FAT
res malières terreuses ; mais qu'étant uni à l'alkali, il devient , pour ainsi dire, le dissolvant général de toutes matières ; l'or mème ne lui résiste pas (1), le zinc seul se refuse à toute combinaison avec le foie de soufre.
Les acides n’ont sur le soufre guère plus d'action que l’eau , mais tous les alkalis fixes où volatils et les matières caleaires l'attaquent , le dissolvent et le rendent dissoluble dans l'eau : on a donné le nom de foie de soufre au composé. artificiel du soufre et de l'alkali (2) ; mais ici , comme en tout le reste, notre art se trouve non-seulement devancé ,
mais surpassé par la nature : le foie de
soufre est en effet l'une de ces combinaisons générales qu'elle a produites et produit même le plus continuellement et le plus universellement ; car dans tous les lieux où l’acide vitriolique se rencontre avec les détriments des substances organisées, dont la putréfaction développe et fournit à-la-fois l'alkali et le phlogistique , il se forme du foie de soufre; on en trouve dans tous les cloaques , dans les terres des cimetières et des voiries , au fond des eaux croupies , dans les terres et pierres plâtreuses , etc., et la formation de ce composé des principes du soufre unis à l’alkali , nous offre la production du soufre même sous un nouveau point de vue.
En effet, la nature le produit non-seulement par le moyen du feu, au sommet des volcans et des autres fournaises souterraines, mais elle en forme incessamment par les effervescences particulières de toutes les matières qui en contiennent les principes ; l'humidité est la première cause de cette cffervescence ; ainsi l’eau contribue, quoique d'une manière moins apparente et plus sourde , plus que le feu peut-être à la production et au développement des principes du soufre ; et ce soufre produit par la voie
retirée —— ——————————
(1) Le fie de soufre divise l'or au moyen du sel,
de tartre; mais il ne l'alière point. (Éléments de Chimie, par M. de Morveau, tom. 2, pag. 39.) — Suivant Stahl, ce fut au moyen du foie de soufre que Moïse réduisit en poudre le veau d'or, suivant les paroles de l'Exode, ch. 33, v. 20: Tulit vitulum quem fecerant, et combussit igne, contrivitque donec in pulverem redegit, posteà sparsit in super- Jiciem aquarum , et potavit Jilios Israël. (Voyez son traité intitulé : V'itulus aureus igne combustus.) (2) Le foie de soufre se prépare ordinairement avec l'alkali fixe végétal; mais il se fait aussi avec les autres alkalis. ( dem, ibidem , pag. 37.)
humide , est de la même essence que le so
ei
fre produit par le feu des volcans, parceque la cause de leurs productions, quoique St
différente en apparence , ne laisse pas d’être … au fond la même : c’est toujours le feu qui à s’unit à l'acide vitriolique , soit par l'inflam mation des matières pyriteuses, soit parleur effervescence occasionée par l'humidité; ca celte effervescence n'a pour cause que le feu renfermé dans l'acide , dont l'action lente€t continue équivaut ici à l'action vive et brus= que de la combustion et de l'inflammation.
Ainsi le soufre se produit sous nos yeuxeR une infinité d'endroits, où jamais les feux souterrains n'ont agi (3), et non-seulement nous trouvons ce soufre tout formé partout où se sont décomposés les débris des sub= stances du règne animal et végétal ; ma Ê nous sommes forcés d'en reconnaitre la F ré sence dans tous les lieux où se manifest celle du foie de soufre , c'est-à-dire dans 00 infinité de substances minérales qui ne ORAN tent aucune empreinte de l'action des fe At souterrains. * DDR Le foie de soufre ré and très fétide, et par laquelle 5e see qu de le reconnaitre ; son action n° sensible sur une infinité de s
seul il fait autant et Peut être plus de dis lutions, de changements et d’altérations dans le règne minéral que tous les acides ensem? es ble : c’est par ce foie de sou est
ee ": fre naturel , c'ést à-dire par le mélange de la décomn ositi n .
des pyrites el des matières 4 ; œ
x nalucres alkalines que S®@ père souvent la minéralisation des 4 uxÿ il se mêle aussi aux substances terreuses €
aux pierres calcaires ; blu CS si : ET
ar | 4,8 présence du foie > Par leur odeur fétide
de soufre :
ose : cependant chimistes ignorent enc :
ore i sur elles. ©"
Le foie de soufre ou sa oi cit etaltère l'argent ; il relaie Den OO us.
les métaux blancs , il agit sur toutes les ub= stances métalliques par la voie humide com e par la voie sèche ; lorsqu'il est en liqueur € La qu'on y plonge des lames d'argent , il | es noircit d’abord et les rend bientôt si et cassantes ; il convertit en un instant le n
LA #
est pas m pi ubstances ;! 5 Z
(3) On trouve en Franche-Comté des géodes Fe reuses ; qui conlienuent un soufre tout formé, etpro 7 duit, suivant toute apparence, par l'eflorescence dés | 7 pyrites, dans des lieux où elles auront en même temps éprouvé la chaleur de la putréfaction où de la fer
mentation. "TH
hd hr ge … Les Di LR =
cure en éthiops (1), et la chaux de plomb en yalène (2); il ternit sensiblement l'étain sil rouille le fer; mais on n'a pas 9S$EZ Suivi l'ordre de ses combinaisons ; SOI avec les métaux, soit avec les terres; On sait seulement qu'il attaque le cuivre ; et l'on n'a point examiné la composition qui résulte de leur union : on ne connaît pas mieux l’état dans duit le fer par la voie sèche ; on ignore quelle est son action sur les demimétaux (3), et quels peuvent être les résultats de son mélange avec les matières calcaires par la voie humide , comme par la voie sèche ; néanmoins ces connaissances que la chimie aurait dû nous donner , seraient nécessaires pour reconnaitre clairement l'action du foie de soufre dans le sein de la terre, et ses différentes influences sur les substances , tant métalliques que terreuses : on connait mieux son action sur les substances animales et végétales ; il dissout le charbon même par la voie humide, et cette dissolution est de couleur verte. |
La nature a de tout temps produit et produit encore tous les jours du foie de soufre par la voie humide; la seule chaleur de la température de l'air ou de l'intérieur de la terre suflit pour que l'eau se corrompe , surtout l'eau qui se trouve chargée d'acide vitriolique, et cette eau putréfiée produit du vrai foie de soufre ; toute autre putréfaction, soit des animaux on des végétaux , donnera de même du foie de soufre dès qu’elle se trouvera combinée avec les sels vitrioliques j ainsi le foie de soufre est une matière presque aussi commune que le soufre même ; ses
lequel il ré
(1) Ou a observé que cet éthiops, fait par le foie de soufre en liqueur , devient d'un assez beau rouge au bout de quelques années , et que le foie de soufre volatil agit encore plus promptement sur le mercure; car le précipité passe au rouge en trois ou quatre jours, et se cristallise en aiguilles comme le cinabre, {Éléments de Chimie, par M. de Morveau , lom. 2 , pag. 40 et 41.)
(2) Le foie de soufre s’unit au plomb par la voie sèche... Si l'on fait chauffer du foie de soufre en liqueur , dans lequel on ait mis une chaux de plomb, elle se trouve convertie au bout de quelques instants, ‘A une sorte de galène artificielle. (dem, ibidem
(3) Le nickel fondu avec le foie de soufre, forme une masse métallique d'un jeune-verdâtre, qui attire l'humidité de l'air; sa dissolution filtrée laisse précipiter des écailles métalliques que l'on pent refondre, c'est un mélange de soufre et de nickel; ilne détoune pas avec le nitre. (Idem, ibidem, pag: 45.)
effets sont aussi plus fréquents, plus nombreux que ceux du soufre qui ne peut se mêler avec l'eau qu’au moyen de l'alkali, c’est-à-dire en devenant foie de soufre.
Au reste, Cette matière se décompose ‘aussi facilement qu'elle se compose , et tout foie de soufre fournira du soufre en le mélant avec un acide , qui s’emparant des matières alkalines en séparera le soufre et le laissera précipiter ; on a seulement observé que ce soufre précipité par les acides minéraux est blanc , et que celui qui est précipité par les acides végétaux, et particulièrement par l'acide du vinaigre, est d'un jaune presque
.0rangé.
On sépare le soufre de toutes les substances métalliques et de toutes les matières Pyriteuses par la simple torréfaction; l’ar- . sénic et le mercure sont les seuls qui, étant plus volatils que le soufre , se subliment avec lui , et ne peuvent en être séparés par cette opération qu'il faut modifier , et faire alors en vaisseaux clos avec des précautions particulières. | '
L'huile parait dissoudre le soufre comme l'eau dissout les sels (4) ; lés huiles grasses et par expression , agissent plus promptement et plus puissamment que les huiles essentielles qui ne peuvent le dissoudre qu'avec le secours d'une chaleur assez forte pour le fondre , et malgré cette aflinité trèsapparente du soufre avec les huiles , l'analyse chimique a démontré qu’il n’y a point d'huile dans la substance du soufre , et que dans aucune huile végétale ou animale il n’y a point d'acide vitriolique ; mais lorsque cet acide se mêle avec les huiles il forme les
(4} en est à peu près de cette dissolution du soufre par les huiles , comme de celle de la plupart des sels dans l'eau : les huiles peuvent tenir en dissolution une plus grande quantité de soufre à chaud qu'à froid ; il arrrive de 1, qu'après que l'huïle a été saturée de soufre à chaud, il y a une partie de ce soufre qui se sépare de l'huile par le seul refroidissement comme cela arrive à la plupart des sels; et l'analogie est si marquée entre ces deux effets, que, lorsque le refroidissement des dissolutions de soufre est lent , cet excès de soufre se dissout à l’aide de la chaleur , se cristallise dans l'huile, de même que lessels se eristallisent dans l’eau en pareille circonstance. Le soufre n'est point décomposé par l'union qu'il contracte avec les huiles , tant qu'on ne lui fait supporter que Je dégré de chaleur nécessaire à sa dissolution; car on peut le séparer de l'huile, et on le retrouve pourvu de toutes ses propriétés. (Dictionnaire de Chimie, par M. Macquer, article Soufre.)
ne RD ie SC œ UE où ln etat DÉS 2 2 Lt di nd ss Or b Le -
bitumes , et comme les charbons de terre et les bitumes en général sont les principaux aliments des feux souterrains , il est évident qu'étant décomposés par l'embrasement produit par les pyrites , l'acide vitriolique des pyrites et des bitumes s’unit à la substance du feu, et produit le soufre qui se sublime , se condense et s'attache au haut de ces fournaises souterraines. Er Nous donnerons ici une courte indication des différents lieux de la terre où l’on trouve du soufre en plus grande quantité et de plus belle qualité (1). \ L'Islande ochiaees la contrée de l’univers où il yen a le plus (2), parce que cette eo Le passage suivant de Pline , indique quelquesuns des lieux d'où les anciens tiraient le soufre, et prouve que dès lors le territoire de Naples était tout volcanique. « Mira, dit-il, sulphuris vatura quo plurima domantur ; nascitur in insulis Æoliis inter Siciliam et Italiam, quas ardere diximus ; sed nobilis-
simum in Melo insulâ. In Italiâ quoque invenitur ,
in Neapolitano, Campanoque agro collibus qui vocantur Leucogæi. Ibi è cuniculis effossum perfcitur igni. Genera quatuor ; vivum quod Græci apyron vocant , nascitur solidum hoc est , gleba.... vivum ef foditur translucetque , et viret. Allerum genus appellant glebam , fullonum tantum offcinis familiare.…. egülæ vocatur hoc genus. Quarlo autem ad Ellychnia maximè conficienda. » (Plin. lib. 35 , cap. 50.)
(2) Anderson assure que le terrain de l'Islande est de soufre jusqu'à six pouces de profondeur ; cela ne peut être vrai que de quelques endroits; mais il est certain que le soufre y est généralement fort abondant; car les districts de Huscoin et de Krisevig en fournissent considérablement, soit sur la pente des montagnes ; soit en différents endroits de la plaine ; on peut charger dans une heure de temps, quatrevingts chevaux d'un soufre naturel, en supposant chaque charge de cent quatre-vingt-douze livres, ce qui fait quinze mille trois cent soixante livres. La terre qui couvre ce soufre est stérile, sèche et chaude; elle est composée de sable, de limon et de gravier de différentes couleurs, blanc, jaune, rouge et bleu : on
connaît les endroits où il y a du soufre par une élé
vation en dos-d'âne, qui paraît sur la terre, et qui a des crevasses dans le milieu, d'où il sort une chaleur beaücoup plus forte que des autres endroits ; on ne fait qu’ôter la superficie de la terre , et on trouve dans le milieu , le soufre en morceaux, pur, beau et assez ressemblant au sucre cundi : il faut le casser pour le détacher du fond ; on peut fouiller jusqu'à la profondeur de deux ou trois pieds ; mais la chaleur devient alors trop forte, et le travail trop pénible; plus on s'écarte du milieu de cette veine, plus les morceaux de soufre deviennent rares et petits jusqu'à ce qu'ils ne soient plus que comme du gravier : on ramasse ce soufre avec des pelles ; et il est d'une qualité un peu
inférieure à l'autre ; ce n'est que dans les naits claires
é titles qu rii-smdt =" dé héros. à