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0 de eaness et le Gange-aux Indes
» orient: y a de même dans les ri- » vières des iles de Barlovento, de Cuba » Porto-Rico et Saint-Domingue, de l'or mêlé 5 dans leurs sables... 11 s’en trouve auss!
» dans les torrents au Chili, à Quito et a"
» nouveau royaume de Grenade. L'or qu? * » le plus de réputation est celui de Caranava » au Pérou, ét celui de Valdivia au Chili, » parce qu'il est très-pur et de vingt- ir » karats et demi. L'on fait aussi état de l'or » de Veraga qui est très-fin; celui de la Chine » et des Philippines qu'on apporte en Amé- » rique, n'est pas à beaucoup près aussi » pur (D). »
Le voyageur Wafer raconte qu'on trouve de même une grande quantité d'or dans les sables de la rivière de Coquimbo au Pérou, et que le terrain voisin de la baie où se décharge cette rivière dans la mer , est comme poudré de poussière d’or , au point , dit-il , que quand nous y marchions nos habits en étaient couverts , mais cette poudre était st menue , que c'eût été ur ouvrage infini de vouloir la ramasser. « La même chose nous » arriva, continue-t-il, dans quelqués autres 5 lieux de cette même côte où les rivières » amènent de cette poudre avec le sable ; » mais l'or se trouve en paillettes et en » grains plus gros à mesure que l'on remonte » ces rivières aurifères vers leurs sources (2).»
Au reste , il paraît que les grains d’or que l'on trouve dans les rivières ou dans les terres adjacentes , n'ont pas toujours leur brillant jaune et métallique ; ils sont souvent teints d’autres couleurs , brunes , grises, etc. ; par exemple, on tire des ruisseaux du pays d'Arecaja de l'or en forme de dragées de plomb, et qui ressemblent à ce métal par leur couleur grise ; on trouve aussi de cet or gris dans les torrents de Coroyeo ; celui que les eaux roulent dans le pays d’Arecaja , vient probablement des mines de la province de Carabaja qui en est voisine , etc'est l’une des contrées du Pérou qui est la plus abondante en or fin, qu’Alphonse Barba dit être de vingt-trois karats trois grains (3), ce qui
(1) Histoire naturelle et morale des deux Indes, par Joseph Acosta , Paris , 1600 pag. 134.
(2) Voyage de Wafer à la suite de ceux de Dampier, tom. 4 , pag. 288.
(3) Métallurgie d'Alphonse Barba, tom. 1, pag- 97.
riches en or que celles du Mexique et du Pérou ; on a trouvé ; à douze lieues vers l'est de la ville de la Conception, des pépites d'or, dont quelques-unes étaient du poids de huit ou dix mares et de très-haut aloi ; on tirait autrefois beaucoup d'or vers Angol , à dix ou douze lieues plus loin , et l'on pourrait en recueillir en mille autres endroits , car tout cet or est dans une terre qu'il suffit de laver (4). Frézier , dont nous tirons cette indication , en a donné plusieurs autres avec
un égal discernement sur les mines des di-
verses provinces du Chili (5) : on trouve
(4) Voyage de Frézier , pag. 76.
(5) rit: village du Chili, est situé à mi-côte d'une haute montagne qui est toute pleine de mines d’or qui ne sont pas fort riches , et dont la pierre ou minérai est fort dur. On écrase ce minérai sous un bocard ou sous une meule de pierre dure , et lorsque ce minérai est concassé , on jette du mercure dessus pour en tirer l'or; on ramasse ensuite cet amalgame d'or et de mercure, on le met dansun nouet de toile pour en exprimer le mercure autant qu'on peut; on le fait ensuite chauffer pour faire évapôrer :ce qui en reste , et c'est ce qu'on appelle de l'or en pigne : on fait fondre cette pigne pour achever de la dégager du mercure, et alors on connaît le juste prix et le véritable aloi de cet or. L'or de ces minesest à vingt ou vingt-un karats.. Suivant la qualité des minières et la richesse des veines , cinquante quintaux dé minérai, ou chaque caxon PER | quatre , cinq et six onces d'or ; car quand il n'en donne que deux , le mineur ne retire que ses frais , ce qui arrive assez souvent, On Peut dire que ces misée d'or sont de toutes les mines métalliques les plus inégales en richesse de métal , et par consé " Er à 1 équent en produit.
P une V5 qui s'élargit, se rétrécit »
Ha ; re , €t cela dans un petit espace.
de terrain ; mais ces veines aboutissent LES à
dés endroits où l'or paraît accumulé en bien plus grande quantité que dans le reste de la veine. À la descente de la montagne de Valparaiso , du côté de l'ouest, il y a une coulée dans laquelle est un riche
ni , lavoir d'or 5 On y trouve souvent des morceaux d'or vierge d'environ une once.
fois de plus gros et de d
semble même se per
- Il s’en trouve quelque-
cux Ou trois marcs.. On trouve aussi dans celte méme contrée beaucoup d'or
dans les terres et les sables , surtout au pied des montagnes et dans leürs angles rentrants ; et on lave ces terres et sables dans lesquelles souvent l'or n'est point apparent, ce qui est plus facile à exploiter que de le tirer de la minière en pierre, parce qu'il ne faut ici ni moulin, ni vif-argent , ni ciseaux , ni masses pour rompre les veines du minérai…… Ces terres , qui contiennent de l'or, sont ordinairement rougeñtres, et l'on trouve l'or à peu de pieds de pro-
les plus
Et ENÉ
fondeur, 11 y a des mines très-riches et des moulins bien établis à Copiago et Lampangui. La montagne où se trouvent ces mines Lane dé D: auprès des Cordilières ; à 31 degrés de latitude sud ; À quatrevingts lieues de Valparaiso , on y a découvert , en 1710 , quantité de mines de toutes sortes de métaux d'or , d'argent » de fer, de plomb , de cuivre et d'é-
taime L'or de Lampangui est de vingt-un à vingt-
deux karats ; le minérai ÿ est dur; mais À deux
: , dans la montagne de l'Eavin , il est aus pres friable , et l'or y est en poudre si tendre on D en voit à l'œil aucune marque, SA de la mer du sud , etc., par Frézier, Paris, Se , pages 69 et suiv.)
(1) La ri vière nommée Tapajocas , dans le gouernement de Marañon, roule de l'or dans les sables, depuis une montagne médiocre nommée Yuguara- Sons old rivière, qui est dans le pays des Curabatubas, arrose le pied de cette montagne. ( Histoire générale des Voyages ; tom. 14, pag. 20: ).….. La rivière de Caroli , qui tombe dans l'Orénoque , roule de l'or dans ses sables , et Releigh remarqua des fils d'or dans les pierres. (Idem , pag. 350.)
(2) Histoire générale M che D 7@) nie de Cook , tom. 2, pag. 256.
(a) Rio-Janeiro est l'entrepôt et le débouché principal des richesses du Brésil. Les mines principales
P es plus voisines de la ville , dont néanmoins sont Le dtantés de soixante-quinze lieues. Elles elles son u roi tous les ans , pour son droit de quint, au 2 cent douze arobes d'or ; l'année 1762 elles
rtèrent cent dix-neuf; sous la capitainie des en Pré , on comprend celles de Rio de mo- SEEN 7 Sa et de Sero-Frio. Cette dernière, outre + qu on en retire, produit encore tous les diamants qui proviennent du Brésil ; peter 07 dans le fond d'une rivière qu'ou a soin de détourner,
rendent
montagnes. « Il y a, dit ce Voyageur ; de » l'or disséminé dans les terres bässes , Mais » qui paie à peine les frais de la rétherche * » et les montagnes offrent des veines d'or » engagées dans les rochers ; mais le moyen » le plus facile de se procurer de l'or, c'est » de le prendre dans les limons des torrents » qui en charrient. Les esclaves employés à » cet ouvrage doivent fournir à leurs maîtres » un huitième d’once par jour , le. surplus n est pour eux, et ce surplus les a souvent ” mus en état d'acheter leur liberté. Le Roi » à droit de quint sur tout l'or que l’on extrait » des mines , Ce qui va à trois cent mille » livres sterling par an, et par conséquent » la totalité de l'or extrait des mines chaque » année, est d’un million cinq cent mille » livres sterling, sans compter l'or qu'on » exporte en contrebande, et qui monte » peut-être au tiers de cette somme (5). »
Nous n'avons aucun autre indice sur ces mines d'or si bien gardées par les ordres du roi de Portugal ; quelques voyageurs nous disent seulement qu'au nord du fleuve Ju- Jambi , il y a des montagnes qui s'étendent de trente à quarante lieues de l’est à Pouest, sur dix à quinze lieues de largeur, qu'elles renferment plusieurs mines d'or; qu'on y trouve aussi ce métalen grains et en poudre, ct que son aloï est communément de vingtdeux karats ; ils ajoutent qu’on y renéontre
quelquefois des grains ou pépites qui pèsent
deux ou trois onces (6). .
Il résulte de ces indications , qu'en Amérique comme en Afrique et partout ailleurs où la terre n’a pas encore été épuisée par les recherches de l'homme , l'or le plus pur se trouve , pour ainsi dire , à la surface du terrain , én poudre , en paillettes ou en grains , et quelquefois en pépites qui ne sont
pour séparer ensuite d'avec les cailloux qu'elle roule dans son lit, les diamants , les topazes, les chrysolites et autres pierres de qualité inférieure. (Voyage autour du monde , par M. de Bougaïnville, tom. 1 pag. 145 et 146.)
(5) Voyage autour du monde, par l'amiral Anson.
(6) Mistoire générale des Voyages , tom, 14 ;, pag. 225.
que des grains plus gros, et souvent aussi purs que des lingots fondus ; ces pépites et ces grains , ainsi que les paillettes et les poudres , ne sont que les: débris plus ou moins brisés et atténués par le frottement de plus gros morceaux d'or arrachés par les torrents et détachés des veines métalliques de première formation ; ils sont descendus en roulant du haut des montagnes dans les vallées. Le quartz et les autres gangues de
l'or , entraînés en même temps par le mouvement des eaux , se sont brisés , et ont par leur frottement divisé , comminué ces morceaux de métal , qui dès-lors se sont trouvés isolés , et se sont arrondis en grains ou atténués en paillettes par la continuité du frottement dans l'eau ; et énfin ces mêmes paillettes encore plus divisées ont formé les poudres. plus ou moins fines de ce métal :
on voit aussi des agrégats assez grossiers, des parcelles d'or qui paraissent s'être réunies par la stillation et l'intermède de l’eau ,; et qui sont plus ou moins mélangées de sables ou de matières terreuses rassemblées et déposées dans quelque cavité , où ces parcelles métalliques n’ont que peu d'adhésion avec la terre et le sable dont elles sont mélangées; mais toutes ces petites masses d’or , ainsi que les grains, les paillettes et les poudres de ce métal, tirent également leur origine des mines primordiales , et leur pureté dépend en partie de la grande division que ces grains métalliques ont subie en s'exfoliant et se comminuant par les frottements qu'ils n'ont cessé d’essuyer depuis leur séparation de la mine , jusqu'aux lieux où ils ont été entrainés ; car cet or arraché de ses mines, et roulé dans le sable des torrents , a été choqué et divisé par tous les corps durs qui se sont rencoutrés sur sa route ; et plus ces particules d’or auront été atténuées, plus elles auront acquis de pureté en se séparant de tout alliage par cette Le es À: gt ET dans l'or , va , pour ainsi dire ; à l'infini : i
est d'autant plus pur qu'il est plus divisé , et cette différence se remarque en comparant ce métal en paillettes ou en poudre avec l'or des mines, car il n’est qu'à vingtdeux karats dans les meilleures mines en montagnes ; souvent à dix-neuf ou vingt , et quelquefois à seize: et même à quatorze ; tandis que communément l'or en paillettes est à vingt-trois karats ,; et rarement au-dessous de vingt. Comme ce métal est toujours plus ou moins allié d'argent dans ses mines primordiales , et quelquefois d'argent mêlé d'autres matières métalliques , la très-grande division qu’il éprouve par les frottements , lorsqu'il est détaché de sa mine ; le sépare de ces alliages naturels ; etle rend d'autant plus pur qu'il est réduit en atomes plus petits ; en sorte qu'au lieu du bas aloi que l'or avait dans sa mine, il prend un plus haut titre à mesure qu'il s'en éloigne , et cela par la séparation, et pour ainsi dire , par le départ mécanique de toute matière étrangère.
Il y a donc double avantage à ne recueillir l'or qu'au pied des montagnes et dans les aux courantes qui en ont entrainé les pares détachées des mines primitives ; ces parties détachées peuvent former , par leur ac- Cumulation, des mines secondaires en quelques endroits; l'extraction du métal qui , dans ces sortes de mines , ne sera mêlé que de sable ou de terre, sera bien plus facile que dans les mines primordiales où l'or se trouve toujours engagé dans le Quartz et le roc le plus dur : d'autre côté, l'or de ces mines de seconde formation séra toujours plus pur que le Premier; et vu la quantité de ce métal dont nous sommes actuellement surchargés, on devrait au moins se borner à ne ramasser que cet or dé nature ; et réduit en poudre en grains , et seulement dans produit de ce travail serait € dessus de sa dépense.
les lieux où le videmment au-