fosses, comme à Newcastle. ou dans des fourneaux comme à Sulzbach , l'expérience ne lui a encore été avantageuse que pour les ouvr qui se jettent eu moule : dans les grandes opérations métallurgiques , ce charbon , si l'on veut suivre l'idée commune, n'est pas encore suflisam. ment désoufré ; les braises qu'il donne ne remplissent pas à beaucoup près le but qu'on se propose : le fer provenant des forges de Sultzhach, et qui , porté à la fière, se trouvait une fonte grise et fort douce , a été reconnu être le produit de plusieurs affinages ; en total , la fonte du fer qu'on obtient avec leur feu, à toujours deux défauts considérables : on convient d'abord généralement que la qualité du fer est avilie, qu'il est cassant et hors d'état de rendre beaucoup de service. Dans la quautité de métal fondu au feu de charbon de terre, eru ou eonverti en braises , il se trouve toujours un déchet considérable; dans une semaine on avait fondu à Lancashire , avec le seul charbon de bois, quinze ou seize tonnes de fer ( la tonne pèse deux mille) , et avec les houilles on n'en a eu que cinq ou six.
Cet inconvénient se remarque également pour tou
peutêtre plus avantageux de lessiver à l'eat; que de cuire au feu pour les réduire en coaks. M. de Grignon a proposé de se servir de cette méthode et particulièrement pour le charbon d'Épinac ; mais M. de Limarë pense au contraire que le charbon d'Épinat; n'étant que pyriteux, ne doit pas être lessivé, et qu'il wy a nul autre moyen de l'épurer que de le préparer en coak ; la lessive à l'eau ne pouvant servir que pour les charbons chargés d’alun, de vitriol où d’autres sels qu’elle peut dissoudre F mais non pas pour Ceux où il ne se trouve qu peu ou point de ces sels dissolubles à l'eaë Le charbon de Mont-Cenis quoiqu'à peu de distance de celui d'Épinac est d'une qualité différente , il faut l'employer au moment qu'il est tiré; sans quoi il fermente … bientôt et perd sa qualité ; il demande à être désoufré par le moyen du feu, et lon a nouvellement établi des fourneaux et dES hangars pour celte opération. de Le charbon de Rive-de-Gier dans 1e LyOM nais est moins bitumineux ; Mais en méme 3 LenpS-un peu pyrileux ; et en général il plus com ë is P pacle que celui de Mont-Ceniss
il est d’une grand jeces :
âpre et durab} ae "it à don ‘feu 2
le sil donne é ; : ne flamme r JE rouge et abondante ; son poids est -Æ
quante-quatre livres le Pied cube lorsqu'il |
, "1 a 2 47 20 est désoufré ; et dans cet état il pèse au tant que le charbon brut de Saint-Chaue=
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tes les autres espèces de mines; un fourneau de révers … É bère anglais, chauffé avec le bois de hêtre, même. avec des fagots, fait rendre PRE je F: Re l pour cent de plus que lorsqu'on le Er po ge ‘1 charbon de terre. ut a
. Depuis plus de quarante ans on à c cé TOR vouloir l'employer , mais inutilement pu a de cuivre ; il y a vingt-huit ans dus RE me. # voulu essayer en France , dans le travail a x ine
de cuivre , d'introduire l'usage du charh es ge FES tant pour le grillage que pour Ja fonte we s wir L 4 on le mettait sur du bois PONS mélait neuf parties avec une Ca bois duns le fourneau re se È s portion de cuivre , traitée de cette saitéés Pét trou- ne. vée détruite, et a causé des pertes consid + bles, qui 4 ont obligé les entrepreneurs dde tt fa E brication. (Du Charbon de terre, par M er Net pages 1186 et 1187.) — Ces observations ê M Mo 4 rand paraftraient d'abord contredire & + é60i “4 : avons cité d'après M. Jars; mais comme si ati “A expériences ont été faites avec du charbon cru , êt que les autres avaient élé faites avec des charbons
épurés en coaks , leurs résultats devaient être diffé rents. » ot
dans le grillage ,eton en NN: | -
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mont, qui, quoique assez voisin de celui de Riverde-Giee re? d'une qualité très-différente , car il est friable, léger ; et à peu près de la même nature que celui de Mont- Cenis, à l'exception qu'il. est un peu moins pyriteux ; il ne pèse Cru, que cinquantequatre livres le pied cube , et ce poids se réduit à trente-six. lorsqu'il est désoufré.
De toutes les méthodes connues pour épurer le charbon, celle qui se pratique aux environs de Gand est l'une des meilleures ; on se sert des charbons crus de Mons et de Valenciennes ;, et le coak est si bien fait, dit M. de Limare, qu’on s'en sert sans inconvénient dans les blanchisseries de toile fine et de batiste : on l’épure dans dés fourpeaux entourés de briques, où l'on a ménagé des registres pour diriger l'air et le porter aux parties qui en ont besoin ; mais on assure que la méthode du sieur Ling, qui a mérité l'approbation du gouvernement, est encore plus avantageuse; êt je ne puis mieux terminer cet article qu’en rapportant le résultat des expériences qui ont été faites à Trianon , le 12 janvier 1779, avec du charbon du Bourbonnais désoufré à Paris , par cette méthode du sieur Ling, par lesquelles expériences il est in-
é par ce procédé , a une grande supérioradar. métières stibles ,
et particulièrement sur le charbon cru , soit pour le chauffage ordinaire, soit pour les
Le, à» Le | on) .
ce démo à PT Sr enpérien Lo Que le charbon ainsi préparé, quoi- Ee Bien Se 2 x PARA dx e nt , égal de charbon ane es 2 pubs 2e Qu'il a infiniment. Plus de chaleur puisque dans un temps donné et égal , des masses de métal de même volume acquièrent plus de chaleur sans se brûler. + 3° Que ce charbon de terre préparé est bien plus commode pour les ouvriers qui nié sont point incommodés des vapeurs sulfureuses et bitumineuses qui s’exhalent du charbon cru. | 4° Que ce charbon préparé est plus éco nomique, soit pour le transport, putsdu fie est plus léger, soit dans tous les usages qu'on en peut faire , puisqu'il se consomme moins
vite que le charbon cru.
bo Que priété précieuse que le charbon prép var cette méthode à d’adoucir
le fer le plus aigre et de F er , doit lui mériter la préférence non-seulement sur le charbon cru, mais même sur le charbon de bois. Q .
Go Enfin, que le charbon de terre épuré par cette méthode, peut servir à tous les usages auxquels on emploie le charbon de bois, et avec un très-grand avantage, at-
que quatre livres de charbon épuré , font autant de feu que douze livres de charbon de bois.