‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-HilaireChapitre 46 sur 162 · EL · texte numérisé non relu

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qui attire puissaméent l'humidité de l'air; cofin l'acide du yinaigr peut dissoudre toutes les substances animales et végétales.

M. Gellert assure que cet a > aide d’une chaleur long - temps continuée ; réduit en bouillie les bois les plus durs ; ainsi que les cornes et les os des animaux. L

Les substances qui sont susceptibles de fermentation contiennent du tartre tout formé , avant même d’avoir fermenté (1) ; i trouveen grande quantité dans tous les s du raisin et des autres fruits sucrés; ain l'on doit regarder le tartre c un produ immédiat de la végétation, qui ne souffre point d’altération par la fermentation, puisqu'il se présente sous sa même forme dañs les résidus du vin et du vinaigre après la distillation. Fr e

Le tartre est donc un dépôt salih qui se sépare peu à peu des liqueurs vineuses , et prend une forme concagie et presque pierreuse , dans laquelle on distingue néañmoins

ues parties cristallisées : la saveur

N + quoiqu'acide,est encore sensible:

vineuse ; les chimistes ont donné le nom crème de tartre au sel cristallisé que l'on en tire, et ce sel n'est pas simple; il est combiné avec l’alkali vétégal. L'acide contenu dans ce sel de tartre , se sépare de sa base par la seule action de feu , il s'élève en grande quantité, et sous sa forme propre ne aérien , et la matière qui reste après

© éparation, est une terre alkaline qui a les mêmes propriétés que l'alkali fixe végétal : la preuve évidente que l'acide aérien

1). wife dit que l'acide oxalin, ou sel essentiel de l'oseille, n tient naturellement aux sels tartareux, et forme un ‘acide particulier uni à un alkali fixe, qui en est saturé avec excès : il se distin-

gue des autres sels tartareux , tant par un goût acide supérieur que par la «pan de ses cristaux, et deplus

par les qualités toutes culières des parties constituantes de l'acide qui lui est propre: on le prépare en grande quantité dans différentes contrées avec le suc de l'oseille , comme en Suisse, en Souabe , au Hartz et dans les forêts de Thuringe ; mais celui qui se fait en Suisse a l'avantage d’étre parfaitement blanc, en cristaux assez gros et très-beaux.

7. les expériences de M. Wiegleb sur le sel oxalin, il paraît que ce sel est exactement un pur acide végétal , et que cet acide a une très-grande affinité avec la terre calcaire. Le méme auteur s’est convaincu que l'acide du sel d'oseille pouvait décomposer le nitre et Je sel marin, et que néanmoins cet acide n’est pro-

rement , ni de l'acide nitreux , ni de l'acide marin , ni de l'acide vitriolique. (Extrait du Journal de Physique , Supplément au mois de juillet 1782.)

est 16° principe salin de l'acide.

c’est qu'en essayant de le recue explosion et brise les vaisseaux.

Le sel de n’attaque pas ] i vitreuses , et néanmoins il se combine et forme un sel avec la terre de l'alun , autre preuve que cette ter i sert de base à est pas une terre vitreuse pure , zée de parties alkalines, i es ; car l'acide dutartreagit > puissance sur les substances cal il s'unit ayec effervescence à Val. végétal; ils forment ensemble un quel les chimistes ont donné le nom des végétal ; il s'unit de même et fait effervescence avec l’alkali minéral , et ils nent ensemble un autre sel connu sous le nom de sel de seignette ; ces deux sels sont au fond de la même essence, et ne diffèrent pas plus l'un de l'autre que ali végétal diffère de l'alkali minéral, qui, comme n l'av it, sont essentiellement les :

Nous ne suivrons pas plus loin les inaisons de la crème de tartre , et nous observerons seulement qu’elle n’agit point du tout sur les huiles. ‘

à tartes l moins solubles dans l'eau, aut

Au reste, le sel d

soit bouillante, et en quantité vingt k

plus grande que celle du sel pour qu'elle

puisse le dissoudre. NE Les vins rouges donnent + tartre plus

ou moins rouge , et les vins blancs dutartre

grisâtre , et plus ou moins blanc ; leur saveur est à peu près la même.et d'un goût aigrelet plutôt cide.

Le sucre dont la saveur est si agréable , est néanmoins un sel essentiel que l’on peut tirer en plus ou moins grande quantité de purieure végétaux; ile mn des plus dis-

ubles dans l'eau , et lorsqu'on le fait cristalliser avec précaution , il donne de L< se cristaux ; c'est ce sucre purifié que nous appelons sucre candi. Le principe acide de ce sel, est encore évidemiment l'acide aérien ; car le sucre, étant dissous dans l'eau pure, fermente , etcet acide s'en dégage en partie par une évaporation spiritueuse , le reste demeure fortement uni avec l'huile et la terre mucilagineuse , qui donnent à ce sel sa saveur douce et agréable. rgmann a obtenu un acide très-puissant en combinant le sucre avec une grande quantité d’acide nitreux ; mais cet acide composé ne doit point être regardé comme l'acide principe du sucre , puisqu'il est formé par. le den

e acide qui en est très-différent ; les propriétés de l'acide nitreux acide saccharin ne soient pas les ne doit pas en conclure avec ce savant chimiste , que ce même acide sac-

charin n'ait rien emprunté de l'acide nitreux qu'on est obligé d'employer pour re es et les

Les propriétés les mieux const évidentes des acides anima es que celles des acides vé

démontrent suffisamment que ‘salin est le même dans les uns et 1e c'est également l'acide aérien différe modifié par la végétation ou par l'orga 1 animale , d'autant que l'on re

le plusieurs plantes aussi bien que des animaux : les fourmis et la moutarde fournissent le même acide et en grande ité ; cet acide ést certainement aérien , éar il est trèSvolatil , ét si l’on met en distilation une masse de fourmis fra et qui d'aura pas eu le temps de pis Pà :

une grande partie de l'acide animal s’en dégage et se volatilise sous sa propre forme d'air fixe ou d'acide aérien ; ét cet acide recueilli et é JR avec laquelle il a dans tillation , a les mêmes proés à peu près que l'acide du vinaigre :

il se combine de même avec les alkalis fixes, et forme des sels qui , par l'odeur urineuse , décèlent leursorigine animale.

Les chimistes récents ont donné le nom d'acide phosphorique à Y'acide qu'ils ont

tiré , non-seulement de l'urine e excréments , mais même des os et des s par-

ties solides des a imaux 3; mais il en est à peu près de cet acide phosphorique des os , comme de l'acide du sucre , parce qu'on ne Peut obtenir lé premier que par le moyen de l'acide vitriolique , et le second par celui de l'acide nitreux, ce qui produit des acides composés, qui ne sont plus les vrais acides du sucre et des os ; lesquels considérés en >ux-mêmes et dans leur simplicité se réduiégalement à la forme d'acide aérien ; s'il est vrai, comme le dit M. Proust (1}; Won ait trouvé de l'acide phosphorique ns les mines de plomb blanches , on ne 'ourra guére douter qu'il ne puisse tirer en partie son origine de l'acide itrioliqué.

Un de nos habiles chimistes (2) s'est attaché à Prouver par plusieurs expériences ; contre les assertions d'ün autre habile chirs >; que l'acide: phosphorique est tout mn, dans les animaux , et qu'il n’est point WMS au du feu Owde la fermentation (3) 3 cela se peut , et Je serais niême très-porté à de > POUrvu que l'on convienne .

aëide phosphorique ; tout formé Pur “nimaux Où dans les excréments , n'est P3$ absolument le même que celui qu'on entire en employant l'acide vitriolique , dont la combinaisons ne peut que l'altérert et l'épr d autant plus de sa formé originelle d'acide aérien , que Île travail de l’organisa-

tion suffit pour le c i ion : onvert i A phorique , tel q er

u’on le retire de l'uri e de l'urin 4 le secours de l'acide vitrioli ue ni 2 Re autre acide. ' ni

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