EN FN FRE
veines sont dans des bancs de grès (1) : la troisième est celle de Guancabelica, petite ville à soixante lieues de Pisco au Pérou (2).
mine en gros quartiers massifs , et ce sont des Forçats qui sont condamnés À ce travail, et qui sont emprisonnés dans une enceinte qui environne l'un des puits de la mine... Les veines qui paraissent au fond de l'endroit où les mineurs travaillent , sont de trois sortes. La plus commune est de pure roche de couleur grisâlre à l'extérieur, et mélée dans son intérieur de nuances rouges , blanches et cristallines, Celle prenière veine en contient une seconde dont la couleur approche de celle du minium.
La troisième est d'une substance compacte , très-
pesante, dure et grenue comme celle du grès, et d'un rouge mat de brique, parsemée d’une infinité de petits brillants argentins.
* Parmi ces trois sories de veines, qui sont les seules utiles, se trouvent différentes autres pierres de couleur grisâtre et ardoiïsée ; et deux sortes de terre grasse et onctueuse , blanche et grise que l'on rejette. (Extrait du Mémoire de M. de Jussieu, dans ceux de l'Acad. des sciences, année 1719, pag. 350 et suiv.)
(1) La ville d'Almaden , composée de plns de trois cents maisons, ayec l'église, est bâlie sur le cinabre... La mine est dans une montagne dont le sommet est une roche nue sur laquelle on aperçoit quelques petites taches de einabre.... Dans le reste de la montagne on trouve quelques petites veines d'ardoise avec des veines de fer ; lesquelles à la superficie suivent la direction de la colline.... Deux veines traversent la colline en longueur, elles ont depuis deux à quatorze pieds de large. En certains endroits il en sort des rameaux qui prennent une direction différente... La pierre de ces veines est la méme que celle dn reste de la colline, qui est du grès semblable à celui de Fontainebleau ; elle sert de matrice au cinabre, qui est plus ou moins abondant , selon que le grain est plus ou moins fin; quelques-uns des morceaux de la même veine renferment jusqu'à dix onces de vif-argent par livre, et d'autres n'en contiennent que trois...
La hauteur de cette colline d'Almaden est d'environ cent vingt pieds.... Les énormes morceaux de rochers dé grès qui composent l'intérieur de la montagne , sont divisés par des fentes verticales... Deux
veines de ces rochers plus ou moins pourvus de cinabre , coupént la colline presque verticalement , lesquelles, comme nous l'avons dit, ont depuis trois Jusqu'à quatorze pieds de largeur; ces deux veines se réunissent en s'éloignant jusqu'à cent pieds , et c'est de 1à qu'on a tiré la plus riche et la plus grande quantité du minéral. (Histoire Naturelle d'Espagne, par. M. Bowles , pag. 5 jusqu'à 29.)
(2) Guancabelica est une petite ville d'environ cent familles, éloignée de Pisco de soixante lieues ; elle est fameuse par une mine de vif-argent, qui seule fournit tous les moulins d'or et d'argent du Pérou... Lorsqu'on en a tiré une quantité suffisante , le roi fait fermer la mine.
Les veines du cinabre y sont ou dans une argile durcie et blanchâtre , ou dans de la pierre dure. Ainsi ces trois mines de mercure gisent également dans des ardoises ou des grès , c'est-à-dire dans des collines ou montagnes à couches , formées par le dépôt des eaux, et toutes trois sont si abondantes en cinabre , qu’il semble que tout le mercure du globe y soit accumulé (3) ; car les petites
mines de ce minéral que l'on a découvertes |
en quelques autres endroits , ne peuvent leur être comparées ni pour l'étendue ni pour la quantité de la matière , et nous n'en ferons ici mention que pour démontrer qu’elles se trouvent toutes dans des couches déposées par les eaux de la mer, et jamais dans les montagnes de quartz ou des rochers vitreux, qui ont été formés par le feu primitif.
En France, on reconnut en 1739 , à deux
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La terre qui contient le vif-argent est d’un rouge blanchâtre comme de la brique mal cuite ; on la eoncasse et on la met dans un fourneau de terre dont le chapiteau est une voûte en cul-de-four , un peu sphéroïde , on l'étend sur une grille de fer recouverte de terra , sous laquelle on entretient un petit feu avec de l'herbe Icho, qui est plus propre à cela que toute autre matière combustible, et c'est pourquoi il est défendu de la couper à vingt lieues à Ia ronde : la chaleur de ce feu volatilise le vif-argent en fumée, eau moyen d'un réfrigérant on le fait tomber das l'eau. (Frezier, Voyage à la mer du Sud, pag. 164 et 165.)... Ces mines de Guancabelica sont abondantes eten grand nombre; mais, sur toutes ces mines, celle qu'on appelle d'amador de Cabrera, autre: ment des Saints, est belle et remarquable ; Les une roche de pierre très-dure, toute semée de vif-argent, et de telle grandeur qu'elle s'étend à plus de quatrevingts vares de longueur , et uarante en largeur, en laquelle mine on a fait plusieurs puits et dés de soixante-dix stades de profondeur... La seule mine de Cabrera est si riche en mercure , qu'on en a estimé la valeur à plus de cinq cent mille ducats. C'est de cette mine de Guanca belica dont on porte le mercure tant au Mexique qu'au Potozi, pour tirer l'argent des matières qu'on appelait râclures et qu'on rejetait auparavant comme ne valant pas la peine d'être traitées par la fonte. ( Acosta, Histoire naturelle et morale des Indes, pag. 150 et suivantes. )
(3) La nature a prodigué les mines de mereure en si grande quantité à Idria, qu'elles pourraient nonseulement suflire à la consommation de notre partie du monde mais encore en pourvoir toute l’ Amérique si on le voulait, et si on ne diminuait pas l'extraction de la mine , pour soutenir le mercure À un certaia prix. (Lettres sur la Minérslogie, par M. Ferber, pag. 14.) On tire tous les ans de la mine d'Almaden cinq au six mille quiulaux de vif-argent pour le Mexique. (Histoire naturelle d'Espagne, par M. Bowles , pag. 5, et suiv.)
lieues de Bourbonne-lès-Baïns ; deux espèces de terre qui rendirent une trois-centième partie de leur poids en mercure ; elles gisaient à quinze ou seize pieds de profondeur sur une couche de terre glaise (1). A cinq lieues de Bordeaux , près de Langon , il y a une fontaine au fond de laquelle on trouve assez souvent du mercure coulant (2) ; en Normandie ; au village de La Chapelle , élection de Saint-Lé , il y a eu quelques travaux commencés pour exploiter une mine de mercure ,; mais le produit n’était pas équivalent à la dépense , et cette mine a été abandonnée (3) : enfin dans quelques endroits du
| Languedoc , particulièrement à Montpellier, on a vu du mercure dans l'argile à de petites profondeurs ; et même à la surface de Ja terre (4).
En Allemagne , il se trouve quelques mines de mercure dans les terres du Palatinat et du duché de Deux-Ponts (5) ; et en Hongrie, les mines de cinabre , ainsi que celles d'Almaden en Espagne , sont souvent accompagnées de mine de fer en rouille , et quelquefois le fer , le mercure et le soufre y sont tellement mélés, qu'ils ne font qu'un même corps (6).
Cette mine d’Almaden est si riche , qu'elle a fait négliger toutes les autres mines de mercure en Espagne; cependant on en a reconnu quelques-unes près d’Alicante et de ‘ Valence (7) ; on a aussi exploité une mine de
pe mm pense SP mm DR
(1) Traité de la fonte des mines de Schlutter ,
tom. 1, pag- 7- "@) mt de M. l'abbé Belley à M. Hellot. (Idem, ibid., pag: 51.) ,
(3) Idem , ibid., pag. 68.
(4) La colline sur laquelle est hâtie La ville de Mont.
pellier renferme du mercure coulant , aussi bien que les terres des environs ; il se trouve dans une terre argileuse jaunâtre et quelquefois grise. ( Histoire naturelle du Languedoc, par M. de Gensanne, tom. 1, pag- 252.) — Depuis le Mas-de-l'Église jusqu'à Ou- Jlargues et même jusqu'à Colombières, on trouve unc grande quantité d'indices de mines de mercure, et on assure qu'on en voit couler quelquefois d'assez grosses gouiles sur la surface de la terre. La qualité du terroir, au pied de ces montagnes, consisle en roches ardoisées hbanchâtres:elles sont entremélées de quelques banes de granit fort talqueux. (Jdem, tom. 2,
ag. 214.) : (5) Lettres sur la Minéralogie , par M. Ferber ,
(6) Histoire naturelle d'Espague , par M. Bowles, pag. 5 , jusqu'à 29.
(7). A deux lieues de la ville d'Alicante….. en une montagne de pierre calcaire... en fouillant du côté
ce minéral en Italie , à six milles.de la Valle Imperina près de Feltrino , mais cette mine est actuellement abandonnée (8) ; on voit de même des indices de mines de mercure en quelques endroits de la Pologne (9). | En Asie, les voyageurs ne font mention de mines de mercure qu’à la Chine (10)et aux Philippines (ll), et ils ne disent pas qu'il y en ait une seule en Afrique ; mais en Amérique , outre la grande et riche mine de Guancabelica du Pérou , on en connaît quelques auires ; on en a même exploité une près d'Azoque, dans la province de Quito (12).
du vallon, on trouva une veine de cinabre ; mais quand je vis cette veine disparaître à cent pieds da profondeur , je fis suspendre l’excuvution.
Dans cette ouverture de la-roche on trouva treize onces de sable de beïle couleur rouge, qui par l'essai rendit plus d'une once de vif-argent par livre. Ce sable , par sa dureté et sa figure angulaire , ressemblait tout à (ait à celui de la mer.... A la superficie de cette montagne , et près d'un banc de plâtre couleur de chair , il y avait des coquilles de mer, de l'ambre minéral et une veine, comme un fil, de cinabre.... Je fis creuser au pied d'une montagne près de la ville de Saint-Philippe en Valence , et à la pro fondeur de vingt-deux pieds , il se trouve une terre très-dure, blanche et calcaire, dans laquelle on aperçoit plusieurs gouttes de vil-argeñt fluide ; et ayant fait laver cette térre, il en sortit vingt-cinq livres de mercure vierge... Un pau au-dessus de l'endroit où se trouve le mercure, il y a des pétrifications et du llâtre. La ville de Valence est traversée par une bande de craie sans pétrificalious , qui, à deux pieds de sa superficie, est remplie de gouttes de vif-argent…. (Histoire naturelle d'Espagne , par M. Bowles , pag, 34 et suiv.)
(8) Lettres sur la Minéralogie, par M. Ferber , pag. 48.
(9) Nota. Rzaczynski dit , d'après Belius , que la partie des monts Karpacs qui regarde la Pologne , renferme du cinabre et peut-être des paillettes d'or... et il dit, d'après Brackman , que le comté de Spia renferme aussi du cinabre. (M. Guettard , Mémoires de l'Académie des sciences , année 1762, pag. 318.)
(10) Le Tchacha est probablement le cinabre ; le meilleur vient de la province de Houquang ; il est plein de mercure, et l’on assure que d'une livre de cinabre on tire une demi-livre de mercure eoulant... Lorsqu'on laisse ce cinabre à l'air fl ne perd rien de sa couleur , et il se vend fort cher. (Le Fère d'Eatrecolles, Lettres édifiantes, recueil 22, pag. 358.)
(11) L'ile de Panamao aux Philippines est presque contiguë à celle de Leyte..….. elle est montagneuse, arrosée de plusieurs ruisseaux, et pleine de mines de soufre et de vif-argent. ( Gemelli Carreri,, Voyage autour du monde , Paris ; 1719 , Lom. 5, pag. 119.)
(12) Histoire générale des Voyages , tom, 13, pag. 598.
Les Péruviens travaillaient depuis longtemps aux mines de cinabre , sans savoir ce que c'était que le mercure; ils n’en connaissaient que la mine, dont ils faisaient du vermillon pour se peindre le corps ou faire des images ; ils avaient fait beaucoup de travaux à Guancabelica dans cette seule vue (1); et ce ne fut qu'en 1564 que les Espagnols commencèrent à travailler le cinabre pour en tirer le mercure (2). On voit, par le témoignage de Pline, que les Romains faisaient aussi grand cas du vermillon , et qu'ils tiraient d'Espagne , chaque année, environ dix mille livres de cinabre tel qu’il sort de la mine , et qu'ils le préparaient ensuite à Rome. Théophraste , qui vivait quatre cents ans ayant Pline , fait mention du cinabre d'Espagne ; ces traits historiques semblent prouver que les mines d'Idria , bien plus voisines de Rome que celles d'Espagne, n'étaient pas encore connues ; et de fait , l'Espagne était policée et commerçante , tandis que la Germanie était encore inculte.
On voit , par cette énumération des mines de mercure des différentes parties du monde, que toutes gisent dans les couches de la terre remuée et déposée par les eaux, et qu’au- ‘cune ne se trouve dans les montagnes produites par le feu primitif, ni dans les fentes du quartz : on voit de même qu'on ne trouve point de cinabre mêté avec les mines des autres métaux (3), à l'exception de celles de fer en rouille, qui, comme l’on sait, sont de dernière formation. L'établissement des mines primordiales d'or , d'argent et de cuivre dans la roche quartzeuse , est donc bien antérieur à celui des mines de mercure, et dès lors n’en doit-on pas conclure que ces métaux, fondus ou sublimés par le feu primitif , n'ont pu saisir ni s’assimiler une matière qui , par sa volatilité , était alors , comme l'eau , reléguée dans l'atmosphère ; que dès lors il n’est pas possible que ces métaux contiennent un seul atome de cette matière volatile , et que par conséquent on doit-renoncer à l'idée d'en tirer le mercure ou le principe mercuriel qui ne peut s'y trouver ? Cette idée du mercure, principe PS
(1) Histoire naturelle des Indes , par Acosta, pag. 150.
(2) Histoire philosophique et politique des deux Indes , tom. 3, pag. 235.
(3) On observe que, dans les mines de cinabre d'Almäden , il n'y a aucun autre métal. ( Mémoires de l'Académie des sciences , année 1719 , pog. 350.)
existant dans l'or et l'argent, était fondée sur la grande aflinité et l'attraction trèsforte qui s'exerce entre le mercure et ces métaux ; mais on doit considérer que toute attraction , toute pénétration quise fait entre un solide et un liquide, est généralement proportionnelle à la densité des deux matières, et que celle du mercure étant trèsgrande et ses molécules infiniment petites ; il peut aisément pénétrer les pores de ces métaux , et les humecter comme l'eau humecte la terre.
Mais suivons mes assertions : j'ai dit que le cinabre n'était point un vrai minéral, mais un simple composé de mercure saisi par le foie de soufre, et cela me paraît démontré par la composition du cinabre artificiel fait par la voie humide ; il ne faut que le comparer avec la mine de mercure pour être convaincu de leuridentité de substance:
.Le cinabre naturel en masse est d’un rouge
très-foncé ; il est composé d’aiguilles luisantes- appliquées longitudinalement les unes sur les autres , ce qui seul suffit pour démontrer la présence réelle du soufre : on en fait en Hollande du tout pareil et en grande quantité ; nous en ignorons la manipulation, mais nos chimistes l'ont à peu près devinée : ils font du cinabre artificiel par le moyen du feu , en mêlant du mercure au soufre fondu (4), et ils en font aussi par la voie humide , en combinant le mercure avec le foie : ù
(4) On fait du cinabre artificiel semblable en tout eu cinabre naturel, ... Pour cela on mêle quatre par” te de mercure coulant avec une parlie de soufre qu'on a fait fondre dans un pot de terre non vernissé, on agite ce mélange, qui s'unit très-facilément à l'aide de la chaleur ; le mercure uni au soufre devient noirâtre, ... La force d'affinité s'exerce avec tant de Puissance entre ces deux mulières , qu'il en resulle une combinaison. .., On laisse ce mélange brûler pendant une minute, après quoi on retire la matière, on la pulvérise dans un mortier de marbre, et par celte triluration elle se réduit en une poudre violette.... On fait sublimer cette poudre enla mettant dans un matras à un feu de sable qu'on augmente graduellement jusqu'à ce que le fond du matras soit bien rouge. Le sublimé qu’on obtient par cette opération est en masse aiguillée , de couleur rougebrun , comme l’est le cinabre naturel lorsqu'il n'est pas pulvérisé.... Par ce procédé , donné par M. Baumé, on obtient à la vérité du cinabre, mais qni n'est pas si beau que celui que l'on fait en Hollande , où il ya des mänufactures en grand de cinabre artificiel, mais dont les procédés ne sont pas connus au juste: (Dictionnaire de Chimie, par M. Macquer , article cinabre.)
de soufre (1) ; ce dernier procédé parait être celui de la nature ; le foie de soufre n'étant que le soufre lui-même combiné avéc les matières alkalines , c’est-à-dire avec toutes les matières terrestres , à l'exception de celles qui ont été produites par le feu primitif, on peut concevoir aisément que dans les lieux où le foie de soufre et le mercure se seront trouvés ensemble , comme dans les argiles , les grès , les pierres calcaires , les terres limoneuses et autres matières formées par le dépôt des eaux, la combinaison du mercure, du soufre et de l'alkali se sera faite, et le cinabre aura été produit. Ce n’est pas que la nature n’ait
u former aussi dans certaines circonstances du cinabre par le feu des volcans ; mais en comparant les deux procédés par lesquels nous aVOus su limiter dans cette production du cinabre , On voit que celui de la sublimation par le feu exige un bien plus grand nombre de combinaisons que celui de la simple union du foie de soufre au mercure par la voie humide.
Le mercure n’a par lui-même aucune affinité avec les matières terreuses , et l'union qu'il contracte avec elles par le moyen du foie de soufre , quoique permanente , n’est point intime ; car on le retire aisément des masses les plus dures de cinabre en les exposan t au feu (2). Ce n’est donc que par des
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(1) On peut aussi faire du cinabre artificiel par la voie humide, en appliquant , soit au mercure seul, soit aux dissolutions de mereure par les acides, mais surtout par l'acide nitreux , les différentes espèces de foie de soufre. ... et l'on doit remarquer que ce cipabre fait par la voie humide a une couleur rouge vif de feu , infiniment plus éclatante que celle du cimabre qu'on obtient par la sublimation.... mais
cette différence ne vient que de ce que le cinabre su- -
blimé est en masse plus compacte que l’autre, ce qui lui donne une couleur rouge si foncée, qu'il paraît rembruni ; mais en le broyant sur un porphyre en poudre très-fine, il prend un rouge vif éclatant... Celui qu'on obtient par la voie bumide n'étant point en masse comme le premier ,- mais en poudre fine paraît donc plus rouge par cette seule raison, (Idem , ‘ibidem.)
(2) El est aisé de reconnaître si une pierre contient du mercure; il suffit de la faire chauffer et de la mettre toute rouge sous une cloche de verre, car alors la fumée qu'elle exhalera se convertit en petites gouttelettes de mercure coulant.
J'ai observé, dit M. de Jussieu , dans les endroits même de la veine la plus riche , que l'on n’y trouve point de mercure coulant, et que, s’il en paraît quelquefois, ce n'est qu'un effet de la violence def
Sgen Van rrains ; que le mercure peut se séparer desa mine , et c’est par cette raison qu'on le trouve si rarement dans son état coulant. Il n'est done entré dans les matières terreuses que par imbibition comme tout autre liquide, et ik s’y est uni au moyen de la combinaison de leurs alkalis avec le soufre ; et cette imbibition ou humectation parait bien démoutrée , puisqu'il suflit de faire chauffer le cinabre pour le dessécher (3), c’est-à-dire pour enlever le mercure , qui dès lors s'exhale en vapeurs , comme l’eau s'exhale par le dessèchement des terres humectées.
Le mercure a beaucoup moins d’aflinité que la plupart des métaux avec le soufre, et il ne s'unit ordinairement avec lui que par l'intermède des terres alkalines ; c’est par cette raison qu'on ne le trouve dans aucune mine pyriteuse, ni dans les minérais d'aucun métal, non plus que dans le quartz ct autres matières vitreuses produites par le feu primitif; car les alkalis ni le soufre n'existaient pas encore dans le temps de la formation des matières vitreuses ; et quoique les pyrites , étant d'une formation postérieure, contiennent déjà les principes du soufre , c'est-à-dire l'acide et la substance du feu , ce soufre n'était ni développé ni formé , et ne pouvait par conséquent se réunir à l'alkali, qui lui-même n'a été produit qu'après la formation des pyrites , ou tout au plus tôt en mème temps.
Enfin , quoiqu'on ait vu ; par l'énumération que nous avons faite de toutes les muines connues , que le mercure ne 8€ trouve en grande quantité que dans quelques en droits particuliers , où le soufre tout formé s’est trouvé réuni aux terres alkaliness il n’en faut cependant pas conclure que ces seuls endroits contiennent toute la quantité de mercure existante ; on peut , et ROME 0 doit croire au contraire qu'il y €n,a beau-
coups que les mineurs donnent est en roche dure , ou plus enco la poudre dont on se sert pour pétar (Mémoires de l'Académie des sciences ; pag. 350 et suiv.) |
(3) Nota. Ceci est exactement vrai peur tout cinabre qui contient une base terreuse capable de relenir le soufre ; cependant on doit excepter le cinabre qui ne serait uniquement composé que de soufre et de mercure, car il se sublimerait plutôt que de se décomposer ; mais ce cinabre sans base terreuse ne 5€
sur Je cinabre qui re de la chaleur de der ces mines année 1719,
trouve guère dans la nature.
mr à Led: | -
coup à la surface et dans les premières couches de la terre ; mais que ee minéral fluide , . étant par sa nature susceptible d’une division presque infinie , il s’est disséminé en molécules si ténues , qu'elles échappent à nos yeux, et même à toutes les recherches de notre art, à moins que par hasard, comme dans les exemples que nous avons cités , ces molécules ne se trouvent en assez grand nombre pour pouvoir les recueillir ou les réunir par la sublimation. Quelques auteurs ont avancé qu'on a tiré du mercure coulant des racines d’une certaine plante semblable au doronie (1) ; qu’à la Chine on en tirait du pourpier sauvage (2) : je ne veux pas garantir ces faits ; mais il ne me paraît pas impossible que le mercure , disséminé en molécules très-petites, soit pompé avec la sève par les plantes , puisque nous savons qu'elles pompent les particules du fer contenu dans la terre végétale. .
En faisant subir au cinabre l’action du feu dans des vaisseaux clos, ilse sublimera sans changer de nature , c'est-à-dire sans se décomposer; mais en l'exposant au même degré de feu dans des vaisseaux ouverts, le soufre du cinabre se brûle , le mercure se volatilise et se perd dans les airs; on est done obligé , pour le retenir, de le sublimer en vaisseaux clos , et afin de le séparer du soufre qui se sublime en même temps , on mêle avec le cinabre réduit en poudre, de la limaille de fer (3); ce métal , ayant beaucoup
(1) « Selon M. Manfredi , il vient dans la vallée de » Lancy, qui est sitnée dans les montagnes de Tunis, » une plante semblable au doronie; on trouve au- » près de ses racines du mercure eoulant en petits » globules ; son sue exprimé à l'air dans une belle » nuit fournit autant de mercure qu'il s'est dissipé de » suc. » (Collection académique, parlie étrangère ; tom. 2, pag. 93.)
(2) Le P. d'Entrecolles rapporte qu'à la Chine on tire du mercure de certaines plantes, et surtout du pourpier sauvage ; que même ce mercuré est plus pur que celui qu'on tire des mines, et qu'on les distingue à la Chine par deux différents noms. (Lettres édifiantes , recueil 22 , pag. 457.)
(3) Si on met le cinabre sur le feu dans des vaisseaux clos, il se sublime en entier, sans changer de nature. Si on l'expose au contraire à l'air libre et sur le même feu, c'est-à-dire dans des vaisseaux ouverts, il se décompose, parce que le soufre se brûle , et alors lemercure se dégage réduit en vapeurs; mais comme il s'en produit beaucoup par cette mauière, où a trouvé moyen de le séparer du soufre en vaisseaux elos , en offrant au soufre quelque intermède qui ait avec lui plus d'affinité qu'il n'en a avec
plus d’affinité que le mercure avec le soufre, s'en empuare à mesure que le feu le dégage, et, par cet intermède, le mercure s'élève seul en vapeurs qu'il est aisé de recueillir en petites gouttes coulantes, dans un récipient à demi plein d'eau. Lorsqu'on ne veut que s'assurer si une terre contient du mercure ou n’en contient pas, il sufhit de mèéler de la poudre de cette terre avec de la limaille de fer sur une brique, que l'on couvre d'un vase de verre, et de mettre du feu sous cette brique ; si la terre contient du mercure, on le verra s'élever en vapeurs qui se condenseront au haut dw vase en petites gouttes de mercure coulant.
Après avoir considéré le mercure dans sa mine , où il fait partie du solide de la masse, il faut maintenant l'examiner dans son état fluide, il a le brillant métallique peut-être plus qu'aucun autre métal, la même couleur, ou plutôt le même blanc que l'argent; sa densité est entre celle du plomb et celle de l'or; il ne perd qu'un quatorzième de son poids dans une eau dont le pied cube est supposé peser soixante-douze livres, et par con. le mercure..,. comme l'alkali fixe, la chaux, ete. , et même les métaux et demi-métaux, surtout le fer . le cuivre, l'étain, le plomb, l'argent ,le bismuth et le régule d'antimoine, qui tous ont plus d’aflinité avec le soufre que n’en a le mercure, et, de toutes ces substances , c'est le fer qui est la plus commode et la plus usitée pour la décomposition du cinabre em petit ; on prend deux parties de cinabre et une partie de limaille de fer non rouillée; on les mêle bien ensemble; on met ce mélange dans une cornue qu'on place dans un fourneau à feu nu, ou dans une capsule au bain de sable, arrangée de manière qu'on puisse donner un feu assez fort ; on ajoute à la cornue un récipient qui coatient de l'eau, et on procède à la distillation. Le mereure, dégagé du soufre par l'intermède du fer , s'élève en vapeurs qui passent dans le récipient , et s’y condensent , pour la plus grande partie , au fond de l’eau en mercure coulant. I ya aussi une portion de mercure qui reste très-divisée et qui s'arrête à la surface de l'eau, à cause de Ja finesse de ses parties, sous la forme d'une poudre noirâtre, qu'il faut ramasser exactement pour la mêler avec le mercure en masse, avec lequel elle s'incorpore faeilement. Ce mercure , qu'on passe ensuite à travers un linge serré, est très-pur,... On trouve dans la cornue le soufre du cinabre uni avec le fer, ou l’alkali. ou telle autre matière qu'on aura employée pour le séparer du mercure. ... .
Trois livres de cinabre, suivant M, Baumé, donnent deux livres deux onces de mereure; la limaille de fer absorbe douze onces et demie de soufre, et il y a perte d'une once et demie. (Dictionnaire de Chimie, par M. Macquer, article Cinabre.)
séquent le pied cube de mereure pèse mille huit livres. Les éléments humides ne font sur le mercure aucune impression sensible ; sa surfacc même ne se ternit à l'air que par la poussière qui la couvre, et qu'il est aisé d'en séparer par un simple et léger frottement ; il paraît se charger de même de l'humidité répandue dans l'air; mais en l'essuyant sa surface reprend son premier brillant.
On a donné le nom de mercure vierge à celui qui est le plus pur æt le plus coulant , et qui se trouve quelquefois dans le sein de [a terre ; après s'être écoulé de sa mine par la seule commotion > Où par un simple mou- Jemeñit d’agitation ; Sans le secours du feu e celui que l’on obtient par la sublimation est moins pur; et l'on pourra reconnaître sa grande püreté à un effet très-remarquable ; c'est qu’en le secouant dans un tuyau de verre ; Son frottement produit alors une lumière sensible , et semblable à l'élair électrique ; l'électricité est en effet la cause de cette apparence lumineuse.
Le mercure , répandu sur la surface polie de toute matière avec laquelle il n'a point d'affinité , forme, comme tous les autres liquides , des petites gouttes globuleuses par la seule force de l'attraction mutuelle de ses parties ; les gouttes du mercure se forment non-seulement avec plus de promptitude, mais en plus petites masses, parce qu’étant douze ou quinze fois plus dense que les autres liquides , sa force d'attraction est bien plus grande et produit des effets plus appa-
RE parait pas qu'une chaletir modérée,
quoique très-long-temps appliquée , change
rien à l'état du mercure coulant (1); mais lorsqu'on lui donne un degré de chaleur beaucoup plus fort que celui de l’eau bouillante, l'attraction réciproque de ses parties n'est plus assez forte pour les tenir réunies ; elles se séparent et se volatilisent , ‘sans néanmoins changer d'essence ni même s’altérer , elles sout seulement divisées et lancées par la force de la chaleur; on peut les recueillir en arrêtant cet effet par sa conden-
oo
(1) Boërhaave a soumis dix-huit onces de mercure À cinq cents distillations de suite , et n’y a remarqué, après cette longue épreuve, aucun changement sensible, sinon qu'il lui a paru plus fluide, que sa pesanteur spécifique était un peu augmentée et qu'il lui est resté quelques grains de matière fixe. (Dictionnaire de Chimie, par M. Macquer, article Mercure.)
sation ; et elles se représentent alors sous la même forme , et telles qu'elles étaient auparavant. F.
Quoique la surface du mercure se €
des poussières de l'air, et même des vapeurs de l'eau , qui flottent dans l'atmosphère , il n'a aucune afhinitéavec l'eau , et iln'en prend avec l'air que par le feu de calcination : l'aîr
s'attache alors à sa surface et se fixe entre ses
Pores , sans s'unir bien intimement avec lui, et même sans se corrompre ni s'altérer; ce qui semble prouver qu'il n'y a que peu ou point de feu fixe dans le mercure , et qu'il ne peut en recevoir, à cause de l'humidité qui fait partie desa substance , et même l'on ne peut y attacher l'air qu'au moyen d'un feu assez fort et soutenu pendant plusieurs mois ; le mercure, par cette très-longue digestion dans des vaisseaux qui ne sont pas exactement clos, prend peu à peu la forme d'une espèce de chaux (2); qui néanmoins est différente des chaux métalliques; car , quoiqu'elle en ait l'apparence, ce n'est cependant que du mercurc chargé d’air pur , et elle diffère des autres chaux métalliques , en ce qu'elle se revivifie d'elle-même , et sans addition d'aucune matière inflammable ou autre qui ait plus d'aflinité avec l'air qu'il
dustiatis bus CPP TOR VEN RES SOS FA
(2) Par la digestion à un degré de chaleur très-fort et soutenu pendant plusieurs mois , dans un vaisseau qui n'est par exactement clos , le mercure éprouve une altération plus sensible ; sa surface se change peu à peu en une poudre rougeâtre , terreuse » qui n'a plus oucun brillant métallique , et qui nage toujours À la surface du reste du mercure sans s'y incorporer; on peut convertir ainsi en entier en poudre rouge une quantité donnée de mercure, il ne faut que le temps et les vaisseaux convenables. On appelle cetle préparation du mercure précipité per se , et on né peut obtenir cètte poudre rouge ou précipiléper se qu’en faisant subir au mercure la plus forte chaleur qu'il puisse supporter sans se réduiré en vapeurs.
Ce précipité paraît être une vraie chanx de mer cure.... d'autant qu'il ne s'est fait que par le concours de l'air ; il ne pèse pas aulant que le mercure, puisqu'il nage À sa surface; mais son volume ou Pesanteur absolue est augmentée d'environ 1/10... on en peut dégager l'air auquel est due céite augmentation de poids, et faire la réduction de ce précipité ou de cette chaux sans addition dans des vaisseaux clos , dans lesquels le mercure se revivifie ; l'air qui se dégage de cette chaux de mercure est très-pur (ce qui est bien différent de l'air qui se dégage des autres chaux métalliques, qui est très-corrompu) , et il n'y a point de perte de mercure dans cette réduction. (Dictionnaire de Chimie, par M. Macquer , article Mercure. )
n’en a avec le mercure; il suffit de mettre cette prétendue chaux dans un vaisseau bien clos , et de Ja chauffer à un feu violent , pour qu'en se volatilisant le mercure abandonne l'air avec lequel il n’était uni que par la force d'une longue contrainte, et sans intimité, puisque l'air qu’on en retire est pur, et n’a contracté aucune des qualités du mercure ; que d’ailleurs, en pesant cette chaux, on voit qu’elle rend par sa réduction la même quantité , c'est-à-dire autant d'air qu'elle en avait saisis mais lorsqu'on réduit les au- ‘tres chaux métalliques , c'est l'air que l'on emporte en lui offrant des matières inflammables , au lieu que dans celles-ci c'est le mercure qui est emporté et séparé de l'air “par sa seule volatilité (1).
(1) Ayant communiqué cet article à mon savant ami, M. de Morveau, aux lumières duquel j'ai la plus grande confiance , je dois avouer qu'il ne s'est pas trouvé de mon avis; voici ce qu'il m'écrit à ce sujet : « Il paraît que la chaux de mercure est une vraie chaux » métallique, dans le sens des chimistes stalhiens, » c'est-à-dire à laquelle il manque le feu fixe ou » phlogistique ; en voici trois preuves direcles en- » tre bien d'autres : 1° liacide vitriolique devient sul- » fureux avec le mercure; il n'acquiert cette propriété » qu'en prenant du phlogistique ; il ne peut en pren- » dre qu'où il y en a; le mercure contient done du » phlogistique. Leprécipité per se, de même avec l'a- » cide vitriolique, ne le rend pas sulfureux ; il est » done privé de ce principe inflammable.
:» 20 L'acide nitreux forme de l'air nitreux avec tou- » tes les matières qui peuvent lui fournir du phlo- ». gistiqne ; cela arrive avec le mercure, non avec le » précipité per se; l'un tient donc ce principe, et » l'autre en est privé.
» 40 Les métaux imparfaits, traités au feu en vais- » seaux clos avec la chanx du mercure, se calcinent » pendant qu'il se détruit; ainsi l'un reçoit ce que » l'autre perd. Avant l'opération, le métal imparfait » pouvait fournir au uitre le phlogistique nécessaire » à sa déflagration ; il ne le peut plus après l’opéra- » tion ; n'est-il pas évident qu'il en a été privé pen- » dant cette opération ? » Je conviens avec M. de Morveau de tous ées faits, et je conviendrai aussi de la conséquence qu'il en tire, pourvu qu'on ne la rende pas générale. Je suis bien éloigné de nier que le mercure ne contienne pas du feu Bxe et de l'air fixe , puisque toules les matières métalliques ou ter-
reuses en contiennent; mais je persiste à penser qu'une explication où l'on n'emploie qu'un de ces deux éléments, est plus simple que toutes les autres où l’on à recours à deux ; et c'est le cas de la chaux du mercure, dont la formation et la réduction s'expliquent très-clairement par l'union et la séparation de l'air, sans qu'il soit nécessaire de recourir au phlogistique; el nous eroyons avoir très-suffisamment démontré
Cette union de l'air avec le mercure n'est donc que superficielle , et quoique celle du
soufre avec le mercure dans le cinabre , ne.
soit pas bien intime , cependant elle estbeaucoup plus forte et plus. profonde; car, en mettant le cinabre en vaisseaux clos comme
Ja chaux de mercure , le cinabrene se décom-
pose pas , ilse sublime sans changer de nature , et sans que le mercure se sépare, au lieu que , par le même procédé , sa chaux se décompose et le mercure quitte l'air.
Le foie de soufre parait être la matière avec laquelle le mercure a le plus de tendance à s'unir, puisque dans le sein de là terre le mercure ne se présente que sous Ja forme de cinabre ; lé soufre seul , et sans mélange de matières alkalines , n’agit pas ausSl puissamment sur le mercure ; il s'y mêle à peu près comme les graisses lorsqu'on les triture ensemble , et ce mélange , où le mercure disparaît, n'est qu'une poudre pesante et noire à laquelle les chimistes ont donné le nom d’éthiops minéral (2) ; mais malgré ce changement de couleur, et malgré l'apparence d'une union assez intime entre le mercure et le soufre dans ce mélange , il est encore vrai que ce n’est qu'une union de con
que l'accession ou la récession de l'air fixé suffirait pleinement pour opérer et expliquer tous les phén0-
mènes de la formation et de la réduction des chaux
métalliques. x
(2) L'éthiops minéral est une combinaison de mercure avec une assez grande quantité de soufre ; il est noir.... Il se fait ou par la fusion ou par la simple trituration. . .. On fait fondre du soufre dans un vaisseau de terre non vernissé; aussitôt qu'il est fondu
on y mêle uue*égale quantité de mercure, en retirant
le vaisseau de dessus le feu. On agite le mélange jusqu'à ce qu'il soit refroidi et figé ; il reste après cela une masse noire et friable qu'on broie et qu'on tamise» et c'est l'éthiops. &
Et lorsqu'on veut faire de l'éthiops sans feu , 0 triture le mercure avec le soufre dans un mortier de verre où de marbre, en mettant deux parties de mercure sur trois parties de fleurs de soufre, et on triture jusqu'à ce que le mercure ne soit plus visible... L'union du mercure et du soufre dans l'éthiops n’est pas si forte que dans le cinabre ; il ne faut pas croire pour cela qu’elle soit nulle, et qu'il n'y ait dans l'éthiops qu'un simple mélange ou interposition des par” lies des deux substances ; il y a adhérence et combinaison réelle. La preuve en est qu'on ne peut les séparer que par des intermèdes qui sont les mêmes que ceux qu'on emploie pour séparer le mercure du cinabre, et cet éthiops peut aisément devenir , étant traité par les procédés chimiques , du véritable cinabre artificiel. ( Dictionnaire de Chimie, par M. Macquer , article Étiops. )